Auteur : Fianna et Julie
Disclaimer : les personnages, cadres, lieux et langages utilisés pour ce travail sont la propriété de J.R.R. Tolkien, The Tolkien Estate et Tolkien Enterprises. Aucun profit monétaire n'est réalisé sur cette histoire et les lois du copyright ne sont violées en aucune manière.
Note des véritables auteurs : feed-back, reviews sont apprécié. Histoire traduite de l'Anglais par Ellimac pour le compte de, et avec l'accord des auteurs.
xxx
Chapitre 5
Ils installèrent le camp une heure plus tard. Elanor aida à rassembler du bois pour le feu, contribuant de son mieux aux efforts pour construire un endroit confortable où passer la nuit. Après quoi elle se blottit, mal à l'aise, près du feu de camp, serrant la cape d'Haldir autour d'elle pendant qu'elle grignotait un petit bout de lembas.
Haldir se tenait non lion de là, s'entretenant avec plusieurs autres elfes, et alors qu'il parlait, elle pouvait voir la buer sortir de sa bouche. Il était le seul du group à ne pas porter de cape, et il paraissait avoir froid. Néanmoins, elle ne l'entendit pas dire quoi que se soit à ce propos ou dire que son vêtement était sur son dos. Il n'en avait pas besoin, bien sur ; tous devaient savoir. Pire, ils devaient avoir pitié d'Haldir pour avoir été chargé d'elle. Rùmil l'avait appelé un parasite inexpérimenté, et c'était réellement ce qu'elle était. Elle n'avait aucune Habilité de survie, aucun sens du danger, rien pour les aider.
Alors que l'air d'un printemps prématuré se rafraîchissait, elle devenait, à chaque moment qui passait, plus consciente qu'elle portait sa cape. Comment avait-elle put être si stupide au point de perdre sa sienne ? Elle avait été si insouciante et idiote.
Elle regarda Haldir furtivement, notant comme il paraissait grand et imposant contre l'arrière plan des arbres sombre, si droit et noble. Cela lui fit pensé la facilité avec laquelle il utilisait son arc et comme il était mortel avec. Et elle ne se que trop bien sa force, et la manière dont ses muscles sillonnaient quand ils étaient tendus.
Il était dangereux, c'était certain. Et de plus d'une façon.
Il apparut que quelques un d'entre eux se reposeraient pendant que les autre monteraient la garde jusqu'à ce que vienne leur tour de dormir. Elle n'était pas habituée à cet étrange sentiment de danger, pourtant tout le monde semblait le ressentir. Intérieurement, elle frissonnait, se demandant comment elle allait pouvoir se relaxer quand à tout moment d'hideuses créatures pouvaient les attaquer. Apparemment les gobelins n'étaient rien comparés aux autres créatures qui existaient. Elle avait entendue quelques descriptions d'autres créatures, mais ne souhaitait pas les voir par elle-même.
Elle regarda Haldir et deux autres se retirer dans la nuit pendant que les autres restaient, tombant facilement dans la rêverie. Elanor jeta un coup d'œil sur sa droite, et vit la Dame Galadriel allonger confortablement dans les bras du Seigneur Celeborn. Elanor s'allongea, son corps douloureux et épuisé. Comme elle souhaitait se pelotonner et dormir, mais alors que les minutes passaient elle sut qu'elle n'en serra pas capable, car il y avait quelque chose d'important qu'elle devait faire, et elle ne connaîtrait pas la paie avant de l'avoir fait.
A contre cœur, elle se leva, jetant un coup d'œil aux autres. Personne ne parlait ou ne semblait noter sa présence tandis qu'elle quittait la chaleur du feu et se dirigeait vers les ombres où elle avait vue Haldir pour la dernière fois.
Il la trouva avant elle. Il la fit sursauté quand il posa sa main sur son épaule, et elle poussa un petit cri, son cœur bondit alors que la vision des gobelins et autres monstres cahotait dans sa tête.
« Que faite vous ici ? » Sa voie était interrogatrice bien que douce, et ne trahissait rien.
Elle rassembla ses esprits, à peine capable de distinguer se traits dans la pénombre. « Je vous cherchait. » A ses propres oreilles, elle sonnait un peu essoufflé, pas vraiment elle-même.
« Oh ? » elle put voir ses sourcils se lever légèrement. « Pour qu'elle raison ? » Son ton semblait avoir acquit une note de sèche spéculation. Douce Elbereth, il pensait qu'elle était là parce qu'elle voulait qu'ils . . .qu'ils . . .
Elle le fixa. « Pas pour ce que vous pensez ! » Elle recula d'un pas, sa voie basse et un peu indigné.
Il se rapprocha, sa main toujours sur l'épaule d'Elanor, et cela lui rappela ce moment dans le jardin. « Et qu'est ce que je pense, Elanor ? »
« Vous pensez . . .vous pensez que je veux. . .» Elle s'arrêta brusquement. « Je ne me rendrait pas ridicule, Haldir. Vous savez parfaitement ce à quoi vous pensiez. »
Il ne répondit pas tout de suite, mais il retira sa main de son épaule. « Elanor, dit il finalement d'un ton un peu forcé, retournez près du feu de camp. »
« J'en ai l'intention, dit elle les dents serré, mais je suis venue vous rendre votre cape. Vous paraissez avoir froid. » Elle tendit les mains pour la défaire, mais il stoppa son mouvement, ses doigts forts se referment sur les siens.
« Je n'en ai pas besoin. Mes tuniques sont plus chaudes que votre légère robe. Et vous n'avez rien en dessous. Maintenant partez. » Il la poussa gentiment.
« Haldir, insista-t-elle, vous avez froid. Je pense vraiment que devez me laisser … Qu'avez-vous dit ? » Elle le regarda droit dans les yeux, souhaitant pouvoir mieux distinguer son expression, bien qu'il lui aurait été impossible de la lire comme d'Habitude. Comment savait-il qu'elle ne portait qu'une seule couche ?
« Je vous ai dit de partir. Maintenant ! »
Elle le fixa dérouté par le ton de sa voie. « Vous êtes en colère contre moi ? »
Il eut un petit rire désabusé. « En colère, non. Pas plus que j'ai froid, du moins pour le moment. Mais plus tard, quand viendra mon tour de me reposer, je prévois de partager la cape avec vous. »
Partager ? Elanor savait que sa respiration était devenue superficielle, et espérait qu'il ne l'avait pas remarqué. Ce n'était pas du tout ce qu'elle avait en tête, mais comment refuser ?
« Certainement, dit elle d'une façon un peu réprimé. C'est votre cape, après tout. » Elle se recula d'un pas. « Je m'excuse pour avoir perdue la mienne. C'était stupide de ma part. » Voila, elle l'avait admit. Maintenant qu'allait-il dire en retour ?
« Ce n'était pas stupide, Elanor. C'était un accident. Vous ne me devez aucune excuse. »
Bizarrement rassuré et un peu surprise, elle donna un autre acquiescement, et se dépêcha de retourner près du feu de camp. Ses pensé tourbillonnait dans sa tête alors qu'elle s'enroulait dans la cape et posait sa tête sur le coin le plus doux de son sac contenant ses affaires. Graduellement elle commença à ce détendre, mais le sol était dur et elle n'était pas du tout à l'aise. De plus, elle ne pouvait apparemment pas sortir Haldir de son esprit, car tout ce à quoi elle pouvait penser était le fait qu'il allait bientôt venir partager la cape. Des images de lui tournoyaient dans sa tête, la plus part d'entre elles le faisant rougir. Comment pouvait-elle avoir de tel pensé quand elle avait une tel aversion pour lui ? C'était peu être tel qu'il l'avait dit. C'était seulement la nature et ne voulait rien dire. Mais la seule autre chose à laquelle elle pouvait penser était les douleur qu'elle avait acquit au cour de la chevaucher. Comme elle souhaitait avoir le don de guérir comme Haldir !
Il sembla que la moitié de la nuit s'était envolé avant qu'il ne vienne la rejoindre, tirant silencieusement la cape, et la drapant sur tout les deux. Elanor était allongé sur le côté et essaya de l'ignorer, ses yeux grands ouverts alors qu'il s'installait derrière elle. Leur corps se touchait. Ils se toucha mais pas totalement.
Elle se tortilla légèrement, souhaitant désespérément pouvoir glisser dans le sommeil comme les autres l'avaient fait. Comme elle aspirait à la douceur d'un matelas dessous elle ! Elle se tortilla encore, son corps vibrant de douleur à cause de ses muscles douloureux, vibrant aussi d'une autre manière en sachant Haldir tout proche. La combinaison était presque au delà de ce qu'elle pouvait supporter.
« Elanor, murmura Haldir, allongez vous contre moi. Je pense que cela pourrait vous aidez dans votre manque de confort. »
« Je vais bien, » susurra t elle.
« Elanor, dit il toujours très doucement, faite comme je vous le dit. Je sui fatigué et souhaite me reposer. Et je ne le peux pas avec vous remuant près de moi. »
« Je ne remue pas, » siffla t elle.
Brusquement, le bras d'Haldir s'enroula autour de sa taille, et elle se retrouva blottit contre lui, a peu près de la même manière que Galadriel allonger contre Celeborn non loin de là. Elle eut quelques secondes pour noter que les reins d'Haldir étaient fermement pressés contre son dos, quelques secondes pour que la vitesse de son cœur s'accélère en réponse à ce contact. Et puis elle entendit Haldir susurre des mots dans son oreille, et sut qu'il lui avait jeté un sort de sommeil …
Ce fut sa dernière pensée avant quelques temps.
Quand elle se réveilla, il ne faisait pas encore jour, mais les premiers chants d'oiseau saluèrent son réveille, et l'air frais portait des senteurs de printemps. A son étonnement, Haldir était toujours endormit, son corps chaux pressé près d'elle, sa douce respiration faisait voleter quelques mèches des cheveux d'Elanor. Il lui semblait bizarre qu'Haldir puisse avoir besoin de repos, car sa forte personnalité paraissait être une source infinie de force et d'endurance. Immobile, comme tout le monde, il avait certainement droit au répit.
De quelque que manière, il n'avait pas le droit d'avoir son bras enroulé autour de sa taille de cette manière, pas plus qu'il n'avait le droit d'avoir sa main posée sous sa poitrine. En faite son pouce était dessus … Elanor s'assit brusquement, donnant un coup de coude dans les côtes d'Haldir.
Se tournant pour lui lancer un regard furieux, elle vit que les yeux d'Haldir étaient ouvert et alertes. « Qui y a t il ? Il y a un problème, Elanor ? » Il parla calmement, ce qui suggéra qu'il n'était pas concerné par son brusque mouvement. En faite, son regard perplexe donna à Elanor l'impression distincte qu'il ne réalisait pas où sa main avait été. Si c'était vrai, elle n'allait certainement pas le lui dire.
« Non, » dit elle en essayant de ne pas paraître furieuse. « Mais c'est le matin. »
« Pas tout à fait. » Il s'inclina pour la regarder. « Vous pouvez vous reposer un peu plus longtemps. »
« Je ne pense pas, » dit elle d'un ton un peu brusque.
Elle le vit froncer des sourcils, puis son regard cilla sur sa poitrine. « Vous avez froid, établit-il. Revenez sous la cape. »
Elanor sentit le rouge lui monter aux joues, car elle savait que ses tétons avaient durcit. La mâchoire serrée, elle tira la cape complètement sur elle, le fixant tandis qu'elle se ruait sur ses pieds, et s'enroulait dedans. « Voilà, je suis sous la cape. Etes-vous satisfait ? » Trop tard, elle se rendit compte de son ton belliqueux. Elle n'avait pas voulu parler ainsi, mais elle était très énervée.
Il se leva si promptement qu'elle en fut stupéfiée, sa main se tendit pour agripper le menton d'Elanor. Pendant un long moment son regard d'acier erre sur son visage, puis il parla, son ton calme soutenant la fermeté de son message. « N'oublier pas que vous êtes ma pupille, Elanor. Vous me devez votre respect et votre obéissance. Vous ne marchandez pas avec vos compagnons farceurs, de retour à Rivendell. »
Elle le fixa en retour. « Je vous obéis, Haldir. Je suis sous la cape. »
Il noua le fourreau de son épée, puis jeta son arc et son carquois sur son épaule et s'éloigna, la laissant seule, debout dans la lumière froide de l'aurore, entouré par des elfes qui, tous commençaient à se réveiller et à la regarder curieusement.
x
Après plusieurs jours de voyage, les elfes arrivèrent finalement au sanctuaire du Bois Doré. Pour les autres, les grands arbres de Lothlòrien étaient une vue bienvenue. Mais pour Elanor, la pensé de ce qui l'attendait au-delà de ces frontières la rendaient anxieuse.
Sous d'autres circonstances, vivre dans une nouvelle cité sur de nouvelle terre, parmi des elfes inconnus aurait semblé être une excitante aventure. Mais savoir qu'elle devrait le faire en tant que pupille d'Haldir refroidissait ses esprits et lui remettait les pieds sur terre. Elle était toujours mortifiée par tous ce qui c'était produit, et terrifié à la possibilité que les elfes de la cité de Lòrien ne la voient comme un objet de pitié. En même temps, elle désirait vivement que le voyage finisse, car son corps était douloureux à cause des heures de monte aussi bien qu'à cause des nuits passées sur un sol dur.
Et tandis que le changement de terrain la captivait, elle ne se rendit pas compte qu'ils avaient tous fait silence durant le traverser du pays afin de ne pas attiré une attention non voulue. Uniquement elle, Galadriel et Celeborn montaient à cheval, le reste de la troupe marchait, et le dernier cheval portait les bagages et fourniture. L'un dans l'autre, le voyage n'avait pas été la palpitante aventure qu'elle avait imaginée. Spécialement depuis qu'Haldir avait insisté pour conduire son cheval après le premier jour, cela avait complètement réduit sa liberté.
Etait-il effrayé qu'elle ne tente de s'enfuir ? Il ne pouvait pas réellement qu'elle ferait une chose pareille, pourtant s'il le pesait, elle était insultée. La seule autre explication serait qu'il pensait avoir besoin de regarder un oeil sur elle, et cela impliquait qu'il la pensait assez stupide pour faire quelque chose qui les mettrait en danger. Ceci aussi était insultant. Mais elle ne lui avait pas demandé ses raisons, et il n'avait pas daigné l'éclairer. En faite, la plus part du temps il l'ignorait. Ce n'est pas qu'elle s'en souciait.
Au moins le temps c'était adouci, et il n'avait plus tenté de dormir avec elle ou de partager la cape comme ils l'avaient fait la première nuit. D'un autre côté, quand il se reposait, il restait à moins d'un mètre d'elle. Peu être qu'il la voyait comme une extension de ses affaires, quelque chose qui avait besoin de surveillance. C'était une pensé rabaissant.
Quand même, il lui parlait à peine, était de loin plus centré sur l'inspection des buissons et des environs plutôt que sur elle. Et c'était légitime, admettait elle. C'était son devoir de les garder en sécurité, et elle admirait le faite qu'il prenne ses responsabilité sérieusement. Etant donné qu'elle en avait toujours fait de même, c'était quelque chose qu'elle pouvait respecter, même si elle le trouvait arrogant, insupportable et sans cœur.
Quand finalement ils chevauchèrent sous les bois de Lòrien, tout ce à quoi Elanor pensait était son souhait de descendre de cheval aussi tôt que possible. La cité était elle loin ? Elle leva les yeux sur la superbe canopée des arbres tout en étendant la main pour frotter le bas de son dos douloureux.
Leur allure ralentit, et elle regarda Haldir, se demandant jusqu'où ils chevaucheraient. Combien de temps ils auraient à voyager ? Après des jours assise sur le dos d'un cheval qui semblait résolue à la secouer autant que possible, l'intérieur de ses jambes et ses fesses lui faisait mal, plus qu'elle ne l'avait jamais pensé possible. Elle avait envie de lui demander de s'arrêter pour qu'elle puisse démonter, mais elle préférait tomber de son cheval comme un tas mort, plutôt que de demandé quoi que se soit qui vienne de lui.
Comme si il avait sentit le regard d'Elanor sur son dos, Haldir se retourna pour la regarder, son regard bleu sur son visage. « Ce n'est plus très loin Elanor. Seulement un autre jour de chevaucher. » C'était la première fois qu'il lui adressait la parole depuis des heures.
Un jour entier de chevaucher ? Il appelait ça pas loin ?
Elanor ne put réprimer une grimace, et fut énervé de voir le léger tic au coin de sa bouche. Donc il la trouvait amusante, non ?
« Je vous suggère de marche un moment, dit il. Nous sommes en sécurité maintenant et vous pouvez vous détendre et donnez à votre postérieur un peu de répit. »
Sa voie semblait plus douce que d'habitude, mais n'y avait il pas aussi une trace de rire. Sans aucun doute, il la testait, l'aiguillait de manière à la faire admettre ses faiblesses. Elle ne le ferait pas, pas même si cela la tuait. Chaque jour il lui avait demandé si elle avait besoin d'assistance dans quoi que ce soit, et chaque jour elle lui avait dit non. Elle s'accrocherait à sa fierté, car c'était tout ce qui lui restait.
Elle releva le menton de défi. « Je vais parfaitement bien, merci. » Si Galadriel pouvait monter heures après heures sans émettre une seule plainte, et bien elle aussi. Elle lui montrerait qu'il ne pourrait pas la briser.
Haldir ne fit rien d'autre que la regarder, la chaleur dans ses yeux se fanant. « Si vous insistez, Elanor. » Son regard resta poser sur elle un moment de plus avant de se détourner, conduisant le cheval vers l'avant une fois de plus.
Elle se mordit la lèvre, regrettant déjà sa réponse. En faite elle préférerait mourir que d'admettre qu'il avait raison, elle devait maintenant en subir les conséquences. Peu être réitérerait-il sa question. Si oui, elle ravalerait sa fierté et accepterait.
Un peu plus tard ils furent accueillis par plusieurs elfes sylvains, qui firent sursauter Elanor en tombant silencieusement et sans avertissement des arbres. Ils inclinèrent la tête devant la Dame Galadriel et le Seigneur Celeborn, échangèrent quelques mots avec Haldir, et puis retournèrent dans les arbres, montant facilement aux échelles de cordes pratiquement invisibles, jusqu'à ce que l'on sache où elles se trouvaient.
Elle les regarda avec stupéfaction, les comparant automatiquement avec Haldir et les autres elfes de Lórien qu'elle avait rencontré. Ils étaient tous beau, mais elle ne pouvait s'empêcher de penser que le Gardien de la Marche avait quelque chose que les autres n'avaient pas. Qu'y avait-il dans Haldir pour lui faire penser ça ? Etait-ce seulement son arrogance et son air autoritaire qui le mettait à part ? Ou était-ce plus que ça ?
Une autre heure passa. Elanor fixait les alentours dans une appréciation muette de la beauté dorée de la Lothlórien. Si elle n'avait pas si mal, elle pourrait l'apprécier encore plus. Est-ce que un corps ne pouvait jamais s'accoutumer à passer autant de temps en selle ? Elle supposait que oui, mais pas le sien.
Peu être devrait elle dire quelque chose à Haldir. Il n'était pas omniscient. Il ne pouvait pas savoir comme elle avait mal. Elle avait l'impression que l'intérieur de ses genoux frottait contre des cailloux cassés, l'intérieur de ses cuisses était irrité, et quant à ses fesses, elles étaient passées de la douleur à l'agonie. A ajouter à tout cela, elle était épuisée, car pas une seule nuit elle n'avait bien dormit depuis son départ de Rivendell, excepté peu être ces quelques heures où il s'était assuré qu'elle dorme bien.
« Haldir ? » dit elle de manière aussi décontracté que possible. Sa voie était elle plus haute que d'habitude ? Même un peu grinçante ?
« Oui, Elanor ? » A sa frustration, il ne s'arrêta pas ni ne se retourna, mais continua simplement à marcher, ce qui voulait dire que son cheval continuait à avancer aussi.
« Souhaitez vous que je marche à vos côté ? » demanda-t-elle, se disant que c'était là une question habile. Si il l'admettait, et bien elle pourrait magnanimement accepter.
Vous êtes libre de rester à cheval, si c'est là votre préférence, » répliqua-t-il, indifférent.
Elfe exaspérant ! Comme elle souhaitait l'étrangler !
« Et bien je pensait que peu être vous souhaiteriez parler avec moi, peu être me dire quelque chose à propos de Caras Galadhom. Vous en semblez si fier. »
« J'en suis fier en effet, consentit il très douce. Mais puisque vous préférez monter à cheval et que je dois guider votre cheval, nous pouvons en parler plus tard. »
Elle lança un regard furieux à son dos et fit presque une grimace. Il était l'elfe le plus provoquant, le plus exaspérant, le plus énervant qu'elle ait jamais rencontré ! Elle prit plusieurs profondes respirations, et essaya encore. « Et bien, vous serez sans aucun doute occupé plus tard. Il n'y a pas grand-chose à faire pour le moment excepté parler. Après tout, vous n'avez plus besoin d'être sur vos gardes plus longtemps maintenant que nous sommes à l'intérieur des frontières de vos terres. »
« Je ne serais pas occupé plus tard. Je prévois de passer pas mal de temps avec vous avant de vous laisser seule. »
Pourquoi tout ce qu'il disait l'agaçait autant ? Probablement parce qu'elle s'imaginait qu'il riait secrètement d'elle derrière ce masque froid qu'il portait. Elle ne l'avait pas vue sourire d'un vrai sourire depuis ce jour, près du ruisseau. Elanor serra les dents et ne dit rien d'autre.
La journée continua. A midi, ils firent une halte pour se reposer, et Elanor glissa de son cheval avant qu'Haldir n'ait put approcher. Elle avait l'impression que ses jambes appartenaient à quelqu'un d'autre. Elle fit un pas tout en essayant d'empêcher l'intérieur de ses cuises de se frotter, et faillit tomber.
Bien sur Haldir s'arrangea pour regarder dans sa direction à temps pour la voir tomber. Il s'avança et l'attrapa par le bras. « Il y a des conséquence à vos choix, Elanor. Vous les ressentez maintenant. »
« Vous semblez apprécier mais souffrance, » dit-elle un peu méchamment, ne prétendant plus que tout allait bien.
Il fronça des sourcils. « Encore, vous me méjuger. Je n'aime pas vous voir ainsi. »
« Galadriel se débrouille très bien, » rétorqua Elanor.
« C'est exacte, accorda-t-il. Elle est accoutumée à voyager, et elle est forte. » Il s'arrêta et l'étudia intensément. « Souhaitez-vous que je soulage une partie de votre peine ? »
De l'espoir s'enflamma en elle. « Vous enlèveriez ma peine ? » demanda-t-elle, essayant de dissimuler son avidité. Pourquoi n'avait-il pas offert cela avant ? Avait-il attendue qu'elle le lui demande ?
« J'enlèverais une partie de votre peine, corrigea-t-il, quoique vous l'ayez bien cherché avec votre obstination. Je guérirais l'intérieur de vos genoux, si vous le voulez. Vous aurez à endurer le reste. C'est le prix que vous devrez payer pour votre manque d'honnêteté et votre stupide fierté. »
Elanor n'en croyait pas ses oreilles ! Elle était là. Essayant d'être brave et de ne pas se plaindre, et o ; la disait malhonnête ! Comment osait-il ! Elfe arrogant, sans cœur, et insupportable !
« Allez au Mordor ! » renvoya-t-elle. Elle se tourna pour partir, fit un seul pas, se prit le pied dans une racine et tomba. Pourquoi le sol ne s'ouvrit pas pour l'avaler, elle ne le savait pas. Elle ne s'était jamais sentit aussi humilié de sa vie, à l'exception de la nuit où Haldir l'avait attaché à son propre lit. Pour la première fois depuis qu'elle était partie de chez elle, les larmes menaçaient d'éclater, et elle serra fort ses yeux pour endiguer le flot.
Il la ramassa par l'avant bras, la relevant pendant qu'il secouait la tête et soupirait. « Elanor, Elanor, cela va être une longue année, non ? Vous avez beaucoup à apprendre, jeunette. » Puis il fit quelque chose d'extraordinaire. Il posa un doigt au coin de sa bouche et retira gentiment la larme qui était descendue là.
La prenant dans ses bras, il la porta hors de vue des autres et l'assit contre le tronc de l'un des massifs arbre doré. A ce moment elle ne pouvait que le regarder, paralysé, tandis qu'il remontait sa jupe et examinait les dommages de ses jambes. Avec un soupir, il plaça ses paumes sur l'intérieur des genoux, et avant peu la chaleur vint, et bientôt les contusions partirent. Puis il rabaissa la jupe et se releva sur ses pieds, la regardant impassiblement alors qu'il attendait qu'elle dise quelque chose.
Elle le fixa, ses émotions la déchirant. Réalisait-il comme il c'était difficile pour elle ? Ses genoux allaient mieux, mais elle avait toujours mal à d'autres endroits, et il refusait de l'aider. Ce n'est pas qu'elle voulait qu'il pose ses mains plus haut, mais vraiment ! Qu'attendait-il qu'elle fasse ? Supplier ?
« Venez, » dit il, et il lui tendit sa main. « Vous marcherez pendant le reste de la journée. Je prends cette décision pour vous, donc vous n'aurez pas à la prendre vous-même. »
Elle ignora sa main tendue et se releva. « Je peux prendre la décision, » protesta-elle.
« Vous avez eut votre chance. Maintenant je la prends pour vous. Vous marcherez à côté de moi et je ne veux entendre aucun argument. » Il la regarda, son regard ferme lui disant qu'il était sérieux dans ce qu'il disait. « Ceci est un ordre direct Elanor. »
Elanor soupira et acquiesça sèchement, sachant qu'elle ne pouvait rien faire d'autre que céder. Peu être, éventuellement, elle aurait la chance de le lui faire payer plus tard. Elle ne découvrit que bien plus tard qu'elle était la première jeune elfe non marié à marcher à ses côtés pendant qu'il voyageait au travers du Bois Doré.
x
Le soleil venait juste de se coucher quand ils accédèrent à une haute crête dans le bois. Les arbres étaient devenus plus large à mesure qu'ils voyageaient, et le sous-bois plus clair semé. Haldir s'arrêta un moment, et attendit qu'Elanor le rattrape. Néanmoins, considérant les choses, elle avait très bien tenue. I se tenait immobile, la regardant grimper la colline dans son sillage, essayant de ne pas lui montrer combien il aimait la regarder.
Il tendit une main et la tira à ses côtés, l'arrêtant en haut de la crête pour qu'elle puisse avoir un meilleur vu de la cité. Devant eux, Galadriel et Celeborn descendait déjà la pente, leurs chevaux choisissant leur chemin avec attention. A ce moment là du voyage, il n'y avait plus de raison pour qu'Haldir dirige, et il était juste que le Seigneur et la Dame soient les premiers à entrer dans leur cité. Rúmil avait prit encharge le palefrois d'Elanor, et était partit devant, juste derrière le Seigneur et la Dame.
Haldir regarda le visage d'Elanor alors qu'elle voyait Caras Galadhon pour la première fois. « Votre nouvelle maison, dit-il. Une autre heure et nous y serons. » Son cœur se réjouissait d'être là, et il espérait secrètement qu'elle trouve la cité aussi magnifique que lui le pensait. Mais si elle eut une telle pensée, elle n'en donne aucun signe. Bien sur, cela changerait une fois qu'elle sera dans la cité.
« En effet. » Elle tourna ses yeux bleus sur lui pour un instant puis regarda ailleurs. « Seulement une heure ? » demanda-t-elle, son ton disant à Haldir qu'elle essayait toujours de l'énervé. Ou peu être qu'énervé n'était pas le bon mot. Elle essayait de le provoquer, de le mettre en colère. Elle était contrariée d'être sujette à sa volonté, mais elle y était sujette, et le resterait.
Ignorant sa remarque, il attrapa son coude et la poussa vers l'avant, sur la piste suivant le sillage de tout les autres elfes avançant vers la cité dans les arbres.
Une fois à l'intérieur des portes, Haldir s'arrêta, fit un signe de tête aux gardiens qui c'étaient attardé, attendant qu'il arrive. A son signal, tous excepté Rúmil et Orophin se dispersèrent rapidement, se dirigeant vers leur destination respective pendant qu'Haldir tournait la tête en direction d'Elanor. Il nota la fermeté de ses mâchoires. Etait-ce une désapprobation à ce qui l'environnait ou était-ce une tentative pour lui cacher son malaise ? Plus vraisemblablement, la dernière option était la bonne, et il souhaitait pouvoir lire son esprit. Peu être Galadriel avait une idée sur la manière dont il devrait traiter avec cette elfe charmante et obstiné. Que la Dame lui dise quelque chose ou non était une autre affaire, mais cela ne coûtait rien de demander.
« Je dois parler avec la Dame avant que nous nous retirions pour la soirée, » établit-il.
La tête d'Elanor se tourna brusquement vers lui. « Avant que nous nous retirions ? Que voulez vous dire par 'nous' ?
« Vous resterez avec moi dans mon talan jusqu'à ce que j'en décide autrement. »
« Je ne peux pas restez avec vous ! dit-elle avec outrage. Je refuse. »
Haldir la regarda de haut en bas, se permettant une bref indulgence à aimer la bataille de volonté qu'elle semblait déterminé à jouer avec lui. « Où resterez-vous donc, Elanor ? Nous venons juste d'arriver. Vous êtes ma pupille et devez être près de moi. Tout de suite, je souhaite que vous ameniez mes affaires dans mon talan. » Ignorant la lourde respiration d'Elanor et ses joues rougies, il se tourna vers le petit sac de selle qui contenait le peu d'affaire qu'il emportaient avec lui lors de ses voyages.
Elle le fixa comme si il était fou. « Quoi ? »
« Avez-vous mal entendue ? » demanda-t-il patiemment.
« J'ai mes propres affaires à porter, retorqua-t-elle. Vous ne pouvez pas me faire porter les votre. »
Il s'approcha d'elle, parlant de manière à ce que elle seule entende. « Bien sur je peux vous le faire faire, mais je ne pense pas que vous souhaitiez expérimenter mes méthodes. Suffit de dire que cette désobéissance aura ses conséquences. A moins que vous n'ayez une objection raisonnable, dans ce cas je vous écoute. Avez-vous une objection raisonnable Elanor ? Si oui, dite le moi maintenant. »
Elle rétrécit ses yeux. « Donnez moi votre carquois. Je le porterais si vous le souhaitez. »
Qu'avait-elle en tête maintenant ? Pensait-elle que porter son sac de voyage était une tâche trop subalterne ? Son ton le défiait, suggérait quelle pensait qu'il refuserait de la laisser toucher à ses armes. En vérité, porter ses armes était un honneur qu'il n'accordait qu' peu, et jamais à quelqu'un qui ne soit pas un guerrier comme lui. L'avait-elle deviné ? Et avait-elle une idée de leurs poids ?
« Très bien Elanor, » dit-il après un moment de considération. Il délassa son carquois et le mit dans les bras d'Elanor, puis il retira son épée et sa dague. « Vous pouvez prendre ceci aussi, » ajouta-t-il, et il les posa gentiment à côté du carquois dans les bras d'Elanor. Se retournant, il récupéra son arc appuyé contre un arbre. Et il le lui donna également, le posant au dessus des autres armes, et attendit d'entendre ce qu'elle aurait à dire.
« Je ne sais pas où est votre talan. » Elanor lutta pour supporter les lourds objets dans ses bras, sa figure un peu blanche.
Haldir brandit son bras en direction des arbres devant, et donna à Elanor des instruction compliqué. Il y avait beaucoup d'arbre mellyrn, beaucoup d'escalier et beaucoup de petit pont. Pour une nouvelle venue, cela était très confus.
La jolie bouche d'Elanor était ouverte, bouche bée. « Vous attendez de moi que je retienne tout ça ? » Elle laissa tomber l'arc au sol, jongla avec l'épée et la dague et le carquois. Haldir tendit la main pour stabiliser l'épée, puis ramassa l'arc et le déposa dans ses bras.
« Y a-t-il un problème ? » demanda-t-il. « Aurez vous besoin d'assistance ? »
« Non, » dit-elle brusquement, son menton relevé quand il croisa les bras sur sa poitrine et leva un sourcil. « Je trouverais votre talan, d'une manière ou d'une autre. » Se détournant, elle tituba vers l'escalier le plus proche, manifestant moins de grâce qu'a l'ordinaire.
Orophin et Rúmil s'approchèrent, tout les deux paressaient intrigué. « Qu'est ce que, au nom d'Arda, c'était que ça ? » demanda Orophin. « Rúmil ou moi aurions put porter tes armes. c
Haldir les regarda. Il n'aimait pas devoir se justifier, mais il vit leur inquiétude sincère, et pour ses frères il donnerait une explication. « Elanor possède un esprit fort, mais il est mal dirigé. Elle n'a pas apprit à communiquer ses besoins sans devenir hostile. Elle réprime ses désires ou 'attaque' d'une manière imprudente. Elle est trop fière et obstiné pour son propre bien. »
« Fière et obstiné, répéta Orophin pensivement. Cela me rappelle quelqu'un que je connais, mais je ne me souviens plus qui. »
Haldir le fixa d'un regard sévère. « Elle doit apprendre à admettre quand elle a besoin d'aide ou qu'elle ne peut pas faire quelque chose. Autrement elle se retrouvera seulement dans plus de problème, ou même de danger. »
« Mais elle est épuisé. » Rúmil fronça les sourcils. « Dois-tu la tester si rapidement ? »
« C'est moi, non toi, qui ai une pupille sur les bras, répondit Haldir. Par conséquent, c'est moi qui décide quand et comment lui enseigner ce qu'elle doit apprendre. Le Seigneur Elrond attend cela de moi, et un an est un temps très court. Ce qui me rappelle, je crois que vous êtes toute deux de garde, mais vous pouvez attendre jusqu'au matin pour partir. »
Orophin grogna. « J'espérais que tu aurais oublié. » Il eut un petit sourie de regret et posa son arc sur son épaule.
Haldir se tourna pour regarder Elanor ; il pouvait toujours la voir lutter dans les escaliers en spirale. « L'un de vous la suit. Elle va sûrement se perdre, je sais qu'elle n'a pas écouté la moitié de ce que je lui aie dit. Je dois parler à Galadriel. »
« J'y vais, » dit rapidement Rúmil.
Haldir et Orophin le regardèrent courir à toute vitesse vers les escaliers et Elanor. « Je pense qu'il l'aime bien, » remarqua Orophin sur un ton très désinvolte.
« Il peut bien l'aimer s'il le veut. » Haldir se pencha pour ramasser son sac de voyage. « Mais de loin, » ajouta-t-il.
Orophin sourit bizarrement et arqua un sourcil. « Oh ? Et pourquoi cela, frère ? »
Haldir lui lança un regard froid. « Parce que je l'ai dit. »
(à suivre...)
Note de la traductrice : voila un chapitre de finit. Bien sur les reviews sont bien venus, bonne ou mauvaise. Dite moi sincèrement ce que vous en pensez. Cette histoire comporte à ce jour 26 chapitres et n'est pas encore finit, donc les encouragements sont bienvenus aussi.
