Me revoici avec la suite de cette histoire! Tout d'abord un grand pardon pour avoir mis autant de temps vous ne méritiez pas ça.
Un merci bien plus grand encore pour toute vos reviews et votre fidélité, sachez qu'elles me touchent plus que mesure...
Voici un chapitre intermédiaire pour placer un peu l'histoire....
J'espère qu'il vous plaira... A vos claviers!
III.
Ses yeux se ferment, elle serre les dents, et prend la main de Ron dans la sienne. Elle sent les doigts frêles et fragiles de son ami trembler quelque peu. Une larme de colère aurait pu glisser le long de sa joue si elle n'avait pas été trop lasse par tout cela.
- Hé !
Son regard est attiré par Neville, qui a lancé cet appel. Les deux Serpentards se redressent de leur victime à terre, recroquevillé.
- Que veux-tu ? Crache Théodore Nott, visiblement contrarié d'être dérangé durant sa partie d'amusement quotidienne.
- Lâchez-le ! Fait le Jeune homme en avançant de quelque pas.
- Neville… Murmure Hermione en voulant le retenir.
Mais le jeune homme échappe à sa poigne et avance d'un pas pour visser son regard dans celui du Serpentard, à l'aspect rachitique. Un peu plus costaud mais légèrement inférieur en taille, Neville semble pourvoir le briser avec ses bras. Mais l'instinct d'Hermione la pousse à se méfier des apparences, elles l'ont souvent induit en erreur. Près d'elle, Ron a cerclé ses doigts autour du bois rassurant de sa baguette magique prêt à défendre son ami.
- Qu'est-ce que tu as dit, sale Gryffondors ? Grince Théodore alors que son acolyte le rejoint, il s'agit d'un Serpentard à la carrure légèrement voûtée, brun aux yeux bleus, Hermione le connaît de vue mais ne peut mettre de nom sur ce visage.
- Je t'ai dit, de le laisser, répète Neville en détachant chaque parole.
Le visage de Théodore Nott se fend d'un large sourire, très bien, en plus de ce petit Poufsouffle il va pouvoir se démener contre cet imbécile de Gryffondor.
- Bien, Londubat c'est bien comme cela que tu t'appelles ?
Neville encense un léger geste de la tête, pour acquiescer, le visage dur, les lèvres pincées.
- Je te propose un duel, si tu gagne toi et tes amis pourraient partir mais si je gagne…
- Parfait, lance Neville en redressant sa baguette.
- Non, Neville… Murmure Hermione, inquiète pour son ami.
- La ferme ! Hurle le second Serpentard qui s'est rapproché d'eux.
- Cela me convient, tranche Neville, laissant Hermione plus pantoise que jamais.
Le jeune garçon à terre se redresse, courbé, blessé et fuit vers l'infirmerie, sans doute. Nott a un rictus au coin des lèvres alors qu'il flaire la victoire proche, sa baguette se lève, un instant les deux élèves se tournent autour, combat bestial, instincts sauvages. La bouche de Neville s'ouvre, mais Nott a été plus rapide, il a jeté le sort en premier et Neville est projeté loin du sol avant de cogner contre un mur et de retomber lourdement. Un masque horrifiée se peint sur le visage d'Hermione alors qu'elle se rend compte de la chose, Théodore Nott, élève moyen, assez limité, maîtrise les sorts informulés. Cette vérité aussi terrifiante que dangereuse, la pousse à perdre le peu de contenance qu'elle s'efforçait à conserver en tant que membre de l'Ordre.
- Ce combat est déloyal ! Lance-t-elle à Nott
- Que dis-tu ? fait-il une moue rieuse au coin de lèvres.
- Tu n'as pas stipulé que l'on pouvait utiliser les sorts informulés ! Neville l'a joué à la loyal, toi, tu l'as pris pas surprise.
Nott, flanche un peu, et elle lit dans son regard, la surprise, l'effet est escompté ainsi les Serpentards penseront eux aussi qu'ils maîtrisent, tous les sorts informulés. Cela leur donne un avantage, l'illusion notoire qu'ils sont égaux, leur laissant du temps pour s'entraîner, pour Hermione de leur enseigner… Les yeux du garçon se plissent, contrarié il ajoute :
- Granger, dans la vraie vie, cela ne se passe pas ainsi !
- C'était un duel.
- J'ai considéré cela autrement.
- Bien moi aussi dans ce cas.
Elle lève sa baguette, le regard concentré, Nott se sent moins sûr de lui, il déglutit mais tout Serpentard qu'il est, se donne le plus possible de contenance, son poignet tourne, mais rien ne se passe, Hermione a utilisé le sort bouclier. Ses mains habiles dressent sa baguette vers le jeune homme dont les yeux sont agrandis par la surprise, qui de la même manière que Neville vient s'écraser contre les hauts murs du château. Le Serpentard, qui n'a fait qu'observer la scène brandit sa baguette vers la jeune fille, mais Ron ayant vu son manège s'empresse de lui jeter le sort de désarmement. Fou de rage, le jeune homme se rue sur le rouquin, lui décochant un coup de poing sur les tempes. Ron bascule en arrière laissant échapper les baguettes, qu'Hermione s'empresse de récupérer, alors que son ami reste aux prises avec le Serpentard qui le domine largement. La lèvre ouverte, le Gryffondor tente de repousser son assaillant qui se fait plus menaçant. La jeune fille pointe alors ses baguettes vers le Serpentard mais ne tire pas de peur de blesser son ami. Elle assiste impuissante, à la lutte des deux garçons.
- Ça suffit ! Tonne une voix ombrageuse, les stoppant net dans leur élan.
L'étonnement saisit Hermione lorsqu'elle aperçoit Drago Malefoy s'approcher d'eux, la démarche féline, avec l'assurance d'un prédateur. Il retient un sourire carnassier en toisant la jeune fille et se tourne vers son camarade de maison, dont le poing est toujours serré sur l'uniforme de Ron.
- Phils, arrête et emmène Théodore à l'infirmerie, sa voix est tellement ferme que le garçon s'exécute.
Hésitant à quitter sa position de défense, Hermione se décide finalement à aller se poster près de Neville qui reprend peu à peu connaissance.
- Neville, murmure-t-elle en l'aider à se relever. Comment te sens-tu ?
- Un peu secoué, murmure celui-ci.
Sa respiration s'affole un peu lorsqu'il porte sa main à son front et remarque le liquide rouge qui tache sa main avec vanité.
- Je saigne ? Fait-il comme si cette question était des plus anodines.
- Nous allons te conduire à l'infirmerie, Ron a besoin de soins lui aussi.
Celui s'est rapproché d'eux en peu de temps, son bras autour du garçon il le soulève lentement et s'applique à prendre un autre chemin que celui emprunté par le dénommé Phils, Hermione les suivant doucement.
- Granger, fait la voix de Malefoy qui résonne comme un avertissement.
La jeune fille se retourne, alors que Ron se fige, pour éviter de la laisser seule.
- Continue, vous avez besoins d'être soignés.
- Hermione, ça ne me plaît pas de te laisser seule avec cette fouine, grimace-t-il.
- Dois-je te rappeler qui n'a pas une égratignure à l'aboutissement de ce combat ridicule ?
Secouant la tête pour marquer sa désapprobation, Ron reprend néanmoins son chemin. Bras croisés sur la poitrine, la jeune fille fait face à son ennemi de toujours :
- Que veux-tu Malefoy ?
- C'est assez simple, énonce-t-il en détachant chaque syllabes comme s'il s'adressait à une illettrée, je veux que tu me rendes la baguette de Phils.
- Pourquoi le ferais-je ?
- Oh et bien peut-être parce que ça lui appartient et que je veux la lui rendre.
- Je pense plutôt la remettre à McGonagall.
Le petit air sournois du jeune homme se fane, le ciel nuageux de ses yeux devient orage alors que sa voix se fait suffisante :
- Tu vas me rendre cette baguette Granger !
- Sinon ?
Le jeune homme s'approche de quelques pas, menaçant, la jeune fille braque alors les trois baguettes contre son torse, le regard un peu alarmé.
- Arrêtes-toi Malefoy.
Le jeune homme s'immobilise sans pour autant se départir de ce petit air glacial qui le caractérise. Il tend la main en levant un sourcil. Hermione hésite, elle a envie de lui faire payer ce petit air suffisant qu'il se complait à afficher, de briser son assurance si bien tenue, de le faire s'étouffer de frustration, mais en même temps il y a cette petite voix, sourde comme un murmure qui lui dit de ne pas réveiller le chat qui dort… A regret et avec un soupir elle dépose au creux de sa main le petit bâton en bois de houx 37.5cm, au noyau en crin d'hippogriffe.
- Te voilà devenue raisonnable.
- Je ne suis pas raisonnable Malefoy, seulement prudente.
- Je te fais peur alors ?
- Pas le moins du monde, je me méfie juste des coups bas.
Le jeune garçon se retient de lui lancer une remarque acerbe. Il enroula ses doigts agiles autour de la baguette et s'éloigne de la jeune fille.
- Qu'attends-tu pour partir ?
- Mon instinct me pousse à ne pas te tourner le dos. Pars donc devant.
- Pour que tu me jettes un sort ?
- Je ne suis pas aussi fourbe que toi !
Malefoy franchit une fois de plus la distance qui les sépare. Son échine se glace lorsqu'elle plante ses iris chocolat dans l'océan froid des yeux du garçon.
- Pas si courageuse que ça, grince-t-il.
Ses petits poings se serrent, elle ne répond pas à l'injure. Repoussant le jeune homme d'une main, elle passe devant lui, fulminant.
- Si tu tentes quoi ce soit, Ron saura.
- Je te l'ai déjà dit Granger te tuer ne servirait à rien. En quoi consisterait mes distractions sinon ?
- Je te hais tellement Malefoy ! Crache-t-elle en se dirigeant à grandes enjambées vers l'infirmerie pour y retrouver ses amis.
Les jambes repliées sous le menton, Hermione regarde ses amis déblatérer des paroles tant de fois répétées. Dans la Salle sur Demande, autour de la lourde table ronde en bois, les conversations vont bons trains, l'affolement est à son comble. Mais Hermione n'écoute pas, son esprit vagabonde, vers Harry qui lui manque, vers l'Ordre dont elle attend des nouvelles et enfin vers Drago Malefoy dont elle se méfie horriblement. Il est remarquablement intelligent, il l'a prouvé en sixième année en infiltrant les Mangemorts dans le château et en mettant tout en œuvre pour tuer Dumbledore. Derrière cet agaçant masque de cynisme et de séduction se cache un esprit brillant et calculateur.
- Hermione ?
La voix de Ginny tire la jeune fille de ses pensées, son regard glisse sur sa meilleure amie dont les poings sont posés nonchalamment sur ses hanches, rappelant l'autorité de sa mère. En silence, Hermione l'interroge du regard l'air de sortir d'un sommeil agité.
- Nous reconstituons l'A.D oui ou non ?
- Je pense que nous n'avons plus le choix, les Serpentards maîtrisent les Sorts informulés. Il faut que nous puissions nous défendre.
Les discussions s'arrêtent soudainement, Ginny, Neville, Anton, Ron et Luna forment un arc de cercle autour de la jeune fille.
- Tu t'en s'en capable ? Demande Ron visiblement septique.
- Que veux-tu dire ? Demande-t-elle les yeux soudainement brillants.
- Rien mais… Tu n'as pas l'étoffe de… Il se dandine nerveusement, sous les yeux à présent rageur de la jeune fille, je ne te vois pas en Chef, achève-t-il dans un souffle.
- Ronald, qui t'as dit que je voulais être un chef ?
Les autres se sont tus, Anton jette un regard curieux aux trois autres qui lui intiment de se taire, encore une énième dispute entre Ron et Hermione, ils savent qu'il ne vaut mieux pas prendre parti.
- Je… Commence-t-il, les oreilles à présent rouges écrevisses.
- Que souhaites-tu souligner en particulier ? Quelle capacité n'ai-je pas pour que tu me blasphème de la sorte ?
- Non, mais… Tu es tellement…
- Tellement quoi ?
Hermione se rapproche du garçon dangereusement, son visage n'éprouve que rage et fureur. Ron, Ron qu'elle aime comme un frère, qui la tellement fait souffrir, mais qu'elle a toujours pardonné. Son second bras, une partie d'elle même, comment fait-il pour montrer son si peu de confiance en elle ?
- Peut-être, fait-elle sarcastique, pourrais-tu donner des cours ? Toi qui maîtrise si bien les sorts informulés ?
Elle a touché là où ça fait mal. Elle le sait, mais c'était une fois de trop. Il n'a de cesse de la ridiculiser sans arrêt. En piquant doucement, sous un air de taquinerie, alors qu'en fait, elle le sait, il ne fait qu'énoncer ce qu'il pense réellement. Le garçon recule d'un pas, l'esprit faisant écho au sien. Leurs amis retiennent leurs souffles.
- Tu te crois meilleure que tout le monde ? Crache-t-il soudain.
Il ne la voit pas venir, la gifle assourdissante que la jeune fille lui assène. Mais sa douleur vient rougir encore plus sa joue déjà entachée par la colère. Il redresse la tête effleurant son visage meurtri du bout des doigts, les yeux encore plus sombres qu'à l'accoutumé.
- Tu sais bien que non. Lance-t-elle d'une voix froide égale.
Puis attrapant ses manuels sur la grande table de réunion, elle s'approche de la porte d'un pas vif avant de laisser échapper :
- Ginny, je te charge de reconstituer l'AD, nous ferons la première réunion ce dimanche. Avec ou sans Ronald.
Ses talons fins claquent contre le parquet miteux du vieux château. Sa cape noire flotte autour d'elle, l'air que les murs décrépis n'ont pas pu retenir, s'engouffrant pour faire gonfler le tissu. Elle ne s'aperçoit même pas de ce que son image représente, agile, battante. Elle est plongée dans un dédalle de pensées sans fin. Par sa faute. Evidement elle a toujours aimé Ron, elle a toujours aimé ce petit côté revêche qui le caractérise. Mais elle a fini par le détester lorsqu'il s'est mis à s'en servir contre elle. De plus en plus, cela avait commencé en quatrième année avec le bal de fin d'année, lorsqu'elle avait accepté d'y accompagner Krum, et ça ne s'était jamais vraiment arrêter. Comme s'il lui en voulait encore, rancœur enfouie sous un gravas de moqueries. Pourtant, elle a purgé sa peine, et encore, elle ne lui doit rien. Elle n'est pas un objet, elle n'est pas à lui. Elle n'appartient à personne. Personne. Elle est un électron libre. Libre et seule.
- Hermione ? Fait une voix suivie de pas soutenus.
Elle se retourne prête à éclater, quand elle reconnaît la chevelure brune, et les yeux bleus de son collègue.
- Oh, Anton, pardonne-moi, je ne suis pas très disposée.
Il sourit, bienveillant et pose une main sur son épaule.
- Je suis navré pour Ron et toi, mais je viens te parler de l'Ordre.
- Oh excuses-moi, bien sûr.
Elle reprend un peu de contenance, effaçant les larmes encore accrochées au coin de ses yeux, d'un revers de poignet rageur.
- As-tu eu des nouvelles ?
- Et bien… Non j'ai tenté de les contacter, trois fois hier. Ils doivent être débordés.
- Penses-tu qu'ils ont appliqué ton conseil ? Tu sais passer à l'offensive ?
- Je l'ignore, comme tu le sais quand Harry le leur a suggérer, ils n'étaient pas vraiment, pour. Cela fait quelques jours que je ne les ai pas eu en contact. Et toi ?
- Tu es mon seul lien avec eux. Des nouvelles d'Harry ?
- Non plus.
Elle ne peut s'empêcher de laisser l'inquiétude se peindre dans sa voix.
- Je suis sûr qu'il va aussi bien qu'il peut, fait-il en appuyant un peu sur son épaule d'un geste rassurant.
- Oui… Fait-elle, surprise pour ce regain de gentillesse. Je te tiendrais au courant
- Merci. Répond-il en la laissant seule, un instant.
Elle n'a jamais vraiment aimé Anton, froid et distant, celui-ci ne lui avait jamais vraiment inspiré confiance. Mais ils étaient tous deux les seuls membres de l'Ordre à Poudlard avec les Professeurs qui les avaient suivis tous le long de leur cursus, alors elle faisait son possible pour lui communiquer les informations qu'elle recevait bien que celles-ci ne soient que perteset massacres. Mais son attitude, qui a perdu la distance qu'il s'efforçait de préserver la force à penser qu'il deviendrait peut-être son ami. Un jour…
- Tu n'es qu'un idiot ! Peste Ginny Weasley contre son frère, alors que leurs amis rassemblent leurs affaires. Tu sais très bien qu'Hermione est la mieux placée pour nous enseigner les sortilèges informulés. Après Harry elle est la seule qui…
Elle s'interrompt voyant le regard courroucé de Ron.
- Et moi ? Fait-il brusquement, que puis-je faire moi ? Avec Harry qui part jouer les héros en sauvant le monde et Hermione si intelligente, membre de l'Ordre ? J'en ai assez de jouer la cinquième roue du carrosse !
La jeune fille serre les dents et les poings, le visage soudainement crispé.
- Cesses donc de penser à toi ! Tu n'es qu'un égoïste qui ne cherche que la Gloire ! Crois-tu qu'Hermione se réjouisse d'être la première à recevoir les informations mortuaires ? Crois-tu qu'Harry se complaise où qu'il soit, à écumer l'Angleterre. Seul. Perdu ! Voilà quels doivent être ses sentiments.
Se rendant compte du sens de ses paroles, Ron se fige soudainement. En regardant sa petite sœur attentivement, il s'aperçoit de la douleur empreinte sur ses traits, celle qu'elle essaie de cacher, celle présente depuis qu'Harry la quitté, pour sa sécurité.
- Ginny… Commence-t-il mal à l'aise, pardonne-moi.
- Non ! C'est à Hermione qu'il faut dire cela.
- Tu ne comprends pas…
- Oh si ! Je sais que tu l'aimes mais que tu refuses de l'admettre en te cachant derrière des paroles cruelles depuis cinq ans… On peut dire que c'est réussit.
Le visage de Ron, rougeoie. Quand est-ce que sa petite sœur était devenue si mûre ? Si perspicace ?
- Je…
- Ne dis rien, Ron. Je préfère ne pas t'écouter.
Elle rassemble le peu d'affaire qui restent dans la pièce avant de quitter la pièce d'un pas énergique, lorsque le jeune homme se rend compte qu'il est seul dans la pièce. Seul avec ses pensées.
Cours de Potion. Les Gryffondors derrière, les Serpentards devant. Comme toujours. Amycus Carrow n'a pas commencé le cours, il fait les cent pas. D'avant en arrière, d'arrière en avant. Un petit sourire sardonique planté sur les lèvres. Révélateur. Sa carrure, fine et osseuse se déplace lentement, déclenchant ce petit mouvement du bassin qui le fait boiter légèrement. Blessure d'un Aurore. Ses cheveux brun, longs ramenés en queue de cheval, lui donne un air bienveillant. Apparence sournoise.
- Ma sœur et moi, commence-t-il de sa voix traînante et désagréable, avons eu une idée… lumineuse je dois dire. Nous nous sommes dit…
Il garde le silence mimant la réflexion, comme s'il se plongeait dans ses pensées. Hermione elle a la tête appuyée sur son coude, elle regarde Ron à travers le rideau épais de ses cheveux, qui lui tombent en cascade devant les yeux. Ron qui n'ose pas un regard vers, sa plume griffonnant le parchemin d'un geste nonchalant. Neville et Seamus Finnigan, leur camarde de longue date, les séparent, faisant attention de ne pas croiser leurs regards, écho de leur pensées furieuses.
- Nous nous sommes dit, répète Amycus, que, puisque les Serpentards même la danse à Poudlard, nous pourrions, au vu de leur grande amitié avec les Gryffondors, organiser un petit travail Col-le-ctif.
L'attention d'Hermione est soudainement accaparée par les paroles de l'un des professeurs qu'elle hait le plus. Sa tête se redresse. Ses yeux s'ouvrent elle entend la suite.
- Vous nous concocterez une potion, aux effets…corrosifs ! Une potion violente, machiavélique. Qui ne tue pas, certes, mais qui fait souffrir. Et puis nous la testerons sur les perdants… Dans deux semaines. Le choix est simple Deux Serpentards, un Gryffondor.
Simple plaisir de voir le pauvre Gryffondor être martyrisé. Cruel. Perfide.
- J'ai crée les groupes, et je ne les change pas !
Son rire éclate, sordide, puissant.
Le regard d'Hermione s'agrandit de peur, elle glisse un regard vers ses amis. Le sous-nombre des Gryffondors motive cet exercice.
- Lach, Goyle et Finnigan. Nott, Parkinson et Londubat.
Le regard du premier glisse vers le dernier, un sourire mauvais, triomphal sur les lèvres.
-Fain, Perch et Thomas. Ores, Randall et Patil. Down, Crabbe et Weasley.
Hermione voit Ron serrer les dents à la mention du garçon avec lequel il s'est battu dans les couloirs.
- Zabbini, Malefoy et Granger. Rozier…
Déjà Hermione n'entend plus, un bruit bourdonnant résonne dans ses oreilles, un sifflement aigue, assourdissant, étourdissant. La peur. Ses yeux rencontrent ceux de Ron, toute rancœur envolée. Liés par l'inquiétude, la solidarité.
Lorsque la fin du cours vient, la jeune fille rassemble ses affaires et prend la direction de la sortie à grandes enjambées avant qu'une voix ne la cloue sur place.
- Granger… J'avais peur que tu m'oublies mais avec ce…devoir, me voilà rassuré.
- Même sans cela Malefoy, ta présence n'est pas si facilement ocultable.
- Dois-je le prendre comme un compliment ?
- Non.
Il sourit, rajustant une de ses mèches de cheveux.
- Je sens que ces deux semaines vont être divertissantes.
Elle tourne le dos, et s'éloigne de lui à grande enjambée, le parchemin dans sa poche, lui intimant un appel de l'Ordre.
?... (regard suplliant)
