Auteur : Fianna et Julie
Disclaimer : les personnages, cadres, lieux et langages utilisés pour ce travail sont la propriété de J.R.R. Tolkien, The Tolkien Estate et Tolkien Enterprises. Aucun profit monétaire n'est réalisé sur cette histoire et les lois du copyright ne sont violées en aucune manière.
Note des véritables auteurs : feed-back, reviews sont apprécié. Histoire traduite de l'Anglais par Ellimac pour le compte de, et avec l'accord des auteurs.
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Chapitre 8 :
Plusieurs heures plus tard, Elanor se tenait dans la chambre à coucher d'Haldir, en train de jeter un coup d'œil dans son armoire. Son linge était lavé, ses tuniques, manteaux, et jambières propres, et pendant qu'elle accomplissait cette tâche elle avait rencontré plusieurs jeunes elfes célibataires et charmantes. Chacune d'elles lui avait posé des questions à propos de son statut de pupille d'Haldir, et cela avait été difficile et embarrassant à expliquer.
« Il y a eu incompréhension, du moins de ma part, » avait-elle dit. « J'ai fait quelque chose qui l'a grandement offensé et le seigneur Elrond a pensé que je devais plus à Haldir que de simple excuse. Ma transgression contre votre Gardien de la Marche était grave, j'ai honte de le dire. Et donc je me rattrape envers lui avec une année de service. »
Elles se tenaient autour de plusieurs lavoirs à côté d'un ruisseau qui serpentait parmi les arbres de la cité. A proximité, le soleil traversait le feuillage pour offrir un espace où étendre les vêtements fraîchement lavés pour qu'ils sèchent, soit sur des rochers plats, soit attaché à une corde à linge accroché entre deux poteaux.
Les trois ellith (femme elfe) la regardaient avec des yeux ronds de curiosité. Néanmoins leurs manières étaient trop polies pour demander plus de détails. « Tu dois avoir bien plus de courage que moi, » remarqua celle appelé Gwirith, « je n'oserais jamais offensé Haldir pour commencer. » Le ton de sa voie dit à Elanor qu'elle n'avait jamais considéré cette option. Elle était la plus grande des trois, avec des yeux dansant et un comportement joyeux.
« Je ne le ferais pas non plus, » dit Nerwen, ses fossettes s'éclairant. Quelque chose dans ses manières suggérait qu'elle était la plus pragmatique des trois. « J'attirais plutôt son attention de façon plus sure. J'accepterais même de laver son linge si cela me porte à sa connaissance. » Toutes les trois avaient souris à ce commentaire.
« Oui », accorda Tarwë, la troisième et peu être la plus jolie de ces nouvelles ellith (jeunes femmes elfes), « Il est très beau et est très recherché par de jeunes elfes non attachées tel que nous, mais il ne favorise aucune de nous plus qu'une autre. » Elle fit une pause. « Il est aussi bien connut pour sa stricte discipline. J'espère qu'il est gentil avec toi. Ce doit être difficile de vivre dans un nouvel endroit si lion de ceux que tu aimes, et avoir à le faire sous son autorité. »
« As-tu rencontré quelqu'un d'autre ? » demanda Gwirith avant qu'Elanor ait put répondre. « Je suis sure qu'il y en a beaucoup qui serait heureux de faire ta connaissance. Spécialement certain de nos elfes célibataires. »
« Bien, j'ai rencontré Rúmil et Orophin, » leur dit Elanor alors qu'elle essorait soigneusement les tuniques d'Haldir pour en faire sortir le maximum d'eau. « Rúmil est très amical. »
Les trois ellith rirent. « Oh, ces deux là sont toujours en première ligne pour rencontrer une nouvelle elfe célibataire, » l'informa Nerwen un peu sèchement. « Ce sont de tel flirteur, mais sans danger, bien sure. Tu es en sécurité quand ils sont dans les parages. Qui d'autre as-tu rencontré ? »
Elanor mentionna les noms de plusieurs autres elfes qui avait fait le voyage de Rivendell à la Lórien. « Et j'ai aussi fait la connaissance d'un elfe nommé Lurien plus tôt aujourd'hui, » ajouta-t-elle après un moment de réflexion. « Il a dit être une sentinelle. »
Les trois elfes échangèrent un regard entre elles. « Oui, » dit Nerwen, « je ne suis pas surprise. Lurien est toujours intéressé par l'arrivé de nouvelles elfes. »
« Pouvez-vous me dire quelque chose sur lui ? » demanda Elanor. Elle n'était pas réellement aussi intéressé mais se demandait s'il y avait plus concernant l'histoire de Lurien que ce que Haldir lui avait dit. C'était la réaction d'Haldir qui la concernait.
« Lurien est un guerrier fier et brave, » dit Tarwë, « Mais aussi un peu … agressif concernant d'autre chose, si l'on peut dire ? »
« Agressif ? » répéta Elanor, se rappelant l'avertissement d'Haldir. « Veux-tu dire que je dois l'éviter ? »
« Pas si tu es forte d'esprit, » répondit Gwirith. « Tu dois simplement comprendre ce qu'il peut faire. Fait attention à ne pas le regarder directement dans les yeux trop longtemps. Il a une sorte de pouvoir sur notre sexe. Je l'ai sentit moi-même quelques fois. Tu as juste besoin d'être ferme avec lui, c'est tout. »
Nerwen grogna. « Soyons un peu franche avec Elanor. La vérité est que Lurien est un flirteur accomplit qui peu être très charmant d'ailleurs. Donc tu dois être sur tes gardes de peur de te retrouver sur le dos. ! »
Les trois rirent. « Lui et Haldir ne s'aiment pas, » ajouta Tarwë. « Ils ont une fois combattues pour la même elfe, bien qu'a la fin Healea ne choisie aucun d'eux. Mais je doute qu'Haldir en garde rancune, bien que Lurien puisse. Ils se sont battus pour elle à l'épée, et Haldir a gagné, ce que je suspect, Lurien n'a jamais oublié. Mais au-delà de ça, les Sentinelles et les Gardiens tendent à considérer l'autre avec froideur, sinon avec suspicion. »
« Les Sentinelles trouvent les Gardiens arrogants, tandis que les gardiens considèrent les Sentinelles comme une bande de paons ! » dit Nerwen. « Chaque groupe pense être plus important que l'autre, bien que beaucoup d'entre nous pensons que les Gardiens ont la meilleur revendication concernant cela. »
« Certain Sentinelles sont des paons, » accorda Tarwë, les yeux pétillant.
« Ne laisse pas Lurien entendre ce que tu as dit, » plaisanta Gwirith, « si tu veux qu'il danse avec toi au prochain festival. »
« Tu peux être sûr que je ne le ferais pas, » riposta Tarwë avec un petit sourire. « J'ai l'intention d'apprivoiser cet elfe, même si cela me prend un autre âge pour y arriver ! Et laisse moi te dire, Elanor que je suis la seule de nous trois qui peut regarder dans les yeux de Lurien aussi longtemps que je le veux sans être entièrement dépourvue de pensés cohérentes. »
Le reste de la conversation tourna autour de plusieurs elfes, ce qui semblait être un sujet favori de conversation entre ces trois là. Elanor s'était sentit flatté qu'elles l'aient admit dans leur cercle, bien qu'elle ne sache rien au sujet des elfes dont elles parlaient. Elles n'avaient pas beaucoup parlé d'Haldir, peu être à cause de la situation unique qu'Elanor avait avec lui, mais elles semblaient le considérer avec un respect mêlé de crainte. Pour quelque raison cela avait plu à Elanor.
Elanor secoua la tête pour se sortir de ses pensés. Elle inspectait l'intérieur de la large armoire en chêne d'Haldir tout en y rangeant les vêtements à l'intérieur, ses doigts caressant et lissant distraitement le tissu des vêtements. Elle fronça des sourcils alors qu'elle voyait le système de rangement d'Haldir. Il s'emblait arranger ses vêtements par rapport aux couleurs, alors qu'il serait plus utile de les ranger par utilisation et quantité à porter. Visiblement certaine de ces tuniques étaient de très bonne qualité, alors que d'autre semblaient avoir été porté dans les mines de la Moria. Secouant la tête, elle réorganisa les vêtements d'Haldir, puis partit dans la pièce de devant pour jeter un coup d'œil aux plantes.
Se penchant au-dessus, elle leur murmura comme elle l'avait fait la nuit dernière, et fut contente de sentir leur douce réponse. « Votre maître vous regarde à peine, n'est-ce pas ? murmura-t-elle. Néanmoins il vous a amené ici donc il doit vous vouloir chez lui et vous apprécier. Il ne sait simplement pas comment le montrer. » Dirigeant son attention sur la plante du milieu, elle lui confia qu'elle avait été graciée par son nom ; immédiatement elle put sentir le plaisir de la plante. Elle toucha leurs feuilles du bout des doigts et ferma les yeux, s'alignant avec leurs essences pour entendre leur message.
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C'est ainsi que quand Haldir ouvrit la porte de son talan, il trouva Elanor en train de pousser le lourd cabinet de bois dans un horrible grincement. « Que faite-vous ? » s'exclama-t-il, la voie rauque d'outrage.
Elanor s'arrêta et se releva, poussant une mèche de ses cheveux de devant ses yeux tandis qu'elle rencontrait son regard froncé. « Je bouge le cabinet, » dit-elle timidement.
« C'est ce que je vois, » dit-il avec désapprobation. « Ce que je voulais savoir c'était pourquoi. Je ne vous ais pas donné la permission de le faire. » Elle vit la posture rigide d'Haldir et perdit courage. Etait-il vraiment énervé par cet petite chose ?
« Vos plantes préfèrent la fenêtre de l'autre côté de la pièce, » expliqua-t-elle, en essayant de paraître rationnel. « Elle pense être plus heureuse là, donc je . . . je bouge le cabinet sur lequel elles sont. Je ne pensais que vous objecteriez. Cela sera tout aussi joli là bas. »
« Je veux que le cabinet reste où il était. Il s'est trouvé là aussi depuis que je vis dans ce talan, et je ne vois pas de raison de le changer de place. » Il parla inflexiblement, comme s'il avait fait son choix, son visage composé de son habituelle arrogance.
Il serait si facile de lui céder, d'abandonner à chacun de ses ordres dictatoriaux. Néanmoins si elle agissait ainsi, elle sentait instinctivement que quelque chose serait perdue, soit une part d'elle-même, soit une part de la silencieuse trêve qui émergeait doucement entre eux. Chaque fois qu'elle le poussait, il repoussait plus fort, et néanmoins elle sentait qu'elle faisait un petit peu de progrès. Vers quelle fin, elle ne le savait pas, mais par égard pour sa fierté et amour propre, elle savait qu'elle ne devait pas capituler. Si elle le faisait, la puissante marée de la personnalité d'Haldir la submergerait complètement. Ce serait comme avec Lana encore une fois, mais bien, bien pire.
Donc, c'est avec cette pensé en tête qu'Elanor posa les mains sur ses hanches et releva le menton, se confrontant à Haldir d'une manière qu'elle suspectait, il n'était pas habitué. « Votre cabinet se fout d'où il est, Haldir. Vos plantes non. »
Il l'évalua avec attention, comme s'il débattait pour savoir s'il devait faire respecter sa volonté ou non. Plusieurs instants passèrent avant qu'il ne réponde. « Je vois. Bien, qui suis-je pour argumenter contre mes plantes ? » Cette touche d'humour bizarre dans sa voie fit frissonner Elanor. Elle avait gagné. Mais maintenant elle lui était redevable.
« Peu être pouvez-vous m'aider ? » demanda-t-elle avec difficulté. Après tout il lui avait dit de lui demander quand elle avait besoin d'aide.
La bouche d'Haldir s'étira en un de ses rares sourires. « Bien sûr, Elanor. »
Elle se mit sur le côté, espérant qu'il ne voit pas combien il l'affectait. Ses sourires la mettaient toujours mal à l'aise, il lui était difficile de penser. Certaines images peu sures tournaient dans sa tête, elle les mit de côté, mais pas avant que ses genoux ne deviennent un peu faibles.
Il fit rapidement ce travail, et le cabinet fut vite à son nouvel emplacement, et les plantes retournèrent sur sa surface polie. Elanor les toucha pour les rassurer, puis se tourna pour découvrir Haldir en train de l'observer. Elle fut consciente des rougeurs sur ses joues. « Votre linge est fait, » dit-elle rapidement et un peu maladroitement, avec dignité, espérait-elle.
« Très bien, » dit-il avec un hochement de tête. Il la fixa encore un moment avant de reparler. « Je suis désolé mais je ne peux pas être avec vous ce soir. Il y a un rassemblement où je dois me rendre, ce n'ait donc pas nécessaire de cuisiner à moins que vous ne souhaitiez le faire pour vous-même. J'ai stocké des légumes et d'autres nourritures dans la cuisine ce matin. Sinon, j'aimerais que vous cuisiner pour moi la plus part des soirs, car je préfère manger ici plutôt qu'à la salle à manger commune. Mon stocke de vin est bas et je n'ai pas eu le temps de le remplir, donc vous devrez le faire. » Il marcha à travers la pièce et entra dans la cuisine, disant, « Et je devrais vous montrer où . . . Qu'est ce que, par le Mordor, avez-vous fait ? »
Elanor le suivit et jeta un coup d'œil à travers la porte. Haldir regardait ses étagères, et paraissait hautement contrarié.
« J'ai changé quelques objet de place pour pouvoir les atteindre, » dit-elle rapidement. « Tout ce dont j'avais besoin pour cuisiner était bien trop haut. Je ne suis pas aussi grande que vous, au cas où vous ne l'auriez pas remarqué. »
Il lui lança un rapide regard évaluateur. Une lueur apparue et disparue dans ses yeux, trop rapide pour être analysé. « Très bien, Elanor. Vous pouvez les laissez ainsi. »
« A quelle sorte d'événement êtes vous attendu ? » s'aventura-t-elle à demander, se demandant pourquoi il ne l'invitait pas à venir. Etait-elle seulement une subordonnée pour lui ? Etait-il embarrassé d'être vu avec elle ? Détestait-il être avec elle ? Avait-il invité quelqu'un d'autre ?
« C'est un rassemblement de gardiens. Un de nos plus jeunes elfes vient juste d'atteindre le statue de gardiens. Chaque fois que cela se produit, une cérémonie suivit d'une célébration est la coutume. Mes elfes apprécient la chance de prendre part à une telle orgie. Ils ne le font pas souvent. » Son regard glissa sur elle, s'attardant sur sa figure suffisamment longtemps pour qu'elle se demande s'il avait sentit ses questions. « Je suis désolé, mais je ne peux pas vous inviter à venir avec moi. C'est pour les gardiens uniquement, et cela sera très sauvage. Et bien que nous ayons plusieurs femme gardienne, elles lèveront les yeux au ciel et partiront, » ajouta-t-il, son léger sourire un peu déformé.
« Oh, je vois, » dit Elanor un peu surprise qu'il prenne la peine de lui expliquer de tels détails. Elle prit une inspiration, se sentant bizarrement rassuré. Elle ne pouvait pas imaginer Haldir célébrant quoique ce soit sauvagement.
« Je dois m'habiller maintenant ou je serais en retard. » Il sortit de la cuisine et traversa la terrasse vers sa chambre à coucher.
Elle vagabonda dans la pièce de devant et s'assit sur un des fauteuils, se demandant combien de temps s'écoulerait avant . . .
« Elanor ! »
. . . la prochaine éruption de son caractère.
Sombrement maussade, Haldir émergea de sa chambre à coucher, habillé avec seulement des jambières partiellement délacées qui le moulait comme une seconde peau. « Qu'avez-vous fait avec mes vêtements ? » demanda-t-il, aussi oublieux que jamais de l'effet qu'il avait sur elle ainsi déshabillé.
Elle avala sa salive, essayant de ne pas fixer sa poitrine nue ou la parfaite ligne des muscles de ses longues jambes, et étroites hanches. « La réponse est sûrement évidente, Haldir. »
Il la fixa, sa figure tendue de déplaisir. « Je ne peux plus rien trouver maintenant. »
« Ce n'est pas vrai, » dit-elle patiemment. « Tout ce que vous avez besoin de faire est d'observer pour un moment, et vous verrez que ce que j'ai fait est bien plus logique que votre rangement. »
Il pinça ses lèvres, et retourna dans la chambre. Un court instant plus tard il revint portant une paire de jambières propres et une tunique bleu foncé bordé d'argent, légèrement ouverte près du cou de manière à ce que la douce brize du soir puisse embrasser la forte colonne de sa gorge. Il avait défait sa natte de guerrier de ses cheveux pâles et ils flottaient librement contre ses larges épaules en une cascade argentée.
« S'il vous plait, ne réarrangé rien d'autre, » dit-il d'un ton tranchant. « Du moins pas avant que je me sois accoutumé à ce que vous avez déjà fait. Avez-vous vu le panier dans le coin ? »
« Oui, » dit-elle résigné.
« Tout ce qu'il contient à besoin d'être raccommodé, » dit-il. « Vous trouverez l'équipement de couture dans le cabinet que nous venons de bouger. » Observant son expression, il ajouta. « Je ne suggérais pas que vous fassiez tout ce sir, bien sûr. »
« Je ne pense pas en faire du tout ce soir, » dit-elle âprement.
Un des longs sourcils d'Haldir se leva, mais il ne dit rien sur sa remarque. Il marcha vers la porte, puis des retourna pour la regarder, son expression de détachement fermement en place. « Demain, je vous emmènerais au jardin de Galadriel. Vous apprécierez cela. »
Quand il fut partit, la pièce parut vide. Elanor s'affaissa contre le fauteuil, un peu fatigué par ses excursions de la journée. Elle n'était pas seule. Elle refusait d'être seule, pas maintenant, plus jamais. Elle se faisait de nouveaux amis, commençait à en apprendre un peu plus sur ce nouvel endroit. Tout irait bien à la fin, L'année sera vite écoulée et elle sera de retour à Rivendell, parmi des visages familiers. Eventuellement Lana reviendra et tout redeviendra comme avant.
Non, pensa-t-elle, rejetant cette éventualité avant qu'elle ne travers complètement son esprit. Rien ne sera plus jamais pareil. Elle ne permettra pas que cela redevienne ainsi.
Elle serra ses mains sur ses genoux, ayant besoin de mettre ses pensés chaotiques en ordre. Haldir l'intriguait, elle ne pouvait pas le nier plus longtemps. Mais pourquoi en était-il ainsi, elle ne le savait pas. A des moments elle ne l'aimait pas, à d'autre si. Il disait et faisait des choses qui l'irritait, mais elle avait découvert qu'il pouvait aussi être patient et agréable. Il l'avait attaché à son lit et l'avait raillé, touché, avait brutalement déchiré ses vêtements. Ce souvenir devrait attiser sa colère, néanmoins avec les jours passant, son indignation et sa colère se fanaient en … quelque chose d'autre.
Elanor appuya sa tête contre le dossier du fauteuil et relâcha un soupir refoulé. Ces derniers jours ses pensé semblaient avoir leur volonté propre, se précipitant et fouillant à des endroits où elle n'avait jamais été avant. Oui, elle admettait qu'elle avait été naïve. Elle avait essayé de punir Haldir ; elle avait traîné ses doigts sur son corps en dans effort pour l'embarrassé et avait seulement réussit à s'embarrasser elle-même. Elle ne se rappelait que trop clairement chaque centimètre de son physique puissant, sans mentionner l'intimité de sa physique excitation. C'était une image séduisante qui la hantait et la taquinait toujours, aussi inapprivoisé et insistant qu'un fort vent soufflant contre les murs d'une demeure peu solide.
Seulement la nature, avait-il dit. Etait-ce ce qu'elle ressentait maintenant, ce rassemblement de maladresse, ce curieux picotement, cet incessant fredonnement au fond de son esprit ?
C'était sûrement plus compliqué que ça, du moins pour elle, si non pour lui. Par exemple, elle ne pouvait même pas imaginer ressentir ceci envers Lurien. Aucun doute, il devait être aussi magnifique qu'Haldir en dessous de ces habits – quel pensé choquante, Elanor – et néanmoins elle n'avait aucun désir de le découvrir. Elle ne sentait aucune attraction pour Lurien. Aucune. Elle n'avait ressentit cela ni pour Telrion ni pour aucun autre elfe qu'elle avait rencontré, bien qu'elle en ait embrassé certain savoir. Donc Haldir avait raison ; elle était naïve – naïve en matière de cœur aussi bien qu'en matière de chaire. Elle ne connaissait presque rien à propos des deux.
Et est-ce que cela importait ? Elanor se secoua un peu intérieurement. A quelles stupidités pensait-elle quand elle devait être en train de préparer son dîné ! Elle se leva du fauteuil et se dirigea vers la cuisine.
Plus tard, alors qu'elle se préparait pour la nuit, quelque chose qui l'avait embêté toute la journée en un flot. Haldir a une fois courtisées une elfe nommé Healea et avait été rejeté. Un rapide sursaut d'indignation frappa Elanor à cette idée. Qui était cette Healea ? Avait-elle causé beaucoup de peine à Haldir ? Etait-ce pour ça qu'il était si froid et distant ? Considérant cela tout en passant un peigne dans ses cheveux, elle prit conscience de l'illogique affre d'antipathie qu'elle ressentait pour une elleth qu'elle ne connaissait même pas.
Elle avait trouvé le lit de camp qu'il avait installé pour elle sur la terrasse. Au moins c'était mieux que le sol, et elle aimait bien l'idée de dormir sous les étoiles, aussi longtemps qu'elle avait un matelas sous elle. Le temps était redevenu plaisant, chaud depuis qu'ils étaient arrivés en Lothlórien, et ce soir la nuit était merveilleusement claire. Elle s'installa sous l'édredon et regarda les sombres branches de mellryn se distinguer contre le ciel grâce au claire de lune. Quelque part non loin, une chouette hulula. C'était tranquille ici parmi les plantes avec le bruissement des feuilles en arrière plan, fournissant une gentille camaraderie.
Commencent à se relaxer, elle essaya de visionner Haldir participant à un grabuge de saoul. Sera-y-il saoul quand il reviendra ? Elle avait vu Telrion et Minden saoul, tombant par terre, et trouvait cela plus qu'indigne. Haldir ne ferait pas cela, elle en était sûre. S'il était très saoul, elle supposait qu'il tomberait directement sur son lit tout habillé. Mais quoi s'il venait ici pour lui parler auparavant ?
Une idée lui vint soudainement à l'esprit, plutôt vilaine. Se rappelant la remarque malicieuse d'Haldir ce matin à propos de ses 'bénéfices', elle décida de lui renvoyer la balle avec une petite plaisanterie à sa manière. Le décolleté de sa chemise de nuit était normalement beaucoup plus modeste. Les pans s'attachaient avec un lacet de soie bleu et étaient presque invisibles alors, mais Lana lui avait emprunté le lacet et ne lavait jamais rendu. Maintenant le large décolleté pouvait servir pour sa plaisanterie.
Elanor se tourna sur le côté et ajusta le décolleté pour qu'il glisse un peu sur son bras. Elle était un peu vaniteuse concernant ses épaules, qui, pensait-elle, étaient assez joliment modelé. Donc si Haldir sortait sur la terrasse, il pourrait admirer la courbe de son épaule nue. Peu être sera-t-il un petit peu excité, assez pour se sentir frustré. Un petit sourire courba ses lèvres à cette pensé. Cela lui apprendra.
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Haldir paressait aux côtés de ses deux compagnons de longue date, Rion et Beredain. Tous deux avaient buent du vin et du Miruvor depuis le début de la célébration. Haldir lui-même avait bu pas mal, Pour chaque gardien qui avait souhaité boire avec leur capitaine, et, il y en avait assez présent aujourd'hui pour en faire un défi. Il était chanceux d'avoir une solide constitution lui permettant de boire beaucoup, mais il réalisa qu'il ferait mieux d'arrêter ou il tomberait par terre comme . . . comme Elanor. Il faillit sourire à ce souvenir, repenser à Elanor tombant dans le ruisseau. Elle avait eu si froid, été tellement trempé et adorable. C'était une image qu'il n'oublierait pas de si tôt, bien qu'il se soit mit en colère contre elle après cela.
Rion lui donna un coup de coude dans les cotes. « Je pense que je vais vomir. »
Haldir en un petit sourire suffisant. « Va donc ailleurs et vomit. Tu devrais le savoir, Rion. Ton estomac n'est pas plus solide que celui d'Orophin.
Rion rota, et poussa ses pâles cheveux derrière ses épaules. « Tu as but autant que moi. Je paris que tu que tu ne peux pas trouver ton propre talan maintenant. »
Beredain pouffa et se pencha en avant pour s'adresser à Rion. « Haldir à une force caché. Et une plus forte tête que tu n'auras jamais, Rion. Te souviens-tu de la dernière célébration ? Je n'aurais jamais pensé voir . . . »
Haldir arrêta d'écouter. Il pensait encore à Elanor. Il avait fait cela toute la soirée, même quand il parlait avec d'autre ou les écoutait. Cela ne lui ressemblait pas du tout, mais depuis qu'il était saoul il supposait qu'il était normal de se rappeler la dernière fois qu'il avait été saoul comme ça, à Rivendell. Ses pensés dérivèrent sur les événements des deux derniers jours là bas. Rencontrer Elanor, l'embrasser dans le jardin puis la nuit suivante à boire pour se réveiller attaché à son lit. Et ce matin, la voir à genoux avec ce décolleté béant. Son aine se serra à ce souvenir.
« A propos, cette pupille que tu as paraît un peu maladroite, » remarqua Beredain. « De façon charmante. »
Haldir le regarda. « Oh ? Tu as rencontré Elanor ? »
« Pas encore. » Beredain sourit. « J'aimerais, bien sûr. Je l'ai seulement vu de loin, mai elle paraît assez jolie de là où je me tenais. Bien que je ne lui confierais pas mon arc à porter, si j'étais toi. Du moins pas en haut des escaliers. » Il rit et tendit sa main pour attraper son verre, puis fut distrait par l'approche d'un autre gardien.
Haldir regarda ses elfes, tous dans différents états d'ivresse à ce point de la soirée. Bien sûr la plus part de ses gardiens étaient là où ils devaient être, à la frontière faisant leur devoir. Mais il y en avait assez ici ce soir pour rendre mémorable cette occasion pour le nouveau gardien. Rúmil et Orophin avaient rechigné car ils allaient manquer cet événement, mais cela faisait parti de leur punition. Il avait été bien plus clément que ce qu'ils méritaient, et ils le savaient.
Se demandant s'il était stable, Haldir se leva et souhaita bonne nuit à ses compagnons gardiens. Il procéda ensuit, avec seulement moins de grâce que d'habitude, à l'ascension du labyrinthe d'escaliers et de ponts qui conduisaient à son talan. Il était sûr qu'Elanor serait endormit, mais il se découvrit à espérer le contraire. Il avait envie d'entendre le son de sa voie.
A l'intérieur de la pièce de devant, il s'arrêta, regarda tout autour pour être sûr qu'elle n'avait pas changé de place d'autres objets. La dernière chose qu'il voulait était de trébucher sur quelque chose et tomber la tête la première. Il n'y avait aucun signe d'Elanor bien sûr. Il avait stupidement espéré qu'elle l'aurait attendue. Sage de sa part.
Avec un peu moins d'efficacité que d'habitude, il retira sa tunique et la jeta sur une chaise. Il allait retirer ses jambières quand il décida de céder à la tentation et de jeter un coup d'œil sur elle avant de se retirer pour la nuit. Il voulait garer son image avec lui quand il rêverait – pas qu'il ait besoin de la voir pour cela. Cependant quand il entra dans la chambre, le large lit était vide.
Où était-elle ? Il s'immobilisa automatiquement, plusieurs possibilités traversèrent son esprit. Les éliminant toutes sauf une, il se dirigea vers la terrasse avec des pas qu'une personne ne le connaissant pas n'aurait put deviner tremblant.
Et il trouva Elanor où il s'y attendait.
Il la regarda, réalisant qu'il avait oublié de lui dire que le lit de camp était pour lui. Entre le claire de lune et sa vue elfique, il pouvait la voir assez clairement. La pâla lueur de son épaule attirant ses yeux comme un aimant. Elle n'était pas éveillée. Mais la tentation de changer cela était plus qu'il ne pouvait résister.
Les yeux d'Elanor s'ouvrirent grand quand il s'assit lourdement sur le lit, ses hanches pressé contre la courbe intérieure du corps d'Elanor. « Il semble que nous ayons un autre malentendu, Elanor. » Sa tête semblait lourde, comme si ses pensés et sa bouche n'étaient plus connecté.
« Haldir que faites-vous ? » Comme tous elfes, le réveil d'Elanor était soudain et absolu.
« Tu es dans mon lit. Le lit de camp est pour moi. » Il avait atterrit sur les manches d'Elanor, son poids les forçant à glisser plus bas de façon à ce que le tissu soit tendu contre sa poitrine. Il découvrit qu'il n'était pas du tout enclin à changer cette situation.
« Bien, tu aurais du me le dire dans ce cas. Comment aurais-je put le savoir ? » Elle essaya de s'asseoir, mais le ne pouvait pas sans laisser sa chemise de nuit derrière.
Avec un manque délicat de hâte, il caressa du dos de ses doigts son épaule et la peau exposé de sa poitrine, puis tourna ses doigts à la base de sa gorge. Il pouvait sentir son pouls battre sous le bout sensible de son deuxième et troisièmes doigts. « Je pense que tu aurais deviné, » murmura-t-il doucement. « Ou peu être voulais-tu qu je te trouve, attendant ici pour moi comme un doux petit cadeau. »
« Ce n'ai pas amusant ! » Elle avait commencé à remuer, essayant de sortir ses manches de sous ses fesses. « Tu es saoul, » ajouta-t-elle, sonnant assez critique. Pour raison cela le fit rire.
« Oui, Elanor, je suis très saoul. » Retirant sa main, il fixa sa figure, étudia la sombre frange de ses cils, son nez droit, la fine courbe de sa joue. Son menton, décida-t-il, portait une définitive illusion d'obstination. « Donc, dit-moi, qu'est ce que c'est que cette histoire que j'ai entendue à propos de toi faisant tomber mon arc ? »
Le visage d'Elanor prit une expression coupable. « Ce n'est vraiment pas important, Haldir. Aucun dégât n'en est sortit. Je l'ai rattrapé avant qu'il ne tombe par-dessus la rambarde. »
« Par-dessus la rambarde, » répéta-t-il un peu surpris. « La rambarde de quoi ? »
« Des escaliers, » expliqua-t-elle. Son ton impliquait qu'il n'avait pas tous ses esprits, ce qui semblait être la vérité. « J'étais presque arrivé à ton talan quand c'est arrivé. Presque arrivé, je veux dire. Rien ne c'est passé Haldir. Pourquoi me regardes-tu ainsi. »
Cachant son amusement, il secoua la tête. « Elanor, nous n'en discuterons pas maintenant. Pour le moment, je veux que tu sortes de mon lit et que tu ailles dans le tien. »
« Je suis très bien là où je suis. C'est toi qui devrais aller te coucher dans ton propre lit et me laisser en paie. »
« Elanor, as-tu à argumenter avec moi sur chaque ordre que je te donne ? »
« Seulement ceux qui n'ont aucun sens ! »
« Je suis peu être saoul, » remarqua-t-il, « mais pas au point de ne pas pouvoir traiter correctement avec de jeunes pupilles qui désobéissent à tout ce que je dis. »
« Ce lit de camp est trop étroit pour vous. Il me va parfaitement et j'apprécie le … » La phrase finit en un cri alors qu'il soulevait l'édredon et la levait sur ses pieds, puis la jeta sur son épaule.
« Haldir ! Repose-moi à la fin ! Oh, tu es une telle brute ! »
Il sourit, soudainement énormément content de lui-même. « Arrêtes de te tortiller, Elanor, avant que je ne te lâche sur la tête. M'entends-tu ? » Une petite claque sur ses fesses ponctua son ordre. « Fais ce que je dis, jeunette. »
« Ne m'appelle pas jeunette ! » Elle tendit la main et le tapa sur son propre derrière. Le sourire d'Haldir s'agrandit alors qu'il entrait à grand pas dans sa chambre. Il n'aurait accepté une telle insolence de personne d'autre qu'Elanor.
Il la laissa tomber sur le lit, et rit carrément à l'expression d'Elanor. « Tu ne devrais pas prendre la peine de porter une chemise de nuit. Celle-ci remplit difficilement sa tâche. »
En effet, à cause de ses tortillements le vêtement était pratiquement descendu sur ses hanches, coinçant ses bras dans le processus. Sans s'arrêter pour réfléchir, il se pencha sur elle, l'épinglant pour qu'elle ne puisse en aucune manière ajuster son vêtement sans le déchirer.
Il baissa son regard sur ses délicats mamelons dressés. « Tu ne peux pas blâmer le froid cette fois, » plaisanta-t-il. « Tes bénéfices fleurissent assez joliment, ma douce fleur. »
Elle rougit cramoisie, mais le prit par surprise avec une réplique effrontée. « J'imagine que ton propre bénéfice en fait de même. » Elle dit cela en un souffle, et cela renforça le désir d'Haldir plus que n'importe quoi d'autre. Une vague brûlante de pur désir tomba sur lui, néanmoins il se trouva en train de fixer son attention sur ses lèvres plutôt que sur ses seins nus, qui se levaient et descendaient rapidement au rythme de la respiration courte d'Elanor.
« En effet, » dit-il bêtement. Avec une soudaine agressivité, il s'abaissa sur elle, son poids pas entièrement sur elle, mais assez pet pour ne pas faire de différence. Son membre dressé était fortement pressé contre la jambe d'Elanor. « Que le Mordor prenne Elrond, » grogna-t-il sa voie basse et rauque. « Par les Valar, si tu n'étais pas ma pupille, si tu étais quelqu'un d'autre, je te prendrais maintenant comme je n'ai jamais . . . » Il s'arrêta juste à temps, et prit une inspiration frémissante.
Que disait-il ? Avait-il perdu l'esprit ?
Il la regarda, ses yeux fixés dans ce grand regard bleu, regard innocent, confiant, séducteur et pleinement conscient de ce que Haldir recherchait. Il pouvait l'avoir s'il le voulait, c'était évident. Elle n'essayerait ni de résister, ni de combattre ; elle attendait simplement de voir ce qu'il allait faire.
Ce qui, malheureusement, allait être précisément rien. Elle était sa pupille. Un sceau d'eau froide à la figure ne lui aurait pas rendu ses sens plus facilement que cette pensé.
Expirant rudement et sévèrement, il descendit de sur elle et parti sans un regard en arrière, conscient qu'il avait très mal agit et assez dégoûté de lui-même. Où était parti son légendaire self contrôle ? Qu'est-ce que ses frères diraient de lui s'ils le savaient ? Il ferait mieux de ne pas se saouler jusqu'à ce qu'il ait accomplit ses obligations envers Elanor.
Il s'allongea sur le lit de camp où elle avait été, capable de sentir la légère odeur florale de ce qu'elle utilisait pour laver ses cheveux. Cette odeur s'était accrochée à elle depuis qu'ils avaient quitté Rivendell, et il l'aimait. Plus que l'aimer. Il voulait se noyer dedans.
A la place, il grinça des dents de frustration, sa tête tournoyant toujours après trop de boissons. Il n'aimait pas se coucher dans ces conditions – saoul, excité sexuellement et seul. Il regarda les étoiles et jura très doucement, utilisant un mélange de jurons provenant des différentes langues qu'il avait apprises. Cela l'aida un peu. Après ça, il se relaxa un peu et fixa son attention sur son nom. Que c'était ironique que sur toutes les plantes qui poussait en Lothlórien, l'elanor avait toujours été sa favorite. Assez ironique, en faite. Ou prophétique.
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Elanor était allongé, seule dans le noir, tremblant toujours de la connaissance de ce qu'elle avait voulu – ou du moins ce que son corps avait voulu. Et elle avait regardé dans les yeux bleus d'Haldir et su qu'il avait voulu la même chose. Même maintenant, le feu de son envie brûlait encore dans cet endroit spécial, si doux, féminin et caché.
Elle inspira et expira, souhaitant que son désir se fane pour qu'elle ne commette pas quelque acte de folie tel que sauter hors de son lit et le suivre sur la terrasse. Une nouvelle vague de chaleur la traversa alors qu'elle envisageait cette possibilité. La simple idée était presque insupportable avec ces possibilités …
Mais il avait été capable de lui résister. Même saoul, il avait tout ce self control, la force de volonté de la taquiner puis de se retirer, pendant qu'elle était une masse de d'émotions tortillées et de doutes qui brouillaient son jugement et lançait au lion sa confiance. Elle avait tellement voulu mettre ses mains autour de lui et le rapprocher d'elle, et n'avait pas vraiment osé. Elle avait eu peur de l'humiliation, qu'il puisse la repousser avec un petit sourire suffisant.
Même maintenant, ses doutes étaient toujours là. Il devait sûrement l'avoir vu voulant d'une certaine manière. Il devait l'avoir regardé et devait avoir vu quelque chose qui l'avait repoussé. Elle devait se rappeler qu'elle était sa pupille, ni plus, ni moins. Il avait été saoul, c'était tout. Les hommes faisaient des choses bizarres quand ils étaient saouls. Cela ne voulait rien dire.
Seulement la nature . . . et elle ne l'aimait même pas . . . il était arrogant, exaspérant, intimidant . . . et quelle brute de l'avoir porté la tête à l'envers comme ça ! Il aurait seulement du admiré son épaule . . . elle était si naïve.
Elanor baissa son regard et réalisa que sa chemise de nuit était toujours sur son abdomen. Poussant ses bras dans les manches, elle releva ses mains et les posa sur ses seins, sentant les durs mamelons pressés contre ses paumes. Une unique larme coula sur sa joue. Elle ne savait pas ce qu'elle voulait. A cet instant, elle voulait seulement se reposer dans le doux oubli d'un sommeil sans rêve.
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Au matin, il était partit. Elle ne l'avait pas entendu partir, mais elle n'était pas surprise. Peu être regrettait-il ce qu'il avait dit et ne voulait pas se le rappeler en la voyant. Elle ne penserait pas à lui non plus.
Elle s'habilla et mangea seule, puis décida d'aéré le lit d'Haldir et de commencer le panier de couture. Combien de temps sera-t-il partit ? Une heure ? Toute la journée ? Elle n'avait aucun moyen de le savoir. Elle ramassa une petite couverture et ayant l'intention de la secouer dehors, elle ouvrit la porte juste quand une mince jeune elfe levait sa main pour toquer.
« Oh ! » haleta l'elleth, faisant un petit pas en arrière.
« Oh, je suis désolé ! » dit Elanor. « Vous ais-je surpris ? »
La visiteuse sourit timidement. « Oh non, pas du tout. Enfin, oui, vous m'avez un peu surprise. » Elle pouffa. « Si stupide de ma part ! Tu dois être Elanor ! Haldir est là aussi ? »
« Non, il est sortit. Je ne sais pas où il est ou combien de temps il sera partit. Entrez. » Elanor lança la couverture et se mit sur le côté pour que sa visiteuse puisse entrer.
La jeune elfe entra dans le talan, ses manières amicales. « Je suis Doria, la couturière d'Haldir. J'ai amené une tunique qu'il m'a commandé il y a un moment. C'était il y a si longtemps que je suis sur qu'il doit penser que j'ai oublié. » Rit-elle gaiement. « Bien sûr, Haldir n'oubli jamais rien. » Elle déplia la tunique pour la montrer à Elanor. « Je pense que c'est un joli motif. Qu'est ce que vous en pensez ? »
Elanor étudia la tunique, puis la toucha. Elle était extrêmement douce avec une texture légère qui réchauffa le bout des doigts d'Elanor. Un bleu gris presque argenté, cette couleur imitait l'écorce blanchie des Mellryns. Autour du cou, des feuilles de vignes entrelacées étaient brodées en ivoire.
« C'est magnifique, » dit Elanor en l'imaginant sur Haldir. Il sera exquis dedans. Pour quel grand événement la porterait-il ?
Doria sourie d'un plaisir évident. « Je te remercie, Elanor. Je doute souvent de mon habilité, bien que la dame semble assez bien aimer ce que je fais. » Elle posa soigneusement la tunique sur un des fauteuils, disant. « As-tu des plans pour aujourd'hui ? »
Elanor hésita. « Bien, j'ai de la couture à faire pour Haldir. Pas du travail comme le tien, seulement des réparations. »
« Ah, bien, tu n'as pas besoin de le faire maintenant ! Sa couture peu certainement attendre. »
Elanor décida qu'elle aimait bien Doria. « Assez vrai, mais Haldir ne sera peu être pas d'accord. »
Les yeux de Doria brillèrent d'humour. « Je connais Haldir. Je suis sure qu'il ne bronchera pas si tu prends un peu de temps pour toi pendant qu'il est absent. Ce doit être écrasant d'être seule dans notre cité. Pas que tu sois seule quand Haldir est avec toi, mais il ne peut pas être là tout le temps. Il a beaucoup de devoirs. Haldir t'a-t-il montré quelque chose ? »
« Il m'a conduit à l'endroit où je pouvais laver son linge, » dit Elanor sèchement. « Autre que ça, non, je n'ai pas vu grand chose. Je pense qu'il compte m'emmener visiter le jardin de Galadriel plus tard. Il pense que je perdrais si je tente de le trouver par moi-même. »
Doria gloussa. « Nous lui laisserons donc cela, et je te montrerais d'autres endroits. Quant à se perdre, je suis sûr que beaucoup d'elfes seront plus qu'heureux de t'aider à trouver ton chemin. Un en particulier d'après ce que j'ai entendu. »
« Oh ? Qu'as-tu entendu ? Est-ce que l'on pense qu'Haldir m'interdit de quitter son talan ? »
« Haldir ? Oh non, je ne parlais pas de lui ! » Elle rit. « Je veux parler de mon frère Lurien. Il m'a déjà parlé de toi, et j'ai pu voir qu'il était très éprit de toi ! Comme d'autre d'ailleurs ! En faite, tu es la causerie de la cité, Elanor. C'est si mystérieux tout cela, toi venant ici en tant que pupille d'Haldir. » Sa jolie figure prit une expression curieuse. « Personne ne sait exactement ce que tu as fait, mais la rumeur dit que tu as osé faire quelque chose que personne ici n'aurait eu le courage de faire. Cela pique la curiosité. Sans mentionner tes cheveux noirs, si différent des notre. Tu es assez exotique. Du moins mon frère pense ainsi. »
« Je ne sis pas exotique du tout, » dit Elanor, éclatant de rire. « De retour à Rivendell, je suis considéré dans la moyenne, en dessous de la moyenne plutôt. »
Doria cligna des yeux. « En dessous de la moyenne ? Est-ce que les elfes de Rivendell sont aveugles ? » Elle glissa sa main sous le bras d'Elanor et la poissa devant le miroir. « Regarde ici, Elanor. Que vois-tu ? »
Elanor se regarda d'un œil critique. Elle vit ce qu'elle avait toujours vu, les cheveux noirs, les yeux bleus, l'ordinaire bouche et nez. Elle s'était toujours comparé à la beauté dorée de Lana ou à la beauté sombre d'Arwen étoile du soir. Même à cet instant, elle se comparait à Doria, qui se tenait si grande et belle avec ses cheveux argent et ses yeux clair et rieur. Exotique ? La couturière était myope.
Doria devait avoir lu l'esprit d'Elanor, car elle dit, « Tu ne me crois peu être pas, Elanor, mais tu es assez jolie. Je sais que mon frère le pense. »
Elanor essaya de ne pas grimacer à la pensé de Lurien. « Mes amis à Rivendell m'appelle Ellie, » offrit-elle.
Doria sourit. « Bien, c'est réglé donc. Tes amis en Lórien t'appelleront ainsi aussi. Viens, Elanor, mon exotique nouvelle amie. Laisse moi te montrer notre cité, omettant le jardin de la dame, bien sûr. Nous laisserons cela pour le Gardien de la Marche. Il aime le jardin de Galadriel. » Elle sourit, et sans s'en rendre compte, ajouta une chose qui faillit détruire le plaisir d'Elanor. « Il avait l'habitude d'y amener Healea tout le temps. »
(à suivre...)
