Auteur : Fianna et Julie
Disclaimer : les personnages, cadres, lieux et langages utilisés pour ce travail sont la propriété de J.R.R. Tolkien, The Tolkien Estate et Tolkien Enterprises. Aucun profit monétaire n'est réalisé sur cette histoire et les lois du copyright ne sont violées en aucune manière.
Note des véritables auteurs : feed-back, reviews sont apprécié. Histoire traduite de l'Anglais par Ellimac pour le compte de, et avec l'accord des auteurs.
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Chapitre 10
Elanor frotta la saleté de ses mains, s'occupant méticuleusement de cette tâche pendant que son esprit dérivait dans une plaisante brume de contentement. Elle venait juste de finir plusieurs heures paisibles à entretenir le jardin de Galadriel, et attendait de rejoindre Doria à la maison des bains, ce qui sera une agréable fantaisie après son travail du matin.
Retournant dans la pièce de devant du talan d'Haldir, elle alla redresser les coussins des chaises, puis s'arrêta devant les armes d'Haldir, toujours soigneusement posé dans le coin. Elle avait fait cela chaque jour pendant ces derniers jours, les regardant avec fascination, au début juste un regard, puis elle s'attardait dessus de plus en plus. Le grand arc des Galadhrim avec ses ornements sculptés attirait spécialement ses yeux.
La première fois elle avait fait cela après avoir trouvé les coupures de ses vêtements, elle avait vu ses armes dans un contexte d'effusion de sang et de danger pour Haldir lui-même. Pourtant, depuis ceci ils avaient passé plusieurs soirées ensemble, soirées durant lesquelles elle lui avait posé des questions et il avait répondu. Après elle l'avait écouté raconter histoire après histoire à propos de l'ingéniosité, de la vitesse, et de la ruse des elfes de Lothlórien, et elle avait été capable de voir ses armes sous une lumière différente. Elle avait aussi réalisé qu'un gardien, chaque gardien, avait besoin de possédé une foi absolue en ses propres capacités, habilités, et jugements. Et ceci était quelque chose qu'Haldir avait en abondance.
Ils avaient parlé de beaucoup de chose ces derniers jours – de ses parents et des siens, de Lana, de ses frères, de jardinage, de l'histoire de son peuple et de Lothlórien. Dans cette dernière matière, il avait décidé que l'éducation d'Elanor avait besoin d'être rehaussé, et donc il lui avait donné de l'histoire à lire, revenant dans le premier et deuxième age. Ila avait aussi parlé d'événement dont il se souvenait et de ceux avant son temps avec facilité et d'une telle manière qu'elle les avait presque vue. Et il le faisait succinctement, sans embellissement, sa voie riche, profonde, magnifique, lui disait qu'il avait, en effet, beaucoup de sagesse à partager.
Pourtant, toujours sous la surface, la tension mijotait entre eux comme un chaudron au-dessus d'un petit feu, bouillonnant si gentiment que des fois on pouvait presque l'ignorer. Presque mais pas complètement. Et donc la nuit, Elanor pensait à lui quand elle s'allongeait seule dans le grand lit, imaginant ce que se serait de l'avoir ici avec elle jusqu'à ce que l'envie devienne si grande qu'elle était obligée de la calmer dans les douces ténèbres, imaginant que c'était les mains d'Haldir sur son corps plutôt que les siennes. Elle se demandait s'il en faisait de même, ou s'il allait chez une de ses amicales elleths. Elle ne pouvait pas le blâmer s'il le faisait.
Poussant ces pensés de son esprit, elle fixa son attention sur l'arc d'Haldir. Il était grand, élégant et magnifiquement sculpté, une arme appropriée pour le capitaine des Galadhrim. Etait-ce seulement son imagination, ou est-ce que le grand arc noir possédait une sorte d'arrogance ? Ou était-ce seulement une suprême confiance en soi ? L'un ou l'autre il lui rappelait Haldir. Il était comme une extension de lui, et dans la bataille, en effet, il le devenait, une extension avec ses yeux et son bras, ses puissantes fesses et jambes. C'était une forte, et néanmoins élégante image.
Pour la première fois depuis qu'elle avait donné l'arc d'Haldir à Rúmil, elle tendit la main et le toucha, traçant ses doigts autour de la portion centrale, exactement là où les mains d'Haldir se posaient quand il l'utilisait. Le pouvoir de l'arme la remplit d'une envie qui était presque sensuel, une envie d'apprendre quelque chose de nouveau, quelque chose de physique. D'autres elleths utilisait de telles armes, elle le savait. Pouvait-elle apprendre à exercer une arme tel que celle-là ?
L'équilibrant soigneusement, le bout sur le sol, elle se pencha et retira une flèche de son carquois. Elle l'étudia un moment, puis, fronçant les sourcils, elle plaça la flèche et leva l'arc, en ayant l'intention de le tenir droit. Elle avait vu le terrain d'entraînement avec les cibles, avait regardé différents elfes aiguiser leur capacité. Imitant ce qu'elle avait vu, elle plaça ses doigts sur la corde, et de la tirer en arrière, mais entre le poids du bois et la tension de la corde, elle pouvait à peine le bouger.
Cela l'ennuyait de réaliser comme elle était faible, mais qu'avait-elle jamais fait pour augmenter sa force ? Jardinage, couture, cuisine et lavage ne musclaient pas.
Immobile, il lui plaisait de prétendre pendant un moment qu'elle, Elanor de Rivendell, était un archer d'Habilité confirmé. Elle pointa la flèche sur la cible, el centre de la porte de devant du talan. Ses yeux s'étrécirent, elle tira la corde aussi loin qu'elle le pouvait – ce qui était presque rien du tout – et visa . . .
Et la porte s'ouvrit.
Etait-ce la volonté des Valar qu'il entrait toujours juste quand elle souhaitait qu'il ne le ferait pas ?
Haldir se bloqua, la fixant, puis éclata de rire. « Cela ne marche pas, à moins que tu ne tire la corde, Elanor. » Toujours souriant, il ferma la porte et lui fit face, ses mains levé comme s'il se rendait.
C'était la première fois qu'elle l'entendait rire, et c'était un son charmant, riche et profond, et si contagieux qu'elle ne put s'empêcher de se joindre à lui.
« C'est tiré aussi fort que je puisse, » dit-elle en essayant de paraître digne tout en riant. « Je pense que c'est assez pour faire le travail. »
« Et bien, » dit-il, «vas-tu me tirer dessus ? » Il commença à marcher vers elle, un sourire paresseux et très attractif sur les lèvres.
« Pas si tu te conduis correctement, » plaisanta-t-elle. « N'allez pas plus loin, Gardien de la Marche. Oh, tu ne m'écoute jamais, n'est-ce pas ? »
Il s'arrêta directement devant elle, ses points posé sur ses hanches. « Aimerais-tu des leçons de tir à l'arc ? » Son expression changea en une de spéculation.
Elanor baissa l'arc de manière à ce que le bout repose par terre, de l'excitement s'embrasa en elle comme un fort courant. Puis son visage se décomposa. « Oh, mais . . . comment le pourrais-je ? Je ne suis pas assez forte pour tirer le corde. » Elle sut que sa frustration transperçait dans sa voie.
Il l'étudia avec ce regard perçant comme pour évaluer si l'intérêt d'Elanor était sincère. « Je ne te ferais pas commencer avec un arc comme le mien. Tu utiliseras un arc d'entraînement. Ta force augmentera avec le temps. »
Un petit frisson courut en elle en pensant qu'il la prenne sérieusement, et ne ce soit pas moqué d'elle pour son intérêt ou ses faiblesse. « Oh ! » s'écria –t-elle. « Ce serait merveilleux. Oui, j'aimerais beaucoup ça. »
« Nous pouvons commencer aujourd'hui, si tu veux. Ce serait bien pour toi. Cela n'augmentera pas seulement ta force, mais cela va t'apprendre la discipline, la patience, et la contrainte. » Il la regardait comme si elle était une élève éventuelle, l'évaluant d'une manière qu'elle ne pouvait que deviner.
« J'aimerais beaucoup cela, » admit-elle. Maladroitement elle ajouta, « Je sais que j'ai beaucoup de fautes et de défauts. »
« Aucun de nous n'est parfait, Elanor. Quand j'avais ton age, j'étais . . . insupportable. » Il nota le sourire qui faisait trembler les lèvres d'Elanor. « Et d'après beaucoup, » ajouta-t-il avec une humeur de désapprouvement, « je le suis toujours. J'ai du temps maintenant si tu es prête. »
« Est-ce que cela peu être plus tard ? J'ai convenu de rencontrer Doria à la maison des bains, et je sais qu'elle m'attend en ce moment, » ajouta-t-elle, remplit d'une timidité inattendue qu'elle ne comprenait pas.
Il acquiesça. « Plus tard est acceptable. Et bien que je n'aie pas d'objection pour que tu utilise la maison des bains, je redis que tu es libre d'utiliser la salle d'eau de notre talan. »
Notre talan. Ces simples mots firent papillonner le cœur d'Elanor. « Oh, je l'utilise, » l'assura-t-elle, prétendant ne pas noter ses derniers mots. « Quand tu n'es pas là, Haldir. »
« Ah. » Cette simple syllabe contenait une profonde satisfaction qu'elle ne comprenait pas.
Il retira l'arc et la flèche des mains d'Elanor, regarda la flèche et la remit soigneusement dans son carquois. « Viens au terrain de tir quand tu seras prête. J'y serais. »
Pour toute réponse, elle inclina la tête et mit sa main sur son cœur dans la position de respect elfique. C'était la première fois qu'elle faisait cela pour lui, et alors qu'elle relevait la tête, elle attrapa le regard surprit d'Haldir. En vérité, elle s'était surprise elle-même.
Elle marcha loin de lui, avide de s'enfuir avant qu'elle ne dise ou fasse quelque chose qui ruinerait ce qui semblait être un moment important.
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Quand elle fut partit, Haldir s'assit sur sa chaise favorite et retira ses bottes, puis posa ses pieds sur une autre chaise – celle qu'il commençait à prendre pour celle d'Elanor. Chaque soir ils s'asseyaient ici ensemble assez paisiblement, parlant de tout, ayant à peine aucun conflit. C'était presque trop beau pour être vrai, réfléchit-il paresseusement. Quelque chose était obligé de changer.
La réaction d'Elanor aux dégâts de ses tuniques l'avait abasourdit. Il y avait longtemps depuis qu'aucunes des elleths qu'il connaissait expriment de l'inquiétude pour son bien être, et il avait toujours assumé que c'était parce qu'elles avaient foie en sa capacité à se protéger lui-même. Il était un guerrier confirmé. Les quelques fois où il avait été blessé avait été simplement rien dans son esprit. Il n'en avait jamais parlé, ni demandé à personne d'autre que ses frères de s'en occuper. Même Healea n'avait jamais émit d'inquiétudes. Pas une fois. Si elle l'avait fait, il s'en souviendrait.
Et il avait trouvé Elanor sanglotant sur les coupures de ses tuniques ! Ce fut le moment où il avait commencé à douter de sa capacité à maintenir sa réserve avec elle, le calme qui serait nécessaire pour être son gardien et professeur. Si c'était uniquement une attraction sexuelle, et bien, il y avait des moyens de s'en charger, mais c'était plus. Son cœur était vivement et profondément touché ; elle semblait être attachée à lui et, bien qu'il ai a admettre qu'il était content – extrêmement content, en fait – Cela aussi compliquait tout. Il avait espéré que cela arrive au court de leur année ensemble, mais pas si promptement et si tôt !
Tout avait semblé si simple quand il s'était tenu dans la maison d'Elanor. A ce moment, il avait été avide d'accepté Elanor comme sa pupille, intrigué et tenté par la perspective de l'avoir proche de lui. Elle devrait faire comme il disait, apprendre de lui, respecter sa sagesse et son enseignement, et remboursé sa dette envers lui avec ses services. Leur temps ensemble aurait, tout du moins, conduit à une compréhension mutuelle et agréable qui serait bénéfique pour eux deux. Au mieux, s'il était si bien disposé à la fin de l'année, il se pourrait qu'il ait poursuivit son intérêt pour elle au niveau suivant. Une relation physique. Ou lui faire la court. Ou les deux.
Cela n'avait pas semblé plus compliqué que ça. Une opportunité en or, un cadeau des Valar, peu être une récompense pour son long service dévoué à son peuple. Il n'avait pas anticipé comme il deviendrait fasciné, ni la manière dont il mourrait d'envie de la tenir, de la toucher et de la posséder pleinement et de façon satisfaisante. Durant toutes ses longues années, il n'avait jamais rencontré quelqu'un qui dérangeait le flot tranquille de sa vie, la sérénité de son esprit et le contrôle ferme qu'il maintenait sur ses actions et réponses de la manière dont Elanor le faisait.
Et maintenant il allait lui apprendre le tir à l'arc. Au moins il sera en terrain familier avec ça. Il ne pouvait pas y avoir de surprises, pas d'émotions inattendues, pas de contrainte, pas de conflit. Juste une charmante et facile leçon de tir à l'arc avec une complète débutante. Une débutante dont la proximité faisait des ravages avec la paie de son esprit. Une débutante dont la proximité lui causait une chaleur aux reins d'une manière qui ne lui était pas arrivé depuis qu'il était un jeune elfe embarqué dans la première aventure sexuelle. Une débutante qu'il ne pouvait pas sortir de son esprit, à aucun moment du jour ou de la nuit. Une débutante qui assaillait ses sens simplement en le regardant avec ces jolis yeux bleus frangés par ces noirs, noirs cils.
Il poussa un très profond soupir. Charmante, facile leçon de tir à l'arc avec Elanor. Qu'est-ce qui pouvait aller mal ?
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Doria avait gentiment arrangé que Tarwë, Nerwen, et Gwirith les retrouvent à la maison des bains, et quand Elanor arriva, les autres étaient déjà là. Elanor se déshabilla rapidement et accrocha sa robe et sa chemise sur un des crochets sur le côté, puis entra dans l'eau chauffée par un sort, sentant bon, avec un sourire pour toutes ses nouvelles amies. Juste comme à Rivendell, d'astucieuses petites portes permettaient l'entrée et la sortie de l'eau, donc il était toujours possible de rafraîchir le bassin, tandis que les savons et lotions étaient impérieusement créé de manière à ce qu'ils ne troublent pas la clarté et la pureté de l'eau, ni ne déranger l'équilibre harmonique entre les elfes et leur environnement.
La discussion commença immédiatement, et juste comme auparavant, elle était centrée sur les elfes mâles. « Donc, Doria, » demanda Gwirith, « quand Orophin sera de retour de la frontière ? »
Doria sourit. « Comment le saurais-je ? Il ne me parle pas. »
« Il est si timide, » dit Tarwë en riant.
Elanor regarda l'une puis l'autre. « Orophin ? Timide ? Je n'ai pas eu cette impression. »
« Il est timide avec Doria, » l'informa Tarwë. « Il ne commande pas de tuniques auprès d'elle, mais vas voir les autres couturières. »
« Pendant des années elle pensait qu'il ne l'aimait pas, » ajouta Nerwen, « mais nous commençons à penser autrement. Depuis un certain 'incident' l'année dernière. »
Elanor leva les sourcils vers Doria. « Incident ? Doria, qu'a fait Orophin ? »
Doria rougit, un rapide sourire l'éclairant encore une fois. « Oh, je ne peux pas le lui dire ! Je suis trop embarrassé. »
Nerwen rit. « Orophin s'était saoulé une nuit à l'une de leurs petites fêtes de gardiens. Il s'était effondré sur les marches du talan de Doria et lui a chanté une sérénade très bruyamment. Il chantait toujours quand Haldir vint et l'emmena ailleurs. Le pauvre elfe ne pouvait même pas marcher. »
« C'était juste une coïncidence qu'il soit près de mon talan, » corrigea Doria. « Il n'a jamais dit mon nom. Pas une fois. Je pense qu'il est juste tombé là, et pensait à quelqu'un d'autre. »
Nerwen fit un son de rejet.
« Ce n'était pas sur son chemin de son talan, » souligna Gwirith. « Ton talan n'est nulle part près du sien. Il t'aime bien, Doria. C'est pourquoi il ne flirt pas avec toi comme il le fait avec nous. Il est effrayé. »
« Effrayé ? Par moi ? » Doria tourna ses yeux. « Je ne pense pas ! Orophin n'a peur de rien. »
« Ils sont toujours comme ça quand ils sont sérieux, » dit Nerwen. « Et je peux comprendre cela parce que … et bien je le peux, c'est tout. As-tu noté comment Rúmil te traite, Doria ? Il est respectueux qu'il ne l'est d'habitude. Il connaît l'esprit de son frère, notes mes mots. Ces deux là n'ont aucun secrets l'un pour l'autre. »
Doria posa ses mains sur ses joues. « Oh, je souhaite que vous ne me taquiniez pas ainsi ! Cela me donne de ces pensés ! »
« Comme ? » demanda Tarwë d'un ton enjoué.
« Comme des bras forts et de doux draps, » dit Gwirith. « Et des muscles, mes dames. Et des baisers, des baisers, et plus ! »
« Délicieuse pensés, » ajouta Tarwë avec un sourire secret. « Tu dois le séduire soigneusement, Doria. Peu être qu'une opportunité se présentera de soi-même au prochain festival. »
« Oh, la, la ! » Doria se couvrit les yeux. « Non, non, je ne devrais pas penser à ça. Je sui convaincu que tout ceci n'est rien de plus qu'une fabulation et que je prends mes désire pour des réalités. Vous ne devriez pas me taquiner ainsi. » Nerwen s'approcha et tapota l'épaule de Doria.
« Et à ton propos, Ellie ? » demanda Gwirith. « As-tu un amant à Rivendell ? Nous adorions en entendre plus sur lui. »
Toutes la regardèrent en attente, et Elanor rougit. « Non, » dit-elle. « Je n'ai jamais eu d'amant. »
« Jamais, » répéta Tarwë avec étonnement. « Tu veux dire jamais comme dans . . . jamais ? »
« Non, je n'en ai jamais eu, » admit Elanor. C'était bizarre d'être capable de confesser cela à ses nouvelles amies, quand elle n'en avait jamais parlé auparavant. « J'ai été embrassé, bien sur. » ajouta-t-elle rapidement, et plutôt de façon provocante.
« J'ai prit mon premier amant il y a plus de trois cent ans, » dit Tarwë, « et je ne l'ai jamais regretté. Je te conseil de jeter un coup d'oeil autour de toi pendant que tu es ici. Nous avons quelques jolis mâles qui sont très gentil et très habile dans l'art de l'amour. Et c'est bien d'avoir la camaraderie. »
« Ne l'embarrasse pas, Tarwë, » prévint Nerwen. « Peu être qu'elle attend simplement quelqu'un de spécial. »
« Rúmil est libre et habituellement volontaire, » suggéra Gwirith. « Il est aussi très doux et très, très capable. Je n'en dirais pas plus que ça. »
« Comme elle se vante, » dit Tarwë en riant. Son sourire se fana alors qu'elle devenait sérieuse. « Et bien, Ellie, et qu'est qu'il en est à propos de l'évidence ? Haldir. J'ai entendu dire qu'il peut être un magnifique camarade. »
Elanor faillit avaler sa langue. « Oh, non ! » protesta-t-elle après quelques instants d'apnée. « Je suis le pupille d'Haldir. »
Tarwë la regarda, mais dit seulement ceci, « Et bien, éventuellement, tu voudras un amant. Tu ne sais pas ce que tu manques. Si tu trouves quelqu'un ici, peu être que tu choisiras de rester ici en Lothlórien au lieu de retourner à Rivendell. »
« Mon frère pense qu'Elanor est jolie, » dit Doria innocemment.
« Bien sur qu'il la trouve jolie, » dit Nerwen sèchement. « Et elle l'est. Mais elle ferait bien de rester loin de ton frère. Lurien ne lui offrirait rein de plus qu'un ébat satisfaisant, ce qui n'ai pas la meilleur première fois pour une vierge. Pas d'offense voulue ni contre toi ou contre Ellie. »
« Et aucune n'est retenue, » répondit Doria. « Il est mon frère et je l'aime, donc tout ce que je demande c'est qu'aucune d'entre vous ne le blesse. Et c'est autant que je puis dire. »
Nerwen haussa les épaules. « C'est assez dur pour notre Tarwë. Elle a posé son nom sur Lurien il y a des années. Malheureusement il ne paraît pas le lire. »
Tarwë lui tira la langue. « Donnez-moi du temps, mes amies. Chaque année qui passe, je gagne une autre prise. Il n'est pas un elfe facile à prendre au piège. »
« Healea l'a fait, » pointa Gwirith, « et elle à prit Haldir au piège également. Quel embrouillement il a fallu redresser ! Et à la fin elle à choisie Cothion ! »
« Personne ne prend Haldir au piège, » corrigea Tarwë. « Il l'a choisit, pas l'inverse. »
Nerwen leva sa main, comme pour les faire taire. « La pauvre Ellie va penser que nous ne faisons rein d'autre que de parler de mâles et de donner des conseils non voulus, » gronda-t-elle avec un sourire.
« Bien, que faisons-nous d'autre ? » demanda Gwirith. « J'admets que nous n'avons pas des conversations intellectuelles comme Healea avec toutes ses vastes connaissances de langues et d'histoire. »
« Moi non plus, » dit Tarwë. « Comme cela parait ennuyeux ! Oh Ellie, as-tu rencontré le frère de Nerwen ? Il est l'un des gardiens d'Haldir. Son nom est Berdain. Il a de belles et larges épaules, un peu comme Haldir. Tu devrais bien l'aimer. »
Elanor dit qu'elle ne l'avait pas rencontré, et puis resta silencieuse alors que la conversation dérivait sur d'autres sujets. Puis elle s'arrêta brusquement quand le rideau se souleva et fut poussé sur le côté. Elanor tourna la tête assez pour voir que trois nouvelles elleths étaient entrées dans la maison des bains, aucune d'elles ne lui étaient familière.
« Bonjour, Healea, » dit Nerwen. « Et Amis, et Túre. »
Tous les muscles du corps d'Elanor se tendirent. Elle n'avait pas réalisé avant ce moment combien elle avait appréhendé cette rencontre. Elle ne pouvait pas les voir maintenant, car elles avaient bougé derrière elle, mais elle pouvait entendre le froissement de leurs vêtements alors qu'elles se déshabillaient. Elles ne lui dirent rien, bien qu'elles devaient savoir qui elle était, car ses cheveux noirs trahissaient son identité sur ces terres de blonds.
Quand les tris elleths entrèrent dans l'eau, Elanor sut sans qu'on le lui dise qui était Healea. Elle était, bien sur, extrêmement magnifique. Si l'on prenait la beauté dorée de Lana et y combinait la grâce et l'allure sombre d'Arwen Etoile du soir, cela serait Healea. Elle était grande, certainement plus grande qu'Elanor, avec l'élégance sans défaut d'une des statues qui ornaient les splendides terrasses et cours du Seigneur Elrond. Haldir avait aimé, perdu et avait combattu pour cette éblouissante créature, et le savoir ratatina chaque particule de la confiance bourgeonnant en Elanor, la réduisant en cendre dans la poussière.
Ce fut Nerwen qui les présenta à Elanor. Healea donna à Elanor un regard bienveillant et inclina sa tête, mais sembla regarder à travers elle plutôt qu'elle. Les deux autres la saluèrent simplement de la tête. Toutes trois semblaient réservé comparé à Doria et les autres.
« Donc tu es Elanor, » dit Healea avec un léger soulèvement de ses sourcils parfaitement archée. « Comment trouves-tu notre belle cité ? Je crois qu'elle a ton approbation ? »
Elanor pensa qu'elle ne paraissait pas très intéressé par son opinion donc elle garda sa réponse brève et peu révélatrice. Puis Healea se tourna vers ses compagnes et parla de quelque chose d'entièrement différent, comme si elle impliquait qu'elle avait donné à Elanor assez de son temps.
Pendant un moment la conversation tourna autour d'Healea et de ses activités. Elanor apprit qu'Healea avait passé la majorité de sa vie à créer des livres pour la bibliothèque du Seigneur Celeborn, traduisant des écrits fait en Quenya, la langue des hauts elfes de Valinor, en Sindarin, plus familier. Elle parlait même la langue commune, et avait traduit des textes prient du monde des hommes.
Elanor ne s'était jamais sentit aussi ignorante. Pas étonnant qu'Haldir lui ait donné de l'histoire à lire ; il devait penser qu'elle manquait de connaissances les plus rudimentaire, aussi bien que de bon sens. Il devait réellement la voir comme une enfant. Les pensés d'Elanor dérivèrent sur sa leçon de tir à l'arc à venir. Se rendrait-elle ridicule là aussi ?
« Donc, quel est cet acte affreux que tu as commis qui t'a garanti de devenir la pupille d'Haldir ? » Ce ne fut pas Healea qui parla, mais une de ses confidentes, celle appelé Arnis. C'était une elfe arrogante, avec des traits régulier et une bouche délicate et plutôt enfantine.
L'estomac d'Elanor se serra. Jusqu'ici personne en Lórien n'avait été assez impoli pour lui poser la question, catégoriquement, et elle n'avait pas de réponse prête. Elanor vit le regard bleu liquide d'Healea se transféré sur sa propre figure avec une lueur d'intérêt. La déesse et ses accompagnatrices attendaient la réponse d'Elanor avec une apparente tranquillité.
Elanor considéra et discerna plusieurs réponse possible. « Je l'ai offensé, » dit-elle finalement d'un ton prudent.
Healea leva encore ses sourcils, son visage parfait ne révélant aucun changement d'expression. « Tu dois l'avoir gravement offensé pour être forcé de te racheté d'une telle manière, » remarqua-t-elle, son ton dépourvu d'inflexion. « Peu ose insulté Haldir. »
Elles la fixaient toutes, comme si elles s'attendaient à ce qu'Elanor entre dans les détails, mais elle se ferait manger par des gobelins plutôt que de leur dire ce qu'elle avait fait. Elle ne le révèlerait jamais, jamais ! Si le peuple d'Haldir apprenait la vérité, il pouvait perdre leur respect, et il ne le méritait pas, même si elle le méritait. Pourquoi, oh pourquoi avait-elle fait ce qu'elle avait fait ? Et pourquoi Telrion et Minden l'avait-il permit ? N'avaient-ils aucun bon sens aussi ? Dit quelque chose, Elanor. Dit quelque chose d'intelligent et de sage.
Ignorant Arnis et Túre, Elanor prit une profonde inspiration et regarda Healea droit dans les yeux. « Je suis ici pour réparer ma faute envers Haldir, pas pour l'insulter encore avec mes commérages. Etant sa pupille, je lui dois ma loyauté, aussi bien que tous ceux qui résident en Lórien. Il a dévoué sa vie à protéger son peuple et mérite leur respect. » Son cœur tambourinait sévèrement, mais elle sentait qu'elle avait donné une réponse appropriée.
« Très vrai, » dit Nerwen rapidement, « et bien parlé Ellie. »
« Vraiment Healea, » dit Tarwë en fronçant des sourcils, « quoi qu'il se soit passé entre Ellie et Haldir ne concerne qu'eux. »
« Mais bien sure, » accorda Healea. « Ai-je suggéré autre chose ? »
« Où dors-tu ? » demanda Túre, très doucement. « J'ai compris que tu restais dans le talan du Gardien de la Marche ? »
« Je dors dans son lit, » répliqua Elanor d'une voie ferme. « Et il dort dans un lit de camps sur la terrasse, au cas où tu te le demanderais aussi. »
Healea leva une main. « Assez, Túre. Elanor est peu être la pupille d'Haldir, mais elle est toujours une invité et nous sommes impoli. Pardonne-nous, s'il te plait. » Le calme d'Healea n'était visiblement pas ébouriffé. Elle sourit légèrement et s'appuya contre le rebord extérieur du bassin, inclinant son corps de telle sorte que le bout de ses seins s'élevait au-dessus de la surface de l'eau. Ils étaient aussi parfaits que le reste de son corps, bien que pas aussi plein que ceux d'Elanor.
« Ne sois pas effrayé par Haldir, » dit Healea, ses manières moins distante. « Il peu être intimidant et arrogant, mais sous toutes les croûtes repose un elfe avec un cœur bon et loyal. Nous n'avons pas voulu, à lui ou à toi, le plus léger irrespect. Tu nous as mal comprit. »
Elanor la regarda avec prudence, peu sure si elle devait ou non prendre ses paroles comme valeur nominale. « Oui, il a un cœur bon, » dit-elle. « Il très gentil. »
« Tu ne peux pas nous blâmer pour être curieuses, » ajouta Healea avec un gentil sourire.
« Et tu ne peux pas me blâmer pour être discrète, » retourna Elanor.
Les yeux d'Healea étincelèrent. « En effet. Et pour cela je t'en suis reconnaissante. »
Elanor fut pénétré par la sensation soudaine et gênante que tout cela avait été une sorte de teste. Avait-elle été passable ? Si les paroles d'Healea pouvaient être crut, il apparaissait que oui. Peu être qu'Healea n'était pas l'adversaire qu'elle semblait être au départ.
« Parle-nous de Rivendell, » demanda Arnis. « Tous les mâles ont-ils les cheveux noirs ? »
Elanor répondit du mieux qu'elle put, tout en supportant l'examen minutieux d'Healea. Et puis elle sut qu'il était temps de partir, car elle avait laissé Haldir attendre assez longtemps. Elle put sentir les yeux d'Healea sur son corps alors qu'elle et ses amies sortaient du bassin et profitaient des serviettes. Elanor prit un des peignes dans un des paniers à proximité et le fit courir rapidement dans ses cheveux, apaisé par un sourire radieux et un petit coup de coude de Doria, qui se peignait aussi les cheveux.
« C'était bon de te rencontrer, Elanor. » La voie basse d'Healea paraissait sincère. « J'aimerais te visiter un jour prochain. »
Elanor acquiesça rapidement. « Bien sur, Healea. Tu peux me trouver dans le jardin de la Dame le matin la plus part du temps, si tu veux. Il m'a été demandé de l'entretenir car j'ai du talent en jardinage. »
Healea retourna l'acquiescement. « Je te chercherais donc là. »
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Haldir entendit les murmures de ses gardiens avant de la voir. Il tourna sa tête et s'appuya avec désinvolture contre le tronc d'un petit arbre, la regardant alors qu'elle traversait le terrain, ses cheveux noirs se répandant sur ses jolies épaules qu'il se rappelait trop bien. Il pouvait voir qu'elle était nerveuse, bien qu'elle essayait de le cacher, et il avait conscience de l'envie puissante de la rassuré par n'importe quel moyen.
Il savait qu'elle ne pouvait pas savoir combien cela le remuait de la regarder, ni combien cela l'excitait qu'elle ait montré de l'intérêt au tir à l'arc. Il souhaitait pouvoir l'embrasser encore, très profondément et très passionnément, en ce moment avant qu'ils ne commencent sa leçon. Pourtant, il avait caché ses émotions aux autres depuis si longtemps que sans effort il garda son visage dans son habituel masque exempt d'expression. Elle ne devinerait jamais qu'il avait de tel pensés.
Elle ne devinerait pas non plus comme il s'était senti coupable depuis qu'il était partit loin d'elle ce jour dans le jardin. Il avait été tellement étonné, réellement écrasé, par sa requête pour un baiser de lui. De la part d'une autre jeune elfe, il aurait vue cela comme un tour audacieux et manipulateur pour stimulé son intérêt, mais venant d'Elanor, il savait que cela avait été demandé en toute innocence. Il y avait pensé beaucoup de fois depuis. Il aurait put le dénier, cela aurait été injuste et déshonorant, et il se serait méprisé lui-même. Et, néanmoins, d'avoir été si loin, d'avoir cédé à ce qu'il voulait – en fait, ce qu'elle avait voulue – avait été mauvais aussi.
Ajouté à cela, il savait qu'il l'avait blessé en stoppant le baiser de la manière dont il l'avait fait, et pour cette connaissance, il souffrait. S'éloigné d'elle avait été si difficile, quand chaque fibre de son être avait voulu approfondir le baiser, se presser contre elle, l'entendre gémir avec le plaisir qu'il savait pouvoir lui donner . . .
Il poussa la pensé rapidement loin avant que cela ai son habituel effet sur lui. C'était une source de malaise dont il n'avait pas besoin en ce moment.
Il se redressa quand elle s'approcha de lui, et s'inclina légèrement, son offre de respect pour elle enverrait un signal à ses gardiens qui regardaient.
« J'espère que je ne t'ai pas fait attendre, Haldir. » Elle le regarda, ses jolies lèvres pressées ensemble et ses sourcils légèrement plissés. Il sentit qu'elle était bien plus nerveuse qu'il ne s'y attendait d'après son enthousiasme plus tôt. S'était-il passé quelque chose pour mettre de nouvelles incertitudes dans son esprit ? Cela semblait peu probable, car elle avait été seulement avec Doria, qui n'aurait rien dit pour diminuer la confiance d'Elanor. Peu être était-ce uniquement son imagination.
« Non, tu ne m'as pas fait attendre. » Il permit à son visage de se relaxer en un sourire rassurant, et lui passa un petit arc. Il faisait un troisième de la taille du sien en hauteur et était en vérité un arc d'enfant, mais il ne vexerait pas sa dignité en le lui disant. Quand elle contrôlerait celui-là, il lui donnerait un véritable arc d'entraînement. Cela ne devrait pas être long avant qu'elle ne soit prête.
Elanor accepta l'arc, sentant la chaleur et la douceur du bois, soulagé qu'il soit si léger comparé à celui d'Haldir. Elle avait essayé de s'imaginer à quoi ressemblerait un arc d'entraînement, inquiète que cela soit plus qu'elle ne puisse gérer. Elle le regarda quand il toucha son coude.
« Viens, » dit-il, « je vais te montrer comment commencer. Tu dois apprendre la bonne position avant que tu ne touche une flèche. »
« Bonne position ? » répéta Elanor, puis elle se sentit idiote. Pourquoi avait-elle répété ses paroles ? Naturellement il était important de se tenir correctement, elle savait cela.
Mais il ne parut pas le noter. « La manière dont tu te tien est aussi importante que la façon dont tu relâche la flèche. C'est une part du tout. Quand c'est fait correctement, cela s'adapte parfaitement. »
Elanor avala sa salive, souhaitant qu'il n'y ait pas de spectateur. Puis elle nota la cible et grimaça. « J'ai à toucher ça ? » dit-elle d'une petite voie. Cela semblait si loin.
Haldir regarda la cible, puis revint au visage d'Elanor. « Oui, Elanor, et tu le feras. Je n'ai aucun doutes et toi non plus ne dois pas en avoir. »
Aucun doutes ? Elle avait sûrement des doutes ! Elle prit une profonde inspiration, et fut surprise quand Haldir s'approcha derrière elle et posa sa main sur son épaule. « Avec quel œil vois-tu le mieux ? Le droit ou le gauche ? »
« Je n'en ai aucune idée, » dit-elle. « Mes deux yeux sont pareils. »
Haldir sourit avec indulgence, et retira l'arc de ses mains. « Au contraire, Elanor, cela est très rare. Généralement tu as un œil dominant. Tiens haut tes mains, paumes face à la cible et laisse tes pouces se toucher. Oui, c'est ça. Maintenant positionne la cible au milieu de l'intervalle entre mains. Quel que soit l'œil plaçant la cible au milieu est l'œil dominant. »
Elanor ferma un œil, puis l'autre, et découvrit qu'il avait raison. « Oh je comprends. Mon œil gauche est mon œil dominant. » Elle baissa ses bras et le regarda anxieusement. « Est-ce bien ? »
« Cela n'a pas d'importance quel œil est dominant. Il est seulement important que tu sache lequel c'est quand tu vise avec la flèche. Maintenant je vais te montrer comment te tenir. » Elle ajusta ses pieds et son corps comme il le lui dit, puis faillit pousser un petit cri quand le bras d'Haldir vint autour d'elle dans une étreinte alors qu'il positionnait l'arc dans ses mains. Ses doigts chauds chevauchant les siens, il tira la corde jusqu'à ce que ses doigts – et les siens – effleure sa joue.
« Tu dois tirer la corde à la même distance chaque fois, Elanor. Marque la position dans ton esprit là où tes doigts se tiennent. Pour tirer avec précision tu dois être capable de faire ça sans penser. Maintenant pratique ce que tu as apprit quelque fois sans la flèche. Je vais te regarder. » Il recula.
Elanor fixa la cible, et tira la corde. Sans la force d'Haldir elle devait tirer beaucoup plus fort qu'elle ne s'y attendit, et sa main vacillait. Elle jeta un coup d'oeil à Haldir, mais il la regardait simplement, puis lui fit signe d'essayer encore. Cette fois elle se concentra sur le mouvement, essayant de se rappeler la manière dont il lui avait montré. Cela n'était pas pareil. Plusieurs autre essais, et puis il s'approcha, et fit un léger ajustement de ses doigts.
« Rappelle-toi, cela devrait être aussi naturel que de peigner tes cheveux. Aucune pensé. »
Elanor répéta la leçon plusieurs fois jusqu'à ce que Haldir lui dise d'arrêter. Ensuite il prit une flèche dans le carquois derrière son dos et la lui donna. Elle la plaça et commença à tirer la corde seulement pour voir avec horreur la flèche s'envolé avant qu'elle ne soit prête. Derrière eux quelques gloussements lui rappelèrent les spectateurs. Elle se sentit virer au rouge.
Elle jeta un coup d'œil à Haldir, mais son visage ne montrait aucun amusement, seulement patience et calme. Il lui donna une autre flèche, et cette fois elle tira la corde plus soigneusement. Il s'approcha encore, ses bras l'enveloppèrent, et ajusta la prise d'Elanor sur la flèche.
« Tu dois apprendre à ignorer ce qui est autour de toi, » murmura-t-il à son oreille. « Tu ne peux pas te permettre d'être distraite. Chaque personne à l'habilité d'apprendre, Elanor. Tu dois rechercher ce qui est en toi. J'ai vu et sentit l'habilité naturelle que tu porte dans te mains. Cela ne devrait pas être dur pour toi. »
Elanor tremblait légèrement. Ne pas être distraite ? Avec ses bars l'enveloppant ? Avec son visage si près que sa respiration effleurait sa joue ?
« Ressent la flèche, Elanor, » chuchota-t-il, « ferme tes yeux et ressent-la. Visualise la cible dans ton esprit. La flèche et la cible son comme mari et femme, chacun recherche l'achèvement avec l'autre. Je sais que tu peux le faire. Tout ce que tu as à faire est d'accepter. »
Elle ferma ses yeux, son cœur martelant fort dans sa poitrine. Elle pouvait sentir la rigidité de la flèche et la morsure de la corde sous ses doigts. Elle réouvrit ses yeux quand elle le sentit s'éloigné. Elle pouvait le faire. Et elle le ferait.
Doucement, progressivement, elle tira la corde et laissa la flèche s'échapper. A son étonnement, elle vola droit et s'enfonça dans la cible. Ce n'était pas parfait, et en fait, elle l'avait presque manqué, mais elle était là, toujours vibrante !
« Je l'ai fait ! » Ses yeux s'arrondir de surprise, elle regarda joyeusement Haldir, se demandant si c'était assez bien pour rencontrer son approbation.
Haldir acquiesça. « Bien joué, Elanor. Toucher la cible à ta première fois et une réussite impressionnante. » Il regarda par dessus sa tête vers les elfes qui s'étaient rassemblé derrière elle, ce simple regard fut assez pour que la plus part s'en aille.
« Tu dois t'entraîner chaque jour. Une heure, Elanor. Je l'exigerais. » Il détacha son carquois et le posa sur le sol à côté d'elle.
Elle sourit légèrement. « Un autre ordre, Haldir ? »
« Pas un ordre, » admit-il. « C'est ton choix. Tu as montré de l'intérêt, et je t'ai montré ce que tu dois faire. C'est à toi de décider si tu veux approfondir ton talent. Et quand je ne suis pas ici, Rúmil et Orophin peuvent t'assister. Mais tu dois demander quand tu requiers de l'aide. Ne t'attend pas à ce que les gens lisent ton esprit. D'accord ? »
Elanor étudia l'arc dans sa main, souhaitant soudainement, énormément, lui prouver qu'elle pouvait le faire. Elle apprendrait, et le ferait bien.
Elle leva son menton. « D'accord. » Encore une fois, elle posa sa main sur son cœur. « J'essayerais de mon mieux, » ajouta-t-elle honnêtement.
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Haldir s'éloigna, la laissant s'entraîner par elle-même pendant qu'il parlait avec Beredain, qui s'était attardé quand les autres étaient partit. Avec chaque jour passé, Haldir réalisait de plus en plus qu'il avait besoin de prendre ses distances avec Elanor, uniquement pour la sécurité de sa santé mentale. Ces derniers soirs avec elle avaient été merveilleux, mais il avait passé les nuits dans une brûlante agonie de désir qu'il ne souhaitait pas se rappeler. Donc Pourquoi ne la déménageait-il pas dans un autre talan ?
Chaque fois qu'il considérait cela, il se découvrait étrangement hésitant. Il se disait qu'aucun des talans vacant n'étaient près du sien. Il se disait qu'elle était sa pupille et qu'il avait le droit de la garder avec lui s'il le voulait. Et il s'était dit aussi qu'il était un idiot. Et il ne la déménageait toujours pas.
« Tu pense que ta maladroite de pupille peut apprendre à tenir un arc ? » plaisanta Beredain, ses bras croisés sur sa poitrine. « Elle a déjà fait tomber deux flèche depuis que tu as quitté son côté. »
« Elanor n'est pas maladroite, » dit Haldir brusquement.
« Si tu le dis. » Beredain lui donna un petit coup de coude au bras. « Je suppose que tu dois le savoir, avoir passé tant de temps avec elle. Mais pas de temps profitable, à ce qu'il parait. »
« Et qu'est-ce que cela veut dire ? » dit Haldir, une teinte de glace dans sa voie.
« Cela veut dire que tu irradies de mécontentement. Ou peu être devrais-je dire de frustration. »
Consterné, Haldir chercha dans son esprit ce qu'il avait put faire pour ce trahir. « Je ne pensais pas que c'était si évident. »
« Et bien, ça l'est, » répliqua Beredain. « Pour moi, du moins, mais je te connais depuis mille ans. Elle manque d'intérêt ? »
« N'as-tu rien de mieux à faire que de m'interroger ? » Le ton d'Haldir avait une qualité menaçante que Beredain échoua prendre en compte.
« Pas en ce moment. Peu être est-ce un bon moment pour moi de me faire connaître de la belle Elanor. Je pourrais même réussir là où tu as échoué. Je n'ai pas eu une elleth aux cheveux noirs sous moi depuis . . . »
Haldir agrippa le devant de la tunique de Beredain si rapidement qu'il en eu le souffle coupé. « Surveille-toi, » dit Haldir, sa voie basse et furieuse. « Mon amitié ne s'étend pas aussi loin que tu peux le penser. Elanor est ma pupille et sous ma protection. Fait attention à la manière dont tu parles d'elle. »
« Paix, » dit Beredain d'une voie rauque. « Je ne voulais pas être irrespectueux. Je n'ai aucune envie de me battre avec toi sur ça. »
Haldir le relâcha, choqué par sa soudaine perte de contrôle. Il avait aussi choqué Beredain, il le savait. Qu lui arrivait-il ?
Sans le vouloir, son regard s'égara sur Elanor. Elle essayait tellement de toucher la cible, mais autre que cette unique fois, elle ne l'avait pas touché. Malgré ça, il pouvait voir de la détermination dans la posture de ses épaules et de son maintient, qui continuait à être correct. Il pouvait difficilement traîner ses yeux loin d'elle. Une émotion le balaya – rapide, enthousiaste, sans nom . . . et puissante.
Oui, plutôt il partirait pour la frontière, mieux cela sera. Une fois qu'il sera loin d'elle, il devrait être capable d'analyser la situation et de tout mettre en une perspective appropriée. Du temps passé seul, exécutant son devoir, devrait le guérir de ce qui était probablement rien de plus qu'un engouement. Si non, il traitera avec cela en conséquence, quand il ne se contrôlait plus lui-même, ses pensés capricieuses, et la puissante aspiration de son corps pour celui d'Elanor.
Peu être que quand il reviendra, il sera prêt la déménager dans un autre talan.
Peu être.
(à suivre)
Note de la traductrice : Désolé de vous avoir fait attendre si longtemps pour ce chapitre, mais dans une semaine j'ai un examen d'anglais le 11 et le 18, et il faut quand même que je révise un peu. Alors j'ai pas eu trop le temps de finir ce chapitre aussi rapidement que je le souhaitais, mais en tout cas merci pour toute vos reviews, elles me font toujours très plaisir et me touche énormément.
Réponse aux reviews :
Bee orchid : ravie que tu aime cette fic, mais comment ne pas l'aimer avec Haldir dedans, et en plus écrite par Julie et Fianna, qui je pense sont les meilleurs auteurs de fic sur lui. Quant à ta question sur le texte original, elle n'est pas indiscrète, ne t'en fait pas. Maintenant tu peux le trouver simplement en cliquant sur le nom de l'auteur « juliediane » En haut de la page d'un des chapitres. A un moment seul le premier chapitre était en ligne sur mais il y a un ou deux mois, Julie à posté la suite et apparemment il n'y a peu de plainte et elle est toujours en ligne, avec actuellement 26 chapitres, mais si tu veux être tout de suite mise au courant des nouveaux chapitre je te conseil d'aller sur le group yahoo de Julie et de Fianna, le lien est dans leur boite, dans le résumé sur l'auteur. PS : j'ai fait attention cette fois avec mes lion, pardon mes loin.
Gothic : Ne t'inquiète pas je ne laisserais cette fic tombé pour rien au monde, j'ai simplement pas mal de boulot en ce moment, c'est out mais, bien tôt, j'espère pouvoir reprendre mon rythme.
Ilyria : Contente que la fic te plaise, et j'espère que tu as apprécié la suite.
Demoness lange : je crois que c'est notre cas à toutes, nous voulons toutes être à la place d'Elanor, et attend c'est pas fini. Tu vas plus regretter de ne pas être à sa place plus tard.
Faerie : Je sais que le début de leur relation peu paraître loin mais c'est ce qui fait les meilleurs fic, tu ne trouve pas, et il sont si mignon tout les deux, se demandant ce qui se passe, alors que c'est si évident, du moins pour nous, pauvre mortelle. Quant à ta proposition pour la relecture, elle est bien venue, mon orthographe fait pitié, et je crois avoir besoin de toute l'aide possible.
Zillah666 : Merci beaucoup pour tes encouragements et je suis super contente que tu apprécie mon travail de traduction et l'histoire, qui malheureusement ne m'appartient pas, mais vient tout droit de l'esprit fantastique de Julie et Fianna.
