Auteur : Fianna et Julie
Disclaimer : les personnages, cadres, lieux et langages utilisés pour ce travail sont la propriété de J.R.R. Tolkien, The Tolkien Estate et Tolkien Enterprises. Aucun profit monétaire n'est réalisé sur cette histoire et les lois du copyright ne sont violées en aucune manière.
Note des véritables auteurs : feed-back, reviews sont apprécié. Histoire traduite de l'Anglais par Ellimac pour le compte de, et avec l'accord des auteurs.
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Chapitre 4
Des émotions contradictoires accablaient Elanor tandis qu'elle rentrait tout droit chez elle, les yeux fixés sur le sentier de pierres sous ses pieds. Une grosse boule se formait dans sa gorge et elle chancela en elle-même, essayant de saisir la traîtrise de sa sœur et l'énormité de ce qu'il venait d'arriver. La pupille d'Haldir ? Lana avait mentit ? Comment Lana avait elle put faire une telle chose ? Et pourquoi ? C'était trop gros à supporter et à comprendre. Si elle pouvait parler avec Lana, peu être pourrait-elle comprendre ce qui c'était passé.
Alors qu'elle marchait le long de chemin, elle entendit la voie familière de Telrion l'appeler derrière elle. Elle s'arrêta. Elle ferma les yeux pendant un moment dans le but de se calmer. Elle voulait lui faire part de ce qu'elle pensait, mais elle ne voulait pas fondre en larme, ce qu'à ce moment elle était sur le point de faire. Mais ce n'était que Telrion, donc cela n'avait pas d'importance. Elle se retourna pour découvrir qu'il n'était pas seul mais accompagné de Rúmil et d'Orophin. Elanor se prépara, dessinant sur son visage une expression stoïque. Elle n'allait pas craquer et révéler ses sentiments intimes au deux frères de Lórien.
« Elanor, attend ! » l'appela Telrion, se dépêchant pour la ratraper. Elle le vit tressaillir au regard qu'elle lui envoya. Son beau visage était une coupable révélation de remords. « S'il te plait, Ellie, tu dois comprendre que je ne pouvais pas mentir au seigneur Elrond. Il sait juste quoi dire, et la manière dont il me regardait . . . yeux qu'il a . . . je ne peux pas expliquer, mais il m'était impossible de cacher l'histoire. »
Elanor serra ses bras autour de sa poitrine. « Tu es toujours un traître à mes yeux, l'informa t elle. Et vous ! » Elle se retourna face au beau frères d'Haldir, qui, tout deux stoppèrent et la regardèrent. « J'ai su dés le moment où je vous ai vu que vous m'apporteriez des ennuis ! Réalisez vous ce que vous avez fait ? »
« Fait ? » Les yeux bleus de Rúmil étincelèrent d'indignation. « CE que nous avons fait, jeune femme elfe, c'est nous débarquer nous même dans une charge d'orque d'ennuis ! Et tout ça dans l'intention de vous plaire ! Nous avons seulement fait ce que vous nous avez offert de . . . »
« Vous avez fait beaucoup plus que ce que je vous ai offert de faire, l'interrompit elle brusquement. Et vous et Orophin méritez tous les ennuis qui vous arriveront. »
Paraissant offensé, Rúmil pinça les lèvres laissant le soins de répondre à Orophin. « Ne t'en fais pas, dit il d'une voie froide, nous payerons chèrement notre part quand nous retournerons en Lórien. Haldir a du pouvoir sur nous comme sur d'autres. » Orophin secoua la tête, ses lèvres légèrement tordu en une petite grimace. « Je crains énormément qu'aucun de nous deux ne puisse voir le bord de notre bien aimé cité pendant les mois à venir. »
A ce moment, Elanor ne ressentait aucune pitié ; leur pénitence lui semblait insignifiante comparé à la sienne, « Oh, une malédiction je suis sur, répliqua t elle, mais rien comparé au punissement qui m'a été donné. » Elle avait voulue dire ses mots avec sarcasme, mais à sa consternation, ils sortirent tremblant et émotionnel.
Orophin fronça des sourcils. « Qu'est ce que le seigneur Elrond a ordonné ? » Il était moins froid et paraissait soudainement concerné. « J'admettrais volontiers qu'une large part du blâme repose sur nos épaules. Si votre seigneur vous a accablez avec un injuste partage de la culpabilité, alors j'irais lui parler de votre part, qu'importe ce que dira Haldir. Cela, bien sur si vous le souhaitez, Elanor. »
Elanor voulait parler méchamment au grand elfe aux cheveux argenté, mais les mots moururent dans sa gorge. Touché par son offre, elle pouvait sentir les larmes essayer de percer leur chemin dans ses yeux. « C'est très honorable de votre part, Orophin, et je vous remercie. Mais le seigneur Elrond a prit sa décision et je dois l'admettre. » Elle avala difficilement. « Je voyagerais avec vous jusqu'en Lothlórien en tant que ... en tant que pupille de votre frère pendant un an et un jour. »
Les trois elfes le fixèrent en état d choc. Telrion parla le premier. « Sa pupille ! La pupille d'Haldir ? Mais je n'ai jamais entendu une telle chose ! Ce doit être une blague, Elanor. Le seigneur Elrond pense seulement te rendre nerveuse pendant un moment pour t'apprendre une leçon. »
« Oui, ce doit être une blague, » renchérit Rúmil.
« Ce n'est pas une blague, » répliqua Elanor d'une voie basse.
« Elrond ne ferait pas une chose pareil, protesta Rúmil. Que ferais notre frère avec un pupille ? Il s'est toujours occupé de lui-même. Il n'aime pas avoir des parasites inexpérimentés autour de lui. Des fois il ne supporte même pas notre présence. » Il s'arrêta et étudia le visage d'Elanor avec plus de sympathie qu'avant. « Haldir a-t-il accepté ? »
Elanor acquiesça silencieusement, des larmes de frustration engorgeaient sa gorge mais elle le repoussa. Il avait raison. Que ferait Haldir d'une pupille ? Pourquoi aurait il accepté sinon pour la tourmenter, la punir encore plus que ce qu'il avait déjà fait ? Un parasite inexpérimenté, c'est ce qu'elle serait pour lui. Elle l'ennuierait tout le temps, comme un moustique bourdonnant autour de lui. Est-ce que Elrond pensait vraiment que ce serait bien pour elle ?
« J'ai entendu parler de cette histoire de pupille, dit Orophin pensivement, mais cela ne c'est pas produit durant cette âge. Je ne peux pas croire que cela est sérieux, Elanor. »
Elanor secoua la tête, le cœur lourd. « C'est sérieux, Orophin. Le seigneur Elrond à l'intention de faire se qu'il a dit. Je vais y aller, ramasser mes affaires et dire mes au revoirs car quand vous partirez demain, j'irais avec vous. » Elle se tendit vers Telrion et le serra sur son cœur, un rapide mouvement qui sembla le prendre par surprise. « Tu vas me manquer Tel. »
« Tu me manqueras aussi Ellie. » Il dit ces mots de façon bourrue tandis qu'elle l'embrassait légèrement sur la joue. Il lui retourna le baiser et lui dona une forte embrassade. « Mais tu nous reviendras. »
« Exact, interrompit Rúmil un sourire charmeur sur le visage. Qu'est ce qu'une année ? Un fugitif moment, rien de plus. »
Elanor failli dire qu'elle ne pensait pas qu'une année passé au ordres d'Haldir passerait aussi rapidement qu'il le disait. Mais elle ne le fit pas, l'émotion déferlant encore sur elle. « Demande à Minden de venir un peu plus tard que je puisse lui dire mes au revoirs. J'ai comprit que l'on partira tôt demain matin, et je ne le verrais pas autrement. » Elle se retourna rapidement, les larmes menaçant de sortir une fois encore. En tout hâte, elle s'enfuit, se demandant comment elle allait surprise sans eux, ces deux meilleurs amis.
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Elanor s'affala sur la table de sa cuisine. De silencieuse larme roulant le long de ses joues alors qu'elle attendait le retour de sa sœur. Enfin elle entendit Lana arriver dans le petit cottage, fredonnant ce même air irritant. Elanor releva sa tête d'où elle reposait sur ses mains, et regarda Lana entrer majestueusement dans la cuisine, son petit nez reniflant une rose qu'elle avait cueillit sur le meilleur rosier d'Elanor. Il n'y a pas deux jours, Elanor lui avait demandé de ne plus cueillir de roses pour permettre au buisson de s'épanouir. Cela n'importait plus maintenant ; il n'y aurait plus personne ici pour les entretenir.
Lana s'arrêta brusquement en apercevant Elanor. « Ellie ? Qu'est ce qui t'arrive ? ». Puis elle jeta la rose sur la table.
Elanor se leva si rapidement que la chaise sue laquelle elle était assise tomba dans un fracas. Une explosion de furie, d'indignation, et de frustration cascada dans son esprit alors qu'elle pointait un doigt tremblant sur Lana. « Toi ! Comment peux-tu te tenir là et me poser une telle question ? Tu m'as mentit, voilà ce qui ce passe ! Tu m'as déçut ! »
Une expression maligne traversa le visage de Lana. « Je ne vois pas de quoi tu parle, Ellie. J'ai seulement cueillis une rose, Ce n'est sûrement pas pire que toute. »
« Je ne te parle pas de la rose. Je te parle . . . » Elanor s'arrêta, pressant sa main sur sa poitrine dans un effort pour se calmer.
« Elanor, chérie, tu devint trop émotive. » Lana prit un air concerné. « Quelqu'un t'as blessé, chérie ? Un de ces elfes de Lórien peu être ? Quelqu'un ne t'as pas remarqué ? »
« Comment ose tu me parler comme ça ! » Elanor ne pouvait pas contenir sa colère plus longtemps. « Après tout ce que j'ai fait pour toi, tout ce temps que j'ai dépensé pour toi et tes besoins ! Après l'amour que je t'ai prodigué toutes ces années ! Je t'ai toujours cru, même si je savais que tu étais gâté. Oui tu es gâté, ne me regarde pas comme ça ! Et que vais-je croire maintenant ? »
« Sœur, tu devient mélodramatique. Laisse moi te servir un verre de vin pour calmer tes nerfs. »
Elanor prit une profonde respiration, tout en fermant les yeux pour un moment. « Je ne veux pas de vin. Je ne veux rien de toi, plus jamais. M'entend-tu ? Sais-tu ce que tu as fait ? As-tu la moindre idée ? T'ne soucis-tu ? »
Lana regarda sa grande sœur avec prudence. « Je n'ai rien fait depuis hier, excepté visiter mon amie. Quoi qu'il se soit passé cela n'a rien à voir avec moi. »
Elanor se pivota pour lui face. « Permet moi donc de te rafraîchir la mémoire, dit-elle d'une voie mal assuré. Tu m'as dit qu'Haldir, le Gardien de la Marche, avait joué avec ton affection. T m'as dit que vous étiez amant et qu'il t'avait cruellement abandonné. J'ai cru toute ta sordide histoire parce que tu es ma sœur et que j'avais confiance en toi ! Comprend tu maintenant ? Je te croyais et était peiné pour toi ! Je croyais à cette outrageuse histoire parce que j'avais confiance en toi ! Et je voulais rechercher vengeance en ton nom si désespérément que j'ai prit sur moi d'apprendre à cette elfe arrogant une leçon ! »
Lana eu le toupet de rire. « Et bien, bravo, Chère sœur. Tu as tenu tête à quelqu'un pour une fois. » Elle s'abaissa prestement lorsque Elanor lança une tasse de thé sur elle. La tasse alla s'écraser en mille morceaux sur le mur derrière elle. « Ellie, pour l'amour d'Elbereth, contient toi ! Qu'as-tu fais ? Quoi que se soit, je suis sur que ce n'ai pas si grave. Pas de doute, il s'en remettra. »
« Oh, il va apprécier s'en remettre, dit Elanor d'une voie inégal. Et tandis qu'il s'en remet, il appréciera me regarder souffrir. Le seigneur Elrond a décrété que je dois voyager avec Haldir pour le servir en tant que pupille en compensation pour ce que j'ai fait. »
Lana la regarda la bouche ouverte, paraissant hors d'elle. « Une pupille ? Tu vas être la pupille d'Haldir ? Tu seras avec lui ? » Sa voie était maintenant aigu et irrité. « Où est la punition là dedans ? »
Elanor faillit jeter une autre tasse sur elle. « Je ne part pas en tant que . . .que son égal, mais comme son serviteur. Je devrais le servir et lui obéir. »
« Dieux, Elanor, qu'as-tu fait pour te garantir une telle chose ? L'attacher et le bâillonner dans la forêt ? » Lana laissa un petit rire dérisoire à cette pensé.
Elanor eu un sourire tordu. « Je ne l'ai pas bâillonné dans la forêt, mais tu es proche de la vérité. »
Les yeux de Lana s'arrondir et son petit sourire suffisant disparue. « Tu n'aurait pas fait ça ! Pas Haldir ! Ellie qu'as-tu fait ? »
Elanor prit une respiration tremblante et calma sa voie, « Il suffit de dire que j'a entaché l'honneur du seigneur Elrond en traitant son invité médiocrement. Maintenant je dois faire amende honorable. » Elle fixa Lana, le menton légèrement relevé. « Mais la faute ne repose pas uniquement sur mes épaules Lana. Le seigneur Elrond sait pour tes mensonges et tromperies. »
Les jolies lèvres de Lana se courbèrent. « Oh, que peut-il savoir ? Si tu as des ennuis, tu en es la seule responsable. Je nierais tout ce que le seigneur Elrond dira que tu as dit. Je lui dirai que tu as fait ça parce que tu voulais attirer l'attention d'Haldir sur toi. Tu as toujours été jalouse de moi. Tout le monde ici le sait. »
Elanor s'assit. Les mots de Lana détruisirent les derniers doutes dans son esprit. Malgré ses bonnes intentions, elle avait échoué à guider proprement Lana comme elle le souhaitait. Sa déception était si profonde que tout ce qu'elle pouvait ressentir à ce moment était un grand et douloureux trou dans son cœur. « Je ne lui ai rien dit, dit elle tristement. Il le savait déjà. Et il prévoit de te renvoyer à Mère ! »
« Quoi ? » haleta t elle d'outrage. « Il ne peut pas me renvoyer à Mère ! Je ne suis plus une enfant ! Je n'irais pas ! » Elle tapa du pied, grimaçant comme une enfant.
« Alors tu seras seule, » dit une dure, ferme voie derrière elles. Les deux jeunes elfes se retournèrent brusquement tandis que le seigneur Elrond entrait dans la pièce. « Lana, tu es à partir de ce moment exilé de Rivendell jusqu'à ce que j'entende de ta mère que tu as changé. Tu as causé de grandes blessures avec tes mensonges et complots. Tu as fait du mal à ta sœur comme à d'autre. Et je ne te permettrai pas de déshonorer mon nom plus longtemps. Tu te prépareras à partir à l'aurore. J'envoierais une escorte avec toi en Forêt Noir, où tu resteras jusqu'à ce que tu change tes manière. » Le seigneur elfique fixa son regard incisif sur Lana, pour se détourna et quitta le petit cottage.
Elanor abaissa ses yeux alors que Lana commençait à crier.
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Elanor ferma la porte de son cottage et donna à sa petite et si soigné maison un dernier regard. Un an, cela semblait si long, bien qu'elle savait parfaitement que ce n'était pas vrai. Qui s'occupera de ces roses ? Et de son joli jardin ?
Soupirant, elle essuya du dos de sa main les larmes embrumant sa vision, puis releva fièrement le menton. Elle ne partirait pas en sanglotant comme une enfant, elle ne donnerait pas à Haldir la satisfaction de la voir pleurer. Elle avait fait son lit, et maintenant elle s'y coucherait et le ferait avec courage. Pensé à un lit et à Haldir amena une fugitive rougeur à ses joues. Sera-t-elle jamais capable d'effacer de son esprit l'image d'Haldir sur son lit ? Et pour lui ? Quelle image voit-il quand il la voie ? Rien que d'y penser la fit reculer d'embarassement.
Portant son sac de voyage remplit avec ses affaires personnel, elle se traîna le long du sentier qui menait la rue pavé qui tournait pour aboutir sur la place de rassemblement à la sortie de la cité. Les elfes de Lórien s'étaient réunit ici et tournaient en rond, attendant le signal du départ. Essayant d'être discrète, elle se dépêcha de rejoindre le Seigneur Elrond debout près de la Dame Galadriel. Tous les deux se tournèrent à son arrivé, et elle inclina la tête à la Dame de Lumière d'abord puis ensuite au seigneur Elrond.
« Donc vous êtes Elanor. » Les yeux bleus de la Galadriel se posèrent sur elle, semblait voir au travers des plus profondes ombres de son cœur. LE doux sourire de la Dame de Lórien rendit Elanor mal a l'aise et la fit cligner des yeux. Elle avait entendue les légendes parlant de l'habilité de Galadriel a voir l'intérieur des cœur et âmes de son peuple. Qu'est ce que la Dame de Lórien voyait quand elle la regardait ? Aucune réponse ne lui fut révélée.
Elanor se tourna vers le seigneur Elrond. « Je suis prête, » dit elle bravement.
Elrond sourit et mit ses mains sur ses épaules, les pressant tendrement et avec réconfort. « Tu tira le meilleur de cela, Elanor. J'ai grande foie en toi. Tu as été séquestré toute t vie, et ce n'était pas bien pour toi. Considère cette chance comme un élargissement de tes horizons. »
Elanor, d'une quelconque manière réussit à acquiescer et à faire un petit sourire, bien qu'elle aurait beaucoup aimé argumenter sur ce point.
« Caras Galadhon est la plus belle des cités, » dit une voie profonde et bien trop familière derrière elle.
Sachant qu'elle aurait à faire face à Haldir tôt ou tard, Elanor se retourne. Les doigts de sa main droite se resserrèrent sur la poigné de son sac de voyage, tandis que sa main gauche se refermait involontairement en un poing. « C'est ce que l'on m'a dit, répliqua t elle en prenant une voie froide. Peu être que mon opinion sera différente. »
Elle ne savait pas à quoi s'attendre de sa part, peu être une réprimande. Mais Haldir ne fit rein d'autre que la regarder et dit : « Vous chevaucherez à côté de Dame Galadriel. Elle a requit votre présence pour la première partie du voyage. Je vous rejoindrais lorsque nous nous arrêterons. » Il retira le sac de sa main et le posa par terre. Ensuit il attrapa les rênes d'un palefrois blanc et l'amena bers Elanor. « Ce sera votre monture, »l'informa t il de manière impassible. Il était clair qu'il ne sera pas facile à provoquer, surtout devant les autres.
Avant qu'elle ne puisse objecter, il avait enroulé ses mains autour de sa taille et la souleva sur la selle. Il fit cela de lion trop facilement pour la tranquillité d'esprit d'Elanor. Durant cet instant de contact, elle put sentir la puissance de sa force. Ses mains s'étaient elles attardé un moment de trop ? Non elle devait s'imaginer des choses. Elle se mordit la lèvre, consciente de la rougeur qui lui montait aux joues. Réagirait-elle toujours ainsi chaque fois qu'il la touchera ?
Pour couvrir sa confusion, elle se déplaça légèrement sur la selle, réarrangeant le tissu de sa robe là où il avait été relevé. Elle regarda furieusement Haldir et vit ses yeux gris l'étudier tout en sécurisant ses affaires sur le dos de son cheval, mais ce qu'il pensait, elle ne pouvait pas le savoir. Regardant ailleurs, elle détourna ses yeux sur Galadriel, qui avait monté son propre cheval. A côté d'elle se trouvait le Seigneur Celeborn, et tout deux formait un couple doré, brillant dans le soleil du matin. Haldir s'éloigna quand le seigneur Elrond guida le cheval d'Elanor plus près de celui de la Dame Galadriel, s'adressant elle.
« Je m'occuperais de ton jardin avec toute l'attention que tu lui donnerais, dit il doucement. Il restera tel que tu l'as laissé, je le promets. Et comme je l'ai dit plus tôt, ta maison à Rivendell te reste ouverte, si tu souhaites y retourner. » Elrond caressa doucement la main d'Elanor, un léger sourire jouant sur ses lèvres. « Je suis sur que tu éclaircira la vie de Dame Galadriel et du Seigneur Celeborn d'une manière que tu ne peut pas encore imaginer. »
Elanor se pencha pour embrasser la joue d'Elrond. « Adieu, monSeigneur. Je maintiendrais mon honneur et le votre. Je ne vous décevrais pas. » Elle put à peine dire ces mots avant que la boule dans sa gorge ne l'empêche d'en dire plus.
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Ils voyagèrent la plus grande partie de la journée, et le soleil atteignait la cime des arbres quand ils s'arrêtèrent. Elanor glissa au bas de son cheval, titubant légèrement à la raideur de ses jambes. Un jour de voyage et elle avait déjà mal, spécialement dans son dos, et elle se sentait maussade et assoiffé et juste un peu émotive. Elle ne se rappelait pas avoir jamais chevauché si longtemps, pas un fois dans sa vie, et il restait encore plusieurs jours de voyage devant eux. Elle arqua son dos essayant de retirer furtivement le nœud dans son dos, sans être vu par Haldir, car elle ne souhaitait pas qu'il soit au courant de sa faiblesse.
« La chevauché est longue, mais je vous assure que voyager 'a cheval est préférable que de marcher tout le long du chemin. »
Surprise, elle tournoya pour trouver Haldir derrière elle, une expression neutre sur le visage. Comment avait-il réussi à venir derrière elle quand elle pensait qu'il n'était pas dans les environs ? Bien qu'il la cachait bien, elle était sur qu'il devait prendre plaisir à son inconfort.
Elle releva le menton, le faxant droit dans les yeux. « D'autres marches, dit elle brièvement. Vous ne pensez pas que je puisse y arriver ? »
Ses yeux perçant se posèrent sur elle. « Je suis sur que vous êtes assez têtu pour vous forcer à faire face. Mais j'ai besoin que soyer vite sur pieds. Le chemin jusqu'en Lórien est long et peu être dangereux. » Il tendit quatre gourdes. « Il y a un ruisseau de l'autre côté de la colline. Remplissez les et revenez. » Ses sourcils se levèrent quand Elanor resta à le regarder, lui en premier, puis les gourdes. « Elanor ? » insista-t-il gentiment.
Elanor ouvrit la bouche, puis la referma avec un claquement. Elle était ici pour le servir, et apparemment il ne pouvait pas attendre pour la faire commencer. Sans un mots ou un second regard, elle prit les gourdes et passa à côté de lui le nez en l'air.
En vérité, cela lui faisait du bien de marcher et d'étirer ses jambes, mais elle ne le lui dirait pas. De l'autre côté de la colline, le son émit par les elfes fut vite perdue, couvert par le flot du ruisseau, l'eau bouillonnant gaiement autour des rochers alors que le ruisseau serpentait le long de la colline. Elanor alla près du bord du ruisseau, mais de large rocher bordait la rive lui bloquant l'accès à l'eau courante. Si Haldir l'avait envoyé ici pour la voir échouer, elle ne lui donnerait pas cette satisfaction. Il devait y avoir un moyen d'atteindre l'eau.
Etudiant la situation, elle s'agenouilla puis s'allongea sur l'un des rochers, étira sa main pour voir si elle pouvait atteindre l'eau. Mais, comme elle l'avait craint, l'eau coulait bien au delà du bouts de ses doigts, hors d'atteinte.
Fronçant les sourcils, elle se leva et regarda en amont et en aval du ruisseau. Y avait il un meilleur endroit ? Elle descendit plus bas le long de la rive, recherchant un passage plus facile ou un endroit d'accès. Finalement juste un peu plus loin, dans un tournant, elle aperçut un petit groupe de rocher plus petit et se couru vers eux. L'eau coulait rapidement à cet endroit.
Grimaçant légèrement, elle posa les lanières de cuir des gourdes sur son épaule et releva sa robe sur ses genoux. Elle aurait à marcher dans le ruisseau afin d'atteindre l'eau la plus clair. Puis elle retira ses pantoufles et entra petite à petit dans le ruisseau, mais un faux pas fit glisser les gourdes et elle dut lâcher sa robe pour les empêcher de tomber dans le ruisseau.
Elle resta immobile un moment, regardant le bas de sa robe, maintenant mouillé, tourbillonner autour de ses mollets. Pourquoi lui avait-il demandé ça ? Réalisait-il combien cela était difficile ? Bien sur qu'il réalisait, il était expérimenté et astucieux.
Elle serra des dents et peina obstinément en avant. Elle lui montrerait qu'il ne peut pas la vaincre.
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Caché derrière les arbres, Haldir et Rúmil regardait Elanor patauger. Rúmil avec amusement et Haldir avec un intérêt enthousiasmé. Bien que relaxé, lui et Rúmil avait tous deux leurs arcs à porter de main.
Depuis que la jupe d'Elanor était tombée dans l'eau, Rúmil pouffait pour tenter de contenir son rire. « Devons nous l'aider ? » demanda-t-il, quand un moment plus tard, ils la virent glisser et sur le point de tomber.
Haldir secoua la tête. « Pas encore, Donne lui une chance, Je veux voir ce qu'elle va faire. »
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Regagnant son équilibre après avoir faillit tomber, Elanor serra les dents, ses pieds s'engourdissant dans l'eau glacée. Elle se força à avancer, tâtant pour trouver son chemin entre les pierres glissantes, avançant pouce par pouce vers un rocher large et plat au milieu du ruisseau. Une fois qu'elle l'aurait atteint, elle pourrait remplir les gourdes et les poser sur le rocher jusqu'à ce qu'elle ait finit. Ce devrait être facile.
Le plan aurait sans doute put passer sans encombre si son pied n'avait pas glissé encore une fois sur une pierre couverte de mousse. Tombant en avant et agitant des bras, elle eut le souffle coupé lorsqu'elle se retrouva complètement sous l'eau. Elle maudit silencieusement chaque elfe de Lothlórien existant quand l'eau épouvantablement froide emplit sa bouche et son nez.
Toussant et s'étranglant, Elanor se redressa et poussa ses cheveux trempé de son visage tandis qu'un petit gémissement s'échappait de se gorge. Elle ne se rappelait pas avoir vécut un jour plus horrible dans sa vie entière ! Non seulement elle étais trempé jusqu'aux os, maos sa robe la collait inconfortablement et révélait toutes les courbes de son corps. D'une façon ou d'une autre sa cape s'était détaché et se trouvait déjà loin, emporté pas le courant. Néanmoins elle avait elle avait réussit a retenir les gourdes, et par le Mordor, elle ne les laisserait pas tomber, même si elle devait mourir ! Elle monterait à Haldir qu'elle pouvait accomplir cette tâche !
Claquant des dents, elle redressa ses épaules, regardant le rocher à, à peine, dix pied devant. Elle se tourna et regarda derrière elle, jaugeant la distance jusqu'à la rive, puis tourna son regard vers le ciel. Déjà le soleil commençait à sombrer derrière les arbres, jetant de longues ombres qui s'étiraient sur le ruisseau. Elle devait se dépêcher et revenir avant qu'ils n'envoient quelqu'un pour la chercher. Ses pieds étaient si froids qu'elle ne pouvait plus les sentir.
Atteignant enfin le rocher, Elanor posa les gourdes dessus et les remplient. Quand elle eut finit, elle les reboucha et les jeta sur son épaule avec irritation. Une foi remplit les gourdes étaient bien plus lourde qu'Elanor ne s'y attendait., et alors qu'elle rebroussait chemin, son pied glissa dans une crevassa entre les rochers. Une fois encore elle eut le souffle couper alors qu'une douleur montait dans sa jambes depuis sa cheville. Ses bras s'agitèrent sauvagement pour tenter de retrouver son équilibre, mais elle se retrouva sous l'eau une fois de plus.
D'une manière ou d'une autre elle réussit à se remettre sur pieds, toussant beaucoup, sa cheville palpitant douloureusement.
« Je pensais que c'était une simple tâche que de remplir les gourdes, Elanor. » La voie basse, dorée d'Haldir semblait sortir de nulle part.
Clignant des yeux à cause de l'eau glissant dedans, elle regarda autour d'elle pour le trouver en train de la regarder, ses pieds ferment planté sur le large rocher près de l'endroit où elle était entrée dans l'eau. Il paraissait plus grand et plus imposant que d'habitude sur ce point avantageux, ou peu être était ce parce que, en ce moment, elle se sentait pareille à un petit rat noyé.
Elle le fixa, relevant le menton dans un effort de paraître digne au lieu de misérable et trempé. « C'était une tâche simple et je l'ai remplit, » riposta t elle, ne faisant aucun effort pour cacher le déplaisir dans sa voie. Elle était à peine capable de parler. Elle avait si froid.
Il ne souriait pas en ce moment, mais ses yeux scintillaient paresseusement. « Je suis content de l'entendre. »
Se mordant la lèvre, Elanor tressaillit tout en essayant de soulever les gourdes pleines, et lutta avec sa douloureuse cheville coincée dans le lit de la rivière. Le commentaire sarcastique d'Haldir ne fit que l'exaspérer. Ignorant la douleur, elle essaya de bouger son pied, respirant très fort, et souhaitant être morte. La douleur fulgurante, combiné à la morsure du froid, lui donna un léger vertige.
« Vous paraissez avoir besoin d'assistance. » Il sauta dans l'eau et réussit à garder son équilibre sur les rochers glissant sans aucune difficulté.
« Je peux finir ma tâche, dit elle obstinément, Je n'ai pas besoin de votre aide. » Elle agrippa les gourdes, tout en essayant en même temps de cacher sa poitrine à son regard. Mouillé, sa robe était très révélatrice, et bien qu'il ait déjà vue plus, elle ne voulait pas lui donner la satisfaction de revoir ce spectacle.
« Si j'attend que vous vous dégagiez, il fera noir, ce que nous ne voulons pas. Il y a plein de chose ici a part vous et moi. » Haldir prit es gourdes de l'épaule d'Elanor, les jeta facilement sur la rive, à une longue distance, puis se retourna vers elle. Un de ses sourcils levés. « Y a-t-il d'autre problèmes que vous voudriez me parler ? »
Epinglé par ses yeux gris, Elanor regarda ailleurs. « Mon p-pied est coincé entre des rochers. Je ne peux pas le bouger. Je . . . je me suis tordus la cheville. » Comme elle détestait l'admettre devant lui. Et maintenant ses dents commentaient à claquer »
Haldir se pencha et tendit le bras dans l'eau courante, sa main glissant le long de la partie basse de la jambe d'Elanor jusqu'au pied piégé. La force du courant avait ferment logé la pierre contre elle, mais il fut capable de glisser ses doigts entre et de libérer son pied. Le petit cri de soulagement d'Elanor fut de courte duré quand, une fois encore, elle commença à perdre l'équilibre. Mais Haldir l'attrapa juste avant qu'elle ne plonge pour la troisième fois dans le ruisseau.
Très doucement il murmura, « Si vous vouliez nager, Elanor, vous auriez dut retirer votre robe en premier. Peu être m'auriez vous persuadé de me joindre à vous. Bien que j'admette, c'est plutôt froid. » Gloussant à son regard outré, il la souleva dans ses bras.
« Si j'avais v-voulu n-nager, j'aurais ch-choisi un ruisseau plus chaud, » lui dit elle claquant méchamment des dents maintenant. La chaleur du corps d'Haldir envoya des sensations troublante spiraler en elle. Tout comme quand il l'avait soulevé sur le palefroi, elle nota combien il était fort, et, à sa honte, elle sentit des picotement de plaisir dissemblable à tout ce qu'elle avait expérimenté. Dans son imagination, elle avait rêvé d'être porté ainsi, mais pas par cet elfe arrogant ou sous ces circonstances !
« Vous pouvez me poser, » dit elle tremblante, essayant de sonner sévère. Comme pour contredire sa déclaration, elle se blotti tout contre lui, frissonnant fortement et espérant secrètement qu'il ne la laisserait pas tomber une fois de plus dans le ruisseau.
Il ignora sa déclaration, et continua à la porter facilement au dessus des rochers glissant et de la rive, jusqu'à une partie enherbée. Il l'y allongea gentiment. « Vos lèvres deviennent bleu, » remarqua t il alors qu'il s'assaillait sur ses talons. Il retira son carquois et le posa à côté de lui. Puis il retira sa cape de ses épaules et la drapa autour d'Elanor, et il tourna son attention sur sa cheville. Elle voulait refuser la chaleur de la cape, mais s'en trouva incapable.
« M-merci, » dit elle silencieusement, mais elle détourna la tête quand il releva les yeux. Il n'était pas supposé être comme ça, galant et gentil. Non, il était froid, distant, égoïste et cruel, et elle ne l'aimait pas, du fond du coeur. Se sentant malheureuse, elle ferma les yeux, voulant que la douleur lancinante s'en aille, et mit donc un peu de distance entre elle et la douleur.
Et la douleur lancinante se retira, mais pas de la façon dont elle l'anticipait. Cela arriva très rapidement et à l'improviste. Un instant elle senti les doigts d'Haldir enserré sa cheville, et l'instant d'après de la chaleur envahit sa cheville, et la douleur commença a ce faner.
« Vous pouvez g-guerir ? » Elanor le fixa, ses lèvres pressées dans l'intention de contrôler ses frissons. Le fort flot de chaleur qui s'étendit dans sa jambe répondit à sa question, et Haldir la regarda, arquant un long et élégant sourcil. L'expression dans ses yeux était une fois encore cachée, et Elanor se demanda ce qu'il pensait à ce moment. Puis il se releva, palpa sa cheville, et la mit sur pieds.
La main d'Haldir resta sur son coude pendant qu'elle testait sa cheville. Elle était sensible, mais soutenait son poids. Elle releva son regard, juste à temps pour le voir se raidir, la main posée sur son bras la serrant presque douloureusement alors que sa tête se penchait légèrement comme s'il écoutait quelque chose.
« Qu'est . . . » commença-t-elle à demander, mais Haldir couvrit sa bouche, et la poussa durement contre lui. La forêt était devenue plus sombre, et le flot d u ruisseau semblait plus lourd et menaçant. Les yeux d'Elanor s'arrondir quand Haldir tournoya soudainement, la tirant contre lui, alors qu'il plongeait dans l'herbe avec un grognement. Dérouté, elle le fixa, puis comprit. Juste à quelques pouces d'où elle s'était trouvé une flèche noire rebondit sur le rocher.
« Gobelins, » gronda-t-il. Il roula sur elle, la mettant dos au sol pendant un moment, sa figure proche de la sienne. « Courez auprès de Celeborn ! Partez ! »
Il bondit sur ses pieds, la relava et la poussa loin de lui alors qu'il se penchait pour prendre son carquois. Elanor resta là, glacé d'horreur. De l'autre côté du ruisseau, un nombre élevé de petites, hideuses, caquetantes créatures s'était révélé, mais juste quand elle vit cela, Rúmil marcha de derrière un arbre, et laissa échapper une flèche. Avait-il été la tout ce temps ?
« Courez, » dit brusquement Haldir, sa voie claquant comme un fouet. Il retira une flèche de son carquois si vite qu'elle ne vit presque pas le mouvement, et banda son arc. Rúmil en avait déjà tué un, et Elanor ne resta pas pour voir ce qui arriva aux autres. Elle courue.
Se hissant aussi vite qu'elle put sur la colline, elle cria quand quelqu'un l'attrapa par derrière et la souleva du sol. Un gloussement amusé la calma quelque peu tandis qu'on la reposait sur ses pieds. Elle se retourna pour trouver Orophin en train de lui sourire.
« Gobelins ! » cria t elle, les yeux rond. « Va et aide le ! »
Orophin arqua un sourcil narquois, mais fit ce qu'elle lui dit, tira son arc de son épaule et disparue de l'autre côté de la colline.
Elanor se dépêcha vers le camp, courrant droit vers Galadriel avec la vague intention de protéger la Dame du danger avec son propre corps, mais réalisa que ce ne serra pas nécessaire. Celeborn se tenait tout près, son arc à la main, et le visage alerte. Elanor pouvait entendre des cries de peur percer la nuit. Jamais de sa vie elle n'avait entendue un son qui lui glaçait autant le sang.
Galadriel était assise sur un petit rocher, ses yeux bleus fixaient calmement Elanor quand elle trébucha hors d'un taillis. Ses pâles sourcils le vé tout en évaluant les vêtements trempé d'Elanor d'où il sortait de sous la cape d'Haldir.
« Vous êtes saine et sauve, Elanor ? » Galadriel se leva gracieusement de son siège.
Resserrant la cape autour d'elle Elanor acquiesça.
Galadriel tendit une main gracieuse. « Donc vient, mon enfant. Les gobelins sont stupide de nous attaquer et regretterons leur décision. Et Celeborn nous garde bien, bien qu'il aimerait plus être sous le feu de flèches que d'être mon garde du corps. » Elle sourit, ses yeux se plissant légèrement. « Vous paraissez avoir froid. »
Elanor frissonnait dans son habit mouillé. « Oui ma Dame, très. »
« Donc tu dois te changer. » Tenant la main d'Elanor, elle se dirigea entre les chevaux, et demanda à Elanor de prendre une autre robe dans son sac.
« Je … je dois me changer ici ? » demanda Elanor, jetant des coups d'œil nerveux autour d'elle, sachant que les elfes étaient près, bien qu'elle ne puisse pas les voir.
« A moins que vous ne souhaitiez rester mouillé, et bien oui, tu dois. Haldir a été prévenant et vous a prêté sa cape. Je peux l'utiliser pour vous cacher derrière les chevaux. Mais dépêché vous. »
Elanor soupira, tremblant non seulement de froid, mais aussi de peur. Comment pouvait-ils être aussi calme ? Ils étaient attaqués, et Dame Galadriel voulait qu'elle se déshabille au milieu de al bataille ? Bénit Elbereth, elle ne savait pas quoi penser.
Elle glissa entre les chevaux, mais regarda dans les arbres, connaissant le penchent des elfes de Lothlórien pour grimper rapidement dedans pour se couvrir aussi bien que pour l'avantage de la hauteur que cela leur donnait. Elle ne put rien voir, mais cela ne voulait pas dire qu'ils n'étaient pas là. Frissonnant à cause de l'air frais de la nuit, elle retira sa robe trempée de ses épaules et la descendit sur ses hanches, et la laissa tomber au sol. La mâchoire serré avec consternation lorsqu'elle réalisa qu'elle n'avait pas pensé à prendre une chemise sec dans son sac. Elle jeta un autre coup d'œil rapide dans les arbres mais ne vit toujours rien.
Aussi rapidement que possible, elle retira la chemise mouillée et passa la robe sèche par-dessus sa tête, son tissu accrochant à sa peau humide au lieu de glisser facilement comme d'habitude. Les mains tremblantes, elle ajusta la robe de façon plus appropriée quand un dur caquètement retentit au dessus d'elles leur faisant tourner la tête. Un gobelin souriant était assis sur une haute branche au dessus d'elles, une flèche enclenche dans son arc tout en les regardant d'un air mauvais. Distrait par Elanor la stupide créature avait apparemment oublié la bataille, mais un instant plus tard on vint le lui rappeler sous la forme de deux flèches se fichant simultanément dans sa chaire avec un bruit sourd. Ses yeux arrondis de surprise, il tomba lourdement de l'arbre à une courte distance seulement d'où Elanor et la Dame se tenait.
Un autre rire leur parvint d'au dessus, de Rúmil cette fois. « Nous avons une nouvelle stratégie, leur dit il. Nous utiliserons Elanor pour leurrer nos ennemis. Ils font des cibles faciles hypnotisées par sa beauté ! » Il était visible maintenant, se balançant à une branche non loin.
Elanor put sentir son visage s'enflammer. En quel cauchemar cela avait tourné ! Sa seule consolation était qu'Haldir n'avait pas été là. Et où était Celeborn ? Même lui n'était plus ici ! Etait-il aussi dans les arbres ?
Galadriel remit la cape d'Haldir sur ses épaules, l'inversant de manière à ce que le côté humide soit dehors. « Ne fait pas attention à sa plaisanterie Elanor, chuchota-t-elle, Ses yeux étaient sur le gobelins et non sur toi, et cela empira si vous réagissez. »
Peu être que le gardien l'entendit, car il leur envoya, à toute deux, un sourire effronté avant de se retirer des les branche feuillus de l'arbre.
Elanor rangea son habit mouillé, puis s'affala sur un rocher non lion, et nota que la forêt redevenue silencieuse. « Où est Haldir ? » demanda-t-elle sans réfléchir. Elle regretta sa question, mais il était trop tard, et elle vit le petit sourire de Galadriel.
Cette dernière s'assit à côté d'elle tenant un peigne à la main. Il est tout près. En ce moment il devrait s'être déplacé plus profondément dans la forêt afin d'être sur qu'il ne reste aucun gobelins cachés. » Elle tapota la main d'Elanor. « Haldir et ses gardien sont toujours près à une attaque. Nous sommes en sécurité. »
Elanor frémit et commença à peigner son enchevêtrement de cheveux. Ce qu'il venait de ce passer était-il si ordinaire ? Avait-elle été si protégé dans Rivendell qu'elle en avait oublié les dangers attendant au dehors des frontières protégé ? En effet, oui.
Elle se cramponna à la cape, respirant l'odeur boisé et masculine imprégné dans le tissu. « J'ai peur d'être à blâmer, dit-elle tristement. J'ai … mit trop de temps à accomplir ma tâche, et doit avoir d'une certaine manière attirée les gobelins. Et si Haldir ne m'avait pas jeté sur le sol, une de leur flèche m'aurait frappé. »
« C'était juste, » admit Galadriel, « mais Haldir était là pour vous protéger. » Elle fit une pause de quelques secondes et ajouta d'un ton égal, « En temps que Gardien de la Marche, il ne vous aurait pas laissé être blessé même si cela met sa vie en jeu. »
Elanor chancela, se sentant soudainement coupable pour ses pensé peu gentille envers Haldir.
« Vous seriez sage de croire en lui, » ajouta la Dame, comme si elle avait lu les pensés d'Elanor.
Elanor baissa son regard sur une mèche de cheveux humide frisant au bout de ses doigts. Pour quelques raisons, les mots de Galadriel le touchèrent, lui donnant une fugace et très plaisant sensation de sécurité. Il était clair qu'Elanor avait beaucoup a apprendre du Gardien de la Marche de Lothlórien. Mais il y a avait une chose qu'elle savait déjà – elle avait été idiote de penser qu'un elfe tel que lui puisse être intéressé par Lana.
Peu de temps après Rùmil tomba légèrement d'un arbre, atterrit gracieusement non loin du gobelin mort. Il se baissa, récupéra les flèches fichées dans la poitrine de la créature et les remit dans son carquois. Puis il souleva le gobelin par une cheville et le lança violemment loin des dames. Il se tourna ensuite, épousta ses mains et fit un clin d'œil à Elanor tout en inclinant la tête face à Galadriel. « Le seigneur Celeborn est avec Haldir, ma Dame. Nous avons trouvé d'autres traces de gobelins. Haldir souhaite continuer rapidement, et notre Seigneur est d'accord. »
Galadriel acquiesça, et Rùmil amena le cheval de la Dame et la souleva sur la selle. Avant qu'il ait put en faire de même avec Elanor, le Seigneur Celeborn revint, sondant Elanor avec ses yeux sombres semblant la toucher alors qu'il marchait à grand pas vers Galadriel. Et puis une perturbante pensé lui vint à l'esprit. Qui avait tiré la seconde flèche sur le gobelin ? Pas Rùmil. Et Celeborn était toujours resté avec elles, non ? Elle en était presque certaine.
Juste après elle vit Haldir émerger des arbres et marcher résolument droit vers elle en de longues enjambé. Il avait prit le temps de retourner chercher les chaussures d'Elanor et les gourdes ; elle le regarda tendre les gourdes à un autre elfe, puis continuer dans sa direction avec ses chaussures. Il s'arrêta devant elle, le visage impénétrable, et Elanor pensa soudainement que ces elfes sylvain étaient de loin plus dangereux que les elfes de Rivendell ne le seraient jamais.
Haldir planta son regard perçant sur elle, n'émit aucun commentaire à la vue de ses habits sec, et lui tendit ses chaussures. « Vous êtes indemne ? »
Elanor acquiesça et glissa les chaussures à ses pieds, et sursauta quand il l'attrapa fermement par le coude et l'attira un peu plus loin. Son pouls fit un bond involontaire. Allait-il s'excuser pour l'avoir jeté sur le sol ? Ou pour l'avoir envoyé au ruisseau et l'avoir mis en danger ? Ou pour l'avoir taquiné ?
« Quand je vous ais dit de courir, vous avez hésité. Pourquoi ? » Sa voie était dure.
Déconcerté, elle le regarda bouche ouverte. « Je . . . je ne sais pas. Je ne pouvais pas bouger. »
« Une triste excuse. Dans le futur, si je vous donne un tel ordre, je m'attends à ce que vous m'obéissiez immédiatement et sans question. Est-ce comprit ? » Ses yeux gris brillaient de colère réprimé, colère dirigé contre elle ! Comment pouvait-il être en colère contre elle ?
Elanor le regarda avec ressentiment. Et dire que pendant quelques instants elle s'était sentit disposé à être bienveillante envers lui ! Même pire, elle s'était inquiété pour sa sécurité, le grand et puissant elfe !
Elle fit une moue de mépris. « De votre manière grossière, oui vous avez été claire. Je vous comprends très bien, mon seigneur. »
Il la regarda longuement avec une expression dure dans les yeux. « Non, Elanor, je ne pense pas que vous compreniez. Mais vous allez apprendre. »
Sans un autre mot, il la prit par le bras et la traîna presque près de son cheval, puis il al souleva sur la selle avec beaucoup moins de gentillesse qu'avant. Cette fois elle nota que ses mains ne s'attardèrent pas sur sa taille, il ne la regarda pas non plus. Et cela la troubla d'une manière qu'elle ne comprenait pas, donnant un nouveau tournant découragent et confus à cette journée déjà difficile.
Frissonnant malgré la chaleur de la cape, elle regarda Haldir et d'autres elfes rassembler les corps des gobelins et y mettre le feu. L'horreur de cette vision la rendit légèrement malade, spécialement quand elle vit combien il y a avait de gobelins. Galadriel regardait aussi, son beau visage impassible. Elanor se demanda alors combien de fois la Dame avait vue ça ? Et Haldir, était-il si habituer à tuer ? Il devait. Il avait certainement fait ça sans hésitation ou sans aucun signe d'émotions excepté peu être la révulsion. Et il avait sauvé sa vie même si il avait été mal élevé avec elle après ça.
Elanor se mordit la lèvre tandis qu'il revenait à ses côtés, et se demanda si il allait lui parler. Mais, il ne fit que la regarder brièvement et sans aucune expression. Il agrippa les rênes de son cheval et commença à le diriger le long de la piste. Jusqu'où voyagerait-il avant de camper pour la nuit ? Elle regarda par-dessus son épaule pour voir Orophin et les autres les suivrent en ligne. A l'évidence sa présence n'était plus requise près de la Dame.
Elle détourna son regard et étudia des larges épaules d'Haldir, le dos de sa fière tête, et la natte argenté de ses cheveux. Avait-il froid sans sa cape ? Et pourquoi devrait-elle s'en soucier si oui ? Il méritait d'avoir froid après lui avoir parler comme il l'avait fait. Son cœur était si lourd qu'elle avait envie de pleurer.
Un an. Ce sera une éternité.
(à suivre...)
