Auteur: Julie & Fianna
Disclaimer: les personnages et les lieux sont tous la propriété de J.R.R. Tolkien, sauf évidemment ceux crées par Julie et Fianna, je ne tire aucun profit monétaire de cette traduction.
Note de la traductrice: Bonjour à tous!! Je me présente je suis Lya la nouvelle traductrice de ce tte merveilleuse histoire, j'espère vraiment que ma traduction sera à la hauteur des précédentes et que cela ne vous décevra pas . . . sur ce, bonne lecture!
Et merci à Lya, de Julie et de Fianna !
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Chapitre 15
La main d'Elanor reposait légèrement sur l'avant-bras d'Haldir, tandis qu'ils flânaient sous les Mellyrn du Bois d'Or. C'était l'après-midi, et ils avaient quitté la ville parce que Haldir avait souhaité lui montrer certains de ses paysages et endroits favoris. Plusieurs jours avaient passé depuis le retour d'Haldir.
"Haldir?" demanda Elanor d'un ton désinvolte alors qu'ils marchaient le long d'un chemin ensoleillé.
"Oui, Elanor?" Il baissa les yeux juste au moment ou elle levait les siens, créant un instant de fusion et de pure bonheur qui lui fit presque oublier ce qu'elle désirait dire. Mais elle avait fait une promesse à Doria et elle avait bien l'intention de la tenir.
"J'ai une question à te poser" déclara-t-elle, observant la manière dont la bouche d' Haldir s'incurvait légèrement quand il la regardait.
"Laquelle?" demanda-t-il, le front plissé.
"Ça concerne Doria," dit-elle. "Elle a reçu un cadeau."
"Un cadeau?"
"Un cadeau anonyme. Un collier. Est ce que tu est au courant de que ce soit à propos de cette affaire?"
Il la regarda droit dans les yeux. "Je ne le lui ai pas donné, si c'est ce que tu veux savoir."
"Non, je ne pensais à ça," corrigea-t-elle rapidement. "Mais est ce que tu sais qui pourrait lui avoir offert?"
"Peut-être. Mais si le donateur souhaite rester anonyme ne serait t'il pas plus sage de respecter son choix et de rester loin de cette affaire?"
Elanor se mordit la lèvre. "Peut-être. Mais Doria voudrait savoir."
"Doria devrait être patiente," répondit Haldir imperturbablement. "Je suis sûr que celui qui le lui a donné se fera connaître le moment venu." Il fit une halte et s'empara de sa main, réorientant son attention sur d'autres sujet. "Nous somme arrivé, Elanor. C'est l'endroit dont je t'ai parlé."
Ses préoccupations concernant Doria se sauvèrent instantanément de son esprit tandis qu' Elanor découvrait l'étang niché dans un anneau de rochers et d'arbres, son eau miroitant la où le soleil se reflétait, glissant au gré des douces et espiègles ondulations de l'eau. "Oh, comme c'est beau," remarqua-t-elle. "Tu viens souvent ici?"
"Quand je peux." Il l'approcha du rivage jusqu'à une roche plate tout près du bord. "Je nage souvent ici. L'eau est chaude."
Une image d'elle et d'Haldir ensemble, seuls et nus dans l'eau traversa son esprit. "Est ce que nous allons nager aujourd'hui ?" demanda-t-elle , un peu timidement Son coeur battant plus rapidement à cette simple pensée.
"Non, pas aujourd'hui. Mais nous pouvons nous asseoir ici et mettre nos pieds dans l'eau pendant un moment tandis que nous parlerons."
"Très bien," dit Elanor, mettant pour l'instant ses rêves de côté.
Ils s'assirent côte à côte sur la roche, leurs pieds dans l'eau chauffée par le soleil, Elanor avec sa jupe relevée sur ses genoux, et Haldir avec ses guêtres roulées à mi-chemin de ses mollets musclés. La journée semblait particulièrement belle pour Elanor, le ciel était d'un bleu clair sans nuage et la brise avait un parfum chaud, impétueux, une senteur florale de fin de printemps.
Elanor baissa les yeux. Bien que Haldir semblait perdu dans ses pensées, il avait placé sa main sur la sienne, et elle l'étudia, remarquant sa taille, sa force et sa forme admirablement sculpté. Elle réalisa combien il était plus vieux qu'elle, toutes les choses qu'il avait vu et faite, et ce qu'il avait fait avec ses mains parfaites. Ses doigts agiles pouvaient sculpter des détails délicat sur le carquois qu'il lui avait offert, ils pouvaient lui donner du plaisir au delà de ses rêves plus fous . . . et ils pouvaient tuer. Cela semblait presque au dela de sa compréhension. Elle retourna sa main et entremêla ses doigts avec les siens, ce mouvement sembla le sortir de ses pensées, car il la regarda soudainement avec un rapide et mince sourire.
"Elanor," dit-il, "je pense qu'il est temps que tu me parle de ta soeur. Je sens une profonde tristesse en toi concernant ta famille."
Elanor évita son regard. Elle lui avait dit que sa mère venait de Mirkwood et son père de Imladris. Elle lui avait aussi expliqué qu'ils rendaient visite à la soeur de sa mère depuis quelques années, mais qu'ils reviendraient par la suite sur les terres du seigneur Elrond. Mais elle avait jusque là évité délibérement de parler de Lana
"Je suis très différente de Lana," dit-elle de manière évasive. "Aussi différente que tu peux l'être de tes frères." Elle jeta un coup d'oeil vers Haldir, et rencontra son regard interrogatif qui pourtant ne semblait exiger aucune précision.
Elanor soupira. "Tout ça n'a aucun sens. Tu vois, ma mère est très belle et si merveilleuse, et mon père l'adore. Ils sont tellement amoureux que... leur attention tend à être exclusivement l'un sur l'autre. J'ai eu leur attention quand j'étais enfant . . . parfois . . . mais quand Lana est venu au monde . . . elle ressemble tellement à ma mère . . . Je pense que ça a un rapport avec ça," termina-t-elle tristement.
"Un rapport avec quoi?" demanda Haldir doucement. Son pouce frottant très légèrement le sien.
Elanor avala, et fut étonné de constater qu'elle avait les larmes aux yeux. Elle les repoussa en disant: "Leur préférence pour ma soeur. Ah, je sais que j'ai l'air de m'apitoyer sur moi même . . . ils m'aiment, je le sais. Mais ils ne m'ont jamais compris parce que je n'étais pas comme eux. J'étais tranquille,très prévisible et plutôt timide. J'ai toujours été solitaire et silencieuse . . . en grande partie parce que j'écoutais les arbres,les fleurs et les plantes . . . " Elle souleva ses pieds hors de l'eau et regarda fixement l'eau s'égoutter le long de ses orteils nus. "Lana a toujours eu besoin d'attention et ils lui ont donné le peu qu'ils avaient. Il se sont attendus à ce que je fasse la même chose et je suppose que . . . c'est pour ça que je suis devenue ce que je suis."
"Tu as centré ta vie sur ta soeur comme un moyen de gagner l'amour de tes parents."
"Je suppose. Je n'avais jamais vu ça sous cet angle. J'ai simplement fais ce qu'on attendait de moi. Je ne blâme pas mes parents," ajouta telle rapidement. "Je suis heureuse qu'ils se soit trouvés. Leur amour est fort . . . "
"Et égoïste," ajouta Haldir d'une voix critique.
"Je ne dirais pas ça comme ca," dit Elanor sur la défensive. Elle enleva sa main de la sienne.
"Elanor," dit-il calmement, "Lana n'est qu'une enfant gatée. Le fait que tes parents permettent cette situation montre qu'ils n'ont pas fait leur devoir, envers toi non plus. Je comprends ton besoin de les défendre, mais tu ne devrais pas. Ils sont fautifs."
Elanor était partagée entre sa fidélité à ses parents et ses sentiments pour Haldir. Elle n'aimait pas l'entendre dire de telles choses, pourtant au fond de son coeur elle savait qu'il avait raison. C'était devenu une habitude chez elle de feindre que tout allait bien avec sa famille, et qu'elle était satisfaite de la manière dont se déroulait sa vie. Mais depuis longtemps déjà une graine de mécontentement avait germé en elle, une rébellion qu'elle avait aveuglément tourné contre Haldir parce qu'elle avait manqué de discernement pour traiter le mal à sa source.
"Ca ne doit pas être facile d'être parent," dit-elle à voix basse.
"Peut-être pas, mais je sais que quand je serai père, j'aimerai mes enfants de la même façon. Je ne favoriserai pas un enfant par rapport aux autres." Sa voix était ferme et claire; il semblait être, à l'inverse d'elle,parfaitement sur de lui.
Elanor garda les yeux fixés sur ses orteils, sachant que son visage virait au rougir à cause des pensées qui tourbillonnaient dans son esprit. "Alors tu pense devenir père un jour?"
"J'espère," répondit-il. "Mais d'abord, je dois trouver ma compagne, celle qui sera la mère de mes enfants et l'amour de ma vie."
Elanor se mordit la lèvre en espérant qu'il ne se tournerait pas pour la regarder et qu'il ne la voit pas rougir. "Naturellement. Et j'espère que tu la trouvera."
Un court silence suivit, puis Haldir dit d'un ton bourru: "Elanor, il est trop tôt pour que nous parlions de ça." Le coeur d'Elanor manqua un battement, mais avant qu'elle puisse répondre il sauta de la roche et la tira dans l'étang de sorte qu'ils soient ensemble, main dans la main, dans l'eau peu profonde. "Viens," dit-il en la tirant vers lui.
Ils pataugèrent le long de la berge, leurs pieds s'enfoncant très légèrement dans le fond mou et boueux. Ici et là quelques feuilles d'or flottaient sur la surface de l'eau, Elanor se pencha et en pris une, puis leva les yeux vers la cime des arbres imposants. Une douce brise volait à travers leur branches, transportant les senteurs de la forêt et de l'eau, alors que les bruits des feuilles se mélangeaient avec le joyeux gazouillement des oiseaux et de leurs petits battements d'ailes.
"La Lothlórien est un si bel endroit," dit-elle doucement. "Quand je suis arrivé ici, je ne voulais pas l'admettre. Je pensais que j'allais être malheureuse ici, mais je ne le suis pas."
"Je savais que tu ne serais pas malheureuse," répondit Haldir d'un ton suffisant. "Qui pourrait résister à la beauté de la Lórien?"
"C'est vrai." Soudainement, Elanor se mit à rire. "Pendant un instant, j'ai pensé que tu allais dire,qui pourrait résister à la beauté de Lurien ?' " Elle libéra sa main de la sienne et tournoya sur elle même jusqu'a ce qu'elle soit à bout de souffle. Eclairé par le soleil de l'après-midi, les cheveux argentés d'Haldir semblait briller de mille feux tandis que la lumière enveloppait son corps d'une auréole de pure puissance physique, intensément masculine.
Il fit semblant d'ignorer sa réaction. "Lurien serait contrarié de t'entendre plaisanter à ses dépend. Il a une très haute opinion de lui-même." Sa plaisanterie semblait le détendre, rendant apparement ses pensées plus espiègles, puisqu'il glissa son bras autour de sa taille en la serrant légèrement. Il semblait aimer ce genre de chose qui envahissait les sens d'Elanor en lui faisant désirer tellement plus.
"Alors que pourrait-on dire de toi?" demanda-t-elle d'une voix espiègle. La bonne humeur d'Haldir était contagieuse, la rendant plus hardie et espiègle.
"Que veux tu dire par là?" Il lui lança un regard interrogateur.
Elle leva les yeux vers lui. "La première fois que nous nous sommes rencontrés, tu semblais te prendre très au sérieux." Imitant sa voix, elle ajouta: "tu es ma pupille' et tu peux faire ma lessive' et n'hésite pas à me demander si tu as besoin d'aide'." Elle leva son menton, fit deux pas en arrière et se tourna pour lui faire face, les bras croisés, le front plissé dans une tentative d'imiter ses anciennes attitudes.
Haldir sourit. "Mais c'est la vérité," dit-il d'un air digne, "y compris la partie sur ma lessive. Tu es ma pupille, Elanor. C'est mon devoir de te guider, et ton devoir de--"
Elanor lui envoya une pleine brassée d'eau à la figure. Pendant un moment il se tint là, la bouche ouverte, l'eau coulant goutte à goutte sur son nez, puis enfin il sourit méchamment et l'éclaboussa à son tour. Elanor essuya l'eau sur ses yeux, puis, avec un rire soudain, se vengea en éclaboussant sa tunique autant qu'elle pouvait. Les lèvres d'Haldir se courbèrent en un sourire féroce tandis qu'il l'attrapait, la prenant dans ses bras de façon à ce que les bras d'Elanor soient coincés sur ses hanches.
"Tu te moque de moi petite fleur," murmura-t-il d'une voix suave. "Peut-être que je devrais te jeter dans la partie la plus profonde de l'étang. Tu sais nager?" Il n'y avait aucune trace de colère ou de méchanceté dans sa voix; instantanément elle compris que c'était la manière qu'avait Haldir de flirter avec elle.
"C'est une bonne question à poser maintenant!" lança-t-elle, faussement en colère. "Alors que tu m'a envoyé remplir les gourdes sans penser à cette éventualité. J'aurais pu me noyer dans cette eau glacée!"
"Ah, mais je ne t'ai pas envoyé la-bas toute seule. Je t'observais depuis le début. Tu ne le savais pas?"
"Oooh!" gronda-t-elle, essayant de ne pas sourire. "Comme j'aimerais pouvoir te jeter à l'eau! Ça te servirait de leçon! C'était vraiment cruel de m'observer souffrir sans rien faire!" Appréciant la sensation de ses bras autour d'elle, elle luttait sans enthousiasme.
Il reserra ses bras autour d'elle. "Je ne suis pas contre le fait que tu te baigne encore une fois, Elanor," l'avertit-il les yeux brillant. Il l'a fit glisser jusqu'à ce que l'extrémité de ses cheveux aient éffleuré la surface de l'eau. "C'est devenu l'un de mes spectacles favoris."
"Laisse moi descendre, Haldir," ordonna-t-elle. Elle se tortilla en essayant de lui donner un coup de pied avec son talon, mais elle continuait à glisser tandis que ses cheveux entraient dans l'eau. La jetterait-il vraiment? Peut-être devait telle changer la tactique. "J'ai quelque chose à te donner, et je ne peux pas la faire dans cette position."
Il fronça les sourcils, curieux mais méfiant. "Tu as quelque chose me donner ? Qu'est-ce que ça peut bien être ? Encore plus d'eau sur mon visage ?"
Elle papillona des cils. "Quelque chose de bien plus gentil que ça."
"Un baiser?" devina-t-il, son regard tombant sur ses lèvres.
"Peut-être. Libères moi et tu verras."
Il appréciait ce moment, elle le voyait. Ses lèvres se courbèrent, ses yeux gris caressait son visage, montrant clairement son interêt. "Mais je peux t'embrasser sans te libérer," dit-il d'une voix paresseuse. Comme si pour le prouver, il a amena ses lèvres près des siennes.
"C'est vrai," dit-elle, sentant son coeur s'emballer, "mais mes mains ne seraient pas libre."
"Les mains magiques d'Elanor," murmura-t-il d'une voix pensive. Ses yeux rencontrèrent les siens une fois de plus,leur sombre intensité la faisant frisonnée. "Vais-je prendre le risque?"
Elle gloussa. "Le Gardien de la Marche de Lothlórien serait-il effrayé par Elanor d'Imladris?"
"Térrifié," dit-il en grimacant. "Je ne sais pas ce que tu va faire après."
"Allez, n'ai pas peur. Je te promet de ne pas te faire de mal."
Il plongea ses yeux dans les siens, et l'amusement d'Elanor se mêla à un désir brulant. Lentement il la reposa, tandis qu'elle glissait ses bras autour de son cou.
"Et maintenant ou est mon cadeau?" murmura-t-il, la serrant contre lui jusqu'à ce qu'elle puisse sentir chaque contour de son corps musclé.
Pour toute réponse, elle baissa la tête et pressa ses lèvres contre les siennes. Cette fois il n'opposa aucune résitance. Sa bouche couvrit avidement la sienne, leurs langues se frolant et se caressant tandis que les mains d'Haldir glissaient le long de son corps, explorant chaque courbe, le bouts de ses doigt suivant la ligne de ses hanches tandis qu'Elanor caressait son dos large. Elle enfonça ses doigts dans ses cheveux, les massant, tandis qu'elle cherchait les bouts sensibles de ses oreilles qu'elle frotta simultanément, très doucement mais de telle sorte qu'un frisson énorme le parcourut.
Lentement, elle le tira vers le rivage, leurs lèvres toujours pressées l'une contre l'autre, les mains d'Elanor frottant toujours ses oreilles tandis qu'Haldir émettait de doux gémissements. Il semblait aussi peu disposé à s'arrêter qu'elle, et tandis qu'ils avancaient, le pied d'Elanor glissa sur une roche. Au lieu de l'attraper, il tomba avec elle dans l'eau peu profonde près du bord de l'étang, mais ni l'un ni l'autre ne semblèrent le remarquer. Leurs baisers continua, la jambe d'Haldir serrée contre la sienne, tandis qu'Elanor avait enroulé sa jambe libre autour de lui pendant que leur mains caressaient mutuellement le corps de l'autre. Chaque fois qu'ils s'embrassaient il semblait qu'une partie de lui cédait, comme si son contrôle ne tenait qu'a un fil et qu'elle était l'arme qui pouvait le rompre.
Finalement, Haldir souleva la tête, un sourire accroché sur ses lèvres pendant que ses yeux rencontraient les sien. "Elanor, nous sommes trempés jusqu'au os."
Pour toute réponse elle fit glisser sa main le long de son torse et à travers son estomac jusqu'à ce qu'elle ait touché son éveil, le serrant légèrement tandis qu'elle évaluait sa taille et son épaisseur avec ses doigts sensibles. "J'ai remarqué," chuchota-t-elle contre ses lèvres. "Est ce que c'est si important?" Elle se serra contre lui, sa respiration rapide et superficielle tant son désir pour lui, pour lui seul, était intense.
Un autre frisson le parcourut. "C'est tellement difficile de te résister," dit-il d'une voix mal assuré. "Mais, Elanor, nous devons nous arrêter."
Elle éfleura sa dureté, serrant doucement avant de remonter sa main, exultant tandis qu'il frissonnait violemment et que sa dureté palpitait à travers le tissus fin de ses guêtres. "Je saisis l'occasion d'apprendre ce qui te satisfait," murmura-t-elle d'une voix séduisante. "On devrait toujours être attentif concernant des activités qui exigent une amélioration."
Il eu un rire tremblant. "Je crois que tu deviens tout à fait compétente en matière de plaisanterie, Elanor. Ce n'est pas une habitude que j'encouragerais chez ma pupille." Il décala son poid, ses mains serrées contre ses hanches de manière à la rapprocher encore plus de lui, pour pouvoir parcourir son corps révêlé par la robe trempée qui collait à sa peau. Emprisonné entre leurs deux corps, la paume d'Elanor serrait toujours son sexe entièrement droit, mais désormais elle ne pouvait plus le caresser, ce qui était certainement la raison de son mouvement. Il semblait toujours parfaitement stoique et maitre de lui.
"Tu m'a dit de te demander ce que je voulais," chuchota-t-elle. "Ce que je veux maintenant c'est que tu me fasse l'amour, Haldir."
"Elanor, tu sais comme j'ai envie de faire ça, mais ce n'est pas le bon moment.pas pour l'instant. Certainement pas maintenant, alors que nous sommes dans la boue. Pas . . . encore, pas ici. Pas maintenant." Il atteignit sa main, la portant délicatement à ses lèvres en embrassant chacun de ses doigts.
"Alors promets moi que cela va arriver," chuchota-t-elle.
Il s'écarta légèrement d'elle, plongeant sa tête dans son cou pour le parsemer de baiser passionés avant de dire: "Oui, Elanor, je te promets que quand ce sera le bon moment, je te ferai l'amour. Je te promet aussi que tu l'aimera. Je m'en assurerai."
"Je ne peux pas imaginer comment ça sera," dit-elle doucement. "Dis moi."
Il soupira doucement, repoussant les cheveux humide d'Elanor loin de son visage. "Est ce que tu as peur de la douleur?" demanda-t-il d'une voix douce.
"Je sais que tu ne me ferais jamais mal intentionellement. J'ai entendu dire que ça peut faire mal, mais je n'ai pas peur." Elle embrassa son menton, ses lèvres, et le bout de son nez.
Il l'a regarda avec un désir si ardent qu'elle ne pouvait pas douter de son attachement envers elle. Mais l'aimait t'il? C'était tout à fait différent. "Je peux te dire qu'une fois la douleur passé, elle ne reviendra pas. Après cela, ce ne sera que du plaisir. Je-- " Il s'interrompit, semblant hésiter à en dire plus, puis amena ses lèvres près de son oreille. "Je te remplirais de telle sorte que nous ne fassions qu'un, et ce sera meilleur que tout ce que tu as jamais connu."
Elanor sourit, tremblant aux chaudes image que ses mots faisaient naitre, sachant qu'un jour elle se réaliseraient et qu'elle gouterait vraiment à son contact déchainé et incontrôlé. "J'attend impatiemment ce jour, Haldir."
"Je ne te demande aucunes promesses. Tu es encore libre de choisir quelqu'un d'autre si tu le souhaite."
Elle l'étreignit, souhaitant justement qu'il lui demande une promesse. "Je n'en choisirais pas un autre. Je ne suis pas si inconstante, ni si jeune, ni si faible que tu le penses."
"Je ne pense pas ces choses là de toi," dit-il simplement. Il se releva, et l'a remis sur ses pieds et tandis que leurs vêtements s'égouttaient, ils s'asseyèrent confortablement sur l'herbe toute proche du rivage juste à côté d'un amas de roches. Cette fois quand son bras s'enroula autour de sa taille, la tirant de nouveau contre lui, ce fut pour lui offrir chaleur et réconfort. Ils ne parlèrent pas, mais Elanor ressentit une nouvelle forme de bien-être l'envelopper, comme une chaude et rassurante couverture d'or. Ses pensées dérivèrent, pour arrivées ensuite jusqu'aux souvenirs de son voyage en Lothlórien. Ca avait été un moment difficile, avec Haldir qui lui parlait à peine, sa cape qu'elle avait perdue dans l'eau, et les gobelins . . .
"Haldir," dit-elle soudainement, "qui a lancé la deuxième flèche?"
"Comment?" Haldir la regarda, visiblement perplexe.
"Durant notre voyage nous avons été attaqué," dit-elle. "Et un horrible gobelin est tombé à mes pieds. Rúmil l'avait touché, mais il y avait deux flèches. Sais tu si c'était le Seigneur Celeborn ou . . . peut-être que tu ne t'en souviens pas."
"Au contraire, Elanor, je m'en rappelle très bien."
Elle tendit le cou pour le regarder directement dans ses yeux gris ou brillait une lueur d'amusement. "C'était toi ?"
"En effet," dit-il d'une voix traînante et pleine de malice. "Je me souviens très bien d'une pauvre Elanor toute mouillée, tremblante derrière un manteau que Galadriel tenait." Il rit de son expression. "Oui, Elanor, c'était moi. Rúmil et moi avons tirés notre flèche au même moment."
"Alors tu me regardais aussi," dit-elle en secouant la tête. "Toi et Rúmil êtes deux elfes très vilains. Je suis sûr qu'Orophin n'aurait pas regardé."
"Et moi je suis sûr que tu accorde trop de crédit à mon frère là ou il n'en mérite pas," dit-il pince sang-rire. "J'ai jeté un coup d'oeil sur toi seulement pendant un court instant, Elanor. Tu ne devrais pas être gênée."
"Oh," dit-elle à nouveau détendue, en se blotissant contre lui. "Puisque ce n'était qu'un instant, je te pardonne."
"Naturellement," ajouta-il pensivement, "un instant m'a été amplement suffisant." Il rit et caressa ses cheveux avec sa joue tandis qu'il reposait sa tête contre la sienne, ses bras serrés autour de sa taille en une étreinte protectrice.
Elanor soupira de satisfaction et décida qu'il était trop tard pour lui reprocher cette transgression. Et tandis que Haldir se détendait elle sombra dans une douce rêverie, bercé par le doux chuchotement de sa respiration régulière.
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En dépit du conseil d'Haldir--mais pouvait-on réellement appelé ça un conseil?--de ne pas se préocuper du collier de Doria, Elanor avait fait une promesse à son amie et était bien décidée à tenir sa parole. Ainsi, à chaque fois qu'Haldir n'était pas dans les parages elle continuait à chercher des informations. Elle avait questionner sans succès deux amis d'Orophin--mais ils avaient vraiment semblés de pas être au courant--et elle c'était donc résignée à l'inévitable, c'est à dire aller demander directement à Rúmil. Elle avait hésité à le consulter par peur qu'il n'arrive à deviner plus qu'elle ne voulait de l'affaire. Car en dépit de son espièglerie, elle pensait réellement que Rúmil était intelligent et astucieux.
L'opportunité de parler à Rúmil se présenta d'elle même, un matin ou elle venait juste de finir de recoudre une de ses tuniques. Elle trouva le plus jeune frère d'Haldir sur l'un des hauts talan d'observation, se reposant gracieusement contre une branche, les yeux fermé et un demi sourire rêveur sur le visage, montrant clairement que quelque soit la chose à laquelle il pensait cela lui plaisait beaucoup.
"Bonjour Rúmil," dit-elle gaiement.
Rúmil ouvrit les yeux. "Bonjour Ellie. Qu'est ce qui t'amène par ici?"
Elanor désigna la tunique et il se redressa, le regard étonné. "Je ne m'attendais pas à ce que tu fasse ça si vite!" Il prit la tunique et l'examina. "Tu a fais du bon travail. Je peux à peine voir ou elle était déchirée. Mais tu ne m'avais pas dit que tu détestais coudre?"
Elanor s'assit à côté de lui. "Je l'ai dit c'est vrai. Pourtant cette fois ci ça ne m'a pas paru contraignant. Je me sens utile ici, Rúmil, comme je ne l'avais jamais été chez moi."
Rúmil approuva d'un signe de la tête "Tu es utile ici, Ellie. Et apprécié. Haldir est attaché à toi, ainsi qu'Orophin et moi."
Elle avait si souvent vu du rire et de la moquerie dans les yeux de Rúmil, qu'elle s'attendait presque à en voir maintenant, mais quand elle regarda dans ses charmant yeux bleus elle vit qu'il était sincère. "Merci, Rúmil. Comme tu le sais, je me suis fais beaucoup d'amis. Doria par exemple." Elle lissa le plis de sa jupe, la réajustant légèrement au niveau de ses genoux. "En parlant de Doria . . . " ajouta-elle d'un ton désinvolte.
Rúmil se cala contre la branche, sa bouche courbée en un faible sourire. "Qu'est ce qu'elle a?"
Elanor résista à la tentation de se tortiller sur place." Il c'est produit une chose très étrange, Rúmil. Doria a reçu un cadeau mystérieux, mais elle ne sait pas de qui cela provient. Evidement certaines d'entre nous sont curieuses, et je me demandais si . . . par hasard tu savais quoi que ce soit à propos de ça?"
"Un cadeau mystérieux," répéta Rúmil. Il semblait perdu dans ses pensées. "Quel genre de cadeau mystérieux?"
"Un collier," dit-elle, "de la forme d'un papillon."
Rúmil croisa ses jambes et bailla. "Intéressant. Et Doria est si impatiente de savoir la vérité qu'elle ne peut pas attendre jusqu'à ce que le donateur se révèle?"
"Elle n'est pas du tout impatiente,"dit Elanor rapidement. "c'est moi qui suis curieuse."
"Ah, je vois." A présent ses yeux avaient retrouvés leur scintillement habituel. "Et tu pense que je pourrais t'aider à résoudre ce petit mystère."
"Tu pourrais?" demanda-t-elle. "Oh Rúmil, je vois bien que tu te moque de moi. Y a t'il quelque chose que tu sais et que tu ne me dit pas?"
Son sourire s'élargi. "Peut être," dit-il d'un ton léger, "ou peut être pas. Tout ce que je peux te dire c'est que ce n'est pas moi qui ai offert ce collier à Doria."
"Est ce que c'est quelqu'un que tu connais?" insista-t-elle. "Peut être quelqu'un proche de toi?"
Rúmil ri. "Puisque je connais toute le monde dans la Lórien, je suppose que oui! Tu as demandé à Haldir ? Qu'est ce qu'il à dit?"
Elanor le fixa, l'air anéantie. "Il pense que je devrais rester en dehors de tout ça, bien qu'il ne l'ait pas dit exactement comme ça."
"Alors tu devrais peut-être suivre les conseils de ton gardien." Rúmil eu un sourire amusé. "Au moins de temps en temps," ajouta-t-il.
"Mais Doria--" Elanor s'arreta brusquement pour reformuler sa phrase. "Comment Doria pourrait-elle remercier le donateur si elle ne sait pas qui c'est?"
"Elle pourra le remercier quand il choisira de se dévoiler. En supposant que c'est un il' et pas un elle'."
Elanor soupira et décida de renoncer. "Très bien, Rúmil. Je ne te poserais plus de question bien que je pense que tu en sais plus que tu veux me le dire."
"Je suis sur que tout sera dévoilé bientôt," dit Rúmil d'une voix apaisante. "Ce qui me fais penser que j'ai une question à te poser. Deux questions, en fait."
"Oh?"
"Haldir et moi avons décidés d'organiser une fête pour l'anniversaire d'Orophin. Tu es bien sur invitée, et je voudrais aussi savoir si tu pourrais m'aider à installer les tables et la nourriture."
"Bien sur que je viendrais t'aider," dit-elle instantanément. "Quand est-ce que la fête doit avoir lieu?"
Pendant les minutes qui suivirent ils discutèrent des dispositions que Rúmil avaient déjà prises ainsi que du lieu de la fête et de la liste des invités. "Nous inviterons Tarwë, Gwirith et Nerwen," dit Rúmil. "Je sais que ce sont tes amis, et ceux d'Orophin également."
"Et Doria?" questionna Elanor. "Elle n'est pas invitée?"
"Bien sur, si elle désir venir. Mais je ne suis pas sûr qu'elle acceptera."
"Je ne suis pas sûre non plus." Pendant un moment Elanor fut silencieuse, souhaitant réellement pouvoir discuter du problème de Doria et Orophin, mais elle sentit que Rúmil était peu disposé à parler de la vie personnelle de son frère. "Je lui demanderai," ajouta-t-elle finalement.
Rúmil inclina la tête. "Très bien. J'ai une autre question à te poser, Ellie, mais tu n'es pas obligée de répondre."
"Laquelle, Rúmil?"
"Je me demandais pourquoi quand toi et Haldir êtes revenus de votre promenade l'autre soir vous sembliez si . . . désordonnés." Il fit un grand sourire. "Vous aviez de la boue sur vos vêtements."
Les joues d'Elanor devinrent brulantes. "Nous sommes allés patauger, et . . . j'ai glissé et je suis tombé." Ceci semblait tout à fait plausible étant donné ce que Rumil savait de sa maladresse.
Il fronca les sourcils. "Mais alors pourquoi Haldir était couvert de boue lui aussi?"
"Il est tombé aussi," expliqua-t-elle.
"Haldir est tombé? Tu veux dire mon frère Haldir ? Pas un autre Haldir?"
"Oui, il a essayé de me rattraper, mais . . . il est tombé dedans." Elanor sentit son visage devenir encore plus chaud.
"Vous êtes tombés tout les deux," répéta Rúmil, la fixant avec un sourire curieux.
Elanor leva la tête. "Vraiment, Rúmil, il n'y a pas besoin d'en faire un plat," dit-elle avec dignité. "Est-ce que c'est si inconcevable?"
Rúmil reposa ses pieds au sol et se leva, souriant gentiment tandis qu'il mit un bras autour de son épaule dans une étreinte affectueuse. "Je te demande pardon, Ellie. Je ne sais pas pourquoi je suis suis tenter de te taquiner. Peut-être parce que ça me réjouis de voir que toi et Haldir vous êtes aussi . . . amis."
Elle sourit en entendant ça. "Tes blagues ne me dérangent pas. Mais c'est pourtant vrai qu'Haldir est tombé à l'eau."
"J'imagine qu'il avait d'autre sujet de préocupations que le fait de maintenir son équilibre," dit Rúmil d'une voix moqueuse.
"Oui," admit-elle, "en fait, je dirais que oui."
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Après le départ d'Elanor, Rúmil prit sa tunique réparée et alla chercher Orophin. Il trouva son frère assit à l'intérieur de son talan, l'air mélancolique,regardant les feuilles tomber à travers la fenêtre, ses pieds étendus sur une deuxième chaise. Il semblait particulièrement morose.
Rúmil tira la chaise sur laquelle reposaient les pieds d'Orophin et s'assit. "Doria essaye de découvrir qui lui à offert le collier," annonca-t-il sans préambule.
Orophin palit. "Vraiment ? Qu'est ce qu'elle a dit?"
"Je ne lui ait pas parler. C'était Elanor qui me l'a dit. Elle essaye de découvrir qui est le mystérieux prétendant de Doria."
"Tu ne lui a rien dit j'espère?" Orophin sembla si inquiet que Rúmil rejeta toute idée de plaisanterie.
"Pas vraiment," répondit Rúmil. "Mais ca n'a pas été facile. Elles cherchent à savoir." Il se rapprocha. "Tu dois lui dire!"
Orophin haussa les épaules. "Je le ferais quand ca sera le bon moment."
"Je pense que tu devrais le faire avant demain soir," dit Rúmil prudemment.
"Pourquoi?" Orophin lui jeta un coup d'oeil. "Que ce passe t'il demain soir?"
"Il y a une fête en ton honneur. Pour célébrer ton anniversaire, tu avais oublié ? Ca serait bien de pouvoir inviter Doria, mais je ne suis pas sûr qu'elle viendra à moins que tu n'arrange les choses entre vous deux."
Orophin secoua la tête. "Une fête d'anniversaire pour moi? Non, frère! Quand avons nous fait ça pour la dernière fois? Ca fait des années! Et c'est idiot!"
"Ce qui est précisement la raison pour laquelle nous le faisons. C'était l'idée d'Haldir. Alors si tu pense que c'est si idiot que ca, c'est à lui qu'il faut le dire!"
Orophin se leva et commenca à faire les cent pas. "Si tu fais une fête, tu dois inviter Doria. Elle serait blessée si tu ne le fais pas. Je ne veux pas qu'elle souffre," ajouta-t-il fermement.
"Bien sur que non," dit Rúmil d'une voix rassurante et plus douce que de coutume, "mais tu la fais souffrir avec ton silence. Elle comprend ton comportement encore moins que moi."
"Je l'ai revue avec Beredain ce matin. Elle ne m'a pas vu, mais . . . " Orophin soupira. "Je pense qu'elle espère qu'il lui a donné le collier."
Rúmil se sentit submerger par une vague d'impatience à l'encontre de son frère. "Et moi je pense qu'elle espère que c'est toi, cher frère. Mais ce sont des paroles inutiles. Va lui parler! Tu dois trouver le courage de le faire ou tu vas la perdre!"
"Je sais. Et je vais le faire." Orophin se rassit. Après un court silence, il demanda, "Alors tu pense qu'elle a envoyé Elanor te parler?"
"Je crois," répondit Rúmil. "Ce qui me fais dire qu'elle te soupçonne de lui avoir offert le collier. Et ca fait tellement longtemps que tu n'a pas parlé avec Doria, ce qui me fait penser . . . " Il fit une pause, testant rapidement la logique de ce qu'il était sur le point de dire. "Ce qui me fait penser qu'elle espère que c'est toi."
"Je ne vois pas comment tu a pus arriver à cette conclusion," dit Orophin, mais néanmoins il sembla plein d'espoir. "Tu tire des conclusions trop rapidement."
La patience de Rúmil était épuisé. Il bondit sur ses jambes, sa tunique récemment réparée jetée par-dessus de son épaule, et se dirigea vers la porte. "Et moi je pense que tu te conduis comme un Orc aveugle! Parles lui avant la fête, Orophin. Arrete de te torturer! Pense à elle comme un cadeau que tu te fais à toi-même."
"J'y penserais," dit Orophin à voix basse.
Rúmil roula des yeux et quitta le talan.
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"Je suis vraiment désolé," dit Elanor à Doria un peu plus tard. "Je n'ai rien pu découvrir. Rúmil a semblé amusé, mais il n'a rien dit qui pourrait faire penser que c'est Orophin. Evidement je ne lui ai pas demandé directement."
Doria cacha son visage dans ses mains. "Oh, comme j'aimerai que tu n'ai pas été obligée de demander à Rumil. Il va le dire à Orophin. Je suis si gênée. Que va t'il penser de moi? Oh Ellie!"
Elanor posa une main réconfortante sur l'épaule de Doria. "Rúmil n'a pas directement dit qu'il ne savait rien. Je pense qu'il est au courant. Mais celui t'a offert ce collier veut que ce soit secret, donc il n'a pas du le dire à beaucoup de gens. Si Rúmil le sait,ca doit être quelqu'un de proche de lui. Et qui est assez proche de Rúmil pour lui confier ses secrets si non un de ses frères ? Donc c'est certainement Orophin . . . " Elle s'interrompit, se demandant si ce qu'elle disait avait un sens.
Doria luttait pour conserver son calme. "Oui je pense aussi. En fait, ca m'est égal de savoir qui me l'a donné, mais si seulement c'était Orophin . . . si seulement. . . " Sa voix se brisa.
"Doria," dit Elanor d'une voix douce, "nous faisons une fête pour Orophin demain soir. Tu viendras?
"Une fête?"répéta Doria l'air perdue.
"C'est une idée d'Haldir. Pour fêter l'anniversaire d'Orophin.
"Oh." Doria passa une main sur sa joue. "Je ne sais pas. C e n'est pas un bonne idée. Il pourrait se sentir obligé de me parler alors qu'il n'en à pas envie, et ce serait terrible." Elle frissonna. "Je ne veux pas que les autres se sentent gênés ou risquer de gâcher la fête."
"Je pense vraiment que tu devrais venir," dit Elanor d'une voix rassurante. "Ne risquerait-il pas de penser que tu est fachée contre lui?"
Doria sembla étonnée. "Fâchée ? Pourquoi est-ce que je devrais être fâchée ? La dernière fois que nous avons parlés c'était le jour ou je suis tombée d'une chaise dans ses bras. Il m'a tenu tout contre lui, juste quelques instants, et, oh Ellie, j'ai sue . . . j'ai sue que je l'aimais." Son visage se crispa. "Et puis il m'a juste reposée au sol et il est parti."
"Il n'a rien dit?" demanda Elanor indignée. "Rien du tout?"
"Oh, si il a parlé. Il m'a dit que je devrais être plus prudente parce que toute la Lorien pleurerait si je me blessais. Pendant un moment j'ai crue qu'il allait dire quelque chose d'autre, mais il a eu un regard très étrange et c'est tout ce qui c'est passé."
Elanor acquiesça. "Je crois que vous devriez parler tout les deux." Elle sourit soudainement, réalisant à quel point c'était amusant qu'elle soit en train d'essayer de donner des conseils romantique. "Et tu dois l'embrasser."
Doria rougit. "Oh j'adorerais. J'adore embrasser. Je ne cesse d'imaginer comment ça serait . . . avec Orophin . . ."
Plus tard, Elanor dit à Haldir qu'elle pensait avoir convaincue Doria de venir à la fête, bien qu'elle n'était pas entièrement sure "Nous devons attendre et voir," avait-elle conclue.
Le soir même, Haldir lui montra son cadeau pour Orophin. Il prit la tunique que Doria avait faite, celle qui avait été livré a son talan le premier jour d'Elanor à Caras Galadhon.
"Oh!" s'exclama-t-elle. "Je me demandais pourquoi tu ne l'avais jamais porté. Je pensais que tu la gardais peut être pour une occasion spéciale."
"C'est ce que j'ai fais," dit-il avec un sourire espiègle. "Et c'est l'occasion."
Elanor se demanda si Haldir n'essayait pas d'arranger les choses à sa manière, mais elle ne lui demanda pas. Il était évident que les trois frères se protégeaient de toutes les manières possibles et pas seulement dans la bataille. Elle trouvait ça réconfortant, mais une fois de plus elle pensa à Lana et elle sentit la tristesse l'envahir. Peut-être qu'un jour Lana mûrirait et les choses seraient différentes.
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Le jardin brillait de mille feux, de grand bouquet de fleurs scintillaient à la lueur des chandelle et de lourdes fleurs de glycine étaient entrelacés avec des branches. Elanor sourit, sa main sur le bras de Haldir tandis qu'ils entraient dans le jardin, inclinant la tête pour saluer ceux qui y étaient déjà réunis.
"Merci d'avoir aider Rúmil," dit Haldir tranquillement. Il jeta un coup d'oeil dans la clairière, la tirant de côté tandis que plusieurs elfes arrivaient. "Peut-être quelque chose d'intéressant se produira ce soir," chuchota-t-il. Son ton espiègle confirma les soupcons d'Elanor qu'il avait organisé cette soirée pour une raison bien précise. Était-ce en rapport avec la situation compliquée entre Orophin et Doria?
Haldir s'approcha d'une rangée de lis, guidant Elanor à travers un chemin étroit dans une partie plus spacieuse où plusieurs tables avaient été installées. Le contact de sa main contre sa hanche lui envoya une douce chaleur à travers le corps, comme cela le faisait toujours à chaque fois qu'il la touchait. Elle se demanda si il avait remarqué sa réaction. Très probablement, ses yeux gris ne rataient pas grand chose, de plus elle avait senti une légère augmentation de la pression avant qu'il ait enlever sa main.
Elanor regarda les invités rassemblés au alentour, et reçut un sourire de Gwirith. Elle souria en retour puis se tourna vers Haldir. "Orophin n'est pas encore ici," dit-elle, d'un ton impatient. "Il va venir, n'est ce pas?"
"Il va arriver," répondit Haldir sans souci, "bien qu'il puisse ne pas s'attendre à voir autant de monde."
"Si Doria est présente," murmura-t-elle, "est ce que ca fera une différence pour Orophin?"
Il sembla amusé par sa tentative pas très subtile d'obtenir des informations. "Ca devrait, Elanor?"
Elanor grinca des dents. "Oh, allez Haldir, tu en sais bien plus au sujet de cette affaire de collier que tu veux me faire croire. Je te connais mieux que tu le pense."
Haldir éclata de rire, leur apportant quelques regards curieux. "Je te jure que je n'en sais rien. Orophin ne s'est pas confié à moi, en tout cas pas à propos d'un collier."
"Ahhh," dit-elle avec satisfaction. "Mais il l'a fait à propos d'autre chose, je le vois sur ton visage. Oh et puis très bien, garde tes secrets. Regarde, Dame Galadriel et Seigneur Celeborn sont arrivés."
Elanor observa Haldir s'avancer pour aller saluer le seigneur et la dame de Lórien, et se retourna quand Gwirith toucha son épaule.
"Elle va venir?" chuchota Gwirith.
"Elle a dit qu'ellle venait," répondit Elanor, "mais elle pourrait changer d'avis. Elle a dit qu'elle n'avait rien à se mettre, et naturellement elle était splendide. Elle est très nerveuse." Elle regarda par dessus l'épaule de Gwirith. "Oh, Tarwë et Nerwen sont là. Une partie de moi s'inquiétait que Tarwë essaye d'amener Lurien, mais elle ne la pas fait."
"Tarwë sait bien qu'il ne faut pas amener Lurien à une fête où Haldir et ses frères sont présents." Gwirith laissa soudain échapper un rire léger. "Ah, Orophin arrive! Regarde son visage! Il semble étonné de voir tellement de gens." Elanor vit Rúmil derrière Orophin, le pousant légèrement dans le jardin.
Orophin salua ses amis avec un sourire tordu, recevant les bons voeux avec un regard légèrement embarrassé. Ses cheveux brillaient quand qu'il se déplaçait, son visage souriant tout éclairé, mais Elanor nota que ses yeux balayaient le jardin. Cherchait-il Doria?
Saisissant un verre de vin, Elanor s'approcha d'Orophin et le lui tendit avec un sourire timide. Ses yeux était rempli d'affection quand qu'il se baissa pour embrasser sa joue.
"Bonsoir, Elanor. Tu es très belle ce soir." Il accepta le gobelet avec un sourire et enroula un bras autour de ses épaules. "Comment se passe ton entrainement de tir à l'arc ?"
Elanor plongea son regard dans ses yeux bleus clairs et comprit pourquoi Doria l'adorait. Son regard était rempli de bonté et de douceur, et naturellement il était très beau. "En fait ca va bien mieux depuis . . . " Elle s'arrêta, soucieuse de ne pas le blesser.
"Depuis que Haldir est revenu," termina-t-il. "Il a un don pour ce genre d'instruction. Je sais que Rúmil et moi t'avons embrouillée, et j'en suis désolé." Orophin but une gorgée de son vin puis jeta un coup d'oeil vers Rúmil. "Et toi, mon frère, tu m'a mentis au sujet de cette fête. Tu m'a dit qu'il y aurait seulement quelques invités."
Les yeux de Rúmil scintillèrent. "Il y a seulement quelques invités." Il fit un geste vers la foule avec son verre de vin, sa bouche s'inclinant dans un sourire agréable. Puis quelque chose de très subtile changea dans son expression tandis que ses yeux se fixèrent sur un groupe d'ellith près des lis. "Bien," ajouta-t-il, "il faut que j'aille flirter, cher frère. Je te donnerai ton cadeau plus tard." Il s'éloigna.
Elanor se tourna vers Orophin. "De quoi parlait-il?"
"Il est intéressé par quelqu'un." Le regard curieux d'Orophin se fixa sur le groupe d'ellith, presque comme si il ne savait pas laquelle avait attiré l'attention de son frère.
Elanor suivit son regard. Le groupe des cinqs incluaient Amerith, Gwirith, Nerwen, Isywien et Tarwë. Curieuse, elle se demanda laquelle des cinq avaient attiré l'attention de Rúmil. Et ou était Doria? Elanor réalisa soudainement qu'elle ne l'avait toujours pas vue, elle regarda autour d'elle pour être sûre. Mais non, Doria n'était nulle part.
Orophin s'éloigna pour parler avec d'autres, et Haldir revint à ses côté. "Qu'est ce qui ne va pas, Elanor ? Tu semble inquiète." Il toucha son coude pendant un bref moment.
"Doria n'est pas la," chuchota-t-elle. "Qu'est ce que je fais?"
"Rien," dit-il. "Elle a fait son choix."
"Haldir, je pense que je devrais aller la chercher," insista-t-elle.
"Laisse tomber, Elanor. Ca ne nous concerne pas."
Elanor fixa le regard impassible d'Haldir, et sentit la colère s'insinuer en elle. "Est ce que tu va encore me donner des ordres?"
"Je ne pensais pas avoir cesser de donner des ordres, cependant je les formule plus comme des demandes. Tu es ma pupille--"
"Je ne suis pas prête d'oublier," dit-elle avec le léger sarcasme. "Tu t'assure de ça."
Il fronça les sourcils. "Elanor, ce n'est pas le moment de parler de ça."
"Je sais." Elle se mordit la lèvre, se sentant toujours en colère contre lui. "Mais Doria souffre."
"C'est une affaire qui ne regarde qu'eux deux," dit Haldir fermement. "Tu ne va pas t'en mêler". Il vit son expression. "s'il te plait Elanor," ajouta-t-il d'une voix plus douce. "Ce n'est pas à nous de trouver la solution. Tu ne me fais pas confiance?"
Elanor rencontra son regard. "Je te fais confiance," dit-elle, "mais . . . "
Il attendait silencieusement la suite.
"Oh, très bien," soupira-t-elle. "Peut-être que tu as raison."
Il souria légèrement. "Doria a de la chance de t'avoir comme ami," dit-il d'une voix douce. "maintenant viens, il est temps pour nous de mettre nos invités à tables. La nourriture est prête."
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Enfin arriva le moment d'ouvrir les cadeaux. Plus d'une heure avait passé depuis qu'Haldir l'avait convaincue de laisser faire les choses, et toujours aucun signe de Doria. Elanor ne pouvait pas imaginer ce qui la retenait, ou pourquoi elle avait apparement changée d'avis alors qu'elle semblait enfin s'être décidée à venir. Tout qu'elle pouvait constater c'est que le courage de Doria l'avait abandonné au dernier moment.
Elanor reporta son attention sur Orophin, qui semblait toujours un peu embarrassé par toute l'attention qu'il recevait. A cet instant il recevait le cadeau de Nerwen. Orophin délia le ruban, puis regarda Nerwen, le tenant en l'air. "Un si beau ruban," plaisanta-t-il. "Tu veux que je le porte dans mes cheveux?"
Nerwen pointa du doigt le cadeau sur les genoux d'Orophin. "Ce n'est pas le cadeau, Orophin."
"Non?" Avec un sourire aimable, Orophin déchira l'emballage du cadeau, et dévoila un carnet relié de cuir. "Un journal," annonca-t-il. "C'est exactement ce dont j'avais besoin."
Nerwen sembla heureuse. "J'ai pensée à tes poésies, et à tout le temps que tu passe aux frontières. J'ai pensé que c'était un cadeau pratique."
Orophin caressa la couverture; elle avait été ouvragé avec soin, des feuilles et des arbres gravés sur le cuir. "Il est petit et facilement transportable. J'en prendrais soin, Nerwen."
Rúmil souleva son verre. "Et tu le rempliras en une année aussi. Tu devras lui en offrir un autre, Nerwen, si tu pense continuer!" Tout le monde rit et Orophin pris son prochain cadeau, celui d'Haldir.
L'emballage était fait d'une simple soie blanche attachée par un ruban bleu. Elanor retenait son souffle tandis qu'Orophin déchirait l'emballage, et découvrait le tissu plié à l'intérieur. Quand il la souleva la tunique se déplia, son tissu miroitant tandis que la lumière se refletait sur le tissu iridescent. Orophin la contempla, puis leva la tête le regard interrogateur.
Haldir inclina la tête en réponse à sa question silencieuse. "C'est l'oeuvre de Doria," précisa-t-il.
Le visage neutre, Orophin toucha le tissu. Il était fait de maille serrée, l'ivoire se mêlant avec des tons verts, argentés et dorés, chaque fil scintillait,reflétant la couleur du fil suivant, permettant au vêtement de sembler d'ivoire, pourtant il avait également des reflets verts ou d'or pâle selon la lumière.
"C'est exquis. Merci." Orophin replia soigneusement la tunique, jetant de nouveau un bref regard à Haldir. "Tu m'honore de ce cadeau, frère."
Elanor lui remit son propre cadeau. "Ce n'est pas comparable avec le reste," dit-elle.
"Ton plus grand cadeau est ta présence ici," répondit Orophin en souriant. "Et si tu arrive à distraire mon frère de sorte qu'il oublie de me m'envoyer aux frontières je t'en serais doublement reconnaissant." Il fit une rapide grimace à Haldir, et ouvrit la boîte sculptée.
"Des gâteaux aux miel, mes préférés ! Tu as conquis mon coeur, Elanor." Il en pris un et croqua dedans avec une expression de plaisir éxagéré qui lui valut quelques rires.
Ensuite, Seigneur Celeborn s'avança, sortant un petit livre d'une poche de ses longues robes. "Seigneur Elrond m'a enchanté autrefois avec ce recueil de poésies,et je l'ai lue des centaines de fois. Je te le donne maintenant, Orophin de Lórien. En espérant qu'il servira d'inspiration aux tiennes."
Se levant, Orophin inclina la tête, pris le livre et l'ouvrit à la première page. Voyant une inscription, il observa d'un ton amusé: "Ceci a appartenu à Erestor. Mon seigneur, vous êtes sûr je ne le trouverais pas un jour devant chez moi pour exiger sa restitution?"
Celeborn sourit. "Quand Erestor est concerné, je ne suis sûr de rien. Je sais pas comment Elrond l'a persuadé de renoncer à un de ses livres préférés, mais si j'étais toi, je garderais un oeil dessus." Il retourna à son siège, et Galadriel se leva.
Elle s'avanca avec élégance jusqu'à Orophin et lui remit une petite fiole. "Tu risque de trouver ça étrange, mais dans cette fiole je te donne une petite partie de ce qui compose la Lórien. Quand le jour viendra ou tu quittera cette terre pour retourner à l'ouest, tu auras avec toi un morceau de cet endroit où nous avons passé tant de jours. Je sais que tu aimes ces choses là Orophin, bien que tu ne l'admette pas souvent." Elle l'embrassa sur la joue.
Orophin inclina la tête. "Merci, ma dame, j'aime ça en effet. Vous me connaissez bien." Ses yeux dérivèrent soudainement quand un mouvement à l'entrée du jardin attira son attention.
Elanor suivit son regard et sentit une vague de soulagement l'envahir en voyant Doria s'avancer lentement vers le groupe regroupé autour d'Orophin. Doria portait une robe bleu clair, simple, qui accentuait les douces courbes de son corps et soulignait à la perfection la pâleur de ses cheveux. Encore mieux, elle portait le collier-papillon. Elanor se tourna de nouveau vers Orophin juste à temps pour apercevoir son expression avant qu'il ne la voile. Ha! Elle avait eu raison depuis le début!
Orophin sembla paralysé tandis que Doria s'aprochait de lui. Doria regarda autour d'elle en adressant un sourire rapide à chacun avant de regarder Orophin. Son visage était rose, et Elanor vit qu'elle était nerveuse mais déterminée.
"Je suis vraiment désolé d'être en retard à ta fête, Orophin," dit-elle doucement. "Quelqu'un m'a offert ce beau collier et j'ai voulu le porter, mais il c'est emmêlé . . . et ça m'a retardée car je ne savais pas comment faire pour le demmêler . . . et puis j'ai finalement su comment faire . . . " Sa voix se fana quand Orophin se rapprocha et toucha d'un doigt le petit papillon de mithril.
"C'est adorable et ça te va bien Doria," dit-il solennellement. "Pourtant ta propre beauté l'éclipse totalement."
Doria rougit encore plus. "Oh, merci," chuchota-t-elle en paraissant délicieusement timide et nerveuse. Ses grands yeux plongèrent dans ceux d'Orophin.
Orophin s'éclaircit la gorge. "Je ne pensais plus que tu viendrais," ajouta-t-il.
Doria lui fit un sourire tremblant, ne voulant pas admettre que c'était par pure panique qu'elle avait mit tant de temps, ne sachant pas quoi porter, hésitant à mettre ou non le collier. Torturée par son choix, terrifiée de prendre la mauvaise décision et de faire du mal à Orophin. Elle avait alors fait tomber le collier et elle avait mit un temps considérable à le demmêler avec ses doigts tremblant.
D'ailleurs ses mains tremblaient toujours quand elle donna son cadeau à Orophin. Il le pris avec un léger sourire, puis il attrapa sa main et la fit asseoir à côté de lui. Quelques amis de Doria gloussaient discrètement.
Orophin les regarda. "Ils semblent savoir quelque chose que j'ignore," observa-t-il d'un ton ironique.
Gênée, Doria lissa sa jupe, n'osant pas regarder Orophin par crainte de rougir encore davantage. "Tu ne veux pas ouvrir mon cadeau?" demanda-t-elle sérieusement.
Orophin fit tourner le paquet dans ses mains. "Je n'ose pas imaginer ce que ça peux être."
Doria serra ses mains jointes sur ses genoux si fort que ses phalanges blanchirent.
Rúmil se pencha et enroula un bras autour des épaules de Doria. "Doria, ma chère, si tu le trouve trop ennuyeux à la longue, n'hésite pas à venir me voir. Je préfère te dire ça maintenant avant que quoi que ce soit d'autre n'arrive."
Doria rit, se sentant immédiatement plus à l'aise, pourtant ses joues devinrent encore plus rouge en entendant la phrase de Rúmil. Que voulait-il dire par avant que quoi que ce soit d'autre n'arrive'?
Une fois de plus le regard d'Orophin croisa le sien, et cette fois ses yeux était remplis d'une chaleur qu'elle avait toujours rêvé de voir.
Rúmil recula et donna à la foule un regard complice. "J'ai des choses à faire ce soir, et puisqu'il semblerait qu'il va se passer un certain temps avant qu'orophin se rappelle d'ouvrir son dernier cadeau, je crois que je vais prendre congé."
Galadriel parla également. "Celeborn et moi te souhaitons une bonne nuit, Orophin. Nous avons beaucoup apprécié ta fête."
Orophin traîna ses yeux loin de Doria assez longtemps pour se lever et pour s'incliner devant Galadriel et Celeborn. "Ma dame, mon seigneur, j'ai été honoré de votre présence. Merci."
Les autres invités les immitèrent bientôt en lui souhaitant bonne nuit, laissant Orophin et Doria seuls dans le jardin, le parfum impétueux des lis entourant le couple comme une chaleureuse étreinte. Comparé à un instant auparavant, il était très silencieux excepté le joyeux gazouillement de quelques criquets.
Le coeur de Doria battait fort. "Je ne voulais pas les effrayer," dit-elle d'une petite voix.
La bouche d'Orophin se courba en un sourire adorable tandis qu'il s'asseyait près d'elle. "Tu ne les as pas effrayés, Doria. Je ne pense pas que tu puisse jamais effrayer quelqu'un . . . excepté moi peut être," ajouta-t-il d'une voix pleine de regret.
Doria eu un pincement d'horreur. "Tu as peur de moi, Orophin? Pourquoi? Qu'est ce que j'ai fais?" Elle eu presque les larmes aux yeux à cette pensée.
"Tu n'a rien fais," dit-il doucement. "Nous parlerons de ça maintenant, ou tu préfère que j'ouvre ton cadeau d'abord?"
"Le cadeau," chuchota-t-elle, souriant en dépit de son inquiétude. Comme il était merveilleux! Si sensible et si gentil!
Elle l'observa détacher le ruban et retirer l'emballage. À l'intérieur reposait un portrait encadré d'elle, admirablement peint par Gwyllion, un artiste habile de Lothlórien.
Pendant un long moment Orophin resta sans mouvement, fixant le portrait, puis son regard stupéfiant croisa celui de Doria. "C'est bien plus que beau, Doria. Je n'ai aucun mot pour te dire ce que ça représente pour moi."
"Je ne savais pas si tu le voudrais," begaya-t-elle de joie. "Je pensais que c'était un cadeau idiot mais Elanor à insité pour que--"
Elle fut interromput par Orophin qui la prit dans ses bras et l'embrassa. C'était un baiser complet, donné avec passion, une délicieuse union de bouches qui remplissait tout les attentes de Doria. Encore mieux, il approfondit le baiser, le transformant en expérience douce et intime qui la consuma. Enroulant ses bras autour de lui, Doria retourna le baiser avec enthousiasme, faisant savoir sans aucun doute possible à Orophin qu'elle approuvait son baiser.
Quand finalement leurs lèvres se séparèrent, ses yeux bleus brillait avec une telle joie et une telle tendresse que le coeur de Doria fut submerger de bonheur. C'était l'Orophin dont elle était tombé amoureuse! "J'avais si peur de ne pas t'intéresser," admit-elle timidement.
"M'intéresser?" murmura-t-il la voix chancelante. "Ce n'est pas le mot que je choisirais pour décrire ce que je ressens pour toi Doria." Il traca la courbe de sa mâchoire avec son doigt. "Je t'aime, Doria. C'est de l'amour que je ressens pour toi. Un amour vrai, profond, éternel. Et j'admets que ca m'a effrayé davantage que tout ce que j'ai connu, parce que je craignais que tu ne m'aime jamais en retour." Il enroula ses bras forts autour d'elle, couvrant son visage de baiser.
"Oh, Orophin, je t'aime aussi, tellement fort! Mais tu dois me lâcher! Nous ne pouvons pas rester ici toute la nuit."
"Pourquoi pas ? C'est mon anniversaire, n'est ce pas? Je devrais avoir le droit de faire ce que je veux." Orophin l'embrassa encore, puis leva la tête pour la regarder les yeux rieurs.
Doria gloussa. "Qu'est-ce que tu veux? Je t'ai déjà donné beaucoup de baisers."
Orophin glissa ses mains le long des bras de Doria jusqu'à atteindre ses mains, puis se leva et la mit debout. "Je veux plus de toi, mon amour. Je sais que nous devons parler, et nous le ferons, je te le promets. Je sais bien que je devrais être reconnaissant que tu sois là, et que tu m'ais permis de t'embrasser . . . "
"Je suis à toi si tu me veux, Orophin de Lórien," chuchota-t-elle tremblante d'impatience, le souffle court en pensant qu'enfin ses rêves allaient se réaliser. Il l'avait appelée son amour ! "Je serai entièrement à toi si c'est ton souhait," ajouta-t-elle d'un ton timide mais plein d'espoir.
Les yeux d'Orophin s'obscurcirent, leurs profondeurs de saphir consumés d'un feu intérieur. "Alors je suivrai mes instincts."
Elle haleta de plaisir tandis qu'il la soulevait dans ses bras forts et sortait du jardin, la portant le long des chemins obscures de la ville aussi facilement que si elle ne pesait rien.
Le ventre noué d'excitation, elle enroula ses bras autour de son cou. "Que fais tu de tes cadeaux? Et ou allons nous?"
"Les cadeaux ne risquent rien," l'informa-t-il, son souffle caressant son oreille. "J'ai vu Rúmil derrière un arbre quand nous sommes partis du jardin. Je suis sur qu'il les rassemblent déjà et que nous les trouverons dans mon talan quand nous rentrerons un peu plus tard."
"Nous n'allons pas à ton talan?" dit-elle avec la confusion. "Mais où allons nous Orophin?"
Il l'a tira contre lui. "Au bain public, mon amour. J'ai pensé qu'un bain chaud avec l'elleth que j'aime me conviendrais très bien. Un elleth ne portant rien d'autre que le collier que je lui ai offert en signe de ma dévotion éternelle."
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Par la suite, les jours d'Elanor s'écoulèrent lentement, comme un ruisseau paisible. Elle s'entrainait au tir à l'arc, s'occupait des plantes et des fleurs, préparait à manger, faisait le ménage, et passait du temps avec Haldir et ses amis. Quant à Doria, depuis quelques jours elle était le plus souvent avec Orophin, et quand elle n'était pas avec lui, elle était dans un état d'euphorisme permanent qu'Elanor essayait de ne pas envier. Tout les problèmes de Doria semblaient être résolus, et naturellement Elanor était heureuse pour elle. Elle s'avait qu'Orophin venait chez Doria chaque nuit, car Doria lui avait dit, sans ajouter de détail. Doria étincelait de bonheur et de satisfaction intérieure tandis qu'elanor mourait de désir pour Haldir.
A cause de ça, Haldir occupait toujours son esprit, en surface ou bien vagabondant au gré de ses pensées comme un brulant désir emprisonné en elle. Dorénavant ils partageaient une sorte d'intimité, une complicité satisfaisante, mais une tension palpabe grézillait entre eux. Il l'embrassait, oui, parfois plusieurs fois par jour, mais il n'allait jamais plus loin. Il ne flirtait pas vraiment avec elle, mais il ne la traitait pas non plus comme sa pupille. Et il ne la considérait certainement pas comme une camarade' comme il avait prétendu il y a quelques semaines, mais elle s'était sagement abstenue de lui en faire la remarque. Il ne dormait pas avec elle, bien qu'elle savait qu'il le souhaitait aussi éperdument qu'elle. Et il ne le ferait pas ,elle le savait, jusqu'à ce qu'il estime que c'était le bon moment. Evidement elle était frustrée, mais en même temps son admiration pour lui grandissait et se fortifiait . . . comme son amour pour lui. Elle souhaitait seulement savoir s'il ressentait la même chose pour elle. Il ne lui avait jamais dit une seule fois qu'il l'aimait.
Sans aucun doute, Haldir serait toujours lui-même, têtu, fier, autoritaire, parfois exaspérant, avec un soupcons d'arrogance qui venait en partie de sa personnalité et en partie de son rang et de ses responsabilités. Il l'énervait souvent et pourtant elle adorait cette facette de lui.
Non, ils n'avaient pas la même relation paisible qu'Orophin et Doria. Au lieu de ça, une étincelle éxaltante brulait entre eux, une étincelle qui mettait souvent le feu au poudre, surtout chez elle. Elle avait appris dès le début qu'un conflit avec Haldir pouvait être périlleux, mais elle savait aussi qu'il l'a respectait même quand elle le défiait, bien qu'il n'aurait jamais accepté un tel comportement d'un de ses surveillant. Elle le suspectait d'accepter de sa part ce qu'il n'accepterait pas avec d'autre, ce que signifiait qu'elle était, en effet, spéciale à ses yeux. Et cela contribuait à fortifier la confiance et l'amour qu'elle ressentait pour lui.
Une conversation récente lui revint en mémoire, comme cela arrivait souvent depuis quelques temps.
"Tu vois que j'avais raison," lui avait-il dit la nuit de la fête d'Orophin, "je t'avais dit qu'ils se débrouilleraient tout seuls."
"Sans mon encouragement, Doria n'aurait jamais eu le courage de venir à la fête," avait-elle rétorquée.
"Tu n'en sais rien, Elanor."
"Et tu ne peux pas prouver que j'ai tort, Haldir."
"Elanor," avait-il dit en souriant, "je sais que tu as tort. Ils auraient arranger la situation tôt ou tard. C'était inévitable."
Le fait qu'il avait probablement raison l'avait exaspérée parce qu'elle avait tellement voulue qu'il reconnaisse sa contribution au bonheur de son frère. "Evidement tu as toujours raison!" elle avait répondue, légèrement en colère.
Le changement dans son expression l'avait choquée, parce que son visage c'était soudain rempli de douleur. "Non, je n'ai pas toujours raison," avait-il admis d'une voix posée. "Mais quand je me trompe, il y a des conséquences auxquelles je dois faire face pour toujours. L'année dernière, il y a un an jour pour jour, j'ai fait une erreur de jugement et j'ai perdu trois elfes. Ils sont maintenant dans les Halls de Mandos, et pour ça je ne m'arrêterais jamais de me blâmer."
La douleur dans sa voix l'avait poignardée, la blessant presque autant qu'il devait l'être. Elle s'était rapprochée et avait mis ses bras autour de lui, le reconfortant par son étreinte. Ils étaient restés ainsi, serrés l'un contre l'autre, un long moment, et elle avait été alors tentée de lui avouer son amour pour lui. Mais elle ne l'avait pas fais parce que elle doutait toujours, juste un peu. L'aimait-il?
Combien de temps devrait-elle attendre pour le savoir? Et que ferait-elle si la réponse était non?
A suivre..
