Auteur: Julie & Fianna
Disclaimer: les personnages et les lieux sont tous la propriété de J.R.R. Tolkien, sauf évidemment ceux crées par Julie et Fianna, je ne tire aucun profit monétaire de cette traduction.(et oui . . .je sais c'est dur)
Le blabla de la traductrice: coucou!!! Bonne année 2007 à tous!!! voici un nouveau chapitre, que j'ai traduit plus tôt que je pensais le faire initialement mais je suis plongé dans mes révisions du bac blanc et la traduction est une distraction très bienvenue!! donc, voila, j'espère que les quantités astronomiques de champagne que j'ai bu durant les fêtes n'auront pas affecté ma traduction!:p je répond aux reviews à la fin du chapitre mais je tiens à vous remerciez dès maintenant, c'est vraiment très motivant . . .
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Chapitre 19
Elanor s'éloigna triomphalement loin du talan d'Haldir,le coeur battant. Elle l'avait fait! Elle avait touché Haldir comme il méritait d'être touché, lui donnant enfin ce plaisir qu'elle avait tant désiré lui donner. Il avait tremblé et frémit à cause d'elle, en raison de ce qu' elle avait fait. Elle s'était sentie si puissante et féminine alors ! Un délicieux frisson lui parcoura le corps au souvenir de son ultime, passionné cri et de sa conséquence plutôt malpropre. Cette partie l'avait légèrement étonnée, mais cela avait pourtant rendu la chose encore plus intime et plaisante.
Il avait semblé sur le point de l'arrêter, mais il ne l'avait finalement pas fait, ce qui voulait dire qu'elle l'avait fait correctement. Ou au moins assez bien pour parvenir au résultat désiré. Elle ne savait pas ou elle avait trouvé le courage d'être si audacieuse, mais quand Haldir était concerné elle avait le sentiment de pouvoir faire presque n'importe quoi, cela lui semblait tout à fait normal et évident.
Naturellement, le laisser comme ça n'avait pas été facile.
Elle fit une pause et jeta un coup d'oeil vers l'escalier, s'attendant à moitié à voir la porte du talan s'ouvrir sur Haldir qui exigerait son retour immédiat. Elle n'avait pas prévue de le quitter de cette façon mais cela lui avait semblé être la meilleure chose à faire. Il avait vraiment besoin de comprendre l'intensité de sa frustration. Ce n'était pas juste qu'il ait tous les pouvoirs . . . bien que pour être franche, elle savait parfaitement qu'elle avait une légère influence sur lui. Elle devait en avoir, sinon il n'aurait jamais perdu sa maîtrise de lui de cette manière.
Une soudaine vague de doute l'envahit. Et si cela n'avait été que la nature ? Peut-être en partie, pensa-t-elle, mais c'était elle qu'il voulait. Il le lui avait dit, et il ne mentirait pas sur ce sujet. Dans tout les cas, il était trop honorable! Un sourire tendre courba ses lèvres à cette pensée alors qu'elle continuait son chemin. La chose importante était qu'il s'était attaché à elle . . . mais quand à ses sentiments envers lui, ils étaient si intenses qu'elle avait l'impression d'éclater.
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Haldir était resté pétrifié après le départ d'Elanor, noyé sous un flot d'émotions contradictoires. En tout premier lieu venait le choc, accompagné d'une pincé de contrariété soigneusement mesurée. Pour avoir trop lâcher prise , et surtout pour avoir été abandonné comme cela . . . ce n'était pas seulement déconcertant, c'était une nouvelle expérience, une qu'il n'avait jamais cru ou même rêvé expérimenté. Il était également amusé, assez ironiquement envers lui même.
Ses lèvres s'incurvèrent alors qu'il baissait la tête, une vague de chaleur le submergeant au souvenir des caresses d'Elanor. Il ne s'était pas attendu à ce qu'elle soit si courageuse , si généreuse, si . . . excitante. Pour une demoiselle novice, elle l'avait en effet parfaitement satisfait, il avait répondu à ses caresses comme par enchantement, son corps avait frémit de besoin, de luxure et d'un indéniable et brûlant désir. Oui, il avait été faible, mais le plus étonnant était qu'il ne le regrettait pas. Il ne pouvait pas. Cela avait été merveilleux. Mais ça avait fini beaucoup trop tôt.
Avec un soupir, il se leva et se dirigea dans l'autre pièce afin de se laver et de se changer. Bien que pour le moment il soit apaisé, il savait que ce serait de courte durée et que l'enfer intérieur qui le consumait surgirait de nouveau très bientôt, faisant rage avec encore plus d'intensité.
Il se remémora le moment ou il l'avait vue pour la première fois dans cette cour de Fondcombe, se rappelant comment son intérêt masculin s'était activé d'une manière inhabituelle. Maintenant l'intérêt était multiplié par dix. Non, par cent .
Son instinct de chasseur avait pris le relais.
Oui, elle l'avait excité, avec ses mains,sa détermination et son esprit. Son désir pour lui accentuait encore davantage le sien , parce qu'il adorait avoir une partenaire passionnée. Sans avertissement, une image se forma dans son esprit, une image de ce que cela devait faire d'être avec elle, de l'avoir sous lui, d'être enfoui à l'intérieur d'elle . . . et immédiatement son corps commença à palpiter de nouveau. Oui, il voulait toujours Elanor, et il fut stupéfié par la force et l'intensité de ce désir. Il était écartelé entre son propre désir et son attachement profond envers elle, des sentiments profonds qu'il n'avait jamais ressenti pour aucune autre demoiselle.
Une vague de regret le submergea - le regret de ne pas pouvoir suivre le chemin qu'il souhaitait. Il devait attendre, et il ne voulait pas attendre. Il voulait la poursuivre, la prendre dans ses bras, l'embrasser, la choyer et la protéger contre tout les dangers ou le mal extérieur. Il voulait tellement oublier ses scrupules, la plaquer contre l'arbre le plus proche et se noyer dans son enivrante essence féminine. Mais il ne pouvait pas.
Il ne pouvait pas parce que . . . il ne devait pas. Son honneur le lui interdisait et il devait être fort. Mais n'avait-il pas déjà perdu son honneur ? Cette pensée le préoccupait profondément.
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"Ah . . . Ellie?"
Elanor leva la tête et vit Doria qui se tenait sur un escalier voisin, la regardant plutôt singulièrement. Sans le réaliser, elle avait pris le chemin qui menait au talan de Doria, bien qu'elle n'avait eu aucune intention de dire à Doria ce qui venait de se passer.
Doria s'éclaircit la gorge. "Ellie, pourrais-tu venir dans mon talan un petit moment?" Même sa voix semblait étrange.
"Certainement." Elanor rejoignit Doria, se demandant ce qui n'allait pas.
Quand elle arriva à la hauteur de Doria, son amie lui pris le bras et lui fit rapidement monter les escaliers sans un mot. À l'intérieur du talan, Doria ferma la porte et mit le verrou en place.
"Qu'est ce . . .?" commença Elanor, avant de s'interrompre quand Doria désigna l'avant de la robe d'Elanor.
Confuse, Elanor baissa les yeux, et ressenti soudain un léger choc en réalisant ce qui avait attiré l'attention de Doria. Quand Haldir l'avait serré contre lui, ni l'un ni l'autre n'avaient pensé aux conséquences.
"Oh seigneur," bafouilla-elle faiblement, "Je . . . Je me demande ce que c'est?"
L'éternel sourire qu'arborait Doria s'agrandit. "Oh, Ellie, ma chère amie, tu es tellement innocente." Elle se pencha plus près et baissa la voix, comme si elle pensait que quelqu'un pourrait écouter. "En fait, il m'est arrivé exactement la même chose la semaine dernière. Orophin était un peu impatient. En fait, nous l'étions tous les deux . . . et je ne peux pas croire que je t'ai dit ça!" Elle sourit, légèrement gênée, mais sa confidence avait eu l'effet désiré et elles furent bientôt en train de rire au éclat.
Débarrassée de sa gêne, Elanor s'assit tranquillement tandis que Doria sortait un mouchoir et épongeait sa robe. Doria leur versa ensuite un verre de vin, et elles sortirent sur la terrasse pour que la robe d'Elanor puisse sécher dans la brise.
"Alors," fit Doria tranquillement, tandis qu'elles s'asseyaient confortablement parmi plusieurs plantes en pot, "puis-je supposer qu'Haldir s'est finalement adouci?"
Elanor ouvrit la bouche et l'a referma aussitôt alors qu'une image d'Haldir apparaissait dans son esprit . . . ou plus précisément une partie d'Haldir. "Je pense qu'on peut dire ça comme ça," répondit-elle, la voix toujours légèrement tremblante.
Ses yeux rencontrèrent ceux de Doria, Doria émit alors un petit et étrange bruit, et dans les secondes qui suivirent elles éclatèrent de dire. Pour une raison inexplicable, leur amusement s'intensifia jusqu'à ce que les larmes aient roulé le long de leurs joues alors qu'elles partageaient une plaisanterie typiquement féminine. Finalement, elles s'effondrèrent l'une contre l'autre, Doria souffrant de hoquet et Elanor à bout de souffle.
"Oh seigneur," fit alors Elanor, la voix toujours tremblante, "je ne sais plus quoi dire maintenant!" Elle porta une main à sa poitrine, essayant de reprendre son souffle.
"Peut-être que je devrais reformuler ma question," fit Doria joyeusement, "je n'ai certainement pas voulu dire quoi que ce soit d'irrévérencieux envers notre estimé Surveillant de Mars. Ce que j'ai voulu dire était qu'il devrait baisser sa garde avec toi. Mais il à fait tout le chemin depuis la frontière pour voir le concours de tir à l'arc ! C'était une grande surprise, n'est-ce pas?"
"Oui, ça l'était,"admit Elanor, se rappelant ce moment merveilleux ou elle avait entendu sa voix profonde comme de l'or s'élever derrière elle. "Je ne l'attendait pas. Il a dit qu'il était venu parce que je pouvais avoir besoin de lui. Et . . . J'avais besoin de lui." L'aveu a été fait doucement, teinté de nostalgie.
Doria eu un regard compatissant. "J'ai été impressionnée de la façon dont tu as réagi après l'incident de la flèche, Ellie. Je dois dire que je suis honorée d'être ton amie. Et je veux te dire autre chose. J'ai observé le visage d'Haldir pendant qu'il te parlais. J'y ai vu beaucoup de sentiments, quoiqu'il semblait te parler avec fermeté."
"Oui, il a parlé avec douceur. Il a admis qu'il s'est attaché à moi et qu'il me veut." Sur ces derniers mots, sa voix s'était presque réduite à un chuchotement.
Doria resta silencieuse pendant un long moment, puis son regard dévia. "Pourtant tu es ici avec moi et pas avec lui." Le sous-entendu était clair.
"Non. Il a dit que ce n'est pas encore le bon moment." Elanor baissa la tête, regardant d'un air songeur la tache humide sur sa robe. "Mais je sens qu'il approche."
"Ellie, excuse moi de te demander ça, mais c'était ta première fois?"
Elanor leva la tête. "Ma première fois?" Elle repensa à ce qui s'était passé avec Haldir, et réalisa ce que son amie avait voulu dire. "Oh,"ajouta t-elle. "oui, en effet."
"Je m'en doutais." Le sourire de Doria était rempli de bonté et d'une légère trace d'amusement. "je me rappelle de ma première fois. Je me rappelle à quel point j'étais surprise. Par tout. La taille. La confusion face à tout cela ." Son sourire s'agrandit, taquin mais cependant sincère. "de toute façon, tu as franchi une première étape aujourd'hui."
Elanor inclina la tête, les joues légèrement rouges. "Oui, j'ai réussi à lui donner du plaisir, bien que je ne savais pas vraiment quoi faire."
"Y a-t-il quelque chose que tu voudrais me demander?" interrogea Doria d'une voix douce.
"Non . . . euh, si. En fait, il y a une chose." Craignant que Doria puisse être choquée par sa question, Elanor hésita, mais après tout son amie avait proposé son aide, ainsi elle respira profondément et se jeta à l'eau, la questionnant à propos de la technique spéciale dont Rúmil lui avait parlé. "Comment je saurai quand . . . ou même si . . . ?" Elle sentit alors ses joues s'empourprer.
À son infini soulagement, Doria lui fit juste un de ces grands et beaux sourire et dit , "Oh, oui, ils aiment ça, aucun doute là dessus. Mais ne t'inquiète pas, Ellie. Ce genre de chose est pour plus tard, quand tu te sentiras à l'aise et prête. Tu sauras le 'quand' et le 'si' quand ce sera le bon moment. Il te le fera savoir. Ou bien tu voudras juste le faire. Tu aimeras, je te le promets, ainsi que lui. Mais attend que le bon moment arrive. Tu sauras."
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Haldir quitta son talan, empruntant les escaliers qui menaient à la partie basse de la ville, son esprit fixé sur Elanor. Où était-elle ? Regrettait-elle ce qui c'était passé? Il en doutait car elle avait semblé être très satisfaite du résultat de leur rencontre. Il se demanda également si elle avait prévue ce qui se passerait quand il attendrait l'orgasme. Avait-il sali sa robe ? Il espérait que non; il n'avait pas pensé à cela jusqu'à cet instant. Il aurait du faire plus d'attention, rester maître de lui-même.
Inclinant brusquement la tête face à une paire de sentinelles aux pieds des escaliers, il prit le chemin du jardin de Galadriel. Il espérait qu'Elanor serait là, mais dans le cas contraire il pourrait alors réfléchir tranquillement quelques instants, parce que cette journée avait sérieusement mis à l'épreuve la sérénité de son esprit.
Entendant des voix, il se déplaça silencieusement à travers le labyrinthe de plantes, mais il ne vit aucun signe de présence autre que lui même. Il fit alors une pause à coté d'un lit de poix de senteur, d'alyssum, et de son Elanor favorite, inhalant leur doux parfum, avant de se déplacer plus loin le long du chemin vers une alcôve entièrement dissimulée par d'épais feuillage. Cependant, avant qu'il n'ait eu le temps de l'atteindre, il sentit un mouvement derrière lui et comme à son habitude, il fit rapidement volte-face.
C'était Galadriel. Galadriel, belle, sage, compatissante et éternelle, elle se tenait droite comme une grande et éthérée colonne, l'observant avec ses si clairvoyants yeux de saphir.
"Ma Dame," fit-il alors en s'inclinant et en touchant son brièvement son coeur. Il lui faisait habituellement un rapport à chaque retour, mais aujourd'hui il ne l'avait pas fait et il se sentait honteux de cet oubli. Certes, elle ne l'exigeait pas, mais il avait toujours eu l'impression que c'était son devoir. Cette fois la pensée ne l'avait même pas effleuré. Qu'est ce qui n'allait pas avec lui?
"Haldir." Les lèvres de Galadriel se courbèrent légèrement, et elle inclina la tête pour l'observer. "Cette journée a été très mouvementé pour toi et Elanor."
Haldir garda un visage neutre, bien qu'au prix d'un effort considérable. La Dame de Lumière voyait beaucoup trop loin, et il pria pour qu'elle n'ait pas vu ce qui s'était passé l'heure d'avant. Naturellement elle respectait l'intimité des autres, mais c'était si présent dans son esprit qu'il en était mal à l'aise.
"Elle s'en est bien sortie," continua la dame doucement, ses yeux cherchant les siens. Il savait qu'elle parlait du concours de tir à l'arc du matin, mais il se crispa.
"Oui, pour une débutante elle s'est bien acquittée de sa tâche," reconnu-t-il en essayant de penser au concours plutôt qu'à leurs activités plus récentes. "J'étais fier d'elle et je le lui ai dit."
"Tu as très bien su gérer la situation, Haldir."
Avait-il réussi? Oui, il avait bien fait. Il lui avait dit ce qu'elle devait faire, il l'avait aidé à reprendre confiance afin de réaliser son dernier tir. Non, il aurait dû lui résisté. Oui, il l'avait aidée. Non, il aurait dû être plus fort. Oui, il avait été fort pour elle quand elle avait eu besoin de lui. Non, il était faible et il avait honte de cette faiblesse.
Déchiré de part en part par les sentiments contradictoires de son esprit, il rencontra avec méfiance le regard perspicace de Galadriel. Avait-elle lu dans son esprit? Il chassa cette idée, certain d'avoir bien gardé ses pensées . "J'ai fais de mon mieux, ma dame," dit-il d'un ton neutre. Du moins autant que possible, bien que son mieux n'ait pas été suffisant.
Le visage de Galadriel resta serein, pourtant il sentit un changement, comme si elle se préparait pour quelque chose. "Je ne m'attend à rien de moins de ta part, mon Surveillant de Mars," dit-elle. "Elanor à fait preuve de grande capacité d'adaptation et d'honneur et elle apprend rapidement. Durant ces quelques mois elle t'a mis à l'épreuve de nombreuses fois, et tu as réagis honorablement à chaque fois. Comme tu le fais toujours."
Galadriel attendit patiemment tandis qu'Haldir faisait quelques pas en avant, une main posé le long de sa mâchoire, luttant pour comprendre ou se dirigeait cette conversation. Il préférait remettre de l'ordre dans son esprit avant de répondre, parce que Galadriel avait toujours une intention, même derrière le plus simple des mots. Elle régnait sur ses sujets avec bienveillance et elle pouvait être très douce, mais il avait également vu sa force de fer. À cet instant il sentait que la discussion approchait de son terme, qu'il le veuille ou non. Qu'avait-elle en tête ?
Il se retourna pour la regarder, l'expression du visage soigneusement contrôlé "J'admets qu'elle a accepté la punition du Seigneur Elrond avec grâce et dignité. Je suis satisfait d'elle à cet égard."
Galadriel replia ses mains devant elle. "Est-ce que cela était vraiment censé être une punition ? Ou peut-être que l'intention d'Elrond était d'offrir à Elanor un chemin qui lui était vraiment destiné, un chemin vers lequel elle n'aurait jamais fait volontairement un pas en avant si elle avait eu le choix. N'oubliez pas qu'il a le don de vision."
Haldir considéra ceci. "Seigneur Elrond est sage," répondit-il d'une voix égale. "J'admets qu'elle n'aurait probablement jamais fait un pas sur le chemin de la Lothlórien si ce n'était pas par obligation." Il fit une pause. "Si ce chemin lui est destiné, je ne sais pas."
"Elle a changé depuis qu'elle à quitté sa maison. Même dans ce cours laps de temps, les pétales de sa vraie nature commencent à s'épanouir. Je sens l'intérêt que tu lui portes, Haldir. T'aurait-elle intéressé avant?"
La question lui fit froncer les sourcils, mais il se sentit obligé de donner une réponse. "Comme elle était avant? Je la trouvais jolie et j'ai souhaité la rencontrer, mais je n'ai pas eu l'occasion . . . en vérité, je ne connais pas la réponse à votre question."
"En effet tu ne sais pas, parce que c'est le chemin non emprunté. Mais je crois que ce que tu vois maintenant qui est la vraie Elanor. Il est peu probable que tu es rencontré un jour cette Elanor si elle n'était pas venue en Lothlórien. Tes visites là bas sont brèves et te laissent peu de temps pour courtiser."
Il jeta un coup d'oeil au loin, un léger pli sur le front. "Elle n'avait aucune confiance en elle. Sa famille a favorisé sa soeur au détriment d'Elanor." Il s'interrompit de nouveau, incertain. Galadriel savait tout ceci. Pourquoi parlaient-ils de ça?
"Tu es le gardien, de la fleur douce comme des épines qui piquent ton âme. Le devoir est quelque chose que quelqu'un exige de nous. L'honneur est une épreuve de coeur et d'esprit. Jusqu'ici, tu as laissé ton esprit te commander. Peut-être est-ce le moment de donner à ton coeur sa liberté."
Haldir souleva le menton. "Je suis son gardien, ma dame. Je dois tenir cette fonction durant une année et un jour, et nous n'en sommes même pas à la moitié. J'ai toujours un devoir à accomplir."
Galadriel se tourna de manière à lui faire face, les yeux scintillants. "Peut-être que le devoir dont tu parles touche à sa fin."
Haldir se figea. "Si vous pensez que j'ai échoué . . ." Oui, naturellement il avait échoué et Galadriel le savait. Était-ce ce qu'elle était sur le point de lui dire ?
Mais à sa surprise elle secoua la tête. "Non, Haldir, tu n'as pas échoué. Au contraire, ton sens du devoir est inégalable et en dépit de ce que tu penses, ton honneur est sans faille."
Haldir décala ses pieds, mais ne répondit rien, attendant la suite de son conseil.
"En seulement quelques mois, tu as montré à Elanor les problèmes de sa conduite. Elle fleurit admirablement, devenant exactement ce que le seigneur Elrond espérait qu'elle deviendrait. Tout ceci grâce à toi. Grâce à ses sentiments pour toi . . . et les tiens pour elle. Et parce que tes actions et tes conseils reflètent tes intentions, qui sont grandes et nobles."
Troublé, Haldir chercha quelque chose à dire. "Mon rôle de gardien m'a donné un grand plaisir," fit-il avant de faire une pause horrifiée en réalisant la double signification de ses paroles. "Elle a beaucoup d'honneur et de courage," ajouta-t-il rapidement. Galadriel semblait-elle amusée ou l'imaginait-il seulement?
"En effet." Faisant un geste pour qu'il l'accompagne, elle le mena le long de l'allée centrale vers le secteur le plus profond du jardin. "Pourquoi y-a-t-il un tel conflit entre ton honneur et ce que dicte ton coeur? Ton devoir était d'enseigner à Elanor, de l'aider à être elle-même, à être libre. Tu l'as fait et tu continues à le faire chaque jour qui passe. Tu n'a pas failli à ton devoir, comme tu n'as pas perdu ton honneur, parce que tes intentions ont toujours été nobles."
Haldir était sceptique, mais il ne voulait pas être en désaccord avec la Dame de Lumière ainsi il resta silencieux. Elle avait clairement autre chose à dire.
"Il y a beaucoup de manières de s'occuper d'une fleur, Haldir. Chacune a ses besoins et ses désirs personnels. Certaines ont besoin de plus de lumière, certaines en ont besoin de moins. D'autres exigent une terre particulière. Certaines sont sensibles, exigeant des soins et un amour exceptionnels pour s'épanouir. Un jardinier intelligent écoute ses plantes."
Haldir resta silencieux, ses yeux fixés sur elle.
"Laisse moi expliquer ceci autrement," continua-t-elle l'air songeur. "Une branche sans vie n'a aucune sève en elle. Elle ne porte aucune feuille ni aucun fruit, et ne donne rien de nouveau à l'arbre qui la porte, ou à n'importe qui d'autre. Elle est fragile et épuisée, et peut donner quelque chose seulement en mourant, réduites en cendres dans un feu qui ne dure pas plus d'une nuit. En revanche, une branche vivante se balance dans le vent. Elle est ornée de feuille et elle porte des fruits. Elle donne et elle reçoit de la joie." Elle toucha sa main. "Une branche saine se balancera dans le vent. Plus que cela, elle entendra l'appel du vent et elle dansera de joie."
Haldir regarda au loin alors qu'une pensée peu réconfortante traversait son esprit. "Vous me dite que je suis trop dur. Je n'ai rien à lui offrir."
"Non." Ils avaient atteint l'extrémité du jardin, près des escaliers en pierre qui menaient vers l'endroit ou elle gardait son miroir. Au dessus de ces escaliers, elle s'arrêta et se tourna vers lui, son visage sérieux mais doux. "Mais je sais que tu tiens fermement à Elanor en dépit ce que tu dis. Craint-tu qu'elle puisse te quitter avec rien de plus que de l'affection pour toi? Penses-tu qu'elle voudra retourner à Fondcombe pour en aimer d'autres tandis que tu restera seul à la frontière de la Lorien en rêvant d'elle pour l'éternité?"
Haldir ne su pas quoi répondre, car en réalité il avait envisager cette éventualité. Il avait l'intention d'être l'amoureux d'Elanor jusqu'à un certain point, mais il était pas du tout sûr qu'il devrait ou même qu'il pourrait lui offrir davantage que cela. Elle était si jeune, si inexpérimenté, et il y en avait beaucoup d'autres qu'elle pourrait aimer après lui.
Il sentit le contact de Galadriel sur son épaule. "Elrond prévoit de voyager en Lórien," l'informa-t-elle. "Deux des amis d'Elanor l'accompagneront, et il apportera des lettres et des nouvelles de sa famille. Il approuvera la nouvelle Elanor. Chaque décision que tu as prise en son nom lui a été grandement bénéfique. Et cela se voit."
Haldir serra ses dents, espérant que son corps resterait détendu. "Dans quel but le seigneur Elrond vient-il? Il ne veut sûrement pas ramener Elanor. Il est trop tôt. Cela fait moins de la moitié de l'année qu'elle est ici."
"Non, il souhaite seulement s'assurer qu'elle est heureuse et voir comment elle va. Et il souhaite discuter des sujets habituels, le commerce et diverses choses de la sorte que tu connais."
"Et s'il décide qu'Elanor doit le suivre quand il partira?" Il savait que c'était une possibilité concrète et logique. Cela faisait presque six mois déjà. Peut-être que le seigneur Elrond avait décidé que c'était suffisant pour avoir fait apprendre sa leçon à Elanor.
"Alors peut-être qu'elle partira," répondit simplement Galadriel. "Ce sera son choix." Elle le regarda avec un léger sourire. "Si tu souhaites qu'elle reste, tu dois lui faire connaître tes sentiments de la manière qui te paraîtra la meilleure. Danse avec le vent, mon ami. Tu es vivant et elle aussi . . . et la sève coule fort en vous."
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Galadriel disparut alors dans le secteur le plus privé de son jardin, à l'endroit où elle gardait son miroir magique, et Haldir s'éloigna. La tête bourdonnante de ses conseils, il se promena dans le jardin, suivant un chemin autour des divers grands arbustes et des bas lits de fleurs brillantes.
Il était interloqué que Galadriel ait discerné si facilement le noeud du problème, mais avec sa grâce exceptionnelle elle l'avait aidé d'une manière qui ne l'avait que légèrement embarrassé. Il avait été soulagé que ce soit elle et non son mari. Celeborn aurait été plus franc, et aurait probablement rit de lui. Cela le déconcertait de savoir que c'était si évident. D'un autre côté, la Dame possédait les puissances de discernement que les autres n'avaient pas.
Il fit une pause près d'un d'un bosquet ombragés, déchiré entre l'envie de chercher Elanor et le besoin de solitude. Il finit par choisir la solitude, parce que il souhaitait réfléchir sur sa conversation avec la Dame. Il souhaitait l'absorber et l'analyser, de sorte qu'il puisse être complètement certain qu'il avait compris ce qu'elle disait et qu'il n'avait manqué aucun sens caché. Par conséquent, il poussa un voile de feuille et s'installa dans une confortable alcôve, son treillis reproduisant la complexité des vignes environnantes. Voir sans être vu était une habitude familière qu'il aimait beaucoup. Il pourrait se reposer et réfléchir, et arriver à comprendre le tournant que sa vie semblait prendre.
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Après avoir laissé Doria, Elanor revint au talan d'Haldir, mais à sa déception, il n'était plus là. Ses armes étaient dans le coin, ce qui voulait dire qu'il n'avait pas changer d'avis et n'était par retourné à la frontière. Elle ne pensait pas qu'il ferait ça sans lui dire au revoir . . . à moins qu'il soit en colère contre elle pour l'avoir quitté. Naturellement il n'était pas fâché. L'était-il? Elle espérait que non, mais il était vraiment trop habitué à faire ses propre choix et à toujours commander. Il pourrait en effet prendre ombrage d'un tel traitement.
Elle sentit une bouffée d'angoisse l'envahir à l'idée qu'elle puisse avoir mis Haldir en colère, mais alors elle se rappela les raisons de son acte. Il était important pour elle qu'elle ne se laisse pas écraser par son autorité. Le caractère d'Haldir tendait à être si dominant qu'elle savait instinctivement qu'elle devrait s'affirmer afin d'éviter de devenir une poupée entre ses mains. Elle avait permis à Lana de la traiter de la sorte et elle avait retenue la leçon. Plus jamais.
De toute façon, elle était sûrement en train de s'inquiéter pour rien, parce que Haldir était trop sage et intelligent pour lui en vouloir pour une si petite chose. Elle avait foi en lui, en son jugement, en ses décisions et en ses conseils. C'était elle, et pas lui, qui devait être moins émotive. Peut-être qu'aujourd'hui elle avait ouvert une porte qu'il ne voudrait pas refermer; elle espérait seulement qu'ils avaient finalement commencé à suivre le chemin qu'ils désiraient tout les deux. Elle espérait qu'il en était ainsi, mais si ce n'était pas le cas, elle devrait l'accepter.
Après avoir longuement réfléchi, Elanor décida de sortir et d'aller travailler dans le jardin de Galadriel. Cela faisait trois nuits qu'elle n'avait trouver le sommeil, et en ce moment elle sentait un peu fatiguée. Du temps parmi les fleurs la régénérerait et la renforcerait. Et si Haldir voulait la trouver, il le ferait. Il pourrait certainement deviner où elle était.
Elle ne vit aucun signe d'une quelconque présence en arrivant dans le jardin, bien que souvent de nombreux elfes de Lórien flânent là, seul ou en couple. Elle poussa la porte, respirant profondément l'air humide et l'arôme grisant de la multitude de fleurs. Un papillon brillant voleta devant elle, l'invitant à aller plus loin dans le jardin alors qu'il voguait de fleur en fleur, ses ailes écarlates scintillantes dans le pâle de l'après-midi. Elle alla chercher ses outils de jardinage dans le petit cabanon où ils étaient rangés et se dirigea vers un bosquet central localisés remplis de marguerites et d'autres fleurs sauvages venant de loin. Rempli d'allégresse, ils s'étaient semés au gré du vent, et Elanor décida de réarranger les minuscules pousses maintenant qu'elles étaient assez grandes pour être transférer sans risque.
Avant qu'elle ne puisse commencer à travailler, une voix familière l' interrompit. "Je suppose que vous pensez que tout le monde vous a admiré ce matin."
Surprise, Elanor leva les yeux et vit l'amie d'Healea, Túre, qui se tenait tout près en la toisant d'un air hautain. Un petit ricanement s'échappa des lèvres de la jolie bouche de Túre. De toutes les elleths de la Lórien qu'Elanor avait rencontré, elle était probablement celle qui avait toujours été la moins amicale.
"Non," répondit Elanor, après un moment, "je ne pense pas cela."
"Je n'arrive même pas à comprendre pourquoi vous vous êtes inscrite au concours. Vous n'avez jamais eu la plus infime chance de faire autre chose que de vous ridiculiser devant tout le monde. Vous n'espériez tout de même pas l'emporter?"
Elanor se sentait sur le point d'exploser, mais elle réussi à se contenir. Durant ces derniers mois Haldir lui avait souvent parlé de la puissance du langage, ainsi que de la sagesse et de la précaution avec laquelle il fallait l'employer. Et c'est pour cela qu'elle répondit, aussi calmement que possible, "Oui, je savais que je n'avais aucune chance. Mais je ne regrette pas d'avoir participé."
Túre se rapprocha, le bord de sa robe bleue claire bruissant sur l'herbe. "Je suppose que vous l'avez fait pour impressionner Haldir. Ce n'est qu'un idiot, après tout. Peut-être que quelqu'un devrait vous dire qu'Haldir a résisté à chacune d'entre nous depuis bien avant votre naissance. Vos petits tours ne gagneront pas son intérêt." Elanor se raidit alors que Túre continuait," vous n'êtes certainement pas assez jolie, assez vieille ni même assez intelligente pour intéresser un elfe comme lui. Il vous oubliera dès l'instant où vous retournerez à Fondcombe."
Surprise par un tel méprit, Elanor ne sut quoi dire, mais un douloureux sentiment s'insinua au creux de son estomac. "Pourquoi me détestez-vous?" parvint-elle à dire, la voix posée. "Je ne vous ai rien fait."
Túre poussa une exclamation de dédain. "Vous perturbez ma vie simplement en étant ici. Vous n'êtes pas de la Lórien. Vous n'êtes pas un elfe gris."
"Galadriel non plus," précisa Elanor d'une voix égale.
Le ricanement de Túre s'intensifia. "Vous osez vous comparer à la Dame de Lumière?"
"Túre!" La voix coupante d'Healea fendit l'air. "Ca suffit maintenant."
Elanor n'avait pas entendu Healea approcher, ni Túre lui sembla-t-il à la vue de l'expression honteuse, presque comique, que tira ses traits. Elanor se leva, dévisageant les deux elleths tout en se demandant ce qui allait se passer après. Le beau visage d'Healea était impassible, mais ses yeux brûlaient de mécontentement.
"Je suis désolé, Healea," fit Túre, la mine défaite.
"Nous parlerons plus tard," lança Healea, calmement mais fermement. Túre se pinça les lèvres, avant de hocher légèrement la tête et de s'éloigner sans un regard en arrière. Elanor regarda Healea, qui lui rendit son regard, imperturbable. "Assis toi, Elanor," fit-elle tranquillement, "et je te vais me joindre à toi, si tu le veux bien."
"Certainement," fit simplement Elanor. Elle ne savait pas à quoi s'attendre de la part d'Healea, mais elle s'assit néanmoins sur l'herbe et attendit que Healea prenne la parole.
Healea arrangea sa jupe avant de parler. "Tu ne dois pas en vouloir à Túre," fit-elle abruptement. "Elle est jalouse de toi."
"Jalouse de moi?" répéta Elanor avec étonnement. "Pourquoi?"
Healea inclina la tête, les yeux sur le visage d'Elanor. "Túre est malheureuse. Une fois, il y a bien longtemps, elle a aimé un elfe nommé Iridor. Il a été tué par des Orcs. Des années après, elle est tombée de nouveau amoureuse, mais ses sentiments n'étaient pas réciproques. Depuis elle aspire à l'amour sans le trouver. Elle a essayé de séduire plusieurs mâles, y compris Haldir et Rúmil, mais aucun d'eux n'a montré d'intérêt. Toi, Elanor, tu as attiré beaucoup de regards admiratifs depuis que tu es arrivé, et tu l'a fait sans effort. Ce matin, quand Haldir à fait son apparition lors du concours, c'était évident qu'il était venu pour toi et pour toi seule." Elle fit une pause, caressant l'herbe sous ses doigts. "le fait qu'Haldir quitte la frontière pour une telle raison . . . c'est très improbable. Et terriblement significatif . . . Et Túre le sait."
Stupéfiée, Elanor secoua la tête. "Je suis désolé pour elle," déclara-elle sincèrement.
"Elle ne veut pas de ta pitié," fit Healea sèchement. "Je t'ai dit tout ceci simplement pour que tu puisses lui pardonner ce qu'elle t'a dit . Je ne la plains pas. J'ai foi au fait qu'un jour elle trouvera quelqu'un. En ce moment elle croit que c'est son destin d'être seule pour toujours. Je crois au destin, mais je crois également au choix. Le destin et les choix agissent l'un sur l'autre, Elanor. Dès qu'un nouveau choix est fait, le futur change. Dès que Túre changera sa façon de penser, sa vie deviendra meilleure. Je lui ai déjà dit ceci et un jour elle m'écoutera."
Elanor observa les très légères fluctuations autour de la belle bouche d'Healea mais resta silencieuse. Healea s'avérait être plus une énigme que jamais.
"Túre est mon ami," ajouta Healea. "elle n'a pas toujours été si amère ou si cruelle. Je la protégerais toujours." Elle eut un sourire soudain et plutôt paresseux. "mais je suis venue ici pour te parler d'autres choses. Je me demandais comment tu allais après toute l'excitation de ce matin. Je voulais également que tu saches que mon mari t'a pardonné de lui avoir presque enlever la pointe de son oreille."
Intimidée, Elanor eut un sourire coupable. "Je suis soulagée d'entendre ça. Et je vais très bien, Healea. C'est gentil à toi de le demander."
"Tu sembles étonnée. Tu ne pensais pas que je pouvais être aimable." Healea gloussa de l'expression d'Elanor. "Tu as raison. Parfois je ne suis pas aimable. Cothion me dit souvent que je suis trop critique et arrogante. Mais je suis rarement cruelle."
"Tu es très franche," admit Elanor, "mais cela ne te rend pas cruelle. J'admets que je croyais que tu ne m'aimais pas."
"Je t'ai déjà dit ce que je pensais de toi."
"Tu m'a dit ce que tu pensais que je n'étais pas," corrigea Elanor. "Tu m'as dit que je n'étais pas la petite effrontée que tu pensais que j'étais."
Healea gloussa une nouvelle fois. "Au moins tu te souviens de mes paroles. C'est quelque chose."
Elanor l'étudia pendant un moment, puis jeta un coup d'oeil sur une marguerite toute proche, la mère des jeunes et petites plantes dont les joyeuses têtes ondulaient doucement dans la brise légère. Sans penser, elle tendit la main pour caresser ses pétales brillant et murmura quelques mots, la complimentant sur sa beauté.
"Pourquoi tu leur parles?" demanda Healea avec curiosité. "Ce sont seulement des fleurs."
Elanor reposa sur ses genoux. "Il y a de l'intelligence en elles, comme dans toute vie."
"Je suppose," concéda Healea. "même les mortels ont une parcelle d'intelligence. Certains d'entre eux, au moins." Elle tendit la main et toucha la marguerite, ses doigts la caressèrent pendant un moment, doucement mais pourtant sans parvenir à se relier à elle comme Elanor le faisait. "Je voulais aussi te parler à propos d'autre chose." Elle observa Elanor, la voix tranquille. "Je voudrais t'offrir mon aide."
Elanor fronça les sourcils. "Ton aide ? Pour le jardinage?"
Healea renifla légèrement. "je ne pense pas que tu me laisserais faire." Ses lèvres se courbèrent en cet étrange petit sourire qu'Elanor commençait à reconnaître. "Je t'offre mon aide pour le tir à l'arc. Tu as trop de professeurs mais je pense que je peux remplacer Lurien ainsi que les deux frères d'Haldir. Je suis un aussi bon archer que n'importe lequel d'entre eux." Ses yeux bleus clairs balayèrent le visage d'Elanor. "Tu as du courage, Elanor, et j'aime ça. Je ne gaspillerai pas mes talents sur un lâche."
Elanor ne savait que répondre. "Haldir te l'avais enseigné," dit-elle finalement.
"Oui, j'apprends seulement des meilleurs. Bien sûr, c'était mon amant à l'époque, et je l'ai incité à m'apprendre. Mais j'ai surpassé ses attentes. Je me suis entraînée de la même manière que tu t'entraînes, avec toute ma concentration et ma discipline." Elle se pencha pour sentir la marguerite. "Naturellement Haldir sera ton meilleur professeur. Cependant il est souvent absent, et quand il est ici, je pense qu'il est une source de distraction certaine, non?"
Elanor replaça une longue mèche de cheveux derrière son oreille et essaya de prendre un air nonchalant. "Oui, c'est un excellent professeur."
Healea arqua un sourcil. "Ton rougissement suggère qu'il t'apprend d'avantage que le tir à l'arc."
"Non, non," s'exclama rapidement Elanor, avant de rougir encore d'avantage. "Je ne vois vraiment pas de quoi tu veux parler."
"Tu es sûre, Elanor?" Healea observa son visage. "Bien, ce ne sont pas mes affaires." Son expression se voila, cachant ses pensées. Puis elle soupira. "Tu sais que j'ai vraiment aimé Haldir."
Elanor leva la tête. "Vraiment?"
L'expression de Healea sembla soudain plus douce. "Oui. Mais ce n'était pas le genre d'amour dont il avait besoin. Ni dont j'avais besoin." Pendant un moment elle sembla perdue dans ses pensées et soudain ses yeux se rétrécirent. "J'aurais aimé le garder comme amant. Mais cela ne devait pas être. Haldir ne partage pas. Une fois qu'il décide que tu es à lui, tu ne peux être à aucun autre."
Elanor sentit un élancement soudain envahir son coeur, suivi d'un frisson. Un frisson de quoi? D'anticipation? "Pourquoi est-ce que tu me dis ça?"
"Ah, en effet, c'est une bonne question. Et je ne connais pas la réponse. Quand je suis près de toi, les mots s'échappent de mes lèvres. Je t'en ai dit d'avantage qu'à mon propre mari. Peut-être que tu m'as enchantée d'une certaine manière." Elle rit doucement. "Mais je ne m'en soucie pas, parce que ça fait du bien de dire tout ça à haute voix." Avant qu'Elanor puisse parler, Healea se leva, aussi agiles et rapide qu'un chat. "Mon offre se tient,"dit-elle. "Je t'aiderais avec le tir à l'arc si tu le souhaites. Je pense que toi et moi pourrions devenir amies. Je voudrais qu'il en soit ainsi. Pense à cela." Avec un léger hochement de tête, elle s'éloigna, se promenant dans le jardin avec autant de grâce que Galadriel.
Elanor contempla la marguerite qu'Healea avait touchée, l'observant fleurir légèrement comme si elle était heureuse de toute l'attention reçue. Et soudainement, elle s'étira sur l'herbe et ferma les yeux. En cet instant, elle voulait seulement se détendre et rêver.
Rúmil était dissimulé derrière un arbre, observant Nerwen et Gwirith assirent dans le petit jardin au lis. Elles parlaient tranquillement, chacune absorbée par un travail de broderie. Il savait qu'elles appréciaient ce genre de travail tout en finesse, et qu'elles se tenaient souvent compagnie.
Il soupira. Le plus dur sera de lui parler seul à seul. Sous son bras, il portait son cadeau pour elle, toujours caché dans son emballage de tissu. Il ne voulait pas lui donner si elle n'était pas seule. Mais comment y parvenir?
Il fouilla dans son esprit à la recherche d'une manière plausible de régler cette situation. Faire la cour était si différente de séduire. Flirter était facile et naturel; il l'avait fait toute sa vie. Si il voulait flirter - ce qu'il ne voulait pas - il se rapprocherait simplement, s'installerait au milieu d'elle et leur donnerait à chacune une part égale de son attention. Il les complimenterait, les taquinerait et glisserait ses bras autour de leurs tailles. Et alors il les embrasserait, les ferait rire, et il ferait de son mieux pour mettre l'une ou même les deux dans son lit.
Courtiser était beaucoup plus dur. C'était sérieux, et ce n'était pas quelque chose qu'il avait prévu de faire un jour. Il ne s'était ni préparé ni entraîné a cela, et il n'avait pas prêté beaucoup d'intérêt quand d'autres l'avaient fait. Et maintenant il en payait le prix.
A cet instant il se sentait réellement nerveux, et c'était absurde. Il connaissait ces deux elleth. Il y en avait une qu'il appréciait et une autre . . . une autre qu'il souhaitait garder dans son lit chaque nuit pour le reste de sa vie immortelle. Il l'aimait. Et en ce moment il souhaitait vraiment, vraiment que ce ne soit pas le cas.
Un flot d'irritation l'inonda. Il n'avait pas demandé à être comme ça ! Il était en colère de voir qu'il avait changé alors même qu'il n'avait jamais compté changer. Tout c'était tellement bien passer durant tous ces siècles . . . jusqu'à ce qu'Ainon meurt et qu'elle se tienne près de lui, lui prenant la main. Et il était finalement tombé amoureux . . . et il avait été amoureux pendant tout ce temps sans le réaliser. Comment était-ce possible? C'était absurde!
Rassemblant tout son courage, il redressa les épaules et s'écarta de l'arbre, avançant le long du chemin pavée vers le banc ou les deux jolies ellith étaient assirent. Les deux levèrent la tête au même moment.
"Rúmil," fit Gwirith en sourient, "c'est une gentille surprise."
Nerwen lui sourit également, mais il ne trouvait pas qu'elle paraisse amicale.
Il s'inclina devant elles, puis demeura indécis, attendant qu'elles l'invite à s'asseoir. Gwirith s'y conforma, tapotant le banc de manière accueillante, mais à la place il s'assit sur l'herbe devant elles et étira ses jambes. De cet endroit, il pouvait voir leurs deux visages.
"Qu'est ce que tu portes, Rúmil?" s'enquit Nerwen. Ses yeux bleus clairs avaient déviés sur le paquet.
"Oui, qu'est-ce que c'est?" demanda Gwirith, ses lèvres séduisantes incurvées en un beau sourire.
Rúmil déplaca le paquet derrière lui et souhaita l'avoir laissé derrière l'arbre. "Rien, vraiment."
Les yeux de Gwirith brillèrent. "Ah, un secret. Nerwen, Rúmil a un secret. Allons nous le découvrir?"
Nerwen rit. "Je pense que nous devrions lui permettre de garder ses secrets. Il en a tellement peu."
Rúmil les étudia toutes les deux. Les rouages dans son esprit tournaient alors qu'il considérait et rejetait un certain nombre de réponses. "Tout le monde a des secrets," dit-il en conclusion, "ce qui vous inclus toutes les deux."
"Oh, Rúmil, tu ne connais pas nos secrets," se moqua Gwirith. "A moins que tu n'es encore traîné furtivement autour du bain public."
Rúmil ne cilla même pas. "Je ne ferais jamais une telle chose. Je connais ton secret, Gwirith, et c'est en rapport avec Beredain."
Gwirith resta bouche-bée.
"Et," ajouta Rúmil imperturbable, "il vient juste de revenir de la frontière. Je l'ai vu il y a moins d'une heure. Il a parlé de toi."
Elle le regarda longuement. "Vraiment? Qu'est ce qu'il a dit?"
Rúmil haussa les épaules. "Il m'a seulement demandé si je t'avais vu. Je lui ai dit que non."
"Bien, ça ne m'intéresse pas du tout," déclara t-elle, "et tu ne connais pas mon secret. Tu l'inventes seulement."
Nerwen eu un sourire étrange. "Et quel est mon secret, Rúmil?"
"Ça je ne sais pas," admit-il avec un sourire charmeur. "Mais je sais que tu dois en avoir un."
Gwirith piqua son aiguille dans son panneau de broderie et se leva. "Excuse-moi, Nerwen, mais je viens de me souvenir que j'ai quelque chose à faire. Nous nous verrons plus tard."
Rúmil l'observa s'éloigner en hâte, légèrement coupable.
"Est-ce que mon frère a vraiment parlé de Gwirith?" Nerwen semblait sceptique et plutôt accusatrice.
Rúmil ne pouvait lui mentir. "Non,"dit-il timidement. "Mais c'est vrai qu'il l'aime. J'ai pensé qu'elle pourrait partir si je lui disais cela. Je voulais te parler seul."
À sa grande satisfaction, Nerwen plia ses bras exactement de la manière qu'il aimait, faisant remonter légèrement ses seins arrondis, de façon à ce que leur douce bosse supérieure soit dévoilé. Cependant, il n'osa pas laisser ses yeux s'attarder trop longtemps.
"C'est très mal de ta part, Rúmil,"dit-elle sévèrement. "Tu ne devrais pas mentir, spécialement à propos de chose comme ça."
Il se déplaça près d'elle sur le banc. "Tu as raison, je ne devrais pas. Je m'excuse." Il plaça le paquet sur ses genoux et lui fit son sourire le plus séduisant.
"Tu es incorrigible. Et qu'elle est cette théorie des secrets?"
"Tu as un secret," dit-il simplement. "Et moi aussi.'
"Quel est ton secret?" Elle le regarda dans les yeux, ses traits exprimant toujours la désapprobation.
"Si je te le disais, alors ce ne serait plus un secret. Essaye de deviner ce qu'il y a dans ce paquet."
"Je n'en ai aucune idée."
"Tu veux que je te le dise?" fit-il d'un air enjôleur. Il espérait qu'elle allait sourire à nouveau.
"Je n'aime pas ce jeux, Rúmil. Si tu as quelque chose à dire, alors dis-le s'il te plaît."
Il abandonna son enjouement. "Nerwen,"dit-il en soupirant, "ne soit pas fâché avec moi. Ce que j'ai dans ce paquet est pour toi. Un cadeau." Il retint son souffle, attendant sa réaction.
Son froncement des sourcils laissa place à un regard surpris. "Un cadeau," répéta-t-elle. "Mais pourquoi ? Mon anniversaire était le mois dernier."
"Vraiment?" fit-il sans réfléchir. "Ah, oui, bien entendu. Je le savais. Je devais être à la frontière sinon je te l'aurais donné." Il espéra qu'elle ne se rappellerait pas qu'il était en fait ici, montant la garde auprès d'Elanor.
Elle sourit légèrement, de manière à lui faire comprendre qu'elle n'étais pas dupe. "Rúmil, tu ne n'es jamais rappelé le jour de mon anniversaire. Qu'est ce qui est différent cette année?"
"Très bien,"dit-il un peu trop chaleureusement. "Je suis très heureux que tu m'ai posé cette question. Qu'est ce qui est différent?" Il cherchais désespérément quoi dire, mais rien ne lui vint à l'esprit. Tous les doux sentiments cachés en son coeur n'avaient aucun nom, aucune description, aucune forme ou matière bien définie. Seulement une chose lui traversa l'esprit,et ce fut une action. "Voila ce qui est différent,"dit-il fermement. Habilement et rapidement, il glissa son bras autour de sa taille et couvrit sa bouche de la sienne.
Nerwen n'eut aucun réaction, aucune protestation ni aucun enthousiasme. C'était particulièrement décourageant. Il voulait désespérément approfondir le baiser, mais à la place il le rompit et l'a regarda. "Cela serait plus agréable si nous le faisons ensemble," précisa-t-il en essayant d'être drôle.
"Tu ne changera donc jamais?" dit-elle alors, presque violemment. "Pourquoi es tu toujours comme ça?"
Il se raidit. "Comme quoi ? Affectueux et amical?"
"Indiscipliné et inconstant."
"Inconstant!" s'écria-t-il. "Je ne suis pas inconstant!"
"Tu es capricieux et immature et . . ."
"Immature!" répéta-t-il, commençant à se fâcher.
"Oui, immature. Et peu fiable et incontrôlable."
"Peu fiable!" Il se sentait désormais complètement insulté.
"Et jeune," asséna-t-elle. "Jeune, en dépit de tes nombreuses années. Et beaucoup trop ardent. Tu ne penses à rien d'autre qu'au sexe et à la séduction. Tu as depuis longtemps rendu cela très clair."
"C'est absolument faux! Je pense à beaucoup d'autres choses!" Il sauta sur ses pieds, bouillonnant de colère. Pourquoi avait-il choisi d'aimer l'elleth la plus pointilleuse, têtue et insupportable de toute la Lórien ? Elle ne le méritait pas!
"Tu es critique et ingrate," lança-t-il d'une voix glaciale. "Je t'ai apporté un cadeau, et tu t'en moques totalement." Il posa le paquet dans ses mains. "Voila, je te l'offre. Je l'ai fait moi-même. Je ne l'ai pas fait spécifiquement pour toi, ce qui, je suis sûr est un grand crime à tes yeux. Mais je voulais que tu l'ais. Il est à toi. Fais ce que tu veux avec. Tu peux même le mettre en pièce si ça te tente."
Et sur ces mots furieux, il se retourna et s'en alla, laissant Nerwen qui le regardait avec un désespoir croissant.
Après un long moment de stupeur, elle ouvrit le paquet et en retira la sculpture gracieuse et soignée représentant les deux cerfs. "Oh, Rúmil," chuchota-t-elle.
Elanor rêvait que les lèvres d'Haldir étaient pressées contre les siennes. C'était un beau rêve et elle ne voulait pas réveiller, mais alors quelque chose commença à lui chatouiller le bout du nez. Sortant de sa rêverie, elle vit Haldir assis à côté d'elle, tenant un long brin d'herbe entre les doigts. Avant qu'elle puisse parler, il se rapprocha et le fit glisser le long de son nez et à travers ses lèvres et son menton.
Elle lui sourit. "Est-ce que tu viens de m'embrasser ou j'ai rêvé?"
"T'embrasser?" répéta-t-il d'une voix innocente. Il jeta le brin d'herbe et se pencha au-dessus d'elle, ses yeux plongés dans les siens. "Je ferais ça?"
Un sourire aux lèvres, elle toucha ses beaux cheveux, les caressant distraitement tandis qu'elle considérait la question. "Tu ne m'embrasserais pas dans les endroits où quelqu'un pourrait nous voir. Je suppose que je dois avoir rêvé."
"En effet, tu as dû rêver," concéda-t-il avant de se pencher et de l'embrasser, sur les lèvres, non une fois mais trois. Il s'écarta alors, décalant légèrement son poids, posant son bras sur son genoux relevé. "Tu es la plus belle fleur de ce jardin,"ajouta-t-il. "Comment aurais-je pu ne pas t'embrasser?"
Elle leva la tête pour le regarder, ses lèvres toujours tintante du séduisant et chaud contact. "Haldir, est-ce que tu flirtes avec moi?"
"Je ne dois pas être très bon si tu me le demandes," fit-il pince-sans-rire.
Avec un léger rire, elle se redressa et s'appuya sur ses mains de manière à lui faire face. Il était très beau, comme il l'était toujours. Il portait une tunique verte foncé, comme les grandes et immuables ombres de la forêt, et une paire propre de guêtres noires,ses cheveux brillaient au soleil, créant cet effet de halo qui faisait toujours chavirer son coeur. Et par dessus tout, il semblait détendu et content, et ne semblait pas avoir érigé de nouvelles barrières depuis ce matin.
"Alors tu n'es pas en colère contre moi?" demanda-t-elle, légèrement hésitante.
Il arqua un sourcil. "Pourquoi devrais-je être fâché?"
"Parce que je t'ai laissé seul." Elle observa soigneusement son visage, recherchant des signes de mécontentement ou d'insatisfaction, mais tout qu'elle vit fut un léger amusement et . . . autre chose. Quelque chose de masculin et de puissant qui attirait sa féminité et qui fit courir un grand frisson sur sa peau.
"Pas du tout," dit-il d'une voix douce. "J'ai été étonné, je l'admets. Mais pas fâché." Il ne continua pas plus loin, et elle décida de ne pas s'attarder là-dessus.
"Où es tu allé?" demanda-t-elle à la place.
Plutôt que de répondre, Haldir se pencha et l'embrassa encore, une longue caresse veloutée de ses lèvres qui envoya de doux frissons de plaisir en elle. Durant le baiser, il se rapprocha, délibérément et, agilement de sorte que sa cuisse était maintenant serrée contre la sienne, comblant l'espace vide qui existait auparavant entre eux. Si cela avait été quelqu'un d'autre qu'Haldir, elle aurait pensé qu'il essayait de la séduire.
"Elanor,"chuchota-t-il tendrement, "tu as une saleté sur la joue."
Elle laissa échapper un rire surpris. "Quelle remarque non romantique."
"Ah, mais tu n'as aucune idée des pensées qu'elle met dans ma tête." Sa bouche se courba légèrement tandis que leur regard se rencontraient.
"Quelles sortes de pensées?" s'enquit-elle, le coeur battant. Elle aimait voir Haldir comme ceci, si ouvert, insouciant et sensuel. C'était son côté privé, le côté dont elle savait qu'il le dévoilait rarement aux autres.
Il se pencha plus près de son oreille, souriason souffle chaud caressant sa joue. "Ca me donne envie de te laver,"dit-il doucement, "avec mes propres mains."
"Oh." Elanor se sentit rougir alors qu'une image érotique traversa son esprit. Une soudaine vague de chaleur s'insinua entre ses cuisses. "Alors, qu'est ce que tu as fait depuis tout à l'heure?" demanda-t-elle, pour couvrir sa confusion et prolonger le plaisir.
Il sourit, et elle sut d'une façon ou d'une autre que son rougissement l'avait amusé et hautement satisfait. "J'ai réfléchis," répondit-il. Il toucha sa main étendue près de la sienne, frottant son grand pouce contre les os fins de son poignet. "Je pensais à quoi t'offrir pour ton anniversaire."
"Tu n'est pas obligé de m'offrir quoi que ce soit," protesta-t-elle avant d'ajouter par espièglerie. "Quoi que ce soit d'autre, je veux dire."
Encore une fois, il sourit. "Au contraire, je veux t'offrir un cadeau, Elanor. Et j'ai pensé à quelque chose. Ce n'est pas exactement quelque chose que je peux t'offrir, mais plutôt quelque chose que je veux te montrer. Quelque chose que tu apprécieras certainement plus que tout."
"Dans ce cas, je suis très impatiente de le voir. Mais qu'est ce que c'est?"
"Un endroit spécial. Nous devons quitter la ville pour le voir. C'est à une certaine distance d'ici, mais nous pouvons y aller et revenir avant la tombée de la nuit. La question est, te sens-tu capable de marcher si loin?"
"Bien sûr que je peux marcher longtemps. Tant que je ne suis pas obligée de monter à cheval!" ajouta-t-elle avec véhémence.
"Ah, mais alors je n'aurais plus le plaisir de te guérir encore une fois."
"J'espérais que tu avais oublié ça," fit-elle pince-sans-rire.
"Elanor, il n'y a pas la plus légère chance pour que j'oublie un jour la vue de ton derrière particulièrement appétissant . Je trouve ce souvenir très . . . attractif." Les yeux d'Haldir brillèrent de malice.
Elle pencha la tête au côté et papillonna des cils. "Tu sais, je n'avais pas entièrement réalisé jusqu'à cet instant à quel point tu es un elfe particulièrement vilain."
Il gloussa. "Tu as beaucoup de chose à apprendre sur moi, ma douce. Je peux être très vilain, pour employer ton expression. J'ai beaucoup à t'apprendre au delà du tir à l'arc."
Une vague d'excitation l'envahit, mettant ses si fragiles nerfs à rude épreuve. "Haldir, tu sembles changé depuis ce matin. Est-ce que quelque chose . . . c'est passé?"
"On peux dire ça comme ça," fit-il d'un air énigmatique. "Et, non, pour répondre à ta prochaine question, je n'ai pas bu."
"Je n'allais pas dire cela!" dit-elle en riant légèrement.
"Si tu allais le dire. Je l'ai vu dans tes yeux. Tu pensais que j'allais noyer mes tourments dans le Miruvor pendant que tu serais ici avec tes marguerites?"
Elle secoua la tête, gloussant d'avantage, puis sans réfléchir elle se pencha et l'étreignit. "Oh, Haldir, je suis prête à te suivre. Quoi que tu veuilles me montrer, partout ou tu voudra m'emmener . . . ça n'a pas d'importance tant que nous sommes ensemble."
Il glissa un bras autour de sa taille et la serra contre lui, ses yeux doux et admiratifs plongés dans les siens. "Je ressens la même chose, Elanor," dit-il tranquillement.
Et ceci fut un instant qu'Elanor se rappellerait toujours, celui durant lequel elle admit finalement qu'elle aimait Haldir de tout son être. Elle l'aimait comme Doria aimait Orophin. Elle était amoureuse de lui.
Inopinément, sans avertissement, les mots malveillants de Túre s'insinuèrent dans l'esprit d'Elanor tel un vent glacé, mais elle les repoussa difficilement. A la place, elle ferma les yeux et posa sa tête sur l'épaule d'Haldir, savourant chaque seconde de cet instant magique et romantique.
A suivre . . .
xxx
voilà pour ce chapitre!! j'espère que vous avez aimé, héhéhé pauvre Rúmil! Nooon je me moque pas
Encore une bonne année à tous!
Réponse aux reviews:
-Ptitoon: héhéhé ça c'est sur Ellie ne manque pas d'imagination . . .merci beaucoup pour ta review, je crois que j'ai déjà répondu,mais c'est pas grave, c'est tellement adorable à toi de reviewer . . .j'espère que tu as aimé ce chapitre!! Bizz!
-Tàri Amandil: ohhh j'adoore tes reviews lool je te l'ai déjà dit mais c'est vrai hihih je crois que la fin du chapitre a été très appréciée!!! j'espère que ce chapitre t'a plu, j'ai adoré traduire la scène entre Rúmil et Nerwen! Elle va le rendre fou mdrr, merci beaucoup pour ta review!!Bizz!
-Cyrca: ahhh que dire . . .est ce que je t'ai déjà remercier pour tes reviews:p lool merci mille fois pour tes encouragements! (j'ai également fais passer ton 'merci' aux auteurs!) j'espère que ce chapitre à été à la hauteur de tes attentes!! Gros bisous! Ps: tu veux qu'Haldir vienne te soigner ta bosse?
-Samnina: lool c'est avec toi il me semble que je me suis trompé en envoyant un mail désolé! Merci beaucoup pour ta review! j'ai rougis en la lisant ma traduction est loin d'être parfaite mais ca me touche vraiment . . .j'espère que ce chapitre t'a plu! Bisous!!
-Agua: hey! Félicitations pour ton concours! Ahhh oui je me doutais bien que face au délai d'attente beaucoup avaient dû aller lire directement en anglais . . .je comprend j'ai fais pareil! en tout cas merci beaucoup d'avoir répondu et j'espère avoir ton avis éclairé sur ma traduction! Merci pour les encouragements!
-Lalolie: oh! Mais je te connais, tu es une revieweuse fidèle de la fic de Isabellelp!! lool je suis contente de voir que cette histoire te plait.. c'ets vrai qu'elle est merveilleuse..et tu sais quoi..ce n'est que le début! j'espère que tu as aimé ce chapitre!! merci beaucoup pour ta merveilleuse review!
-Yotma: ohh par les Valars! c'est vrai tu aime ma traduction ?! Tu ne peux pas imaginer comme je suis soulagée, j'ai toujours peur de ne pas être à la hauteur de la précédente . . . lool ca c'est sur cette fic est exceptionelle! Un bijou d'imagination! mdrr ahh c'est sur Elanor le rend fou!! merci beaucoup beaucoup pour cette review si adorable, j'espère que ce chapitre t'a plu . . .Bizz!
