Auteur : Julie et Fianna

Disclaimer : les personnages, cadres, lieux et langages utilisés pour ce travail sont la propriété de J.R.R. Tolkien, The Tolkien Estate et Tolkien Enterprises. Aucun profit monétaire n'est réalisé sur cette histoire et les lois du copyright ne sont violées en aucune manière.

Note des véritables auteurs : feed-back, reviews sont apprécié. Histoire traduite de l'Anglais par Ellimac pour le compte de, et avec l'accord des auteurs.

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Chapitre 14

« Bonjour Elanor. » Haldir s'assit à table, un chaleureux accueil dans les yeux alors qu'elle entrait dans la pièce de devant. Il avait mit une paire de jambières propres, une sous-chemise noire, et avait sortie leur nourriture tandis qu'elle se levait et se lavait. Ensemble, ils mangèrent leur petit-déjeuner comme ils l'avaient fait tant de fois auparavant, mais ce matin était différent.

Elanor s'installa, un léger sourire de compréhension aux lèvres, au souvenir de l'intimité partagée pendant la nuit. « Bonjour, dit-elle doucement . As-tu bien dormie ? »

« Oui. » Son regard vagabonda sur sa figure comme s'il essayait de lire ses pensées. « Et toi ? Plus de Gobelins ? »

Elle sourit et secoua la tête. « Ils n'auraient pas osé venir avec toi ici. »

« Je pense que nous avons trouvé une cure, » répliqua-t-il, de façon plutôt espiègle.

Elanor tenta, mais sans succès, de retenir son rire. « Une cure plaisante, dit-elle un peu timidement. Une que je veux toujours partager avec toi. »

La main d'Haldir bougea pour venir recouvrir la sienne, son pouce caressant gentiment les os délicats de son poignet d'une manière qui envoya un afflux de sensation à travers son corps. « Je suis honoré de le savoir, dit-il. Nous en reparlerons, ainsi que d'autre choses, mais d'abord mangeons. Orophin est passé avec du pain frais, et la confiture de fraise est délicieuse. »

Elanor acquiesça, et pendant un cour instant ils partagèrent la paix silencieuse de leur repas matinal tandis qu'une légère, douce brise soufflait a travers la fenêtre. Elle lui posa des questions sur son combat contre les Orcs, et il le lui expliqua en quelques phrases qui firent la lumière sur la bataille tout en lui donnant les faits de base. Il ne s'excusa pas de son retard, du moins pas en mots, mais ses manières rendaient claire qu'il le regrettait.

Après ça, ils sortirent sur la terrasse et s'assirent sur le banc posé au milieu des fleurs dont Elanor s'occupait. Elle ferma ses mains sur ses genoux et le regarda, admirant la force intérieur de son visage et la puissante autorité sans âge qui l'entourait comme une cape. En même temps elle pensait qu'elle n'avait jamais vue une telle gentillesse dans ses yeux.

Il posa ses mains sur les siennes. « Elanor, je pense qu'il serait plus sage que tu déménage dans un autre talan. Je réfléchit à cet possibilité depuis quelques temps. »

De tout ce qu'il aurait put dire, c'était ce qu'elle s'attendait le moins à entendre. « Pourquoi ? demanda-t-elle, étourdie. A cause de la nuit dernière ? »

« Parce que je pense que ce serait mieux pour toi. » Sa voix semblait étranglée, entourée avec un contrôle qui était à la fois familier et nouveau. « Tu pourrais le préférer. Tu connais ton chemin dans la cité maintenant ; Tu as des amis que tu aimerais inviter sans m'avoir ici. Tu pourrais souhaiter poursuivre une relation avec quelqu'un. Je suis prêt à te donner cette liberté. »

Un torrent de compréhension envahit Elanor sur ce qu'il essayait de faire. Elle se pencha en avant et le regarda droit dans les yeux. « Est-ce ce que tu préfères ? Est-ce ton souhait que je parte ? »

« Il n'est pas question de ce que je veux, dit-il, la regardant longuement. Etant ton gardien, je dois considérer mon devoir. Le Seigneur Elrond souhaite que tu apprennes de moi, mais il souhaite aussi que ton esprit soit libre. Ce sont ses mots. Je ne souhaite pas te garder dans une cage. »

« S'il te plait, Haldir, répond à ma question. Souhaites-tu que je parte de ton talan ? »

Les yeux gris d'Haldir la fixèrent, et elle y vit une lueur d'espoir, comme s'il débattait pour savoir s'il devait ou non dire la vérité. Puis un coin de sa bouche bougea. « Non, bien sur que je ne veux pas. »

« Donc je reste, dit-elle calmement. J'aime être ici. Je veux être avec toi autant que je le peux. Tu es assez parti comme ça. »

Un petit froncement apparue entre les sourcil sombre d'Haldir. « Elanor, es-tu sûre ? »

« Oui. Et si tu n'aimes pas le lit de camp, tu es le bienvenu pour me joindre comme tu l'as fait la nuit dernière. » Ces derniers mots sortirent plus audacieusement que ce qu'elle voulait, et à la fin de la phrase elle rougit encore.

La bouche d'Haldir se courba en sourire, un sourire très attirant. « Tu ne sais pas comme j'aimerais faire cela. » Il s'arrêta. « Je suis attaché à toi, Elanor. Je veux que tu saches que c'est plus que juste . . . du désir de ma part. Beaucoup plus. »

Le cœur d'Elanor sautilla un peu, puis commença à cogner fort. Il la regardait de près ; elle pouvait le voir attendre sa réponse. « Je sais, dit-elle avec une petite voix. Je me suis aussi attachée à toi, Haldir. Beaucoup. »

La position d'Haldir changea légèrement, la relaxation d'une tension qui annonçait sans mot à Elanor comme sa réponse lui avait plu. Les choses avaient définitivement changé entre eux. Il ne semblait plus complètement impassible et sans émotion, bien qu'elle soit certaine que c'était un état qu'il pouvait reprendre en un instant s'il le choisissait.

« Tu n'étais jamais loin de mes pensés ces dernières semaines, » dit-il.

Elle leva les yeux. « Ni toi loin des miennes. »

Il inclina la tête. « J'ai entendu dire que tu as passé beaucoup de temps avec Rúmil, » remarqua-t-il, son ton était si désinvolte qu'elle su ou ses pensés menaient.

Elle cacha un sourire. « Ton frère est charmant et attentif et protecteur, et je l'aime bien. Mais il n'est pas toi. Je te préfère à tout les autres, Haldir. »

C'était aussi près qu'elle l'osait pour lui dire la force de ses sentiments, mais d'après le regard stupéfait sur le visage d'Haldir, il semblait qu'elle avait dit exactement ce qu'il fallait. Elle se demanda si quelqu'un lui avait jamais dit de tels mots avant.

« Donc, tu ne me trouve plus insupportable ? » Demanda-t-il avec une pointe d'humour.

« Tu n'étais jamais insupportable, » admit-elle. « Bien sur, » ajouta-t-elle avec un ton joueur, « je ne dit pas que tu n'es jamais exaspérant ou dogmatique. »

Il rit. « Bien, je ne voudrais pas ruiner complètement ma réputation. » Son sourire disparu pour un regard sévère. « En fait, tu ne vas sans doute pas aimer ce que je vais dire. »

Elanor rassembla ses forces. « C'est au sujet de Lurien ? »

« Oui. Ne t'avais-je pas averti contre lui ? » demanda-t-il. « Pourquoi n'as-tu pas tenu compte de mes paroles ? » Sa voix contenait un fond d'acier.

Elle leva son menton. « Parce qu'il devenait un problème. Et pour conserver mon propre respect, j'avais besoin de résoudre le problème moi-même. Je ne peux pas toujours regarder vers les autres pour me protéger, Haldir. Peut être que je ne suis pas bonne dans un combat contre les gobelins ou les Orcs, mais Lurien est seulement un elfe. Et il est honorable, malgré ce que tu penses. »

« Tu le défends sans le connaître. » Lui dit Haldir en fronçant des sourcils. Alors qu'elle ouvrait la bouche pour argumenter. Il leva la main. « Oui, Rúmil m'a dit à propos de serment, et qu'il le tenait, je n'en ai pas de doute. Mais Lurien m'a longtemps haït. Et puisque tu es ma pupille . . .» Il laissa le reste en suspend.

« Je ne me suis pas confiée à lui, ni ne l'ai encouragé, » dit-elle. « Je l'ai seulement autorisé à m'aider avec mon tir à l'arc. »

Les lèvres d'Haldir se resserrèrent. « Je n'approuve pas qu'il t'aide. Je souhaite que cela s'arrête. » C'était l'ancien Haldir qui parlait, celui qui donnait des ordres autocratique et s'attendait à être obéit à la lettre dans l'instant. Néanmoins elle pouvait voir qu'il faisait l'effort de parler d'un ton égal.

Anxieuse de lui faire comprendre, elle plaça sa main sur sa cuisse. Elle était chaude et ferme sous le tissus fin de ses jambières, laissant suggéré une grande force dans ces muscles dur sous sa paume. « J'ai été d'accord pour le laisser m'aider, » l'informa-t-elle patiemment. « C'est une partie de notre marché. Me retirer de ce marché endommagerait mon propre honneur. »

« C'était un marché stupide ! » Son regard enfumé la perça, mais son ton était résigné plutôt que tranchant, et elle savait qu'il lui accordait une petite victoire. Elle savait aussi qu'agir ainsi n'était pas facile pour lui, qu'il lui montrait un côté de lui que d'autres voyaient rarement.

Elle lutta pour répondre avec des mots bien choisit. « Peu être bien, mais ça a tété fait. Néanmoins j'admets qu'il faut y mettre fin et je trouverais un moyen. » Elle l'implora de regard. « Haldir, pourquoi ne m'as-tu pas dit que j'utilisait un arc d'enfant ? Tu as dit que tu allait me donner un arc d'entraînement. Quand Lurien me l'as dit, j'étais si embarrassée. »

Le froncement de sourcil d'Haldir s'effaça pour faire place à un regard étonné, comme si cela ne l'avait jamais effleuré qu'elle puisse se sentir ainsi. « Pour quelqu'un de ta force, l'arc que je t'ai donné était un arc d'entraînement. » Paraissant contraint, il prit encore sa main dans la sienne. « Je suis désolé Elanor. Je n'ai jamais voulue te tromper. Ma seule excuse est que je ne suis pas habitué à m'expliquer. »

« Tu es pardonné, » murmura-t-elle, et elle vit son regard s'adoucir. Loin de l'elfe dangereux et brutal qu'il semblait être quand ils s'étaient vue pour la première fois, elle voyait bien plus loin, ce qui se trouvait sous les dures couches. « M'en diras-tu plus sur ce qu'il c'est passé entre toi et Lurien ? Peut être que là j'en saurais assez pour être capable de prendre des décisions plus sage. Cela m'aideras peut être à trouver un moyen pour me sortir de ce marché. »

Haldir regarda par terre, ses cils cachant ses pensées. « Qu'as-tu entendu ? »

« Je sais à propos d'Healea. Je sais que vous vous êtes battus à cause d'elle. »

« C'est seulement une partie de l'histoire. » il poussa un soupir pratiquement inaudible. « Il y a bien des siècles, Lurien désirait être un gardien. J'avais entendu dire que c'était une obsession chez lui, que c'était tout ce qu'il avait voulue depuis qu'il était un bébé elfe. Le hasard voulue que nous soyons testé en même temps, se mesurant l'un à l'autre par la chance de l'aspiration. Uniquement moi passa le test. » Il regarda le lointain comme si il regardait dans le passé. « Je pouvais sentir son désappointement et sa honte profonde. C'était presque palpable. Nous n'avions jamais été amis, mais nous n'étions pas des ennemis non plus. Je ne lui voulais que du bien. Je pensais qu'il m'en voulait de même. Mais quand ce fut finit et que je lui ai parlé, il a craché à mes pieds et est partit. Depuis ce jour, il a été mon adversaire dans tout. »

« Est-ce que Galadriel le sait ? » demanda Elanor avec consternation.

« Je pense oui, » répliqua-t-il, son pouce caressant distraitement le sien. « Elle ne m'a rien dit, mais cela ne veux rien dire. La Dame connaît l'esprit et le cœur de tout ceux qui vivent en Lothlórien. »

Pensant à cela, Elanor rassembla son courage pour la prochaine question. « Veux tu me parler d'Healea ? » demanda-t-elle timidement. « L'aimais-tu beaucoup ? »

Il regarda leurs mains enlacées, et pendant un instant elle pensa qu'il n'allait pas répondre, que le souvenir lui causait trop de douleur pour en parler. Puis il releva son regard et elle vit que son expression ne portait aucun signe d'angoisse, mais seulement un regret silencieux. « Je ne l'aimais pas, Elanor, pas de la manière que tu insinue. Je m'étais attaché à elle, je lui étais fidèle, mais ce n'était pas de l'amour. Nous avons été ensemble pendant un moment, c'est tout. Je ne m'étend pas dessus. »

« Néanmoins tu t'es battu pour elle, » dit-elle, observant avec attention chaque petite fluctuation de son expression.

« Je ne me suis pas battu pour Healea, » corrigea-t-il. « Healea était libre d'en choisir un autre si elle le voulait. Nous n'étions pas lié. »

« Pourquoi t'es-tu donc battu ? » demanda-t-elle confuse.

Les yeux d'Haldir se rétrécir, et en eux elle vit la froide étincelle du guerrier. « J'ai répondu au défi de Lurien. Je suis le Gardien de la Marche de Lothlórien, Elanor. Je ne peux pas me permettre d'avoir Lurien sapant mon autorité derrière mon dos. » Il secoua légèrement la tête, comme pour l'éclaircir de sa colère résiduelle. « Je sais qu'il y en a qui pense que nous nous sommes battu pour Healea, mais Lurien le sait. Pourtant, le fait que mon épée atterrisse sous sa gorge fut une victoire vide, car dans cette dispute il ne pouvait y avoir aucun vainqueur. Excepté peut être Cothion, » ajouta-t-il avec ironie.

« Celui qu'elle a choisit à la place de vous deux. » Elanor ne pouvait pas imaginer choisir quelqu'un d'autre qu'Haldir.

« Elle a choisit sagement, » dit-il, son visage se relaxant en un léger sourire. « Cothion est un bon elfe et un grand érudit. Sage et intellectuel. »

Elanor s'avança pour placer un baiser sur sa joue près du coin de sa bouche. « Je suis très contente qu'elle en ait choisit un autre, » lui dit-elle doucement.

Leurs yeux se rencontrèrent , et elle vit son regard glisser sur ses lèvres. La main d'Haldir vint se poser sur sa joue, un chaude et tendre pression, puis il se pencha et frotta ses lèvres contre les siennes. L'effleurement pouvait à peine être qualifié de baiser, pourtant c'était si érotique qu'il envoya une chaude vague de faiblesse à travers ses membres. « Haldir, » chuchota-t-elle.

« Douce Elanor, » murmura-t-il. Il expira longuement et reposa son front contre le sien. « Je vais finir de m'habiller, puis nous irons au terrain de tir pour que tu puisses me montrer quel progrès tu as fait. »

Elle acquiesça, essayant de respirer normalement alors qu'il se levait. Serrant ses bras autour d'elle, elle le regarda traverser le terrasse et entrer dans la chambre à coucher tandis qu'elle restait où elle était, ses émotions se battant en elle. Le ton d'Haldir lui avait appris qu'il était sincère et qu'il n'avait jamais réellement aimé Healea. Néanmoins il s'était attaché à l'elleth froide et belle qui n'avait pas encore daigné visiter Elanor. Malgré ses intentions de le faire.

Un son étrange interrompit ses réflexions, une sorte d'exclamation étouffée qui pouvait presque être un juron. Puis la voix d'Haldir s'éleva assez clairement . . .

« Elanor, viens ici, s'il te plait. »

Sautant sur ses pieds, elle se dépêcha vers lui, puis s'arrêta raide, la main fermée sur sa bouche. Haldir se tenait devant l'armoire, mais elle ne pouvait pas voir son visage. Il avait mit une tunique grise sur sa tête et était coincé précisément à l'endroit où cela devait rester coincé, son col altéré l'arrêtant juste au milieu du front d'Haldir. Seuls le haut de sa tête et de ses sourcils sortaient de l'ouverture.

« Il semble que j'ai un problème ici, Elanor, » dit-il sur le ton de la conversation.

« Oh, non . . . Oh la la ! » Les mots sortirent de ses lèvres juste un instant avant qu'elle ne se laisse aller à des gloussements incontrôlables. « Oh, Haldir, tu es . . . Oh la la, tu es si … si drôle ! »

Il tendit les bras et retira la chemise de sa tête, sévérité et rire se chassaient l'un l'autre sur son beau visage. «Cette plaisanterie est-elle ton idée ? »

Elanor secoua la tête, riant si fort que des larmes coulèrent sur ses joues. « Pas exactement, haleta-t-elle la main pressée sur sa poitrine. C'était l'idée de Doria. J'étais supposée la garder pour le bon moment. Je devais te dire que . . . que cela prouvait que tu avais une grosse tête. Oh la la, je ne voulait pas que tu la mettes aujourd'hui ! »

Peut être était-ce à cause du regard sur la figure d'Haldir, mais elle ne semblait pas pouvoir s'arrêter de glousser. « Je suis d-désolé. Ce n'est pas drôle, je sais. Une pupille devrait être plus respectueuse envers son gardien. »

« Alors pourquoi ris-tu ? » Il souriait maintenant, une légère courbe, mais elle voyait le reflet de malice dans ses yeux tandis qu'il s'avançait vers elle, l'air furieux.

« Eek ! Haldir non ! » Elle commença à reculer, mais heurta le cadre de la porte alors qu'il la saisissait par la taille. Elle cria tandis qu'il la faisait tournoyer , la soulevant du sol facilement tout en la tenant contre lui.

« Es-tu chatouilleuse ? » demanda-t-il. «Je vais te donner une raison de rigoler, Elanor. »

« Haldir, non ! Tu as dit que tu avais le sens de l'humour, oh, stop ! » Elanor rit à gorge déployée tandis que les doigts d'Haldir plongeait dans ses côtes, et elle essaya de se défendre en agrippant ses cheveux.

« Oh non ! prévint-il, pas les cheveux. Je pensais que nous avions apprit cette leçon, toi et moi. » Il la tourna pour lui faire face, puis captura ses poignets et recula contre le mur. Un sourire joua sur ses lèvres alors qu'il demandait, « Donc quel information Elanor de Rivendell a-t-elle apprit aujourd'hui ? »

Elanor leva le menton. « Elle a apprit à préparer ses plaisanterie avec plus d'attention, » lui dit-elle avec un air coquin.

Les yeux d'Haldir brillèrent. « En effet, admit-il, c'est une connaissance de valeur. Maintenant je vais essayer une fois de plus de m'habiller, puis peut-être pourras-tu me natter les cheveux avant que nous partions. Y a-t-il d'autres surprises dont ma pupille voudrait me faire part ? »

« Non, » dit-elle avec douceur. « Plus de surprises. »

« Bien. Alors je vais te libérer . . . après que tu ais payé la pénalité. » Il se pencha et l'embrassa, pas un baisé léger cette fois, mais un profond, exigeant, et pourtant trop rapide au goût d'Elanor. Il relâcha ses poignets, sa bonne humeur tout à fait visible. « Mmm, c'était très bien. »

« En effet, » admit-elle, et elle souhaita qu'il le fasse encore.

Elle le regarda mettre une autre tunique de son armoire, le contentement la traversant en une vague immense et chaude. Elle espérait seulement qu'elle pourrait réussir à toucher la cible et le rendre fière d'elle. Elle espérait aussi que Lurien ne serait pas là.

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Quand ils atteignirent le terrain, il y avait quelques autres elfes en vue et aucun signe de Lurien. Haldir était content car il ne souhaitait pas s'adresser au Sentinelle devant Elanor à moins que les circonstances ne l'y obligent. Ce qu'il avait à dire à Lurien n'était pas adapté, ni plaisant pour ses oreilles.

Très rapidement il vit qu'elle avait perdu sa concentration pendant qu'il était parti. Elle touchait la cible plus souvent, pourtant en même temps sa posture et ses mouvement étaient inconsistant et imprévisible. Il vit rapidement le problème, car chacun de ses prétendus instructeurs avaient des habitudes et techniques uniques. Chacun lui avait donné des conseilles correspondant à son propre style, développé après beaucoup d'années d'application réussies. Mais pourtant chaque bout de conseil marchait la plus part du temps pour Elanor, elle relevait et mixait le tout sans le réaliser, et cela se soldait par son échec à atteindre un résultat conscient. Cela voulait aussi dire qu'elle touchait la cible plus par chance que par dessein.

Il lui expliqua cela aussi gentiment que possible, ajoutant, « Mes frères et Lurien ont chacun leur propre style. Ils ont fait des adaptations au cours des siècles, choisissant ce qui marchait le mieux pour eux. Ce premier jour je t'ai montré la posture basique, celle pour les débutants. Te souviens-tu de ce que je t'ai dit ? »

Elle humidifia ses lèvres, ses yeux bleu incertain. « Tu m'as dit beaucoup de choses. » Il pouvait voir qu'elle avait perdu sa confiance, mais il sentait que c'était important d'être honnête avec elle.

« J'ai dit que tu dois tirer la corde en arrière chaque fois à la même distance, encore et encore, jusqu'à ce que ce soit fait sans effort et sans penser. Tu ne fais pas cela. Tu penses au lieu de sentir. » Il sourit à son expression. « Oui, c'est une fois où penser te servira mal. Répétition et entraînement, c'est ce qui amènera le succès. »

Les épaules d'Elanor s'effondrèrent. « Lurien a dit que je dois croire en moi. » Et néanmoins elle ne croyait pas en elle, c'était évident à voir.

« Je suis d'accord. Tu dois croire en ton habilité à apprendre. Tu dois croire que ton corps et tes muscles sont capable de s'adapter à cet nouvelle activité. Plus tard, avec de l'entraînement, tu t'amélioreras. Recherche ce qui est en toi, Elanor. Et entraîne toi jusqu'à ce que l'arc soit une partie de ton bras et que la flèche vole sans penser. » Il posa sa main sur son épaule, et la serra gentiment. « Tu peux le faire. Je le sais et toi aussi. »

Elle leva les yeux. « Merci, » dit-elle calmement. « Tu m'as déjà aidé. »

Haldir acquiesça. Bien qu'il sache qu'il avait l'habileté pour mener les autres à la réussite, ces mots le touchèrent profondément. « Je vais rester et regarder, » dit-il. « Essaye de te concentrer et d'oublier que je suis là. » Le regard qu'elle lui lança le fit sourire. « Tu peux le faire, » ajouta-t-il.

Et donc il s'appuya contre la rambarde et regarda, restant silencieux pour ne pas la distraire, bien qu'il sache qu'elle était très consciente de sa présence. Seulement une fois il s'approcha pour l'aider à ajuster sa poigne sur l'arc, et en peu de temps il vit une légère amélioration. Entre temps, il profita de l'opportunité pour se rassasier de sa vue, son cœur se réchauffant en sachant que , malgré les circonstances malheureuse de leur première rencontre et tout ce qu'il avait dit et fait depuis, elle s'était attachée à lui. Il n'avait pas eu le temps d'y penser depuis qu'elle avait dit les mots, mais maintenant qu'il y pensait, il se surprit a les retourner encore et encore dans sa tête – qu'avait-elle dit, et qu'avait-il dit, et qu'est-ce que tout cela pouvait vouloir dire. Il avait voulue dire beaucoup plus, mais il avait sut qu'il ne devait pas, c'était trop tôt. Et il n'était pas si sur de connaître son propre esprit et son propre cœur, néanmoins il savait qu'il était excité d'une manière qui allait au delà du physique. En ce moment il se sentait presque comme s'il avait remonté le temps jusqu'à l'époque où il était un jeune elfe inexpérimenté jeté dans une joie confuse chaque fois qu'une jeune elfe célibataire regardait dans sa direction. Pourtant même en ce temps là il n'avait pas été impétueux, et dans les matières impliquant les femmes, il avait appris à s'exercer avec presque autant de prudence que durant une bataille. Depuis Healea, il avait été doublement prudent avec ses relations, les gardant aussi plaisante et simple que possible. Cela avait été assez … jusqu'à maintenant. Maintenant il savait qu'il devait se réévaluer lui même et ce qu'il voulait.

Il garda ses yeux sur elle, regardant la manière dont elle tenait l'arc, comment elle tirait la corde, comment elle maintenait ses épaules et comment la courbe de son corps contrastant avec la toile de fond des arbres. Et pendant qu'une partie de son esprit évaluait son tir à l'arc, une autre partie se rappelait son odeur et comme elle avait été agréable et douce à toucher. Il pensa à la façon dont elle avait sourit et touché son visage, et embrassé le bout de son nez de la manière la plus tendre imaginable. Elle s'était attaché à lui ! Et il lui était aussi attaché. Plus qu'attaché, si la vérité devait être dite. Et il préférait couper sa main que de la blesser de quelques manière que ce soit. Quand il la regardait, tout son instinct protecteur était précipité vers l'avant. Il voulait la sauvegarder, lui faire plaisir, l'entretenir . . .Ses mâchoires se serrèrent soudainement. Il ne laisserait pas Lurien la toucher.

Du coin de l'œil, il vit Rúmil marcher vers lui à travers les arbres, et avec un coup d'œil à Elanor, Haldir laissa son poste et marcha rapidement a travers le terrain ouvert pour le rencontrer. « Vous trois avez réussit à la troubler complètement, » dit-il sans préambule. « Ne l'as-tu pas réalisé ? »

Rúmil parut confus et un peu énervé. « Oui, je le réalise, mais Lurien a commencer avec ses stupidité. Orophin et moi avons essayé de compenser et je crois que nous l'avons fait médiocrement. » Il regarda Elanor. « Lurien essaye d'obtenir sa confiance avec de faux compliments et de faux éloges. Tu sais ce qu'il essaye de faire, n'est-ce pas ? »

« Me défier, » dit Haldir, la voix tranchante. « De faire en sorte qu'elle pense du mal de moi. De me forcer la main. »

« Oui. Je pense aussi qu'il a deviné qu'elle est une innocente, » dit Rúmil ajoutant avec un tact rare, « et qu'il cherche à, hum, rectifier la situation. »

Haldir regarda Elanor, qui rassemblait ses flèches. « Il n'aura pas cette chance, » dit il sinistrement. Il pouvait sentir les yeux de Rúmil sur son visage.

« Et si elle lui offre l'occasion ? Elle semblait très insistante sur son droit de choisir ses propres amis. »

Haldir se retourna vers Rúmil, regardant droit dans les yeux bleus son frère . « Elle a ce droit , mais elle ne le choisira pas lui. » Il croisa les bras, laissant passer plusieurs secondes avant d'ajouter, aussi normalement que possible. « Elle s'est attachée à moi. » Cela semblait un grand pas de le dire tout haut, même uniquement à son frère. Bien sur, le dire à un frère était comme le dire aux deux.

Pour une fois, Rúmil ne le taquina pas. « Et tu t'es attaché à elle aussi, » dit-il, comme si c'était le développement le plus évident.

« Oui. Et j'apprécie que tu l'ai protégé. »

« Et je continuerais aussi longtemps que nécessaire. »

Haldir acquiesça, touché par les paroles de son frère. « Je souhaite préparer une petite fête pour le jour de l'anniversaire d'Orophin la semaine prochaine. Je prévois d'inviter Doria. »

Les sourcils de Rúmil se levèrent. « Cela peut être bien ou peut être désastreux. »

« J'en suis conscient. Je pense que nous devons la laisser décider de venir ou non. Je pensais aussi que nous pourrions le faire dans le petit jardin qu'il aime, celui avec tout les lys. Peux-tu arranger ça ? »

« Je vais le faire, » répliqua Rúmil. Il sourit soudainement. « Donne à Elanor mon bonjour. Et peut être le baiser que je ne lui ai jamais donné. »

Haldir sourit légèrement. « Je le ferais assurément. »

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Elanor tendit soigneusement la main sous le rosier devant elle, retirant sans difficulté, sous les épines pointu, les petits bouts de feuille et de débris bizarres qui c'étaient accumulés là. Elle arrangea le sol tendre, prenant plaisir à la sensation de la terre humide sous ses doigts et à l'odeur entêtante des roses si près de son visage. Essuyant ses mains sur un chiffon, elle admira les fleurs délicate, de toutes les teintes qu'arborait l'arbuste. Elle aimait travailler ici dans le jardin de Galadriel, et elle sentait que le jardin était devenus plus beau avec son attention.

Elle s'assit sur ses talons et regarda les alentours avec contentement, se rappelant comment Haldir lui avait tenu compagnie hier alors qu'elle travaillait. Il lui avait lu un livre de poèmes, écrient il y a bien longtemps par un elfe qui était parti pour l'ouest. Les poèmes avaient été charmants, et d'autant plus charmant délivrés par la riche voix d'Haldir. Il n'avait pas jeté de sentiments fleuris, mais le fait qu'il se soit assit là, lui ait fait la lecture, et qu'ils aient apprécié ensemble la paix du jardin avait été bien mieux. Pendant un moment, il s'était allongé sur l'herbe à côté d'elle et avait fermé les yeux, ses doigts liés derrière sa tête, un genou relevé. Et à un moment elle s'était penché et avait embrassé légèrement son front, puis était retournée à son travail, consciente du sourire léger courbant les lèvres d'Haldir. Cela avait été le moment le plus parfait, le plus idyllique de sa vie jusqu'ici.

Elanor posa ses mains sur ses genoux et ferma ses yeux pour mieux respirer les parfums qui emplissaient l'air. Rose, hydrangea, lys des vallées … chaque fleur, vigne et plante avaient son odeur distincte. Combinées, c'était un mélange florale qui lui rappellerait toujours ce jardin, et Haldir.

« Tu travail dur Elanor. »

Elanor se tourna en sursaut. Healea se tenait à proximité, tenant un arc de Galadhrim de grande taille et portant un carquois rempli de flèches sur son dos. Elle était habillé d'une tunique descendant jusqu'au genoux rappelant le type de tunique portée par les gardiens d'Haldir et une longue cape grise de Lórien. « Ne te reposes-tu jamais ? J'ai entendue dire que tu venais ici tout les jours. » Elle regarda Elanor avec un de ses fins sourcils légèrement levé.

« Je suppose que tu peux appelé cela un travail, mais je trouve cela plaisant et relaxant. » Elanor retira une mèche de cheveux de sa joue et se leva, consciente qu'il y avait des tâche de saletés sur son visage. A côté d' Healea elle savait qu'elle paraissait sans grâce et pâle, mais elle se tint à sa dignité, disant, « C'est plaisant de te voir encore, Healea. J'admet que je m'y attendait plus tôt. »

Healea parut amusé. « J'ai été très occupé avec quelques traductions ces dernières semaines. Je suis venu une ou deux fois, mais à chaque fois tu avais de la compagnie donc je suis parti. » Elle jeta un coup d'œil aux alentours avec un air critique. « Le jardin de Galadriel n' a jamais parut aussi bien. Cela révèle ton talent. Mais je me demande pourquoi tu n'as pas retiré les fleurs fanées de ces rosiers. Elle me rappellent les mortelles, et je ne les aime pas. »

Elanor regarda l'arbuste, tendant instinctivement sa main pour toucher d'un doigt rassurant une petite fleurs fané. En effet, elle avait passé son apogée, tenant à peine ses pétales, mais Elanor ne pouvait pas supporter de la détruire. Oui, elles étaient comme les mortelles, comme elle les imaginait être, des créatures qui grandissaient en beauté, pleine de vitalité et de force, seulement pour s'évanouir alors que leur vie brève prenait fin, faiblissant alors que les ténèbres de leurs jours s'allongeaient. Néanmoins dans son cœur elle était certaine que même les vieux avaient de la valeur et une certaine beauté . . .comme cette rose. Sous le bout de ses doigts, elle pouvait sentir sa gratitude, sa joie prolongé dans cet état de continuité à être. La plante saura quand sera venu le temps à la rose de mourir. Alors elle la laisserait aller.

Elle regarda à nouveaux Healea. « Je ne les retire pas avant que toute leur vie soit passé. Dame Galadriel et moi en avons parlé, et elle est d'accord. »

« Ne les coupes-tu pas pour les mettre dans l'eau pour le plaisir de la vue ? »

« Je le fais, et l'ai fais. Dans de tel cas, la rose puise du plaisir en sachant que sa beauté et son parfum contribueront à une noble cause. En cette occasion l'arbuste accepte que ses enfants lui soit retiré pour donner de la joie. Bien traitée, la vie d'une fleur coupée peu toujours être longue. De toute manière, je ne vais pas en couper une pour la jeter, comme inutile. »

Healea la regarda simplement. « Tu es une nourricière Elanor. Pas moi. Je suis pragmatique et scolaire. Je n'ai pas de patience avec les plantes, elles ne me parlent pas non plus. » Elle ajusta la courroie de son carquois, la plaçant plus haut sur son épaule. Comme tu vois, je me dirige vers le terrain de tir. J'ai entendu dire que tu y étais souvent ces derniers temps. »

Elanor se pencha pour rassembler ses outils, plaçant les objets assortis dans un petit panier. « Oui, Haldir m'enseigne le tir à l'arc. Ses frères et Lurien m'ont aussi aidé. » Elle retint un soupir, se rappelant de quelle aide ils avaient été.

Healea rit. « Je peut imaginer les conseils conflictuels que ces trois là donneraient. Et quelle est cette affaire avec Lurien ? Je n'imagine pas Haldir souhaiter qu'il t'aide. Est-ce que les souhaits d'Haldir ne te concernent pas ? Tu es sa pupille et sujette à son bon vouloir. »

Elanor fourra le torchon sale dans le panier, regardant Healea avec prudence. En fait elle n'avait pas vue Lurien depuis le retour d'Haldir, mais elle n'allait pas l'expliquer à Healea. « Bien sur que les souhaits d'Haldir me concernent, dit-elle, et je les respecte. »

« Je suis surprise qu'il ne t'ait pas interdit de te trouver près de Lurien. »

« Il a essayé. » Elanor ramassa le panier et commença à marcher vers la sortie du jardin.

Healea marcha à côté d'elle. « Tu l'as ignoré ? » demanda-t-elle.

« Il est mon gardien Healea, pas mon propriétaire ! Je lui ai donné mes raisons pour permettre à Lurien de m'aider. Il les a accepté. »

Healea l'étudia intensément. « Tu m'étonne Elanor. Je connais Haldir depuis longtemps, et je peux te dire qu'il abandonne rarement, spécialement en ce qui concerne Lurien. Peu être que tu a mal compris Haldir ? »

Enervée, Elanor s'arrêta. « Je me rend compte que tu le connais bien Healea. »

Healea s'arrêta aussi. « Tu te pose des questions sur ma relation avec lui ? »

« Pas du tout, » dit Elanor d'une voix posée et plutôt froide.

« En faite si, bien que tu sois trop fière pour poser des questions. Donc je doit te dire qu'Haldir et moi somme toujours amis, mais nous ne sommes pas proche. Nous étions mal assorti, même lorsque nous étions amants. A un moment je m'étais attaché à lui, mais maintenant mon amour va a Cothion. »

Se rappelant ce qu'Haldir lui avait dit de l'infidélité d'Healea, Elanor détourna ses yeux de ce beau visage avec un regard plutôt perçant. « Ce devait être un moment difficile pour toi, » dit-elle d'une voie neutre.

« Oui. » La voix d'Healea changea à peine. « Je suppose que je devrais te dire ce qui s'est passé pour que tu puisses mieux comprendre le conflit entre ces deux là. » Elle commença à marcher doucement, et cette fois ce fut Elanor qui suivit. « J'ai connue et admiré Haldir toutes ma vie. » Elle envoya à Elanor un regard qui contenait un étrange mélange d'émotions. « Tu dois te souvenir que c'était il y a des siècles mais bien sûr nous les elfes avons une longue mémoire. Avec le temps je décidais qu'Haldir et Lurien étaient les elfes les plus beaux et digne de Lórien. Je savais aussi qu'ils étaient rivaux et que je pouvais avoir l'un ou l'autre. Je choisis Haldir. »

Elanor se mordit la lèvre tandis qu'Healea continuait. « Mais j'ai découvert que je n'aimais pas qu'il soit parti loin de moi pendant des semaines ou des mois. L'étincelle entre nous s'évanouit, et je commençais à me demander si Lurien ne me conviendrait pas mieux après tout. » Elle s'approcha de la sortie du jardin et s'arrêta. « Je décidais de le découvrir. Malheureusement nous avons mal choisit notre moment et notre endroit. Haldir revint à un moment qui se trouva peu commode. »

Les lèvres d'Healea s'étirèrent. « Lurien a sortit son épée le premier, je me le rappelle très clairement. Il était partiellement habillé, et aurait combattu Haldir ici même dans le jardin de la Dame, mais Haldir l'a forcé à sortir, et puis ils combattirent. Toutes les années de rivalités et de ressentiment culminèrent en cet instant. Le combat fut brutal. » Elle s'arrêta. « Haldir eu l'avantage. Il mit Lurien le dos dans la poussière, le bout de son épée sur sa gorge. Je me souvient avoir vu une goutte de sang, et je pouvais voir la fureur d'Haldir, la manière dont son contrôle ne tenait qu'a un fils. »

Elanor posa son panier, et enroula ses bras autour d'elle, regardant le visage d'Healea alors qu'elle parlait. Elle pouvait tellement bien s'imaginer tout ça qu'elle en eu des frissons dans le dos.

« Lurien n'a jamais pardonné à Haldir, » ajouta Healea. « Et je me suis désintéressée des deux après cela. Par la suite, j'ai réalisé que Cothion remplissait toutes mes attentes. »

Healea regarda le jardin comme pour regarder dans le passé. « Cothion est mon compagnon. C'est un intellectuel, exercé par Elrond lui même. Mais il me connaît. Il sait ce que je suis et ce que je ne suis pas. » Son regard revint sur Elanor, ses yeux la parcoururent de la tête aux pieds. « Tu es différente de ce que j'attendais. Je pensais que tu serais une petite effrontée. Je pensais que tu avais essayé un tour stupide pour attirer l'attention d'Haldir, et que ce tour avait mal tourné. » Elle ouvrit le portail. « Et maintenant je dois partir et affiner mes compétence pour la compétition du mois prochain. »

« Une compétition de tir ? » répéta Elanor. « Je n'en ai pas entendu parler. »

« Elle est uniquement pour les femmes, et est tenu chaque année par le seigneur Celeborn. » Healea eu un drôle de sourire. « J'ai entendue dire que tu utilisait un arc d'enfant. »

« Plus maintenant, » répondit Elanor en essayant de ne pas paraître défensive. « Ma force et mon habilité se sont améliorées. J'utilise un arc d'entraînement maintenant. »

« Bien. » La bouche d'Healea se courba. « Cela te permettra d'entrer dans la compétition si tu décide de le faire. Il y a seulement quelques unes d'entre nous qui y participent. Tu pourrais aimer Elanor. Penses-y. » Avec un signe de tête qui semblait légèrement moqueur, elle se tourna et parti, progressant silencieusement sur le sentier et hors de vue.

Elanor la regarda partir, déchirée entre la conviction que les intentions d'Healea étaient bonnes et la suspicion qu'elle préparait quelque chose. Mais quoi ?

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Orophin était allongé dans l'herbe haute, les pieds posés sur une grosse pierre, ses yeux fixé sur les feuilles dorées bruissant au dessus de sa tête. A proximité, un ruisseau ondulant jouait un air simple alors qu'il serpentait dans son voyage. « Il t'a réellement dit ça ? » répéta Orophin en regardant les hautes branches alors qu'il assimilait ce que son frère venait de dire. « Tu veux dire qu'il a simplement offert cet information sans que tu ais à la lui extirper ? »

Rúmil perché sur une branche au dessus de lui, tenant un petit bâton qu'il choisit à ce moment de lancer sur Orophin, le frappant directement sur le nez. « Oui, c'est ce qu'il a dit. Tu n'écoutais pas ? Il a dit les mots, mon frère. Il a dit qu'elle s'était attachéE à lui et lui à elle. »

Orophin saisit le bâton. « Je ne pense pas qu'il ait jamais dit une tel chose sur Healea. Ou sur qui que ce soit d'autre, pour que ça compte ? »

« C'est mon avis, gros balourd ! C'est une première ! » Rúmil rit et évita le bâton qui volait vers sa tête.

Orophin s'assit et regarda autour de lui, cherchant quelque chose d'autre à lancer. « A-t-il dit quelque chose à propos de ta prétendue cour avec Elanor ? »

Rúmil secoua la tête. « Non, je pense qu'il savait que je n'étais pas sérieux. C'était une bonne idée, mais inutile. Je pense que notre frère à la tête droite pour une fois. »

« Est-ce que notre frère connaît cette elleth que tu préfères à toute les autres ? » demanda Orophin avec malice.

« Personne ne le sait, » dit simplement Rúmil. « Ni ne saura jamais. »

Orophin rit. « Tu m'a traité de lâche, mais au moins j'aime l'espoir. J'ai donné à Doria un cadeau ! »

« Je ne suis pas lâche, » répliqua Rúmil. « Je suis simplement réaliste. Elle m'aima bien, nous sommes amis, mais je suis l'opposé de ce qu'elle veut. »

« Comment le sais-tu ? Se confit-elle à toi ? »

« Nous parlons. » Rúmil cassa une brindille morte et la coinça dans sa bouche. « Elle pense que je ne suis pas sérieux. Et tu me connais. Je ne changerais jamais. »

Orophin soupira. « Peut être est-ce elle qui changera. »

« As-tu parlé à Doria ? » demanda Rúmil, changeant habilement de sujet.

« Presque. Je l'ai vue ce matin. Mais nous ne nous sommes pas parlé. »

« Au nom du Mordor ! » s'exclama Rúmil. « Qu'est-ce qui ne va pas chez toi ? Juste va et parle lui ! »

« Elle ne portait pas mon collier, » dit Orophin lugubrement. « Et elle parlait à Rion. Lui souriait. C'était comme si elle flirtait avec lui. »

Rúmil leva ses yeux au ciel et lança un autre bâton sur son frère. « Alors bat toi avec lui, idiot ! »

Orophin attrapa le bâton. « Si je le fais, que me donneras-tu ? »

« Que veux-tu dire par que me donneras-tu ? » dit Rúmil avec suspicion.

« Je veux l'identité de cet amour mystérieux. »

« Non, » dit Rúmil avec antipathie. « Pas une chance. C'est une offre idiote. »

« Je sais, » accorda Orophin. « Mais je suis curieux. »

« Je n'aurais jamais du te dire cela, » grommela Rúmil.

Orophin sourit. « Mais tu l'as fait. Donc cela veux dire que tu veux m'aider. »

« Cela ne veux absolument pas dire cela. Et si tu me le demande encore, j'irais directement voir Doria . . .»

« Non ! » le coupa Orophin.

« Et je dirais 'Orophin t'aime' droit dans son doux petit visage ! »

Orophin sauta sur ses pieds et agrippa les jambes de son frère, le tracta hors de la branche et sur le sol. Se tordant de dire, les deux frères luttèrent, oubliant pour le moment les problème larmoyant comme des femmes.

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Tarwë et Nerwen occupaient un banc formé à partir des racines du plus grand des arbres mallorn, qui portait la maison de la Dame Galadriel et du Seigneur Celeborn. Les feuilles faisaient un bruit aérien, le son familier réconforta Tarwë alors qu'elle attendait patiemment l'apparition de Lurien.

Nerwen uniquement connaisait la vérité. Seule Nerwen savait comme Tarwë souffrait intérieurement tout en prétendant devant tout le monde que Lurien ne l'intéressait pas. Elle rigolait et ricanait à propos des hommes et de Lurien comme si son cœur était libre. Même Gwirith ne le savait pas, et certainement pas Doria. Elle et Nerwen étaient plus âgées que les autres, et elles partageaient des secrets depuis très longtemps ce qui les liaient dans une amitié très proche.

« Au moins tu sais qu'il n'est pas avec Elanor. » remarqua Nerwen.

« Oui, » accorda Tarwë. Elle garda sa légère frustration loin de sa voix. Elle ne reprochait rien à Elanor, la jeune célibataire de Rivendell n'avait rien fait pour encourager Lurien. Il ne pouvait jamais résister à un défi ; il devait toujours conquérir, avoir le meilleur de quelqu'un pour se sentir digne. Mais ce n'était pas pour cela qu'il courait après Elanor, ou du moins pas en partie.

Tarwë le comprenait mieux que quiconque. C'était pour cela qu'il avait besoin d'elle, bien qu'il prétendait le contraire. C'était aussi pour cela qu'ils avaient une si curieuse relation. Il y a des années, il s'était confié à elle lors d'une nuit où il s'était senti particulièrement troublé et vulnérable. Aucun d'eux n'en avait reparlé depuis, mais il n'avait jamais oublié.

Depuis, toutes ces longues années, elle l'avait observé, l'avait analysé, et en était venu à comprendre tous les chemins subtile et tortueux de son esprit. Elle connaissait ses besoins, son ambition pour la gloire et pour la reconnaissance. Elle connaissait ses secrets, ses échecs et tout ses faiblesses.

« Là il vient, » dit Nerwen à voie basse. « Dois-je m'en aller maintenant ? »

« Oui, merci. Il parlera plus franchement si tu n'es pas là. »

Nerwen se leva gracieusement. « Tu te dois de lui donner une bonne claque, » dit-elle âprement. « Cela devrait le remettre droit. »

Tarwë soupira. « Je le ferais peu être, » dit-elle doucement.« Un jour. »

Nerwen s'en alla silencieusement alors que Lurien finissait de descendre les marches et émergeait dans la clairière où était assise Tarwë. Il la vit et s'arrêta, paraissant un petit peu étonné bien qu'il se reprit rapidement. « Tarwë, » dit-il en avançant vers elle nonchalamment. « Mon amour, que fais-tu ? M'attendais-tu ? »

« Oui, » dit-elle tapotant le banc à côté d'elle. « Te joindras-tu à moi pendant un moment ? »

En soulevant un des ces sourcils, il balança gracieusement une longue jambe au dessus du banc et lui fit face. « Je suis à ton service, ma chère, dit-il de son ton suave habituel. Que puis-je faire pour toi ? »

« Tu peux me dire pourquoi tu m'évite ces dernieres semaines, » dit-elle calmement.

Il lui lança un de ses sourire époustouflants. « T'éviter, mon amour ? Ce n'est pas du tout vrai. » Presque pour la contredire il tendit la main et prit la sienne, serrant ses doigts comme pour faire des excuses qu'il ne voulait pas dire tout haut.

Elle retira sa main. « Ne me ment pas Lurien. C'est assez clair pour moi ce que tu cherche, et je dois t'avertir : tu es un elfe trop bon pour continuer sur cette voie. »

« Quel voie ? dit-il le regard vide de tout astuce. Tu parles en énigme. »

Elle rencontra son regard bleu sans sourciller. « Tu sais de quoi je parle. Toi et moi partageons une sorte de lien. Tu sais cela, pourtant tu le renie toujours. »

Le sourire de Luien s'évanouit. « Toi et moi partageons de grand plaisirs Tarwë. J'ai été ton premier amant, et cela veux dire beaucoup pour toi. Es-tu jalouse maintenant que je cherche d'autres elfes à ta place ? Tu as aussi eu d'autres amants, et je ne proteste pas. »

« Non, dit-elle calmement. Je ne suis pas jalouse. Tu le sais. »

Il fit un mouvement vague de la main. « Alors qu'est-ce qui ne va pas avec toi ? Pourquoi cette grimace ? Je préfère te voir sourire. Tu es si jolie quand tu souris. »

Tarwë se sentit perdre patience. « Laisse Elanor tranquille, dit-elle. Aucun bien ne sortira de cette poursuite. Elle n'est rien d'autre qu'un outil pour toi. Tu ne cherche qu'à provoquer la colère de Gardien de la Marche. Laisse cette rivalité s'en allé, ou cela te mangera vivant ! »

Lurien se pencha en avant, ses yeux bleu se rétrécirent en deux fentes glacées. « Tu te trompe Tarwë. Je peux le vaincre. Je cherche seulement une chance de le prouver. »

« Alors défie le pour le prouver ! » craqua Tarwë . « Pourquoi jouer à ces jeux ? »

Le visage de Lurien se détendit en un sourire séducteur. « Tu t'inquiètes pour moi. »

« Non, j'ai foi en toi, » avoua-t-elle assez sincèrement.

Sa foi en lui était importante pour lui. Elle savait qu'il se rappelait cet autre combat, celui où il combattit à cause d'Healea, où il a finit le dos dans la poussière avec le pied d'Haldir sur sa poitrine et son épée pressée contre sa gorge. Lurien ne s'était jamais remit de cette humiliation, bien qu'il ait été celui qui l'avait causé. Et il était venu voir Tarwë pour du réconfort. C'était la seule fois où elle l'avait vue complètement et absolument écrasé. C'était à ce moment qu'elle était tombé amoureuse de lui, et cet amour n'avait jamais diminué, même pas durant toute ces longues années passées.

Elle savait aussi qu'Haldir avait battu Lurien une autre fois. C'était longtemps avant qu'elle naisse, mais elle avait entendu l'histoire, venant d'autres et de Lurien lui même. Elle savait qu'il se rappelait cela comme si c'était marqué dans sa mémoire comme d'un fer chaud sur sa chair . . .

Lurien et Haldir avait tous les deux été testé, cherchant chacun à prouver qu'ils étaient capables d'entrer dans les gardiens de Lothlórien. Mais à la fin de la longue et éreintante épreuve, uniquement Haldir réussit. Lurien avait d'une façon ou d'une autre manqué de quelque chose dans la longue gamme de sens surdéveloppés nécessaires pour devenir un protecteur des frontières. Lurien avait prétendu s'être remit très vite de son échec pour devenir gardien, redirigeant immédiatement son ambition en devenant une Sentinelle, une position dans laquelle il était bien. Tarwë était fière de lui, mais elle savait qu'il n'avait jamais été capable de pardonner l'humiliation de cet autre échec. Pour quelque raison que ce soit il blâmait Haldir, car tout deux avait été opposé en compétition durant l'évaluation. Même là, l'habilité et les sens d'Haldir avait été exceptionnel, ce qui avait fait paraître Lurien inférieur en comparaison. Pire Haldir avait atteint la plus haute des distinctions et était devenu Gardien de la Marche, une position qui l'autorisait à manier plus de pouvoir et a assumer plus de responsabilité. Lurien était toujours une Sentinelle, pas plus pas moins.

« Dois-je venir ce soir ? » demanda-t-il, un miroitement dans les yeux. Chaque fois qu'il essayait sur elle, son talent spéciale, cette habilité extraordinaire et innée à entrer dans l'insécurité et les faiblesses des femmes et pour dessiner dessus ses propres buts. Mais elle était imperméable, et elle prit cela comme un signe que cela voulait dire qu'ils devaient être ensemble. Dans son cœur, elle croyait qu'il le pensait aussi.

Elle le regarda froidement. « Dans quel but Lurien ? Me faire oublier ce que tu essayes de faire ? Cela ne marchera pas. »

« Ca pourrait, » dit-il, joueur. Il ne s'embêtait jamais a nier ses accusations, mais à la place il tentait de la distraire avec la force de son charme. Il était manipulateur et petit, néanmoins Tarwë s'accrochait à sa foi qu'il y avait de la noblesse et du bon en lui aussi. Il devait y en avoir, sinon la Dame de Lumière le saurait et agirait.

« J'en doute, » dit-elle. Pendant un moment, elle combattit son désir pour lui, puis se sentit faiblir immédiatement. « Mais si tu le souhaites, je ne dirais pas non. »

Il glissa son bras autour de sa taille. « Je ne pensais pas que tu le ferais, chuchota-t-il. Tu as assez raison. Nous avons été loin l'un de l'autre trop longtemps et tu m'as manqué. En fait, je veux te prendre maintenant, ici même, sur ce banc. Je suis dure et près. Donne moi ta main Tarwë. Là, sens-tu comme je te veux ? »

Elle libera sa main, sa respiration coupée dans sa gorge cela arrivait tout le temps quand il lui disait de telles choses. Son appétit sexuel était grand, un parfait égal au sien. « Je devrais te renier. Tu es mauvais et sans scrupule. Tu ne me mérites pas. »

Avec un rire, il lui fit un baiser ardant dans le cou. Il n'était pas près à admettre qu'il lui appartenait. Combien de temps devrait-elle attendre ? Dans son cœur, elle savait que si le jour n'arrivait pas quand il abandonnerait, si il choisissait quelqu'un d'autre, la peine l'envahirait et elle se fanerait. Le savait-il ? Pouvait-il ne pas le savoir ?

« Tu dois être patiente, » murmura-t-il, presque comme si il connaissait ses pensés. « J'ai des choses à accomplir. Tu était d'accord avec ça. »

« Je n'ai jamais été d'accord, » protesta-t-elle avec une faible voix.

« Ton cœur a été d'accord. » Il se leva, l'expression de ses yeux voilé par ses paupière légèrement baissé. « Je viendrais te voir, mon amour, après avoir prit un bain et dîné. »

Tarwë baissa la tête alors qu'il partait.

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« Ellie ! » Doria rattrapa Elanor tandis qu'elle montait les marches du talan qu'elle partageait avec Haldir. « As-tu un moment ? »

Elanor se retourna, avec l'intention de lui demander si elles pouvaient parler plus tard, parce qu'elle était fatigué et devait encore se laver et préparer le dîner. Puis elle vit la figure de son ami et changea d'avis. Doria paraissait si misérable. « Que s'est-il passé ? Qu'est-ce qui ne vas pas ? »

« C'est Orophin ! » Doria regarda autour d'elle, comme pour être certaine de ne pas être surprise. « Je l'ai vu ce matin. »

« Et ? » demanda Elanor.

« Il a regardé ailleurs. Je ne portait pas le collier parce que . . . je ne sais pas qui me l'a donné . . . et puis j'ai vu Rion, et il est venu me parler. Il flirte toujours et est très amusant, et j'ai rigolé à quelque chose qu'il a dit. Et puis j'ai vu Orophin et il m'a regardé et est parti. Et maintenant je suis sur que ce n'est pas lui qui m'a donné ce magnifique collier ! » Doria semblait prête à fondre en larme.

« Oh, Doria, » dit Elanor, très affligé. Elle pris la main de son amie et la serra. « Je suis tellement désolée. Mais peut-être sautes-tu sur des conclusions erronées. »

Doria acquiesça stoïquement, puis se força à sourire de bon cœur. « Je suppose. C'est toujours un mystère non résolu. Et je suppose que je connaîtrai éventuellement la réponse. »

« Je peux essayer de résoudre ce mystère ? » offrit Elanor. « Je serais heureuse d'aider. »

Doria paru hésitante, ses doigts emmêlés alors qu'elle considérait cela. « Penses-tu que tu peux le faire sans que personne sache ce que je ressent pour Orophin ? »

« Je pense. J'essaye ? »

« Oui, mais tu dois me promettre de ne dire à personne ce que je t'ai dis. Tu me le promets ? »

Elanor acquieça. « Tu as ma parole. »

« Très bien Ellie. J'ai foi en toi, et je te laisse mener l'enquête pour moi. » Doria sourit soudainement, paraissant un peu timide. « Je me sens beaucoup mieux maintenant. Je suppose que j'exagère. J'espère que tu ne riras pas si je dit que tu es comme la sœur que je n'ai jamais eu et que j'ai souhaité avoir. »

« Je ressens la même chose, » dit calmement Elanor. Une image de Lana passa à travers son esprit, puis s'évanouit rapidement.

Prenant congé de Doria, elle entra dans le talan, jetant un coup d'œil aux plantes alors qu'elle se dirigeait vers la cuisine. Les trois plantes prospéraient, mais l'elanor avait presque doublé de taille depuis son déménagement, et plusieurs nouveaux boutons s'était ouvert depuis le retour d'Haldir.

Elle s'approcha et la toucha avec des gestes gentils. « Tu es heureuse ici, » chuchota-t-elle. « Plus heureuse que tu ne l'as jamais été avant. Tu te sens aimée. »

L'elanor l'assura qu'il en était ainsi.

(à suivre)

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Note de la traductrice : cette fois-ci ce n'est pas la faute de Faerie si le chapitre a mit autant de temps a venir, c'est la mienne. Je suis désolé, mais je suis submergé de dossiers à faire pour l'école et j'ai quelque problèmes d'ordre personnel en ce moment, et j'avoue que je n'ai pas trop eu la tête à traduire ces derniers temps, mais je reviens, c'est plus fort que moi. Alors j'espère que cela vous a plu.

Réponses au reviews :

Nimrodel : Oui je suis d'accord avec toi, c'est bien l'une voir la plus belle histoire d'amour que l'on peut trouver sur internet. Merci.

Anariel : je ne suis pas sur que cette fois-ci quelqu'un n'est pas eu l'envie, même passagère, de m'assassiner. Merci pour tes encouragements.

Reviel : je suis tout à fait d'accord sur la dépendance que l'on peut avoir pour cet fic, elle est génial. Et désolé pour toute les fautes d'orthographe au début de la fic, mais cette matière n'as jamais été mon fort.

Soumitrel : contente que tu ai aimé le dernier chapitre et j'éspère que tu as autant aimé celui là.

Angelofadown : je suis contente que tu aime cette fic, et désolé pour le temps que je met en ce moment pour traduire mais je ne suis pas au meilleur de ma forme, et je n'ai plus autant de temps qu'avant. Mais merci quand même pour ta review.