Auteur : Julie et Fianna
Disclaimer : les personnages, cadres, lieux et langages utilisés pour ce travail sont la propriété de J.R.R. Tolkien, The Tolkien Estate et Tolkien Enterprises. Aucun profit monétaire n'est réalisé sur cette histoire et les lois du copyright ne sont violées en aucune manière.
Note des véritables auteurs : feed-back, reviews sont apprécié. Histoire traduite de l'Anglais par Ellimac pour le compte de, et avec l'accord des auteurs.
xxx
Chapitre 13
Fidèle à sa parole ; la toute prochaine fois qu'Elanor s'entraîna au tir à l'arc, Lurien entra sur le terrain seulement quelques minutes après son arrivée. Elle regarda sa démarche aisée alors qu'il approchait, consciente que Rúmil ou Orophin, ou les deux allaient probablement se montrer à tous moments. Lurien devait aussi le savoir, mais il ne paraissait pas concerné.
« Je pensais que tu étais de garde le matin, » dit-elle quand il la rejoignit. Quelques elfes étaient venus s'entraîner, mais, pour la plupart, le terrain était vide. Le vent était calme ce matin, et le soleil éclatant rayonnait au travers des mellyrns qui entouraient le terrain d'entraînement, pommelant les feuilles d'une lumière dorée. Non loin un papillon voletait au bord d'un rayon de soleil et la douce odeur de l'herbe flottait dans l'air
« Mes heures de gardes sont ouvertes au changement, » dit-il avec dans un éclair de dents blanches, « et elles changent juste pour toi, ma chère. » Il se tenait assez prêt, la regardant avec ses yeux bleu chaleureux, néanmoins il paraissait tenir sa parole, car elle ne vit en eux aucune agitation de son pouvoir.
« Je ne suis toujours pas sûre de ce que l'on peut faire pour moi à ce point, dit-elle. Je sais que j'ai besoin de m'entraîner. Une heure par jour, a dit Haldir. » Elle le regarda, curieuse de voir sa réaction aux instructions d'Haldir.
Le tête de Lurien s'inclina, et elle vit ses narines frémir à la mention du nom du Gardien de la Marche. « Je suis d'accord, tu as besoin d'entraînement, répondit-il doucement. Et une heure est un temps approprié pour une débutante. Cependant, ce qui est plus important que le temps que tu passe à t'entraîner, c'est combien tu crois en toi. Commençons par ton apparence. »
« Mon apparence ! répéta-t-elle. Pourquoi ? »
« Parce que quand les gens te regardent, tu dois croire que ce qu'ils voient est ce que tu es – une œuvre d'art. Cela aidera à bannir ton manque de confiance en toi. » Son regard couru sur elle, le coin de ses yeux se plissa légèrement avec son sourire. « Devrais-je dire ce que je vois quand je te regarde. »
Elanor coinça l'arc sous son bras. « Lurien, tu flirt avec moi, et tu ne me donne pas d'instruction. »
« Tu ne m'écoute pas Ellie. » son ton crispé semblait avoir perdue son charme soyeux. « Tient compte de mes paroles. Tu as des yeux magnifique, des cheveux charmant, et de jolis traits. Tu es élégante et gracieuse de tous les angles où je t'ai vu. Et tes bras et épaules sont à leur avantage quand tu tiens l'arc, ce que tu fais très joliment. Tu n'as aucune raison de te sentir inférieur à aucunes autres elfes de Lórien. Même Healea, ajouta-t-il de manière suggestive. Oui, elle est extrêmement belle, mais il y a des fois où trop de perfection peut être ennuyeuse. »
Elanor ne dit rien. Elle ne savait pas comment prendre ça, mais elle soupçonnait que le rejet de Lurien par Healea teintait son opinion en la matière.
« Et aussi, très important, continua-t-il, il est temps que tu utilise un arc d'entraînement. Je t'en amènerais un demain. »
« Mais j'utilise un arc d'entraînement, » dit-elle confuse, et montra l'arc qu'Haldir lui avait donné. Elle regarda autour d'elle les quelques autres elfes qui étaient venu s'entraîner. Aucun d'eux n'avait un arc aussi petit que le sien.
« Haldir t'a dit cela ? » demanda Lurien, les lèvres courbées avec dédain. « C'est un arc d'enfant. Il semble que j'ai plus confiance en toi que lui, car je pense que tu es plus que prête pour un véritable arc. »
Dégonflée, Elanor regarda l'arc dans ses mains. Un arc d'enfant ! Pourquoi Haldir l'avait-il laisser croire que c'était un arc d'entraînement ? Pourquoi Rúmil et Orophin ne lui avaient-ils pas dit la vérité ? Pensaient-ils qu'elle ne le découvrirait pas ?
« Ai confiance, dit Lurien rapidement. Tu es prête. Mais pour aujourd'hui utilise celui que tu as. Maintenant montre-moi ta posture. »
Elanor fit ce qu'il demanda, bougea ses pieds dans la position familière qu'Haldir lui avait montré. Elle regarda Lurien et le vit acquiescer d'approbation.
« Bien, dit-il. Maintenant je veux que tu te dises à toi-même : 'je suis parfaite, mes flèches atteignent toujours leur cible, je ne peux pas manquer'. »
Elanor baissa l'arc. « Je me sens bête de dire ça Lurien. Ce n'est pas vrai. »
« Cela peut le devenir si tu le crois. Tu dois le dire une centaine de fois par jour. Non, un millier. C'est quand tu commenceras à le croire, que tu commenceras à voir la différence. » Son regard tomba sur les lèvres d'Elanor. « Tout comme je me dis encore et encore, 'un jour Elanor me laisseras l'embrasser'. »
Elle combattit un petit fou rire alors qu'elle imaginait Lurien se tenant devant son miroir en répétant de tel absurdité. « S'il te plait ne flirt pas avec moi Lurien. »
Elle recula d'un pas, mais Lurien attrapa son bras. « Je ne flirt pas avec toi Ellie. Je te dis la vérité. »
Avant qu'Elanor ne puisse penser à une réplique, un mouvement parmi les arbres attira son attention. Rúmil avançait à grand pas dans leur direction, et même depuis cette distance elle reconnue le pli déterminé et coléreux de sa bouche. Elle ne l'avait jamais vu porter un expression si froide, comme s'il allait se battre avec un adversaire.
Lurien lâcha sa prise sur le bras d'Elanor. « Ah, voilà le premier obstacle, se moqua-t-il. Le frère vertueux. Je vais m'en occuper, ma chère. » Il se tourna pour faire face à Rúmil, et se tient immobile.
Elanor le fixa ,prise au dépourvu par le ton de Lurien.
Rúmil arriva, ses yeux d'un bleu cristal paraissaient plus glacé que d'habitude. « Que fais-tu ici Lurien ? Tu n'as rien à faire avec Elanor. »
« Au contraire, répliqua Lurien, je suis ici sur son invitation. Je l'aide. » Il fixa Elanor comme pour demander confirmation.
« Je ne pense pas ! » Rúmil se tourna vers elle. « Elanor ? Qu'as-tu à dire ? » Son ton était légèrement accusateur.
Elle lui envoya un sourire d'excuse. « C'est vrai Rúmil. J'ai donné mon accord pour que Lurien vienne ici. »
Rúmil attrapa son poignet, l'entraîna un peu plus loin tandis que le petit sourire suffisant de Lurien s'élargissait. « A quoi penses-tu Ellie ? » dit-il d'une voix basse et douce pour que Lurien ne puisse pas l'entendre. « Haldir ne t'a-t-il pas prévenu contre cet elfe ? » Ses doigts étaient fort, rappelant Haldir à Elanor. « Il est dangereux pour quelqu'un comme toi. »
« Quelqu'un comme moi ? répéta-t-elle . Qu'est-ce que c'est sensé vouloir dire ? »
« Tu sais ce que je veux dire. Haldir ne souhaite pas que tu t'associe avec cet elfe en particulier, et pour une bonne raison. » Rúmil jeta un petit coup d'œil à Lurien, sa mâchoire serrée de mécontentement.
« Je passerais mon temps avec qui je veux, dit Elanor plutôt avec indignation. Haldir n'a rien à dire. »
« Non ? » Rúmil la fixa. « Je dirais que ce n'est pas vrai, mais nous en reparlerons plus tard. »Ses yeux rétrécis étaient fixés sur son visage. « Lurien a-t-il essayé son tour d'esprit sur toi ? Dit la vérité maintenant. »
Elanor faillit exprimer son outrage à la déduction qu'elle pourrait dire autre chose que la vérité, mais au dernier moment elle vit de la réelle inquiétude dans les yeux de Rúmil. Il se souciait de son bien être, cela au moins était clair, et cette certitude adoucie ses sentiments.
Elle mit sa main sur le bras de Rúmil et baissa encore plus sa voix. « Ne t'inquiète pas pour moi Rúmil. En effet Lurien a essayé ses tours sur moi, mais je lui ai résisté. » Calmement, elle lui expliqua le marché qu'ils avaient fait.
Le froncement de sourcil de Rúmil ne disparue pas complètement. « Si c'est en effet ce qui c'est passé, alors je suppose que tu es à l'abri de ses jeux d'esprit. Il préfèrerait plutôt mourir que de briser un serment fait sur l'honneur de la Dame. Néanmoins je connais Lurien, et je ne suis pas d'accord pour te laisser seule avec lui. Haldir aura mes couilles sur … » Il s'arrêta net, paraissant légèrement embarrassé. « Je veux dire, ma tête sur un plateau, corrigea-t-il, si je te laisse seule. »
De longues mèches des cheveux sombres d'Elanor voletèrent dans la brize, et elle les remit derrière son oreille avec impatience. « Tu t'inquiètes pour rien, dit-elle. Je crois que Lurien souhaite vraiment m'aider. » Elle hésita un moment, « bien que j'admette ne pas en connaître la raison. »
« Exactement mon intérêt Ellie. Ses motivations sont ce qui me concerne. Dorénavant, tu vas tenir compte de mon conseil et être sur tes garde, est-ce clair ? Orophin ou moi seront à proximité si tu devais te sentir menacée d'une quelconque manière. » Cette dernière phrase fut dite assez haut pour que Lurien l'entende.
« Tu n'es pas mieux que tes frères, » dit Lurien, son joli visage gâté par la colère. « Ne lance pas ta pâle menace sur moi, gardien, car je ne suis pas impressionné. Viens Ellie. Ignore cette cruche de farceur qui prétend à la grandeur seulement par son habilité à dire des blagues. »
Ne tenant aucun compte du ton de Lurien, Rúmil baissa sa voix une fois de plus. « Retiens mes paroles, » répéta-t-il.
Rúmil marcha vers le bord du terrain , et s'y appuya, ses bras musclés croisés sur sa poitrine alors qu'il s'installait pour regarder la leçon d'Elanor avec Lurien. Ses cheveux argentés brillants au soleil, lui donnant l'apparence d'un ange, ange mais son visage fixé en des lignes menaçantes, ne ressemblant pas à son attitude joyeuse habituelle. Elanor soupira alors que Lurien la guidait vers la cible. Elle souhaitait juste pouvoir continuer à s'entraîner seule.
x
« Qu'allons nous faire à propos de Lurien ? » Demanda Rúmil plus tard ce soir là. Lui et Orophin étaient hors du talan d'Orophin, regardant avec morosité l'espace découvert. L'obscurité était tombée, mais les habituelles lumières scintillantes de la cité échouaient à adoucir leur inquiétude concernant Elanor. Au moins de cet endroit avantageux, ils avaient une vue dégagée sur le talan d'Haldir et savaient qu'elle y était en sécurité.
Les yeux d'Orophin se rétrécir, son pouce frottait distraitement la douce écorce sombre du mallorn alors qu'il réfléchissait à sa réponse. « Je pourrais lui parler. »
« Je t'ai dit que je l'avais fait. Cela n'a rien fait de bien. La voix de Rúmil était frustrée. « Il s'est juste moqué de nous. Il essaie de causer des problèmes et j'ai peur qu'il réussisse. »
« Nous devons être prudent. Il essaie d'utiliser Ellie pour atteindre Haldir. » Orophin se pencha en avant, posa ses coudes sur ses genoux pour appuyer son menton sur ses mains. Il semblait être très mal positionné.
Le regard de Rúmil glissa sur le côté. « Tu pourrais demander à Doria de lui parler. Cela te donnera une excuse pour lui parler. »
Orophin secoua la tête , tenté par l'idée. Il se tortilla jusqu'à ce qu'il soit appuyé de nouveau contre le doux tronc de l'arbre. « Je ne mêlerais pas Doria à ça. D'ailleurs, Haldir s'attend à ce que nous nous en chargions. Il l'a placé sous notre responsabilité, et je ne lui faillirais pas. »
« Moi non plus, » reconnut Rúmil, tordant distraitement une petite brindille dans ses mains. « Devons nous le dire à Haldir au sujet de Lurien ? Ceci est la véritable question. »
« Oui, je pense nous le devons, bien que cela le mettra en colère et le frustrera. Cela avancera peut être son retour. » Orophin releva ses genoux, les entoura de ses bras tandis qu'il regardait la multitude de sentiers en dessous. Seulement quelques elfes pouvaient être vu à cet heure tardive, et aucun d'eux n'était Lurien.
Rúmil déplaça son poids, s'équilibrant parfaitement sans effort comme tous les elfes sylvain savent le faire. « Penses-tu qu'il l'aime ? »
Orophin haussa les épaules. « Qui peut le dire ? Haldir garde toujours ses cartes près de sa poitrine. Beaucoup de tendres sentiments sont venu dans la fabrication de ce carquois. Il n'a jamais offert un tel cadeau à Healea. Je pense que cela en dit beaucoup. »
« Je pense qu'elle lui est attaché, » dit Rúmil pensivement.
« Qu'a-t-elle dit ? » Orophin regarda en direction du talan d'Haldir, songeur.
« Elle garde ses sentiments pour elle, mais j'ai appris qu'il est celui qui utilise le lit de camp. Tu avais raison à ce sujet. »
Orophin eut l'air content. « Ha, je le savais ! Nous aurions du le parier. »
« Et il lui a fait un clin d'œil une fois, ajouta Rúmil négligemment. Ce doit être cette fois, il y a deux ans, dont nous à parlé Telrion. »
Les sourcils d'Orophin s'arquèrent grandement. « En effet ! Je ne l'ai jamais vu lancer un clin d'œil ! Je trouve cela assez peu crédible. »
« A propos, comment progresse ta propre cour ? dit Rúmil avec un petit coup de coude. As-tu enfin trouvé du courage ? »
« J'y travail, dit rapidement Orophin. Ne change pas de sujet. Nous parlions d'Haldir et d'Elanor. »
« Et de Lurien, » rappela Rúmil dans un soupire. « A partir de maintenant nous devrons la surveiller d'encore plus près que ce que nous avons fait. Lurien trouve beaucoup de plaisir à être une épine dans la main d'Haldir. » Il se gratta la joue, repensant à cela. « Bien que je suppose qu'il tiendra sa parole puisqu'il l'a juré sur l'honneur de la Dame. Mais je ne lui fait toujours pas confiance. »
« Ni moi. Je suppose que nous envoyons finalement un message à Haldir. Il aura peut être quelques instructions. Lui as-tu parlé des cauchemars ? »
« Oui, mais pas dans les détails. Je pense qu'ils deviennent pires, mais elle n'en parleras pas. »
« Et comment te voit-elle ? J'ai noté que d'autre ont recherché son attention. »
« Mais je ne suis pas celui qu'elle favorise. » Rúmil envoya un sourire étincelant à Orophin.
« Peut être la courtises-tu trop ardemment, » dit Orophin avec un froncement de sourcil. « Soucie-t-en-toi frère. Tu ne veux pas lui causé de la peine. »
« Pas d'inquiétude pour cela, » confessa Rúmil, abandonnant son attitude outrancière. « Elle me choisie uniquement parce que je suis le frère d'Haldir. » Il sourit légèrement. « Je flirt avec elle et elle aime bien cela, mais elle laisse ça aller. C'est pas que je l'ai testé, mais … J'ai trouvé cela intéressant. J'aimerais l'embrasser, mais je suppose que je ne le ferais pas. Si elle est amoureuse d'Haldir, c'est assez pour refroidir mes ardeurs. »
« Peu être deviendra-t-elle notre sœur, dit Orophin avec nostalgie. Ce serait bien qu'au moins l'un de nous trois trouve son âme sœur. »
« Si tu voulais simplement parler à Doria, cela augmenterait tes propres chances ! Ce silence stupide ne fait rien de bien ! » Rúmil poussa le pied d'Orophin hors de la branche, et l'elfe ajusta son équilibre sans une pensée.
« Et toi ? Renvoya Orophin énervé. Ne vas-tu jamais te poser ? N'y a-t-il personne sur tout Arda que tu favorise plus que tout le reste ? »
Rúmil fixa ses yeux sur un talan. éloigné, à peine visible d'où il se tenait, et le coin de sa bouche se leva légèrement. « Peut être, » dit-il.
« Qui est-elle ? » demanda Orophin avec étonnement.
Rúmil tourna la tête. « Cela n'a pas d'importance, rétorqua-t-il. Il n'y a aucune raison d'en parlé. Elle ne m'aura jamais. »
« Je ne me reposerais pas avant que tu me l'ai dit ! » déclara Orophin.
« Donc tu ne te reposeras jamais, » répliqua Rúmil. Il ignora l'expression de Rúmil et se leva gracieusement sur ses pieds. « Viens, partons et allons rédiger ce message à Haldir. Puis je partirais et irais jeter un œil sur Ellie. »
« Oh très bien, dit Orophin en rouspétant. J'ai assez à faire en ce moment sans me soucier de ta vie amoureuse. »
« Bien ! » Rúmil sourit et sauta de la branche à la sécurité des marches. « Tu dictes pendant que j'écris. »
x
Haldir essuya le sang noir d'Orcs de la lame de son épée, sa bouche courbée avec plus de répulsion qu'il n'en montrait d'habitude. Lui et ses elfes avaient abattu avec succès ce qui semblait être un petit groupe d'éclaireur qui avait, par erreur, pensé se glisser en Lothlórien durant la nuit. Alors que les premières lumières de l'aube commençaient à zébrer le ciel ses gardiens portaient les carcasses loin de la ligne des arbres où ils pourraient les faire brûlés en sécurité. Les ignorant, Haldir grimpa rapidement dans l'arbre le plus proche jusqu'à ce qu'il atteigne le flet construit dans les solides hauteurs. D'ici, il pouvait voir loin ; c'était lui qui avait repéré le groupe d'Orcs, car ses yeux étaient perçants, même pour un elfe.
En ce moment il était furieux, bouillant d'une rage d'une intensité qu'il n'avait pas ressentit depuis longtemps. Il avait voulue retourner à la cité aujourd'hui, mais maintenant il ne pouvait pas, pas jusqu'à ce qu'il soit certain du nombre d'Orcs se tenant là, dehors. Il pouvait les sentir. Ils attendaient, rongeant leur freins, mais ils allaient attaquer, finalement. Il pouvait se passer des jours, ou même des semaines avant. Et il ne pouvait pas partir.
Pendant ce temps, Elanor se demanderait où il était. Le ferait-elle ? Rúmil semblait occuper sa place très gentiment. Et maintenant ce dernier message avait augmenté sa fureur à un degré fiévreux. La main d'Haldir le démangeait de saisir Lurien à la gorge et de l'étrangler comme il avait faillit le faire à Beredain. Qu'elle aille en Mordor, pourquoi ne tenait-elle pas compte de son conseil ? Il l'avait prévenu contre Lurien !
Haldir serra les dents si fort que cela lui fit mal. Il avait pris la décision, il y a quelques jours, que l'action la plus sage était de la déménager de son talan pour un à elle. Maintenant, avec Lurien dans le cadre, pouvait-il toujours le faire ? Rúmil avait dit qu'elle avait fait un marché avec l'odieux sentinelle ! Apparemment, elle lui avait résisté avec succès, et maintenant elle se pensait en sécurité, la naïve petite idiote. En sécurité jusqu'à ce que Lurien concocte son nouveau plan, quoique ce puisse être !
Puis, quelque chose qu'elle avait dit revint à Haldir, pourtant, pourquoi cela devait être maintenant, à cet instant, il ne le savait pas. 'Je pense que j'ai plus de force que vous ne le réalisez, et que vous avez votre part de faiblesse que vous pensez cacher à tout le monde. Moi inclus.' Il pouvait l'entendre dire cela assez clairement, presque comme si elle se tenait à côté de lui.
Il relâcha un peu de tension dans sa mâchoire, se forçant à respirer normalement, et à penser rationnellement. Maintenant qu'il avait le loisir d'y penser, il était surprit qu'elle ait été capable de parer Lurien. Il semblait que sa petite Elanor avait une force d'esprit considérable. Et de la sagesse, ajouta-t-il silencieusement, si elle avait forcé Lurien à jurer sur l'honneur de Galadriel comme l'avait écrit Rúmil. C'était probablement le seul serment qui pouvait lui lier les mains, et elle l'avait forcé d'une manière ou d'une autre. Haldir trouvait cela presque amusant, l'idée d'Elanor amenant le sentinelle à genoux. Il se demandait comment elle avait fait.
Pourtant, l'idée que Lurien lui donnait des leçons de tir à l'arc faisait bouillir son sang. Dès le moment où il reviendrait, il avait l'intention de stopper cela – pour de bon. Dans l'intervalle, il devait juste croire en ses frères pour prendre soin d'elle. De plus, il devait croire en Elanor. Elle était jeune et innocente, mais elle avait des ressources de force inexploité. Regarde ce qu'elle avait osé faire au Gardien de la Marche de Lothlórien ! L'avoir kidnappé et attaché à son lit, cela demandait de l'audace ! Quand , faisant face au choc inattendue de sa nudité, elle n'avait pas flanché, même s'il était assez sur que cela avait été son premier regard sur la nudité masculine, sans mentionner son excitation sexuelle. Vrai, il avait réussit à la rouler et à se libérer, puis avait continué en l'humiliant et en l'imitant, mais elle avait caché sa peur mieux que beaucoup d'autres qu'il avait rencontré. Oui, elle était jeune et naïve, mais elle était aussi forte, brave, têtu, volontaire et magnifique au-delà de toute mesure.
Et elle lui manquait bien plus qu'il ne le pensait possible.
x
Elanor et Rúmil se tenaient dans le jardin de Galadriel, non loin de l'endroit où Haldir l'avait embrassé. Rúmil ne pouvait pas avoir sut cela quand il avait choisit cet endroit pour lui parler du retour retardé d'Haldir. Elle avait regardé le visage de Rúmil avec attention alors qu'il expliquait les raisons. Trois semaines s'étaient écoulé depuis qu'il était parti, et elle avait été si excité, en pensant qu'il reviendrai bientôt, peu être même aujourd'hui.
« Que combat-il Rúmil ? demanda-t-elle. Est-ce encore des gobelins ? »
Rúmil secoua la tête. « Pas des gobelins, Ellie. Des Orcs. »
Elanor resta silencieuse, essayant d'imaginer à quoi un orc pouvait ressemblé. « Sont-ils plus gros que des gobelins ? »
« Oui, dit-il brièvement. Un peu plus gros. Pas beaucoup plus intelligent néanmoins. »
Elle le sentit l'observé, de ses yeux bleus patients pendant qu'elle assimilait cela. « Je n'en ai jamais vue. Haldir m'a dit qu'ils puent. »
« Ils empestent, reconnut-il. Méchantes choses maléfiques, ils sont. Tu ne voudrais pas en voir un. » Il attrapa sa main et la serra. « Tu parais inquiète, mais ce n'est pas la peine. Haldir sait ce qu'il fait. »
« Je sais. » Elle baissa la tête. « Je ne suis pas inquiète du tout, pas vraiment. J'ai foi en ses capacités. Je l'ai vu se battre. »
« Bien. Quelques Orcs n'auront pas le meilleur de lui. Nous les avons combattu beaucoup de fois et nous les avons toujours battu. » Il continuait de la regarder. « Tu es attachée à lui. » Ce n'était pas une question.
Elle releva son regard, pas sur de vouloir l'admettre. « Bien sur. »
« Parfois il est loin pendant des mois, dit Rúmil. Parfois je le suis aussi, et Orophin. Cela vient avec la fonction de Gardien de Lórien. Endurer une telle séparation est une part de ce à quoi un couple doit faire face. Certaines elfes ne peuvent pas l'accepter et préfèrent aller voir ailleurs pour un compagnon. »
Elanor se détourna. « Quelle stupidité de leur part, dit-elle avec une légèreté forcé. Si l'on aime vraiment, on accepte le mauvais comme le bon. »
Rúmil ne dit rien pendant un moment. « Je suis d'accord avec toi, dit-il finalement. Je te dis seulement ce que tu ne réalises sans doute pas. »
« Je le réalise, » répliqua-t-elle, regardant les fleurs avec un cœur lourd. « Et je réalise que toi ou Haldir ou Orophin pouvez être tué. Je ne suis pas aussi stupide ni aussi naïve que tu le penses Rúmil. Mais je sais aussi que vous êtes bons dans ce que vous faites. Tout comme Lurien est bon dans ce qu'il fait, sinon il ne serait pas à la position qu'il occupe. »
« Lurien est un combattant habile, » admit Rúmil, bien que son antipathie pour le sentinelle transpire dans sa voix. « Trop confiant, et trop prit par l'idée de sa propre supériorité. Bien sur, ils disent qu'Haldir est arrogant, et il l'est des fois, mais … » Rúmil haussa les épaules. « Ce n'est pas la même chose. »
Elle releva son regard. « Pourquoi Lurien déteste-t-il tellement Haldir ? »
Rúmil portait un regard de dégoût. « Pour Lurien, c'est toujours une question de jalousie et de rivalité. Je ne sais pas pourquoi il le ressent ainsi, ce besoin de se sentir supérieur. Ils se sont tous les deux battu pour la même elfe … »
« Healea, » termina Elanor, quand il s'arrêta.
« Mais la rivalité était là longtemps avant cela, dit-il. Peu être que Lurien regarde Haldir et voit ce qu'il souhaite devenir et ne le peut pas, car il y a seulement un seul Haldir. Les Valars merci ! » ajouta-t-il avec un sourire soudain et coquin.
A partir d'ici la conversation devint moins sérieuse, due aux efforts de Rúmil pour alléger l'humeur d'Elanor, elle le savait. Elle y répondit avec gentillesse, car elle ne souhaitait pas s'appesantir sur ses inquiétudes … ou sur les cauchemars qui continuaient à tourmenter son repos.
Pour Elanor, les jours suivant passèrent doucement. Il n'y avait aucun mot venant d'Haldir, mais Rúmil l'assura que cela ne voulait rien dire. Ils se tenaient très probablement dans les parages en attendant que quelque chose arrive. Rúmil n'entra pas dans les détails. Il n'en avait pas besoin.
Sa leçon journalière de tir à l'arc avec Lurien continuait, et ses conseil semblait aider, du moins quelques fois. Au début elle avait trouvé l'arc d'entraînement très difficile, mais maintenant elle y arrivait mieux. Et elle touchait la cible définitivement plus souvent quand Lurien se tenait là, lui disant qu'elle pouvait le faire et le ferait. Même avec Rúmil ou Orophin se tenant à proximité, leurs jolis visages raidis de désapprobation, elle savait qu'elle s'améliorait. Ses progrès, toutefois, n'étaient pas réguliers, en partie parce qu'elle était épuisée et en parti parce qu'elle recevait trop de conseils.
Si Lurien lui disait de mettre son pied dans tel position, Rúmil ou Orophin lui disaient de le mettre dans une autre. Si Lurien lui disait de changer l'inclinaison de sa tête, Rúmil et Orophin disaient autre chose. Si Lurien s'approchait trop près, pour ajuster sa position, un des frères d'Haldir s'approchait et le fixait. Cela lui tapait sur les nerfs, mais elle ne protestait pas, en grande partie parce qu'elle savait que cela ne ferait rien de bon. Elle sentait aussi que c'était ce que voulait Lurien, la dresser contre les frères d'Haldir. Et ils étaient tous d'excellents archers, donc ils devaient avoir raison. Et où cela la menait-elle ?
x
Après six jours sans rien, les Orcs attaquèrent finalement. Ils avaient choisit de le faire en plein jour, mais le groupe avait été plus petit qu'ils ne s'y attendaient, moins de 60, et ils avaient tous été massacré. Un elfe avait été légèrement blessé, et un orc avait été capturé et interrogé avant qu'Haldir ne finisse sa vie avec un seul coup d'épée miséricordieux. Il détestait les Orcs, mais il n'aimait pas la cruauté, même envers les créatures les plus méprisables. Il était simplement content que ce soit terminé. L'expérience lui disait qu'il y aurait un répit entre les attaques qui dureraient quelques jours, même quelques semaines ou mois. Le peu d'informations qu'il avait extrait de son prisonnier le confirmait. Il était libre de retourner à la cité, car il y avait beaucoup d'autres Galadhrim expérimentés pour monter la garde.
Beaucoup de sa rage s'était fané ces derniers jours, bien qu'il n'était pas content à propos de Lurien. Pas content n'était pas vraiment le mot.. Il avait peu dormit cette dernière semaine, et il était anxieux à l'idée de rentrer à la maison auprès d'Elanor. Il était toujours partagé sur le fait de la garder dans son talan ou non, bien qu'il penchait plus pour la déménager, en grande partie parce qu'il voulait tellement qu'elle reste. Il savait qu'il avait besoin de considérer ce qui était le mieux pour elle et non pour lui. C'était la chose honorable à faire. Elle était peu être sa pupille, mais il était sous l'obligation de lui enseigner, de la guider, de lui montrer comment s'améliorer. Il devrait l'encourager à déployer ses ailes et à s'élancer, non pas l'enchaîner à son nid. Les besoins d'Elanor étaient plus important que les siens.
De tel pensées l'occupaient alors qu'il marchait rapidement à travers la forêt en direction de Caras Galadhon. Et le jour passa, les ombres du soir suivant ses pas alors qu'il approchait la cité, la forêt tombant doucement dans le crépuscule puis dans la nuit. Les oiseaux s'installaient, et seuls les hiboux faisaient entendre leurs hululements quand il passait. Soudain, il lui vint à l'esprit qu'il y serait à temps pour le jour de l'anniversaire d'Orophin, ce qui voulait dire qu'il pourrait lui donner son cadeau, la tunique faite par Doria. C'était une pensée qui le réconforta. La lumière des étoiles se leva, scintillant au-dessus de sa tête dans une couverture de diamants glaciale, points de lumière contre le ciel de velours. Il passa le talus et s'arrêta un moment pour regarder les lumière de la cité devant lui, blottis en sécurité contre les arbres. Seulement une autre heure et il serait à la maison.
x
Elanor était allongée sur le lit, ses yeux grands ouverts, fixant l'obscurité. La semaine passée avait été de loin la pire. Depuis que Rúmil lui avait dit à quoi Haldir faisait face, les cauchemars étaient devenus plus terrifiant. Elle n'avait pas peur pour Haldir, pas quand elle y pensait objectivement. Elle savait qu'il était fort, un guerrier habile, et qu'il ne prendrait pas de risques inconsidérés. Elle avait confiance en lui.
Néanmoins, pour des raisons qu'elle ne comprenait pas, son esprit lui jouait des tours pendant qu'elle dormait, créant ténèbres et terreur. Elle n'avait même pas osé dormir ces deux dernières nuits, maintenant son corps criait de besoin de repos.
Elle souhaitait savoir quand il reviendrait. Pour se distraire, elle imagina ce que se serait de dormir bercée dans les bras d'Haldir. Cela amena des pensées plus douces dans son esprit, pensées où elle pressait ses lèvres sur les siennes et glissait ses mains sur ses épaules musclées et … comme toujours elle essaya de s'arrêter ici, mais réussissait rarement. Trop facilement son imagination continuait, faire brûler le corps d'Haldir et le faire fondre sous ses mains … elle frissonna d'une joie secrète à cette idée. Elle pouvait sûrement faire cela si elle en avait l'occasion. Un jour … peut être … pour le moment elle mit de côté ses doutes.
La douloureuse chaleur de la fantaisie resta avec elle pendant un petit moment, puis commença à fondre alors qu'elle s'endormait. Si elle pouvait rêver d'Haldir lui faisant l'amour au lieu de gobelins. Quel rêve charmant se serait , rêver de lui la couvrant de son corps, de sa bouche prenant possession de la sienne. Cette vision terriblement tentante resta avec elle alors qu'elle glissait progressivement dans le sommeil . . .
x
Avant qu' Haldir ait passé les portes de la cité, la nuit était à moitié finit. Il bougea son arc tout en faisant signe aux gardes de la cité, son allure s'accélérant avec son envie de revoir Elanor. Elle serait endormie, et bien sur, il ne la réveillerait pas, mais de voir son visage une fois de plus … Il pouvait à peine attendre. Il était même plus anxieux qu'il ne s'y attendait, son pouls trébuchait presque d'anticipation. Se tenir là, simplement, et la regarder pendant qu'elle dormait devrait être assez.
A sa surprise, il trouva Rúmil assit sur les marches devant son propre talan. « Que fais-tu ici ? demanda-t-il avec un froncement de sourcil. Quelque chose ne va pas avec Elanor ? »
Rúmil se leva, paraissant un peu las sous les yeux pénétrant de son frère. « Non, elle va bien … sauf en ce qui concerne les cauchemars. Nous ne savions pas quand tu reviendrais, donc Orophin et moi sommes venu ici à tour de rôle pendant qu'elle se reposait. Je voulais te prévenir avant que tu ne rentre à l'intérieur. Je pense qu'ils sont devenu pire cette semaine. » Le regard de Rúmil se baissa sur le sang noir couvrant la tunique d'Haldir. « Tout s'est bien passé. »
« Ils ont attaqué et nous les avons tué, » dit Haldir mettant cela de côté avec un léger mouvement de la main. « C'est terminé jusqu'à la prochaine fois. De quoi rêve-t-elle ? »
« De gobelins, à ce qu'elle dit. » Rúmil haussa les épaules. « Elle ne dira rien de plus. »
« Et à propos de Lurien ? » demanda Haldir d'une voie égale.
« Il continu à lui donner des leçons, mais il lui fait trop de compliments. Il lui dit qu'elle y arrive bien, même quand ce n'est pas vrai. Il la chouchoute. Et il lui a donné un arc d'entraînement. »
Les sourcils d'Haldir se levèrent. « Etait-elle prête ? »
« Oui je pense. J'allais lui en donner un moi-même, mais il l'a fait le premier, puis il a essayé de lui faire croire que nous la pensions incapable. » Il leva les yeux au ciel. « N'ai pas peur, nous ne l'avons pas laissé seul avec lui. Orophin et moi étions toujours là, le regardant à chaque instants. Il n'a pas aimé cela, ajouta-t-il avec une petite grimace, mais il prétend ne pas s'en soucier. Je ne sais pas ce que sont ses projets, mais il mijote quelque chose. »
Haldir avança et plaça ses mains sur l'épaule de Rúmil. « Je te remercie pour ta vigilance. Vas maintenant et repose toi. Je me chargerait de notre ami le sentinelle. »
Rúmil acquiesça et partit sans bruit, tandis qu'Haldir se tournait et entrait dans son talan. Il allait jeter un long et satisfaisant regard sur Elanor, puis il se déshabillerait et se laverait, quelque chose qu'il n'avait pas prit le temps de faire depuis la bataille.
x
Quelque chose réveilla Elanor, un petit bruit. Un coup à la porte ? Non, une petite tape apparemment. Légère et rapide.
Elle resta allongé immobile, respirant superficiellement, écoutant attentivement. Haldir était-il rentré ? Ce pouvait-il que ce soit lui ?
Plus aucun bruit. Rien. Néanmoins, il y avais eu un bruit.
Elle devrait se lever et voir ce qui l'avait causé. Poussée par une force extraordinaire, elle se leva et commença à marcher … et se retrouva face à l'armoire d'Haldir. Elle la fixa, se sentant étrangement motivée pour réarranger ses vêtement. Tout devait être en ordre quand il reviendrait. Tout devait être parfait.
Elle ouvrit l'armoire et regarda ses tuniques, qui partageaient maintenant la place avec ses robes. Elle fronça les sourcils. Malgré l'obscurité, elle pouvait voir que quelques vêtements était tombé. Comment était-ce arrivé ?
Une tunique rouge écarlate était posé en un tas froissé. D'où venait-elle ? Il ne portait pas d'écarlate. Doria avait-elle fait une erreur ? Elle se pencha et la ramassa, dérouté par la couleur. Elle se tint immobile, la tenant dans sa main, la fixant, cherchant des trous ou déchirures, mais elle ne portait pas de dégâts et ni de sang. Juste un tissu de laine écarlate. Douce et belle. Royale même.
Elle s'avança pour l'accroché quand elle entendit un autre son. Pas une petite tape.
Un pouffement de rire.
Son cœur s'arrêta. Horrifié, elle vit les vêtements dans l'armoire commencer à onduler, puis une paire d'yeux apparurent entre les plis ondulant des tissus. Des yeux rougeoyants emplis de malicieuse méchanceté.
Avec un halètement, Elanor laissa tomber la tunique et ouvrit la bouche pour crier, mais aucun son ne sortit. Quoique ce soit il rampa hors de l'armoire, son sourire mauvais révélant de petites dents pointus. Elle se tourna pour s'enfuir, mais il y en avait un autre dans l'encadrement de la porte, et un autre du côté opposé de la pièce. La terreur la saisi alors que de plus en plus de créatures apparaissaient, détalant précipitamment sur le sol comme des lapins saouls, caracolants et grouillants dans toutes les directions, mais d'où ils venaient elle ne le savait pas. Des yeux scintillaient dans les ténèbres, la pièce était rempli d'ombres arachnoïdiennes dansant en cercle, s'enroulant et murmurant une sorte de langage sans aucun sens.
Une bosse difforme vacilla sous la couverture du lit, des visages noir dévisageaient chaque coins. Regardant le plafond avec des yeux rouge comme des braises … Oh douce Elbereth maintenant ils la regardaient … ils la regardaient tous. Ils s'approchèrent, s'avançant avec des sourires lubrique révélant des langues fourchues. Ils rampèrent de sous le lit, hors de l'armoire et de la terrasse. Terrifiée, Elanor fit un pas, mais fut bloquée par des mains tâtonnantes avec des ongles tranchant et sale, griffant et se cramponnant à la couture de sa chemise de nuit, venant plus près, encore plus près… Les pouffements de rire emplirent les oreilles d'Elanor et pourtant elle ne pouvait toujours pas crier.
Elle regarda frénétiquement autour d'elle à la recherche d'une arme, mais ne vit rien. Elle donna un coup de pied à un corps noir et entendit un craquement écœurant, comme si elle avait marché sur un énorme scarabée, mais il roula seulement et se secoua, ses lèvres se retroussèrent en une grimace grotesque. Combien étaient-ils ? Des douzaines … et seulement elle … Quelque chose attrapa sa cheville, s'enroula autour, quelque chose de visqueux et de mouillé… Elle essaya encore une fois de hurler, mais rien ne se produisit, aucun son ne vint.
Maintenant son arc était dans sa main, mais elle avait seulement une flèche. Quel bien cela faisait quand il y en avait tant ? Ses mains tremblaient alors qu'elle essayait de pointer la flèche sur ce qui l'avait attrapé par la cheville, mais cela ne servait à rien … à rien … quelque chose essayait de ramper sous la jupe de sa chemise de nuit, une minuscule main comme un crabe serrant et pinçant ses mollets.
Sans prévenir l'arc et la flèche s'évanouir dans les airs. Elle donna des coups de pieds frénétiques et couru vers le lit, monta dessus, essayant de mettre son dos contre le mur…
Les gobelins la poursuivirent, atteignant le lit à tâtons et tirant sur les jambes d'Elanor, la forçant à perdre l'équilibre et à tomber sur eux. Maintenant elle criait, elle pouvait enfin l'entendre, sa propre voix brisant l'immobilité de la nuit. Leurs mains étaient sur elle, tirant ses cheveux, déchirant et réduisant en lambeau sa chemise de nuit, serrant et mordant sa chair. Elle se battait avec une folle frénésie, donnant de violent coup de pied et de poing pendant que des cris sauvages et irréfléchis sortaient de sa gorge…
« Elanor ! »
Un énorme gobelins surgit devant elle, plus large que les autres. Etait-ce un orc ? Elle essaya de lui donner un coup de poing dans la figure alors qu'il se penchait sur elle, mais il captura ses poignets, les immobilisant. Elle lui donna un coup de genoux aussi fort qu'elle le put à l'aine…
« Oouuff … Elanor, réveille-toi ! »
« Laissez moi ! » cria-t-elle, luttant toujours fièrement.
« Elanor ! » quelque chose la secouait … quelqu'un … et soudainement les gobelins partirent et Haldir était là à la place. Même dans l'obscurité elle pouvait voir son inquiétude.
« Elanor quoique tu craigne, ce n'est pas réelle, » sa voie basse s'adoucie. « Tu ne fais que rêver. Tu es en sécurité, m'entends-tu ? tu es en sécurité. »
« Haldir, » haleta-t-elle, prenant de grande bouffé d'air entre deux sanglots. « Tu es là ? Tu es réellement là ? »
Les yeux d'Haldir examinèrent le visage d'Elanor tout en se penchant sur elle, ses cheveux formant un rideaux argenté dans la faible lumière. « Je suis là, Elanor. Je suis revenu il y a peu. Je pensais te laisser dormir, mais … » Il la relâcha et s'assit sur le bord du lit, la levant et la mettant dans ses bras.
Elanor claquait des dents alors qu'elle se blottissait contre lui, son cœur cognant toujours dans sa poitrine alors qu'elle essayait de former une pensée cohérente. « Je vais bien, » essaya-t-elle de dire.
« Oui, tu vas bien, » murmura-t-il, la berçant tandis qu'elle se cramponnait à lui. « Rien ne va te faire de mal. Je suis ici. Ce n'était rien qu'un rêve. »
« Gobelins, » révéla-t-elle, son corps tremblant toujours.
« Je sais. Rúmil me l'a dit. »
« Oh, j'ai si honte, » confessa-t-elle, ses yeux fermement clos.
« Honte ? » Il se recula assez pour voir son visage. « Elanor, pourquoi ? »
« Parce que … toi et Rúmil et les autres … vous vous en allez et combattez les orcs et … et d'autres horribles choses … des choses réelles. Vous êtes si braves. Et moi… Je fais un rêve … et regarde moi … effrayée de choses qui ne sont même pas réelles… »
Haldir la rapprocha une fois encore. « Tu es trop dure avec toi-même. Les rêves peuvent-être terrifiant. J'en ai eu moi-même. »
« Je les ai combattu, » soupira-t-elle, son esprit empli d'images ténébreuses. « Ils sont sortis de l'armoire et … » elle s'arrête et regarda nerveusement les alentours de la pièce, sachant que c'était idiot. « Ils n'étaient pas réels. »
« Ils n'étaient pas réels, » reconnut Haldir, et il embrassa le haut de sa tête.
Elle changea légèrement de position et réalisa que le torse d'Haldir était nue, sa peau douce, pâle et confortablement chaude. « Tu n'es pas habillé, » dit-elle sans réfléchir.
« J'allais prendre un bain. » Sa voie était calme, ce qui aida Elanor à la ramener à la réalité.
Elle s'éloigna, prenant soudainement conscience de sa nudité, et de façon aiguë. « Oh, et bien, je suis désolée, je te dérange. Ne me laisse pas t'accaparer. »
Il eut un petit rire. « Je ne te quitterais pas excepté que je dois probablement puer. Je vais revenir très vite. Peux-tu rester seule pendant un petit moment. »
« Bien sur. » Elle regarda dans ses yeux, incertaine de ce qu'il demandait. Il devait avoir lu ses pensés, car il ajouta rapidement, « Je prévois de rester avec toi jusqu'à ce que tu sois calme. Je vais allumer la lampe. Ces lampes vont aider à chasser les ombres. »
Elle réalisa qu'il l'avertissait au cas où elle souhaiterait fermer les yeux, mais elle ne le fit pas. Elle le regarda faire, son corps magnifique et étourdissant, parfait et rayonnant comme du marbre à la lumière de la lanterne. Elle le vit la regarder, une tension particulière sur son visage, puis il se tourna et entra dans la salle d'eau. Un moment plus tard elle entendit l'eau couler du bidon de stockage sur le toit.
Elanor ferma les yeux et roula sur le côté avec un sourire. Il était revenu à elle ! Le réconfort de cette connaissance chassa les restes persistant de cet horrible rêve. Tout avait reprit sa place. Il était là, avec elle, et rien d'autre n'importait…
Elle sentit le lit bouger avant de réaliser qu'il était là, se glissant sous le drap avec sa grâce habituel et son économie de mouvement. Il avait retiré les tresses de ses cheveux, qui se répandait sur ses épaules comme de l'argent fondu brillant avec l'iridescence des étoiles. L'odeur des bois de son savon s'accrochait à sa peau sans défaut.
« Elanor, » dit-il doucement. Juste ce simple mot, son nom, mais de la manière dont il le dit cela semblait signifiante.
« Bienvenu à la maison Haldir, » chuchota-t-elle. Elle le regarda, se sentant bizarrement timide quand un moment avant elle avait été excitée. Qu'allait-il se passer ? Qu'allait il faire ? Qu'y avait-il dans son esprit ?
Leurs visage était proche, leurs yeux se rencontrèrent en un moment qui semblait hors du temps et magique. Elle étudia ses traits, et sans penser elle leva une main et traça du bout du doigt d'abord le premier puis le second sourcil. Elle vit le regard interrogatif d'Haldir. « J'adore tes sourcils, » expliqua-t-elle timidement. « Je voulais faire ça depuis longtemps. »
La bouche d'Haldir se courba en un sourire si doux que cela lui coupa le souffle. « J'adore ton nez, » dit-il. Comme pour le prouver, il se pencha en avant et en embrassa le bout. « Et tes lèvres. » Il les embrassa aussi, très légèrement, puis s'éloigna, restaurant la distance entre eux.
Elle sourit et commença à ce relaxer. « Bien, j'aime tes yeux. Et tes cils. J'aimerais que les miens soient aussi long. »
« Mon tour ? » dit-il taquinement. Il toucha son menton et elle pensa qu'il allait dire quelque chose dessus, mais à la place il se pencha et mit ses lèvres près de son oreille. « J'adore tes seins, » chuchota-t-il, sa voie rauque et séduisante.
Elanor rougit de plaisir, et essaya d'ignorer la soudaine flambé de chaleur entre ses cuisses. « Pas trop grosse ? » dit-elle, avec une touche d'anxiété, car elle se rappelait sa différence avec celle d'Healea.
Il rit doucement. « Totalement parfaite. Tu es belle Elanor. » elle le regarda incertaine, mais il semblait sincère. Entendre de tel mot de sa part, c'était comme un rêve devenu réalité.
« J'adore ton nez, » dit-elle, essayant d'égaler son espièglerie.
« Pas trop gros ? » répliqua-t-il, de manière un peu triste.
« Parfait, » dit-elle, et elle en embrassa le bout. « Tu es beau, Haldir. »
Il rit de nouveaux. « Devons-nous continuer jusqu'à ce que nous n'ayons plus rien ? Bien que je te ferais remarquer qu'une de mes plus importante partie récupère toujours de ce coup bien placé que tu m'a délivré. Ce n'était pas l'accueil que j'avais espéré. »
« Oh non ! » Les yeux d'Elanor s'élargirent alors qu'elle réalisait ce qu'il voulait dire. « Je suis tellement désolé. »
« Ne t'inquiète pas, Elanor. Je te pardonne. »
Le sang d'Elanor ne fit qu'un tour alors qu'elle réfléchissait à ce qui pouvait se passer après, mais il ne fit aucun geste pour l'embrasser encore ou se rapprocher. A la place, il la regarda seulement avec cet attachant petit demi-sourire qui lui donnait envie de sauter et de danser.
« Haldir, est-ce que tu me respectes ? » demanda-t-elle après quelques instants de silence.
« Bien sur que je te respectes Elanor. » un minuscule froncement sillonna son front. « Pourquoi me demande-tu cela ? »
« Malgré la chose affreuse que je t'ai fait à Rivendell ? Pourtant je t'ai griffé et giflé quand tu étais sans défense ! » Sa voix tremblait à la pensée de son action méprisable.
« Malgré cela, » reconnut-il. Y avait-il un sourire dans sa voix ?
« Mais c'était une chose affreuse à faire ! Pourquoi me respectes-tu ? Demanda-t-elle d'une petite voix. Je ne comprend pas. »
Il posa sa main sur la sienne. « Parce que tu as beaucoup de qualités admirables qui force le respect. »
« Comme ? » Elle retint sa respiration.
« Comme le courage, » dit-il
C'était la dernière chose qu'elle s'attendait à entendre de sa part. « Après la manière dont j'ai agit ce soir ? Pourquoi penses-tu que j'ai du courage. »
« Parce que quand les gobelins était réels, tu étais prête à protéger Galadriel. »
« Comment le sais-tu ? » Elle cligna des yeux d'étonnement.
« La Dame le savait. Elle me l'a dit. Mais il y a d'autre raisons, Elanor. Tu as montré du courage dans la manière où tu t'es adaptée à ta nouvelle vie ici. Tu le montres chaque fois que tu me défis. »
« Mais tu n'aimes pas quand je te défis, » protesta-t-elle.
« Des fois oui je n'aime pas, admit-il. Et des fois je n'objecte pas. Je ne veux pas que tu sois une marionnette sans esprit ni volonté. »
« Oh. » Elanor y réfléchit, et se sentit plutôt contente.
Il tendit la main et ajusta une mèche de ses cheveux, la coinçant derrière son oreille. « Et tu as de la force. Pas tellement de la force physique, mais de la force intérieure. » Il hésita, comme si il allait dire quelque chose d'autre. « Et tu es loyal. Tu l'as montré quand tu as défendu ta sœur avec une telle … ténacité. »
« Une décision malavisée, soupira-t-elle. J'ai été très sotte. »
« Peu être, mais si tu n'avais pas fait ce que tu as fait, tu ne serais pas ici aujourd'hui. »
Le cœur d'Elanor bondit. « Tu es content que je sois ici ? » demanda-t-elle pleine d'espoir.
« Bien sur que je suis content. » Son ton suggérait que c'était évident. « Ton obstination est une autre qualité qui peut bien te servir. »
Elanor ouvrit la bouche pour dire qu'elle n'était pas têtu, puis elle se ravisa. « Que veux-tu dire ? »
« Je veux dire que tu n'abandonnes pas. C'est ce qui te portera à travers les défis de ta vie. C'est ce qui te permettras d'achever ce que tu trouveras difficile. Comme de t'entraîner des heures et des heures au terrain de tir parce que tu veux toucher la cible plus que tu ne veux reposer ton bras et ton corps quand tu es faible et que tu as mal. »
« Je pensais que tu désapprouvais cela ! »
« Je le désapprouve. Ce n'était pas sage. Mais je t'admire aussi. »
« Tu m'admire ? répéta-t-elle avec étonnement, Même quand tu me désapprouve. Oh, Haldir, ça n'a aucun sens. Tu m'embrouilles. »
« Je pourrais dire la même chose de toi Elanor. Tu te sens mieux maintenant ? »
Elle le sentit bouger, et sut instinctivement qu'il était sur le point de la laisser. »
« Attend, dit-elle en attrapant son bras. Ne pars pas. Reste avec moi. S'il te plait. »
Quelque chose entre eux changea, l'air devint plus lourd et épais comme avant un orage. Haldir s'immobilisa, sa chaude respiration près de sa joue. « Que demandes tu Elanor ? »
« Embrasse moi, chuchota-t-elle. Un vrai baiser cette fois, pas comme celui dans le jardin. »
De l'amusement éclaira les yeux d'Haldir. « Tu n'appelle pas cela un vrai baiser ? »
« Je sais que tu peux faire mieux, » dit-elle d'une voie rauque.
« Mieux, hein ? » Il se souleva sur un coude, apparaissant près d'elle comme une divinité dans la lumière de la lampe, si beau que cela lui coupa le souffle. Son visage était pensif et calme, mais ses pupilles paraissaient plus large et plus sombre que d'habitude. « Douce Elanor, » dit-il simplement. Et puis, presque à la surprise d'Elanor, la distance entre eux fondit et la bouche d'Haldir couvrit la sienne…
Cela commença assez gentiment, un légère touche, néanmoins peu de temps après la langue d'Haldir poussa entre les dents d'Elanor, demandant instantanément l'entré, et elle lui ouvrit avec un gémissement qu'elle ne fit aucun effort de réprimer. C'était le baiser le plus agressif qu'elle ait jamais expérimenté, plein d'avide puissance sauvage, une sublime recherche qui éveilla son corps et battis ses sens de vagues d'excitation. Les doigts d'Elanor s'enfoncèrent dans les cheveux d'Haldir, puis glissèrent le long de la forte courbe de son cou et autour de son torse, où elle atteignit ses mamelons, les caressant jusqu'à ce qu'ils se raidissent, amenant un bas et faible grognement dans la gorge d'Haldir. Comme pour répondre, il se leva sur un avant bras et la pressa contre le matelas, sa bouche collé à la sienne tandis qu'il la pillait comme un conquérant.
Enfin il se recula, ses yeux sombre de passion alors qu'il la regardait. Chacun d'eux respirant lourdement, puis il reprit ses lèvres, explorant avec de gentille morsures avant d'entrer profondément dans sa bouche une fois encore. Leur lèvres se frottaient et se caressaient, s'accouplant en ce qui semblait être un parfait duo, mais quelque chose n'allait pas. Chaque fois qu'elle essayait de se presser contre lui, d'enrouler ses jambes autour de lui et d'amener leur corps plus pleinement ensemble, il la devançait. En faite il leva ses genoux pour la bloquer, pour garder le bas de leur corps séparés malgré les efforts d'Elanor pour le contraire.
Enfin la baiser s'arrêta. Il leva la tête, la fixant avec un sourire qui contenait une espièglerie tranchante. « Etait-ce mieux ? » Dit-il avec une étincelle dans les yeux. Il semblait presque calme, complètement maître de lui-même, mais sa voix contenait un voile qui disait autre chose à Elanor.
« Beaucoup mieux, haleta-t-elle. Ne t'arrêtes pas. » Elle essaya encore de glisser plus près de lui mais sans résultats. « Haldir qu'est-ce qui ne va pas ? Pourquoi ne me laisses-tu pas te toucher ? »
« Elanor, nous ne pouvons pas continuer, dit-il gentiment. Nous devrions nous arrêter ici. »
En réponse, elle saisit la main d'Haldir et essaya de l'attirer vers sa poitrine. Elle était restée trop de nuits le désirant douloureusement. Et maintenant il était ici, elle ne se cramponnerait pas à sa fierté quand elle savait qu'elle le regretterait plus tard. Il ne voulait sûrement pas en finir ici ? La laisser brûlante pour lui de cette manière ? C'était trop cruel.
« Touche moi juste un petit peu plus, supplia-t-elle. S'il te plait. Je sais que tu en as d'autre chez qui tu peux aller… je n'ai personne d'autre. Personne à part toi. »
« Je ne vais voir personne d'autre, » murmura-t-il ses yeux plongé dans les siens presque férocement. « Pas depuis que tu es ici. Ne le savais-tu pas ? C'est vrai. » ajouta-t-il tandis qu'elle le regardait avec étonnement. Il tendit la main pour lisser ses cheveux, et quelque chose dans son regard changea, comme s'il venait juste de prendre une décision. « Très bien, douce Elanor, je vais te toucher si c'est cela que tu souhaites réellement ? »
« Oui, dit-elle avec précipitation. Oui c'est ce que je veux réellement. »
Il sourit tendrement. « Alors, cela me fera très plaisir de te soulager. »
Il embrassa le coin de sa bouche, puis sa joue, suivi par son front et le bout de son nez. N'avait-il pas comprit ce qu'elle avait demandé ? Puis elle sut qu'il avait bien comprit, car ses mains vinrent se poser sous ses seins, se courbant autour du fin tissu de sa chemise de nuit. Gentiment, il bougea sa main autour et au-dessus comme s'il apprenait ses contours, permettant à sa paume de presser contre son mamelon en un léger mouvement circulaire qui amena aux lèvres d'Elanor un autre halètement. Finalement il la bougea sur l'autre sein et en fit de même puis sa main remonta vers le nouveaux lacet bleu qui attachait le décolleté de sa chemise de nuit.
Il sourit malicieusement. « Et maintenant qu'est-ce que cela ? Un renforcement contre l'invasion ? Un peu tard pour cela ma douce. » Avec des doigts adroits, il défie le petit nœud chaste, son regard fixé sur le soulèvement excité de la poitrine d'Elanor tandis qu'il ouvrait le décolleté. « Tu sais, il y a une raisons au faite que je n'ai pas commandé de nouvelle chemise de nuit, ajouta-t-il taquinement. J'aimais la manière où elle était avant, quand elle tombait presque de sur toi. »
Il baissa la tête et déposa un léger baiser le long de sa mâchoire, puis mordilla sa gorge tandis que ses doigts poussaient doucement le tissus. Le bout de ses doigts la réchauffant de leur touché léger. Suivit ensuite de plusieurs de ces profonds, profonds baisers desséchant l'âme, puis de la douce caresse de ses cils apprit à Elanor ce qu'il allait faire ensuite … L'excitation déferla en elle. Ses seins étaient toujours couvert mais cela n'arrêta pas Haldir pour presser sa bouche contre elle, sa langue trouva son mamelon, et il le dessina avec sa bouche, les dents pressé dessus tandis qu'elle s'arquait et gémissait de pure extase. Quand elle tendit la main pour arraché le vêtement, il gloussa et la prit une nouvelle fois dans sa bouche, suçant et tirant dessus, d'abord l'un puis l'autre mamelon pendant que sa main vagabondait sur l'estomac d'Elanor et sur la courbe de ses hanches.
La minutieuse exploration de la poitrine d'Elanor occupa Haldir pendant un moment, jusqu'à ce qu'elle pense devenir folle à en vouloir plus, puis il souleva soudainement la chemise de nuit, sa respiration dur contre la figure d'Elanor. Les doigts d'Haldir exploraient les hanches et cuisse misent à nu, créant une traîné de feu, néanmoins quand elle ouvrit les jambes, ce fut son poignet qu'il utilisa, le pressant contre sa partie la plus sensible et bougeant de droite à gauche. C'était exquis, cette pression, et elle leva instinctivement ses hanches et s'approcha pour augmenter la douce agonie du plaisir.
Il eut un autre petit gloussement. « Tu aimes cela Elanor ? » murmura-t-il, sa voix d'or aussi séduisante que du miel.
« Oh oui ! » Elle souleva ses paupières, et son cœur fit un petit bon quand elle le vit. Il n'avait jamais parut plus beau qu'a ce moment avec son visage si relaxé, ses yeux rempli d'une véritable attention et d'un véritable plaisir car il lui donnait du plaisir. Ses cheveux argentés défaits drapaient ses épaules et tombaient sur elle, la touchant doucement à chaque mouvement.
Trop tôt la main d'Haldir bougea, mais les protestations moururent sur les lèvres d'Elanor alors que les doigts d'Haldir glissaient plus bas et commençaient à fouiller dans ses endroits les plus secrets. Elle s'arqua et se recula sous ses caresses habiles …
« Laisse toi aller Elanor, murmura-t-il d'une manière apaisante. Relaxe. Je ne vais pas te faire mal. Je sais comment t'emmener où tu souhaites aller. Laisse moi être ton guide. C'est cela ma chère. Relaxe … »
Quoi qu'il fasse, la sensation fut intensifiée … de lents, et doux frissons s'étendirent à l'extérieur, comme quelque énorme fleur éclose, avec un pur feu en son centre. Avec une grande adresse, il entretenait ce feu, ajoutant du petit bois avec des mouvements adroits tandis qu'elle haletait. Des gémissement sortaient de sa gorge tandis qu'elle se tendait pour se rapprocher des flammes. Ses yeux étaient à moitié fermés, mais elle savait qu'il la regardait intensément, recueillant ses réponses, interprétant chacun de ses frissons et halètement. D'une manière ou d'une autre cela semblait lui dire quoi faire, où la toucher, et à quelle vitesse la caresser en une parfaite cadence de mouvement. Cela commençait, le plaisir, escaladant plus haut et plus haut, et oh douce Elbereth, comme elle souhaitait qu'Haldir s'envole côte à côte avec elle, mais il ne s'envolait pas, il donnait sans recevoir. Même à cet instant, elle essaya d'arrêter et de l'atteindre, voulant le toucher, mais il ne le permit pas, et elle fut perdu … perdu …
Son corps se convulsa, explosant en une série de puissant frissons qui coururent de sa tête à ses pieds. Elle cria son nom alors que le plaisir déferlait sur elle vague après vague, du plaisir d'une intensité fracassante, comme elle n'en avait jamais connu, ou rêvé possible. Très vaguement, elle fut consciente qu'il souriait.
« Bien ? » demanda-t-il doucement.
« Oh la la ! » haleta-t-elle, un lustre de transpiration couvrant son corps entier. « Oh, Haldir c'était … oh la la ! … tellement mieux que … » Elle s'arrêta, embarrassée de finir la phrase.
Il eu un petit rire. « Je sais. Elanor. Beaucoup, beaucoup mieux. Crois moi, je sais. »
« C'était merveilleux, » dit-elle rêveusement.
Il la regarda avec un sourire satisfait. « Je voulais que ce soit merveilleux. » Il se pencha plus près. « Et cela peu même être mieux que ça. Tu as beaucoup à apprendre. »
« Seras-tu celui qui me l'enseigneras ? » demanda-t-elle audacieusement.
« Peu être, quand le temps sera bon. » Sa main posée sur sa hanche presque possessivement. « C'est entièrement ton choix. »
Elle l'étudia, étudiant son expression. « Tu parles comme si je pouvais en choisir un autre. »
« Tout est possible Elanor. » Il se pencha en avant et l'embrassa, un simple effleurement des lèvres. « Maintenant tu dois te reposer. Tu es très fatiguée. »
« Je ne suis pas aussi fatiguée. Haldir, je souhaite toujours te toucher. »
« Non, » dit-il, sa voix légère mais ferme.
« Je pense que tu y prendrais du plaisir si je le faisais. »
Il sourit avec ironie. « Je suis sur que oui, mais ne là n'est pas l'important. »
« Tu m'as dit auparavant comme c'est inconfortable pour toi, d'être dans une telle situation et de ne pas … pas … »
« C'est vrai Elanor. Quoiqu'il en soit, ce soir j'ai fait un choix et j'ai l'intention de m'y tenir. J'ai choisie de donner et de ne pas recevoir. Ce n'est pas facile, mais je vais survivre. »
« Tu as trop de contrôle, soupira-t-elle. Et, s'il te plait ne me dit pas qu'on ne peux pas avoir trop de contrôle. »
Il rit. « Très bien, je ne le dirais pas. Dors Elanor. Tu parais exténuée. Je resterais avec toi si tu le veux. »
« Oui, reste s'il te plait, » murmura-t-elle endormie. En vérité, elle était extrêmement somnolente, suite aux irrésistibles sensations qu'elle avait expérimentée.
Et donc c'est ainsi qu'elle dormit dans les bras d'Haldir cette nuit, sa joue pressée contre la chaude solidité de son torse. Aucun gobelins n'osa venir cette nuit.
Quant à Haldir, il attendit un long moment avant de trouver le repos, car il devait attendre que son propre feu se dissipe, usant chaque once de sa discipline à l'éteindre avec sa volonté seule. En attendant, stoïquement et patiemment, il regarda Elanor dormir, regardant sa figure avec un mélange de satisfaction et d'étonnement tandis qu'il pensait à ce qu'il venait de faire.
Il n'avait pas abandonné l'honneur, se disait-il à lui-même encore et encore. Il l'avait réconfortée et s'était soucié de ses besoins, ce qui était très réel et très important. Il avait prit très peu pour lui-même excepté le vaste plaisir de la regarder atteindre l'apogée du plaisir, ce qu'elle avait fait très gentiment et délicieusement que même maintenant il se sentait intimidé. D'avoir été le premier à la toucher comme ça, cela c'était l'honneur. C'était aussi un souvenir qu'il chérirait pour toujours.
« Repose toi, mon amour, mon Elanor, » murmura-t-il quand il savait qu'elle ne pouvait pas l'entendre. « Demain nous parlerons. »
A suivre.
xxx
Note de la traductrice : Et voilà, un nouveau chapitre de finit. Désolé si j'ai un peu traîné, mais la fin des vacances ont été un peu plus occupé que je ne le pensait, et puis il y a eu la rentré. Ouin, la rentré ! Après un an passé sans école, ça va être dur, mais je vais le faire.
Et si vous avez aimé ce chapitre n'hésitez pas à me laisser un petit mot. Ils sont toujours très appréciés.
Note de la « beta-readeuse » : PITIE ! n'assassinez pas notre chère traductrice, nobles lecteurs ! Le retard dans la publication de ce chapitre est entièrement ma faute ! Mea Culpa ! Mais vous savez ce que c'est…la reprise des cours, la découverte des merveilleuses dissertations de philosophie,…etc. ' Donc voilà un nouveau chapitre ! Je me dépêcherais pour le prochain, promis ! Encore pardon !
