Auteur : Fianna et Julie

Disclaimer : les personnages, cadres, lieux et langages utilisés pour ce travail sont la propriété de J.R.R. Tolkien, The Tolkien Estate et Tolkien Enterprises. Aucun profit monétaire n'est réalisé sur cette histoire et les lois du copyright ne sont violées en aucune manière.

Note des véritables auteurs : feed-back, reviews sont apprécié. Histoire traduite de l'Anglais par Ellimac pour le compte de, et avec l'accord des auteurs.

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Chapitre 9 :

Haldir marchait à grand pas résolu à travers le Bois Doré en direction des portes de la cité. Il s'était levé tôt et était sortit là pour réfléchir et peut être s'amener à un état d'esprit plus calme concernant Elanor. Il n'y était pas parvenu, bien qu'il ait passé quelques temps dans un arbre regardant le rituel nuptial d'une paire d'écureuil. Cela n'avait pas amélioré son humeur.

Il s'était moqué d'autres elfes pour avoir fait à peu près la même chose que ce qu'il faisait, et cette connaissance lui restait sur le cœur. Haldir de Lórien ne s'asseyait pas pour soupirer sur de jeunes elfes comme un veau malade d'amour – en dépit du fait que l'image d'Elanor brûlait continuellement son cerveau. Elle était sa pupille, il avait un devoir et elle aussi ! Et par les Valar, il le remplirait tous les deux ! Il n'était pas parvenu plus loin que ça dans ses réflexions.

Elle n'avait rien fait de mal, c'était là le problème, autre qu'échouer à courir quand les Gobelins avaient attaqué. Il pouvait difficilement la discipliner pour avoir fait tomber son arc ou réarranger ses tuniques. Le pire qu'elle ait fait, était de ne pas lui avoir dit pour ses peines et douleurs, et elle en avait déjà subit les conséquences. Peut être n'aurait-il pas dû la guérir, il avait été trop laxiste. D'habitude il n'était pas si doux.

Mis à part cela, c'était comme si elle prenait sur sa vie ! Ses gardiens lui devaient obéissance, peu importait qu'ils soient nouveaux ou aient été avec lui pendant des siècles.

Elanor argumentait.

Et il lui cédait, de temps en temps ! Alors qu'il s'était toujours considéré comme un elfe raisonnable, il y avait eu peu de fois où il avait changé d'avis à propos de quelque chose. Il croyait en ses jugements et les savait sensé. Néanmoins quand Elanor était concernée, il hésitait parfois. Etait-ce bien ? Et pourquoi éprouvait-il tant de plaisir à leur conflits ? Ce n'était pas du tout ce à quoi il s'attendait, cela le perturbait.

En règle générale, il préférait une elleth mature, accommodante, une elleth avec qui il pouvait partager un moment de physique camaraderie sans aucuns liens d'attache, sans aucune explication et discutions sur pourquoi ou comment ou ce qui viendra après … et certainement pas d'argumentation ! Il avait plusieurs dames de Lórien avec qui il partageait ce type de discrète liaison, et chacune comprenaient cela, bien qu'elles aient son respect, leur temps ensemble était uniquement pour le plaisir physique. Chacune savait qu'il y en avait d'autre, et aucune d'elles n'en parlait ou semblait concerné par cela. Et certainement aucune d'elles n'argumentaient avec lui. Jamais. Et puisqu'il ne demandait jamais quelque chose de déshonorant, comment pourrait-il en être autrement ? Cela avait parfaitement marché pendant très longtemps, et il n'avait envie de mettre en danger aucune de ces relations.

Encore.

Donc pourquoi n'était-il pas avec l'une d'elles en ce moment ? Et pourquoi n'était-il simplement pas allé voir l'une d'elles la nuit dernière ? Haldir soupira, connaissant la réponse tout en la mettant de côté. Et l'honneur ? Avant il n'avait jamais remit en question sa compréhension de l'honneur. Prendre avantage de quelqu'un qui était faible pour son propre profit, cela était déshonorant. Rechercher son propre plaisir avec une elfe qui était sous son autorité, cela était déshonorant, n'est ce pas ? Elrond avait parlé clairement de ce qu'il attendait sur ce point. Mais cela ne semblait plus clair du tout, car Elanor avait eu envie de lui la nuit dernière. Si elle n'en avait pas eu envie, elle l'aurait fait savoir. Elle paraissait n'avoir aucun scrupule à lui faire connaître ses souhaits, bien que rarement de la façon la plus sage.

Il fit un bref signe de tête aux Sentinelles gardant les portes de la cité, entra dans la cité et se dirigea vers les escaliers les plus près. Que penserait Elanor quand elle se réveillerait pour découvrir qu'il était partit ? Il n'avait pas considéré cela jusqu'à maintenant. Il espérait qu'elle ne … qu'elle ne ferait pas quoi ? Il fronça les sourcils alors qu'il commençait à monter les marches deux par deux. Que savait-il de la façon dont marchait l'esprit d'Elanor ?

Quand il entra dans son talan, il sut qu'elle n'était pas ici, il y avait un silence qu'il n'y avait jamais eu avant. Puis il vit la tunique posée sur la chaise. Ah, cela expliquait l'absence d'Elanor ; Doria était venu ici, et l'avait vraisemblablement prit sous son aile. C'était bien, car même si elle était la sœur de Lurien, on pouvait lui faire confiance pour prendre soin d'Elanor.

Il s'avança et examina la tunique, souriant avec satisfaction. C'était un cadeau pour l'anniversaire d'Orophin, ce qui serait une immense surprise puisqu'ils avaient cessé d'échanger des présents il y a plusieurs siècles. Cependant ceci était un cadeau d'une autre nature. Un qui plairait à Orophin de manière inattendue.

Il prit la tunique et la cacha dans son armoire, puis retourna dans la pièce de devant. Sur une impulsion il alla jeter un coup d'œil sur ses plantes. Elles semblaient plus jolies qu'avant. Et l'elanor avait deux petits bourgeons, juste sur le point de s'ouvrir. Haldir soupira et partit trouver Elanor et Doria.

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« Et ceci est la maison des bains, » expliqua Doria. « Hommes et femmes se baignent généralement à des heures différentes, bien sûr, bien que des exceptions peuvent être faites si désirées. Seulement peu, tel que Haldir et bien sûr Dame Galadriel et le Seigneur Celeborn, ont des salles d'eau à l'intérieur de leur talans. »

Elles se tenaient à l'intérieur d'une tente circulaire, avec des portes de rideau, fixant un bassin peu profond dont l'eau était acheminé d'un ruisseau non loin. Le treillis recouvert de vigne formait le toit et laissait passer assez de lumière pour nourrir les luxuriantes fleures planté autour du bassin. Quelques pétales flottaient à la surface de l'eau. L'air était doux comme de la soie et le parfum des fleurs étaient entêtant et amené par la brise qui soulevait les rideaux. Des flacons de verre multicolore étaient posés sur une table basse, et contenaient, lui dit Doria, des parfums précieux, lotions, et savon.

« Tu peux venir ici avec moi, si tu veux, » expliqua Doria joyeusement. « L'eau est assez chaude et nous avons de magnifiques sessions de commérage ! Une fois de temps en temps, nous attrapons des elfes flânant dehors, essayant de nous écouter parce qu'ils savent que nous parlons d'eux. C'est si drôle ! »

Elanor sourit, ses pensés dérivant automatiquement sur Haldir. « Je ne peux pas imaginer Haldir faisant quelque chose comme ça. »

« Mon dieu non, pas le Gardien de la Marche ! Maintenant, ses frères, c'est une autre histoire. » Un sourire courba les lèvres de Doria alors qu'elles quittaient la maison des bains. « Ils sont connus pour faire ce genre de chose, bien que je ne pense pas qu'ils aient été attrapés à écouter aux portes de la maison des bains. Cela ne veux pas dire qu'ils ne le font pas, cela veut seulement dire que nous ne les avons jamais attrapé ! »

« Tu les aime bien ? » demanda Elanor. Elle se sentait réellement assez à l'aise avec sa nouvelle amie pour poser cette question.

« Rúmil et Orophin ? Bien sûre, tout le monde les aime ! Ils sont une telle paire de bons blagueurs. Ils me font tout le temps rire quand je suis avec eux. Et quels flirteurs aussi ! Je trouve Orophin un peu plus sérieux que Rúmil, ce que j'admets trouver … agréable. J'aime sa sincérité. Et il a des yeux si beaux ! » Elle regarda Elanor et baissa sa voie. « Une fois j'ai grimpé sur une chaise pour quelques raisons, je ne me souviens plus pourquoi maintenant, mais je suis presque tombée et Orophin m'a rattrapé. Et, oh par les Valar, Ellie, il était si fort ! Je n'ai jamais oublié ce que j'ai ressenti. » Elle éventa ses joues de ses mains et sourit d'une manière qui invitait Elanor à en faire de même.

« Je peux imaginer, » dit Elanor, pensant à la force d'Haldir, ce qui pour quelques raisons amena le souvenir de la manière dont il l'avait lancé sur son épaule la nuit dernière et lavait tapé sur son derrière. Rapidement, elle retourna son attention sur Doria, espérant que son amie n'avait pas remarqué les rougeurs révélatrices de ses joues.

« Et il a un tel sérieux quand il fait des compliments, » disait Doria. « Oh, je vois Haldir venir par ici. Il doit te chercher. »

Elanor regarda autour d'elle, et sentit son cœur faire un petit saut alors qu'elle le regardait approcher. Sa démarche était si masculine, si élégante, si pleine d'assurance. Ses yeux gris n'hésitèrent pas à rencontrer les siens, pourtant son visage ne révélait rien de ses pensés. Elle pria pour ne pas rougir et bégayer quand il lui parlerait. Elle devait être calme et froide comme lui ! Sans passion et émotion. Ha !

« Elanor, » dit-il courtoisement en les rejoignant, « et Doria. J'ai vu la tunique, Doria. Comme toujours, c'est un travail d'art, et merci. »

« Je suis contente que tu l'aime, » lui dit Doria modestement. « Je pense l'avoir pas mal réussit. »

« En effet. Et je suis content de te trouver puisque je souhaite faire une autre commande. Elanor a besoin de plus de vêtements. Trois ou quatre robes, je pense, ainsi que des sous-vêtements. » Il s'arrêta. « Et une nouvelle cape aussi. » Il y avait un sous-entendu dans cette dernière phrase que personne excepté Elanor n'aurait entendu. Etait-ce de l'amusement ?

Elle le fixa. Comment osait-il se tenir ici et commander des vêtements pour elle comme si elle n'avait aucune voie ou volonté propre ! Quelle arrogance ! « Suis-je autorisé à choisir les couleurs ? » demanda-t-elle doucement. « Ou aimeriez vous faire cela aussi ? »

Les yeux d'Haldir retournèrent sur son visage. « Non, vous pouvez le faire, Elanor. »

Doria acquiesça. « Je peux prendre ses mesures plus tard. Veux-tu emmener Elanor maintenant ? Je sais qu'elle a attendu que tu lui montre le jardin de Galadriel. »

Les yeux d'Haldir dérivèrent une fois de plus sur elle. « Est-ce ce que vous le souhaitez ? »

« Si vous avez quelque chose d'autre, vous devriez le faire, » dit Elanor, essayant d'imité sa raideur, « Je peux certainement attendre. »

« Je n'ai rien d'autre à faire en ce moment, » répliqua-t-il. Son ton semblait maintenant magnanime comme s'il lui faisait une immense faveur. Ou imaginait-elle cela ?

« Je me retire alors, » dit Doria joyeusement, « et vous laisse apprécier les fleurs. Je te rendrais visite plus tard, Ellie ! » L'elfe s'en alla, réussissant à paraître petite et douce malgré sa grande taille.

« Je vois qu'elle vous a montré la maison des bains, » remarqua Haldir. « Vous êtes, bien sûr, parfaitement libre d'utiliser la salle d'eau de mon talan. »

Elanor ne répondit pas, et un silence gênant s'installa. Allait-il s'excuser pour sa conduite de la nuit dernière ? Ou allait-il prétendre que rien ne c'était passé ?

Haldir la prit par le coude et la guida le long des sentiers, sa forte main sûr sur son bras envoyait des frissons de conscience à travers le corps d'Elanor. Il ne dit rien, ce qui pour quelques raisons fit battre son cœur plus rapidement. Il ferait sûrement mieux d'en parler. N'importe quoi d'autre était mieux que cette tension silencieuse. Ne la sentait-il pas aussi ? Elle osa lui jeter un coup d'œil de côté, notant le manque d'expression de son visage. Il était fort possible qu'il ne la sente pas, que la tension était dans son esprit et de son faite. L'idée était comme un petit coup de poing dans son estomac.

Enfin, il brisa le silence. « C'était mon intention de vous faire découvrir la cité moi-même, » remarqua-t-il, sa voie basse et neutre. « J'espérais que vous m'attendriez. »

« Je vous aurais peu être attendu si vous l'aviez mentionné, » dit-elle âprement.

« Peu être ? » Il la regarda du coin de l'oeil. « Il serait sage de vous rappeler que la majorité de mes souhaits ne sont pas optionnels. »

Elanor retira son bras de sa poigne. « Je suis surprise que vous soyez même capable de marcher ce matin après toute vos buveries. »

« Je ne fais jamais de beuveries, » établit-il calmement. « Venez, là est l'entrée du jardin. »

Elle se mordit la lèvre. Il était si distant, si peu affectif, si détaché. Quelle différence par rapport à l'elfe qu'elle avait vu la nuit dernière ! Lequel était le vrai Haldir ? Elle découvrit qu'elle voulait argumenter avec lui, pour provoquer un genre de réponse qui briserait ce mur de réserve, mais en même temps elle n'était pas sûr de devoir, ou même de pouvoir. Serait-il préférable de rivaliser avec son comportement froid ? Qu'attendait-il exactement d'elle ?

Ils passèrent sous une arche couverte de lierre, et émergèrent dans un autre monde, un monde remplit d'une lourde senteur qui étourdirait un visiteur imprudent. Partout où Elanor regardait il y avait des fleurs de printemps, des arbustes en fleur, de petites plantes fleuris et même des arbres, rose et rouge, violet et blanc, jaune et orange. Beaucoup de plantes ne pouvaient pas être natives de Lothlórien, bien que d'autres l'étaient, et quelques unes qu'Elanor reconnut comme assez familières.

La main d'Haldir se ferma une fois de plus sur l'avant bras d'Elanor. De la part d'un autre elfe, cela aurait put sembler un peu possessif, mais elle renvoya cette pensé alors qu'elle regardait autour d'elle, prise par la profusion de couleurs, les habiles arrangements, et le petit sentier discret, les tonnelles accueillantes qui devaient offrir un endroit tentant pour les rencontres d'amoureux. Avait-il amené Healea dans ces petites alcôves ? Elle ne pouvait pas supporter cette inquiétante pensé, pas plus qu'elle ne pouvait supporter cette affreuse tension plus longtemps. Elle devait penser à un moyen d'arrêter cela.

Elle s'arrêta soudainement, en voyant un lit de fleurs d'elanor circulaire avec une élégante fontaine pour les oiseaux au milieu. Un souvenir fondit sur elle et avec lui la réponse. Elle regarda Haldir avec une détermination timide. « Cela me rappelle le jardin du Seigneur Elrond. Vous le rappelez-vous ? Vous le regardiez la nuit où … où nous nous sommes rencontré. »

Haldir regarda les fleurs dorées en forme d'étoile de l'elanor. « Je me rappelle clairement. C'était il n'y a pas si longtemps. » Il paraissait toujours aussi peu passionné, son visage pareil à du marbre. Ceci était le Gardien de la Marche, l'elfe qui tuait des gobelins et tout autre horrible créature sans une hésitation ou merci. Et comme elle aspirait à voir la chaleur derrière la glace.

Rassemblant ses nerfs, elle bougea pour se retrouver devant lui. « Je vous ais insulté cette nuit, » bravement elle releva son regard dans ces yeux gris perçant, « et je m'excuse avec une complète sincérité. Vous ne le méritiez pas. Et je … j'ai tiré vos cheveux assez forts. Vous ne méritiez pas cela non plus. »

Les sourcils d'Haldir se levèrent ensemble, mais son visage perdit un peu de sa raideur. « Il n'y a aucun besoin de cela Elanor. C'est du passé. Je ne m'appesanti pas dessus. »

« Si, il y en a besoin, » continua-t-elle, une rougeur rampa sur ses joues. Elle souhaitait vraiment s'excuser mais, c'était aussi son intention d'amener le souvenir de ce baiser dans son esprit d'une manière pas trop évidente. « Acceptez-vous oui ou non mes excuses ? S'il vous plait répondez-moi. »

Il inclina sa tête, un coin de sa bouche frisa juste un petit peu. « Très bien, Elanor, j'accepte vos excuses. » Il sembla l'étudier. « Y a-t-il quelque chose d'autre que vous souhaiteriez que je dise. »

Elle devenait frustrée. Etait-il délibérément obtus ? Après sa conduite de la nuit dernière, elle pensait que ce qu'elle avait en tête lui viendrait à l'esprit, mais, clairement, il ne comprenait pas l'allusion. Elle se tourna un moment pour rassembler son courage, puis se tourna pour lui faire face juste quand le soleil sortit de derrière un nuage. Cela dora les cheveux d'Haldir en un halo éblouissant de feu argenté, causant un stupide petit sursaut à son cœur. Fait le Elanor !

Elle eut un dernier moment de débat avec elle-même, puis prit une profonde inspiration. « Cette nuit là, Haldir, tu as montré un intérêt à m'embrasser. Tu peux m'embrasser maintenant si tu le veux. » Son cœur martelant, elle ferma les yeux, leva ses lèvres, et attendit.

Plusieurs secondes passèrent. Rien n'arriva.

Elle réouvrit ses yeux. La bouche d'Haldir était maintenant courbée en un petit sourire plutôt dérangeant. « Elanor, » dit-il, « es-tu certaine que c'est ce que tu veux ? »

Elle put se sentir rougir. « Penses-tu que je m'embarrasserais comme cela si je ne l'étais pas ? Je n'ai pas l'intention de supplier, Haldir, donc si tu ne veux pas m'embrasser juste . . . juste dis-le. Ou alors fais-le. »

« Il n'est pas question de ce que je veux. » Son ton contraint suggérait des difficultés dont elle n'avait pas conscience. « Tu es très jeune, avec une expérience limitée, tandis que je suis . . . »

« Terriblement vieux et sage et établis dans tes habitudes, » interrompit-elle. « Qu'est ce que cela a à voir avec quelques choses ? Tu ne paraissais pas concerné par cela la nuit dernière quand tu étais pratiquement sur moi. »

Voila, elle l'avait soulevé, mais au lieu d'amener la question dans l'ouverture, cela fana son sourire et étrécit ses lèvres. « Je ne pense pas que nous devrions discuter de la nuit dernière, » dit-il. « Tu devrais essayer de l'effacer de ton esprit, Elanor, et j'en ferais de même. »

Plus d'humiliation pour s'amonceler avec tout le reste. Faux, elle avait eut tout faux à propos de ce qui s'était passé entre eux, faux de lui demander de l'embrasser. Elanor, Elanor, quand apprendras-tu ? Dégonflé et se sentant extrêmement stupide, elle se tourna aveuglément loin de lui, mais sa main sur son bras l'empêcha d'aller nulle part.

« Reste, » commanda-t-il. Elle se tint immobile, son visage détourné, attendant pendant qu'il se tournait et lui faisait face. « Tu veux vraiment que je t'embrasse ? » Cette fois sa voix était plus douce, avec un fil de soie dedans. Elle frissonna intérieurement, peu sûr de pourquoi elle avait fait cela, lui demander ceci. Où était sa fierté ?

« Oui, » admit-elle, son cœur faisant un bruit sourd.

Sans un mot, il la conduisit dans l'ombre d'un lilas et la regarda. « Pas de tirage de cheveux maintenant, » murmura-t-il. Il glissa son bras autour de sa taille et avec une légère pression la poussa vers lui de manière à ce que leur corps se touchent presque. L'attention d'Haldir semblait si fixée sur elle qu'elle stoppa presque de respirer. Et puis il baissa sa bouche vers la sienne.

Ses lèvres étaient chaudes et gentilles, bougeant sur les siennes presque avec tendresse, juste de la façon dont elle avait toujours rêvé qu'un baiser serait, léger comme une brise d'été. Mais elle se rappelait aussi l'ardeur de cet autre baiser dans le jardin d'Elrond, et ce souvenir la fit languir pour plus. Ceci était doux, mais ne portait rien de la vive passion, rien de la puissance, de l'excitation et de la fondante urgence qu'elle avait sentit en lui avant. Qu'est-ce qui n'allait pas ?

Sentant qu'il allait se retirer, elle glissa ses mains de sur ses bras à ses épaules, aimant le sentir et recherchant plus que ce qu'il avait offert. Elle n'était pas prête à le laisser partir, pas encore, pas après la nuit dernière, pas après la peine et les aspirations dont elle avait souffert. Entourant ses bras autour du cou d'Haldir, ses doigts dérivant dans ses doux cheveux, elle sépara ses lèvres et le pressa plus près d'elle, et encore elle sentit son hésitation. A sa surprise, il prit ses poignets, et retira ses bras, forçant une distance entre eux.

« Elanor, ne rends pas cela difficile. Nous ne devons pas aller plus loin avec cela. »

« Pourquoi ? » demanda-t-elle confuse. Etait-ce parce que quelqu'un pourrait passer par-là ?

Il baissa son regard sur elle, sa respiration notablement irrégulière. « Parce que tu es ma pupille. J'ai juré de te protéger et de t'instruire, et ceci n'est pas ce qu'Elrond voulait dire quand il m'a demandé cela. »

Sa voix était redevenue neutre et ses mots n'avaient aucun sens. Cela était bien égal à Elrond si Haldir l'embrassait ! Etait-ce seulement quelque excuse pour être débarrassé d'elle ?

« Souhaitez-vous passer plus de temps dans le jardin ? » demanda-t-il, son ton presque formel.

« O-oui, » bégaya-t-elle.

« J'ai des choses qui m'attendent donc je vais vous laisser pour le moment. Si vous êtes toujours là quand je reviendrai, je vous escorterai où que vous souhaitiez aller. » Et il se tourna et s'en alla sans un mot d'au revoir ou un regard en arrière. Encore.

Elanor le fixa, bouche ouverte et remplit de chagrin. C'était comme s'il ne pouvait pas attendre de la laisser. Est-ce que le baiser avait été si déplaisant pour lui qu'il avait à s'enfuir immédiatement ? Elle toucha ses lèvres du bout des doigts. Avait-elle fait quelque chose de mauvais ? Est-ce que son agressivité l'avait dissuadé ? L'avait-il embrassé parce qu'il se sentait désolé pour elle ? Puis une nouvelle pensée la frappa. Est-ce que ses souvenirs avec Healea ici avait quelque chose à voir avec ça ?

Son cœur sombra alors que cette nouvelle possibilité émergeait dans son esprit. Peut être que son amour pour cette autre elleth le hantait toujours. Peut être que son cœur ne sera jamais donné à une autre. Pendant un moment, elle voulut fondre en larme.

Oh, douce Elbereth, à quoi pensait-elle ? Stupidité, Elanor ! Elle se permettait d'être ainsi pour une attraction physique. Vraiment, Elanor ! Simplement parce qu'il avait plaisantement céder à sa demande, ne voulait pas dire qu'elle devait se jeter sur lui de cette manière gratuite ! Quelle folie l'avait incité à lui demander de l'embrasser ?

Elle n'osait pas imaginer ce qu'il devait penser d'elle. Après tout, n'était-elle pas la même jeune elfe qui l'avait fait kidnapper et attacher à son lit ? C'était une chose scandaleuse à faire, enfantine et honteuse et choquante. Comment pourrait-il jamais la voir comme quelqu'un d'autre que l'instigatrice de cet acte honteux ? Pourquoi voudrait-il l'embrasser ? Il ne pouvait probablement pas attendre d'être débarrassé d'elle.

Sévèrement déprimé, elle vagabonda parmi le fleurs, inhalant leurs odeurs, touchant leurs doux pétales en un effort pour remonter son moral. Elle réussit seulement partiellement, car une nouvelle et étrange solitude la saisit. Bien qu'elle aimait les plantes, à cet instant elle avait besoin de quelque chose de plus que ce qu'elles pouvaient offrir. Comment pourrait-elle gagner la bonne opinion d'Haldir ? Etait-ce même possible ?

Elle s'assit sur l'herbe à côté d'un groupe de jonquille d'un jaune brillant, et replia ses genoux sous son menton. Un besoin soudain de pleurer palpita dans sa gorge. Mais elle ne devait pas s'y abandonner. Puis, abruptement, elle sut que quelqu'un se tenait derrière elle.

Galadriel.

Elanor commença à bondir sur ses pieds, mais la Dame l'arrêta d'un geste. « Ne te lève pas, mon enfant. Je vais m'asseoir à côté de toi, si je peux. »

« Bien sur, ma Dame, » répliqua Elanor, regardant Galadriel avec un respect mêlé de crainte alors qu'elle se baissait avec une grâce aisée sur l'herbe.

Au début la Dame parla de son jardin, comme elle y prenait un grand plaisir et comme elle était contente qu'Elanor aide à en prendre soin. Elle parla aussi des variétés de plantes et de fleurs poussant ici, et d'où elles venaient, et lesquelles étaient ses préférées, de sa voix musicale, apaisante et reposante. Et puis elle devint silencieuse, ses yeux posés sur Elanor.

« Quelque chose te trouble, » dit-elle avec un gentil regard sur son magnifique visage sans âge. « Je peux le sentir. Aimerais-tu en parler ? »

Elanor hésita avant de répondre. « Je suis confuse, » admit-elle finalement. « A propos d'Haldir. Et à propos de moi-même. »

« Des choses sont faites pour être et d'autres non, » dit la Dame calmement. « Celles qui doivent être se feront d'elles-mêmes. »

Elanor se mordit la lèvre. « Vous dites que ce que je ressens n'est pas fait pour être ? »

« Pas du tout Elanor. Je dis que nous sommes attirés par ceux qui nous complètent, et il est futile d'y résister. Chacun de nous est déjà entier, néanmoins nous tous nous languissons de devenir plus entier, si cela à un sens pour toi. Nous recherchons à grandir nos esprits pour contenir une plus grande joie et un plus grand sens de qui nous souhaitons être. C'est pourquoi nous tombons amoureux. C'est très différent d'une attraction physique, et pourtant s'en est une grande part. »

Elanor avala sa salive. Tomber amoureux ? Où cette conversation se dirigeait-elle ? Les yeux anciens et connaisseurs de la Dame semblaient invité plus de questions, mais Elanor ne savait pas quoi demander.

Comme si elle le sentait, Galadriel tendit le bras pour lui toucher la joue. « Ce n'est pas l'action mais l'intention qui définit l'honneur. Haldir sait cela. Il a seulement besoin qu'on le lui rappelle. Aimerais-tu quelques conseils ? »

« S'il vous plait, » chuchota Elanor.

« Continue d'être toi-même avec lui. Il estime qui tu es, Elanor. Apprend de lui, et change seulement ces aspects de toi qui te serviront le mieux. Son passé est derrière lui et n'a pas besoin d'être craint. Laisse tes sentiments être tes guides, car ils peuvent être bien plus vrais que les pensées. »

« Je suis en colère contre lui la plupart du temps, » admit Elanor.

« Ah, mais es-tu réellement en colère ? Je pense qu'il est plus cas d'être frustré avec un elfe qui est de loin trop habitué à avoir ses propres manières. Bien sûr il a gagné ce droit à l'intérieur des frontières de sa puissante position. Il est quelque fois arrogant, néanmoins ses excellentes qualités l'emportent, ou il ne serait pas le Gardien de la Marche de Lothlórien. »

« Il n'a pas aimé que je réarrange ses habits, » dit Elanor avec un soupire. « Ou les ustensiles dans la cuisine. Ou ses meubles. »

Galadriel eut un rire plaisant. « Tu as fait ça ? Bien pour toi, Elanor. Il est temps que quelqu'un le secoue. Pas étonnant qu'il se conduise bizarrement. »

« Bizarrement ? » dit Elanor relevant son regard. « Que voulez vous dire ? »

« Je veux dire qu'il n'est pas lui-même. Il paraît plus désorienté que je l'ai vue depuis des siècles. Aucune des autres n'a réussit à faire cela. »

« Oh. » Elanor absorba cela. « Autre ? » demanda-t-elle difficilement.

Les yeux de Galadriel rencontrèrent les siens. « Haldir est un elfe attractif, et non attaché avec des besoins masculins normaux. Beaucoup de nos jeunes elfes célibataires le trouvent irrésistible, et je suis sûr qu'il a établit des relations. Il reste à voir ce qu'il va faire pendant que tu es ici. Le simple fait qu'il t'ait installé dans son talan suggère beaucoup. »

Elanor commençait à souhaiter que la Dame parle plus franchement. Suggère beaucoup ? Etablit des relations ? Elle découvrit que cette dernière idée lui était égale. Mais elle ne poserait pas de questions à propos de ça.

« Vous voulez dire qu'il y a d'autres endroits où je pourrais vivre ? » dit-elle à la place.

« En effet. Nous avons plusieurs talans vide, sans mentionner qu'il y a de jeunes elfes seules qui auraient accueilli une compagne temporaire. Doria par exemple. »

« Il m'a dit que je devais rester avec lui, » dit Elanor en fronçant des sourcils.

« Il est ton gardien pour un an, » lui rappela gentiment Galadriel. « C'est à lui de décider où tu vivras. Si tu souhaite vivre ailleurs, tu dois en discuter avec lui. Je n'interviendrais pas sans une raison sensée. »

« Je ne sais pas si je souhaite vivre ailleurs, » répliqua Elanor. « Je ne sais pas ce que je veux, ni n'ait une idée de ce qu'il veut. » Excepté une obéissance aveugle, et cela il ne reviendra pas dessus. La grosse brute ! Dans tous les cas, comment pouvait-elle apprendre si elle ne posait pas de questions ?

La Dame sourit énigmatiquement. « Au moins donne-lui obéissance quand il est raisonnable, Elanor. C'est un juste compromit. Est-ce qu'il te brutalise autant ? »

Les yeux d'Elanor s'agrandirent. « Vous lisez mon esprit ? Oh, j'espère que je n'ai pas fait offense ! »

Galadriel toucha sa main. « Tu ne m'as pas offensé, Elanor. Penses-tu que je ne comprends pas tes sentiments ? Tu es perdue et manque de confiance en toi, et le voyage jusqu'en Lórien était un défi pour toi. Et Haldir ne l'a pas rendu plus facile, n'est-ce pas ? »

Elanor regarda ailleurs, sa gorge se nouant. Elle pressa ses lèvres, essayant de contrôler les soudaines larmes qui menaçaient de tomber. « Pourquoi aurait-il dû, ma Dame, après ce que je lui ai fait ? Le seigneur Elrond vous a-t-il dit les détails ? »

Galadriel inclina la tête. « Il l'a fait. »

« Je ne souhaite pas que d'autres le sachent. Ma Dame, pas par égard pour moi, mais pour lui ! Est-ce possible ? »

« Discrétion est toujours possible, Elanor. Celeborn et moi n'en parlerons pas, ni les frères d'Haldir. Je ne pense pas que tu ais besoin de t'inquiéter. Les Valar oeuvrent par des chemins mystérieux, ma chère. Ceci est un nouveau départ pour toi. Longtemps tu as mis les besoins des autres avant les tiens. Maintenant il est grand temps de te mettre en premier, de rechercher ce qui te rendra complète. »

Les lèvres d'Elanor tremblèrent. « Comment puis-je faire cela quand je dois servir Haldir ? »

« Tu dois décider cela par toi-même. Haldir n'est pas facile à vivre. Ses humeurs sont souvent sombre, et ses responsabilités reposent lourdement sur ses épaules. Tu dois apprendre à le comprendre, et puis tu comprendras pourquoi il agit comme il le fait. »

Galadriel leva le menton d'Elanor, la forçant à regarder directement dans ses yeux bleu cristal. « Tu as donné à ta sœur trop d'années. Être aux services des autres est digne d'éloges, mais elle ne l'estimait pas. Maintenant viens, sois aussi forte que je sens que tu es. Tu as un défi devant toi, et tu le rencontreras. »

Elanor cligna des yeux rapidement pour retenir ses larmes. « J'essayerais ma Dame. »

« Cela est tout ce que quelqu'un peut demander. Maintenant, est-ce que Haldir t'a montré où les outils de jardin étaient gardés. »

Elanor lâcha un rire tremblant. « Non, » admit-elle. « Il était trop occupé à courir loin de moi. Je crois que je l'effraie. »

« C'est un spectacle que j'aurais souhaité pouvoir voir, » déclara Galadriel.

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Réconforté par sa conversation avec Galadriel, Elanor explora le jardin par elle-même pendant un moment. Elle ne commencerait pas à travailler immédiatement puisqu'elle portait la plus fine de ses trois robes, mais elle ne resterait pas non plus là, attendant qu'Haldir revienne. Il devait l'avoir oublié maintenant, malgré ce que Doria avait dit à propos du fait qu'il n'oubliait jamais rien. Et donc elle quitta le jardin, et, après seulement quelques mauvais tournants, trouva avec succès son chemin jusqu'au talan d'Haldir.

Fière d'elle-même, elle s'arrêta dans l'encadrement de la porte, écoutant pour voir s'il était là, mais il n'y était pas. Ayant l'intention de commencer tout de suite le travail de ménage, elle fut attirée par le miroir à la place, étrangement obligée de regarder ses propres traits, essayant de voir comment Haldir la voyait. Elle toucha d'un doigt ses lèvres, caressant gentiment leur surface en une vaine tentative pour recréer la sensation de velours de son baiser. Comme il avait manqué de passion, il avait quand même été magnifique et gentil. Elle avait juste voulu tellement plus.

De tels sentiments étaient si nouveaux pour elle qu'elle pouvait seulement secouer la tête d'incrédulité. Cela, combiné à tout ce qu'avait dit Galadriel, fit chanceler la tête d'Elanor. La Dame semblait si pleine de sagesse, et elle avait dit tellement en si peu de mots, mais Elanor avait toujours à se creuser la tête pour trouver leur sens.

Avec un soupir et une secousse, elle partit se laver les mains et la figure, puis débattit sur quoi faire. Le panier de couture lui faisait signe, et elle devait arrêter de la remettre au lendemain. Elle était seulement si fatigué de couture ; elle avait fait la couture de Lana pendant des années et des années. Lana était toujours si négligente, déchirant constamment ses costumes et dentelles, ou demandant de petites altérations ou additions. Regardant en arrière, Elanor se demanda pourquoi elle n'avait pas simplement dit à Lana de le faire elle-même ! Elle supposait que c'était parce qu'elle avait aimé se sentir utile et nécessaire, et Lana avait semblé reconnaissante, du moins au début. Finalement, bien que, Elanor commença à se sentir inapprécié et pleine de ressentiment, et son travail de couture devint maladroit et pauvre en qualité. Haldir pourrait bien regretter de lui avoir demandé cela, réfléchit-elle sombrement.

Le premier vêtement qu'elle ramassa avait un trou à la manche. Voyons ! Comment avait-il fait cela, se demanda-t-elle avec contrariété. Comme il avait été négligent pour avoir . . .

Elanor fixa le trou de plus près. Haldir n'avait pas été négligent. C'était une coupure. Une fente dans le vêtement de deux fois la longueur de son pouce. D'une bataille.

Un sentiment de malaise entre dans son estomac.

Elanor, Elanor, maudite idiote ! Comme c'était faux, malavisé et stupide de comparer les besoins d'Haldir avec ceux de Lana ! Remplie de culpabilité, elle fixa le sombre tissu de la manche, se représentant une horrible épée glissant au travers, dans le bras d'Haldir. L'image de son sang amena les larmes aux yeux d'Elanor.

Bondissant sur ses pieds, elle commença à chercher dans le panier, examinant chaque vêtement pour trouver les fissures, déchirures et entailles. Heureusement, il n'y en avait pas seulement ayant rapport à des batailles, mais quelques unes l'étaient, et une apparemment avait été mal lavé, car il y avait encore du sang dessus. Il avait certainement besoin que quelqu'un prenne soin de lui, pensa-t-elle avec indignation. En dessous de toute cette arrogance et froideur se cachait un elfe qui pouvait saigner, sentir la douleur, et même mourir !

La colère vint ensuite. Et où étaient toutes ces fines ellith avec qui il avait supposément établit des 'relations' ? Faisaient-elles quelque chose d'utile pour lui ? De quel bien étaient-elles ? Manifestement il avait besoin de quelqu'un avec du sens pratique et compétent pour voir de tels détails. Quelqu'un comme Elanor de Rivendell.

Oh, elle le faisait encore, devenir émotive ! Encore une fois, elle ne pouvait pas s'en empêcher. Toutes les émotions des quelques jours passés semblaient se rassembler en elle et se grouper ensemble pour former une grande masse de confusion, de douleur et de jalousie. Elle s'assit juste là, par terre avec les vêtements d'Haldir étalé tout autour d'elle et fondit en larme comme une idiote.

Bien sûr, Haldir choisit ce moment pour entrer dans la pièce. Il se tint sur le seuil, la regardant avec étonnement, puis ferma la porte et vint rapidement près d'elle.

« Elanor, qu'est-ce qui ne va pas ? Êtes-vous blessée ? Quelqu'un vous a blessé ? »

« N-non, » sanglota-t-elle. « Pas moi. Toi ! »

Le déroutement se fixa sur le visage d'Haldir. « Je t'ai blessé ? Ou tu pense m'avoir blessé ? Je ne comprends pas. Est-ce à propos de ce qui s'est passé dans le jardin ? » Il s'était baissé sur un genou à côté d'elle, et la regardait l'air interrogateur.

Elle secoua la tête et silencieusement leva la manche avec la coupure d'épée, l'exposant devant lui avec ses doigts poussant au travers du trou.

Il fronça les sourcils. « Est-ce si difficile à réparer ? Cela n'a pas à être parfait, Elanor. Si c'est trop dur pour toi . . . »

Elanor hoqueta. « Ce n'est pas trop difficile pour moi Haldir ! Je suis juste . . . juste . . . oh ne comprends-tu pas ? Une épée a fait cela ! »

« Je suis conscient de ça. Ce n'est rien. Est-ce pour ça que tu pleure ? Tu penses que j'ai été blessé par ça ? C'est une simple égratignure. » Pour une fois sa voix contenait une émotion, bien que nommer cette émotion aurait été difficile.

Elle fit un geste vers les autres vêtements. « Ce n'est pas seulement celle là, il y en a d'autre. Une a encore du sang dessus ! Ton sang Haldir ! »

Il s'assit sur le sol et glissa un bras autour des épaules d'Elanor, l'attirant plus près de sa poitrine. « Elanor, as-tu peur pour moi ? Est-ce que tout ceci est à propos de ça ? »

Elle hoqueta une nouvelle fois. « Je suppose que oui. De telles choses n'ont jamais semblé réelles pour moi avant. Tu avais raison sur tout ce que tu as dit. Je suis naïve et stupide et ignorante . . . »

« Je n'ai jamais dit que tu étais stupide ou ignorante, » corrigea-t-il. « Etre naïve n'est pas une faute. Il n'y a aucune raison de pleurer. Ce que tu vois ici, ces coupures, elles ne sont pas arrivées en une semaine. Aucune d'elles n'a infligé de sérieuses blessures. Je suis un guerrier expérimenté, et je ne prends pas de risque inconsidéré. N'oublis pas depuis combien de temps je fais cela. Des millénaires, Elanor. Occasionnellement je prends une égratignure ou deux. Ce n'est rien. »

« Cela ne semble pas rien pour moi ! » protesta-t-elle avec un reniflement.

« C'est parce que tu ne connais rien à la guerre. Tu est jeune, inexpérimenté et émotive. »

Elle pouvait entendre l'amusement dans sa voix, mais décida de ne pas en prendre offense. Elle avait fait cela trop de fois avant. De plus, être blottie contre sa poitrine était absolument magnifique, et si confortable. Elle frotta sa joue contre le doux tissu de sa tunique, inhalant son odeur masculine avec un doux soupir de contentement.

« Il me semble, » dit-elle après un autre hoquet, « que toutes ces ellith avec qui tu as établi des relations ne veillent pas assez à tes besoins. »

« Quoi ? » dit-il, d'un ton assez surprit.

Elle inclina la tête de manière à pouvoir voir sa figure, « Tes besoins, Haldir. Comment ont-elles put les laisser s'accumuler comme ça ? Pourquoi ne prennent-elles pas soin de ça ? »

« S'accumuler ? » répéta-t-il. Pourquoi la regardait-il si bizarrement ?

« Et je pensais que tous les autres gardiens devaient avoir les même besoins que toi, non ? »

« Heu, oui, » accorda-t-il un peu prudemment. « Je ne suis pas sûr. Elanor, de quoi parles-tu ? »

« De toute cette couture, » dit-elle, fronçant les sourcils.

« Ah, » dit-il son visage débarrassé de cette expression bizarre. « Ces besoins. » Il s'arrêta. « Qui t'as dit que j'avais établit des relations ? »

« Galadriel me l'a dit. Ce n'est pas vrai ? »

Haldir fut silencieux pendant si longtemps qu'elle pensa qu'il n'allait pas répondre. « Oui c'est vrai. Qu'a-t-elle dit d'autre ? »

Elanor réfléchit pendant un moment. « Elle a dit beaucoup, en fait, Je ne pense pas que je te dirais tout ce qu'elle a dit. J'essaye toujours de le comprendre. » Elle ferma les yeux, écoutant le cœur d'Haldir sous son oreille.

« Tu semble faible, » remarqua-t-il. « Souhaites-tu te reposer ? »

« Non, je suis bien, » l'assura-t-elle.

« Bien, » répondit-il, un sourire dans la voix. « Puisque tu es intéressé par mes besoins, je mentionnerais négligemment que je n'ai pas encore mangé aujourd'hui. » Il lui donna une petite tape sur le côté de la hanche. « Et cela, Elanor, n'est optionnel. »

Elanor soupira. Quelle brute !

(à suivre)

Note de la traductrice :

Tout d'abord je voudrais m'excuser pour avoir mit si longtemps pour traduire le chapitre, mais j'étais en vacances avec ma famille et j'avais pas trop la tête à ça. Enfin, me voilà de retour et je reprends du service donc prévoyé en moyenne un chapitre par semaine si je suis toujours en forme et toutes les review que vous envoyé me donne encore plus envie de continuer. Donc vous savez ce qu'il vous reste à faire.

Réponse au review :

Marine : ta question sur mes origines n'est pas indiscrète. Je suis française, et fière de l'être. Actuellement j'apprends l'anglais en tant que jeune fille au pair en Ecosse, donc si en Septembre dernier je n'aurais pas comprit un mot d'anglais, je peux aujourd'hui vous offrir cette traduction, et cela me fait très plaisir, surtout qu'apparemment vous apprécié cet fic.

Faerie : contente d'avoir une nouvelle fidèle, et heureuse que la fic te plaise, et les auteur, Julie et Fianna sont également ravie que leur fic soit aimé par les français.

Eli-chan : merci beaucoup pour ton mot, il m'a fait très plaisir. Je veux bien que tu m'aide pour l'orthographe, tu as dû remarquer que ce n'est pas vraiment mon fort. D'habitude ma mère ou mon meilleur ami me corrige mais ici je suis entouré d'anglais alors c'est pas géniale pour la correction. Pour ce qui est de la traduction je m'en sort pas mal, mais merci pour avoir proposé.

Lain : merci énormément, je pense que je peux parler pour les auteurs en disant que tes mots leur ont fait grand plaisir. C'est toujours agréable de savoir que notre travail est apprécié, et merci pour tes encouragements cela m'aide beaucoup à continuer cette traduction. Il me reste encore 17 chapitre à traduire, et la fic n'est pas encore finit en anglais, donc j'ai encore de quoi m'occuper pour un long moment.

Demoness lange : Ton veut est exaucé. Et je suis d'accord vive Haldir.

Cleo : Merci pour tes encouragements, cela m'aide énormément. Et tu viens de lire la suite.