Hum... Voici un chapitre que j'ai pris beaucoup de plaisir à écrire! Je sais il est proche du quatrième! Parce que ce dernier m'a demandé beaucoup de temps et que je l'écrivais pensant déjà au cinquième! J'espère que vous aimerez et je ne le répèterais jamais assez mais...Merci merci!
V.
- Alors Granger, divertissant ? Demande Carrow sœur en déliant lentement les cordages qui retenaient ses pieds.
La jeune fille se masse ses chevilles violacées sans pour autant répondre, le brusque afflux de sang dans son cerveau l'empêchant de garder ses pensées rationnelles.
- On a perdu sa langue ? Où est passé cette joute verbale avec laquelle tu m'harassais ?
Hermione la fusille du regard, avant de se remettre sur ses pieds, quelque peu tangente.
- Je suis heureuse que mon frère t'ai envoyé, tu es mon élève favorite, Sang de Bourbe.
Sa haute stature la pousse à se pencher vers Hermione afin de river ses yeux dans les siens. Noirs, brumeux, cruels, perfides.
- Bien.
Elle se redresse, l'air fière d'elle. Toisant la jeune fille avec un air de dégoût empreint sur son visage.
- Dégages, maintenant.
La jeune fille ne se le fait pas dire deux fois, rajustant sa robe de sorcier et ses cheveux ébouriffés, elle empoigne sa baguette, la prenant probablement trop brusquement des mains de la Mangemorts. Regards haineux. Animosité palpable.
Elle longe le couloir sans fin des sous sol du château, avec l'envie brutale de s'arrêter à chaque porte, sachant qu'un élève est sûrement enfermé sans eau, retourné à l'envers ou encore en proie à d'horribles hallucinations dû à l'ingestion d'une Potion particulièrement abominable. Des cris retentissent, lui déchirant le cœur. Pire encore, ce bruit là, étouffé, le gémissement d'une petite fille qui souffre. Hermione se tourne, Carrow sœur n'est pas dans son champ de vision. Avec prudence elle sort sa baguette et la pointe vers la cellule d'où provient les hurlements, les syllabes se détachent dans sa tête formant le sortilège informulé :
« Aloho… »
- Granger ! Souffle une voix contrariée.
Elle sursaute alors que la main de Drago Malefoy enserre son bras, la traînant sans ménagement en dehors des cachots. La jeune fille tente de se débattre, mais c'est peine perdue, la poigne est trop forte et le garçon ne se souci guère de son avis. Lorsqu'ils débouchent dans un couloir sombre, il la lâche, sans la regarder. Elle masse son bras, furieuse, à l'endroit où sa main l'a serré, demain il y aura un bleu, à coup sûr.
- Qu'est-ce qui t'a pris ?
Il se retourne, un orage violent s'engonce dans ses yeux gris.
- Et toi ? Crois-tu que mourir en sauvant cette gamine t'aurais été bénéfique ?
Elle recule d'un pas, surprise par ce brusque élan de colère.
- Je croyais que tu voulais que je meure. Murmure-t-elle.
- Pas avant d'avoir finit ma Potion en tout cas, grince-t-il retrouvant son masque de cynisme habituel.
- Carrow n'était pas là.
- Crois-tu vraiment que Les Mangemorts sont si peu fiables, Granger ? Tu pensais vraiment pouvoir entrer dans cette cellule, prendre cette gamine sous le bras et filer sans peur des représailles.
- Je…
- Evidemment, il sourit narquois. Prends donc un peu de plomb dans la cervelle, Granger et arrêtes de jouer les héros.
Elle crispe ses poings, voulant lui lancer une réplique cinglante mais il est déjà loin, sa démarche chaloupée l'entraînant à distance de la jeune fille.
- Neville !
- Oh tiens, Luna, comment te sens-tu aujourd'hui ?
La jeune fille le scrute un instant, le regard vide. Ce sont ses traits de personnalité qui mettent le jeune garçon mal à l'aise face à la Serdaigle.
- Certains Serdaigles de la nouvelle AD sont venus me parler, cela fait plaisir, maintenant j'ai vraiment la sensation d'appartenir à ma Maison.
Le garçon se trémousse un peu l'air nerveux.
- Ne t'en fais pas pour moi, ajoute Luna, je vais bien.
Elle sourit alors, de ce sourire innocent et un brin mélancolique. Neville le lui rend mais en un peu plus crispé.
- J'en suis heureux.
- J'ai lu le livre de Rita Skeeter, annonce-t-elle.
- Ah ? Répond le garçon distraitement en repoussant une des mèches clairs de ses cheveux qui lui retombe instantanément sur les yeux.
- Celui de Dumbledore.
Neville pivote son regard vers elle, les sourcils un peu froncés.
- Je pense qu'Hermione voudrait en informer Harry, lance-t-elle en lui glissant l'ouvrage dans les mains, ouvert à la page quarante trois.
Intrigué, il lui adresse un regard interrogateur avant de plonger dans le livre. Fuyant, ces quelques moments où Luna l'effraie à être aussi clairvoyante. A mesure que ses yeux parcourent les caractères noirs sur le papier blanc neige, son visage est frappé d'horreur.
- Pour le plus grand bien ? Crache-t-il dégoûté en jetant presque le manuel dans les bras de la jeune fille. Dumbledore n'a jamais pu dire ça.
- Moi, je crois qu'il l'a dit. Répond Luna d'une voix posée. C'est une vraie lettre, Dumbledore l'a écrite à Grindelwald.
- Gellert Grindelwald a été vaincu par Dumbledore, c'est d'ailleurs ce qui l'a rendu célèbre je ne vois vraiment pas comment ils auraient pu être amis.
Elle hausse les épaules avant de porter son regard vers le plafond magique, qui représente une nuit noire obscurcie par les nuages.
- C'est étrange il fait pourtant beau dehors.
Neville reprend le livre des mains de la jeune fille avec douceur avant de lui demander :
- Je peux lui apporter moi-même ?
- Quoi donc ? Fait-elle son regard neigeux toujours axé sur le plafond.
- Le livre. A Hermione.
- Oh oui. Fait-elle. Je dois y aller maintenant.
Ses longs cheveux or dansent alors que son corps pivote, laissant Neville seul, encore sous le choc, les yeux posés sur la couverture du livre, sur le visage bienveillant de son ancien directeur qui lui sourit, amical. « Vie et Mensonges d'Albus Dumbledore ». Foutaises. Et pourtant…
Ron se prélasse dans un fauteuil moelleux, devant une partie d'échec, il tient à la main son cavalier qui ne cesse de se débattre, furieux d'être ainsi tenu en l'air. Mais le garçon ne s'en souci guère, le regard placé sur son jeu, , son esprit vagabonde vers ses premières années où tout n'était qu'insouciance et amitié. Aujourd'hui, tout lui semble compliqué, ses sentiments, la guerre. Il a conscience qu'on la jeter trop rapidement dans un monde d'adulte, sans jamais lui demander son avis. Il sait qu'il n'est pas comme Harry ou Hermione à prendre tout avec facilité ou avec courage. Il réagit comme un gosse avec ses crises stupides. Mais comment faire ? Oui comment faire autrement lorsque la femme qu'on aime semble vous prendre pour un cretin immature ? Ron a choisi de le rester. En sachant pertinemment que ce n'est pas ainsi que les choses vont s'arranger. La porte s'ouvre, laissant passer sa petite sœur, le visage rouge d'avoir couru.
- Je t'ai cherché partout ! Lance-t-elle, en laissant retomber ses bras le long de son corps
Il lui adresse un regard las.
- Si tu es venue pour les reproches, je n'en ai que faire.
Le petite rousse attrape une des chaises qui se trouvent autour de la grande table ronde et vient se placer en face de son frère.
- Je suis venue parler, Ron.
Leurs regards identiques, se plongent l'un de l'autre, avant que Ron ne se décide à poser son cavalier, qui fulmine levant haut le poing, devant la bienveillance qui émane de sa petite sœur.
- Parlons alors.
- Comment vas-tu ?
- Je vais bien, Ginny.
Elle le regarde, sourcils froncés, l'air peu convaincu.
- Aussi bien que possible.
- Je ne suis pas là pour te juger. Mais si tu veux un conseil. Ta technique n'est pas la bonne.
- Mais je le sais ! Rugit-il en se levant soudainement, faisant sursauter sa sœur. Je le sais.
Sa voix est plus douce.
- Hermione est malheureuse chaque fois que vous vous disputez. Tu la détruis en faisant cela. Tu te détruis toi-même. C'est…tellement ridicule ! Ajoute-t-elle en se levant avant de poser une main réconfortante sur l'épaule de son frère. Ron. Cesses de faire l'enfant, tu as la chance d'avoir la femme que tu aimes, chaque jour à tes côtés, moi je vis dans l'absence, l'attente et l'incertitude. Fonce.
Il plonge son regard dans le sien, avant de la serrer contre lui.
- Je ferais des efforts, je te le promets. Mais c'est moi, je suis ainsi. Je n'y peux rien.
Hermione ouvre les yeux, consciente de la vibration qu'émet le parchemin sous sa main. Avant de se lever d'un bond et de tapoter le code qui permet d'établir le contact.
Harry ! Tu es vivant !
Hermione, je suis navré, il m'est difficile de donner des nouvelles aussi souvent que je te l'avais promis.
Je le comprends Harry, je me suis fait tellement de souci. Comment vas-tu ?
Je vais bien, il en reste quatre.
Tu en as eu un, oh Harry !
Oui, je suis la trace de RAB, je suis proche de trouver le quatrième.
Je suis tellement fière de toi.
Et vous ? Comment allez-vous ?
Tout le monde va bien. Tout le monde, Harry. Nous nous en sortons bien. Pour l'instant rien ne bouge vraiment.
Elle décide de taire les informations concernant le ministère.
Vraiment ?
Mais oui, ne t'en fais donc pas. Nous avons refait une AD, j'apprends aux élèves des sortilèges informulés.
C'est parfait Hermione, ça me réchauffe le cœur de savoir que vous vous défendez. Ron va bien ?
Hermione laisse un temps d'attente avant de répondre.
Ça va.
Vous vous disputez toujours autant ?
Comment l'as-tu su ?
Je te connais comme personne Hermione.
C'est vrai. Mais ne t'en fais pas, ça passera comme toujours.
Elle laisse encore un instant d'attente avant de reprendre.
Tu me manque Harry.
Tu me manque aussi, Mione.
Ginny me demande souvent de tes nouvelles.
Comment va-t-elle ?
Elle va bien. Comme nous tous. Elle se défend, et nous sommes là pour elle. Mais tu lui manque.
Je sais… Je vais couper la communication. J'ai l'impression que l'on me surveille.
On te surveille ? Qu'est ce que ça veut dire Harry ?
Son cœur bat la chamade à cette évocation.
Depuis le début je sens que quelqu'un me suit. Mais je ne sens pas d'animosité autour de moi. Ce n'est donc pas un Mangemort, ni un espion de Voldemort, je ne pense pas.
Tu es sûr ?
Oui, sinon je ne serais pas aussi serein. J'ai l'impression qu'il m'a…facilité la tâche depuis le début.
Sois très prudent Harry, ne quitte pas ta baguette.
C'est promis. Prends soin de toi et…des autres.
Les lettres s'effacent toutes une par une, laissant le parchemin vierge et Hermione le cœur un peu plus léger. Heureuse, elle décide de partager cette bonne nouvelle avec ses amis. Aussi elle se dirige d'abord dans le dortoir de Ginny, le plus proche du sien et frappe avec violence.
- Ginny ouvre ! C'est Hermione.
Affolée la jeune rousse ouvre la porte.
- Que se passe-t-il Hermione ? Il est arrivé quelque chose ?
Mais son expression change lorsqu'elle voit l'expression radieuse de son amie.
- Il est vivant Ginny, il est vivant et il va bien !
La jeune Weasley fond alors dans les bras de sa meilleure, étouffant des sanglots qui refusent de franchir ses yeux.
- J'aimerais que tu avertisses Ron, murmure Hermione alors que des jurons les poussent à quitter le dortoir.
- Oh, Hermione, ne devrais-tu pas t'en charger, ça… ferait peut-être avancer les choses, non ?
- Non, Ginny, fait-elle en lui prenant les mains. Fais-le pour moi, s'il te plaît. S'il a des questions à me poser, il viendra lui-même.
La jeune rousse hoche la tête, avant de se diriger vers le dortoir des garçons la silhouette d'Hermione filant déjà vers le sien.
- Tiens.
La moue dépitée, Neville tend à Hermione l'ouvrage de Rita Skeeter. La jeune fille indécise ne s'en empare pas, un peu nerveuse.
- Je l'ai déjà lu, affirme-t-elle.
- Tu… ? S'étouffe-t-il presque.
- Oui Neville, je sais ce que contient ce torchon.
- Et qu'as-tu à dire ? Y crois-tu ?
- Et bien… Tu sais Neville après l'avoir lu cet été, je…j'ai fait quelques recherches notamment du côté de Batilda Tourdesac, la tante de Grindelwald et j'ai… Je
La jeune fille sent sa gorge se nouer face à ce qu'elle va lui dire. Voulant rebrousser chemin.
- Dumbledore, l'a bien côtoyé dans son passé et…il semblerait effectivement qu'il est flirté avec la Magie Noire.
Neville lâche alors ses manuels de cours, provocant un bruit sourd et le regard de certains élèves présents dans la Grande Salle. Parmis cette marée de visages, Hermione peut apercevoir celui de Drago Malefoy qui plisse les yeux, alerté. La jeune fille empoigne Neville après avoir ramassé ses livres, épars au sol et de l'attirer dans un coin plus reclus.
- Cela ne remet pas en cause celui qu'il a été quand…
- Bien sûr que si Hermione voyons ! S'emporte le garçon. TOUT ce que nous a dit Dumbledore était mensonge ! Sa vie est mensonge ! A-t-il vraiment pactisé avec le diable ? A-t-il abandonné sa sœur ?
- Neville… Tente la jeune fille en posant une main apaisante sur son bras.
- L'as-tu dit à Harry ?
Devant le silence de la jeune fille, il ajoute, mutin :
- Ou alors ignore-t-il qu'il est en train de mourir pour un vieux fou ?
Hermione lève un bras, la colère impossible à contenir, prêt à s'abattre sur la joue de Neville, mais il retombe mollement le long de son flanc.
- Essaies seulement de faire la part des choses, claque-t-elle avant de détourner les talons, folle de rage.
- Hermione.
La voix de Ron est douce, repentie, elle s'arrête net, les larmes aux yeux.
- Cette Guerre vous rend tous fous. Elle vous égare complètement. Murmure-t-elle en sanglot, gardant le dos tourné.
- Je tiens à m'excuser de mon comportement Hermione. Me pardonneras-tu ?
Elle se tourne enfin vers lui, et il est surpris de trouver dans son regard de la colère, froide.
- Bien sûr, murmure-t-elle une étincelle tendre et affectueuse brillant dans ses yeux avant de s'éteindre, jusqu'à la prochaine fois.
Il s'approche d'elle saisissant sa main dans la sienne.
- Je suis sincèrement désolé de t'avoir blessé, Hermione. Je regrette.
Dans ses yeux danse une flamme qu'Hermione n'avait jamais vu, ou voulu voir. Elle retire ses mains précipitamment, troublée, gênée.
- Euh… Fait-elle bégayant quelque peu. Pas de problèmes, Ron.
Fugace, il replace une de ses mèches volante derrière ses cheveux. Et se penche vers elle, doucement, yeux fermés. Se déplaçant légèrement, Hermione repart de la où elle était venue.
- Je…J'ai oublié quelque chose.
Ron semblant sortir de son sommeil, agite la tête de côté.
- Bien, je… je vais aux dortoirs.
Empruntant chacun une direction opposée.
Neville est agenouillé près de la grande tombe blanche. Il pleure. D'ordinaire il ne s'y autorise pas, surtout depuis deux ans, depuis qu'Augusta Londubat clame haut et fort qu'il est le digne fils de son père. Mais là, il a senti le sol se dérober sous ses pas. Dumbledore était l'homme en qui il avait le plus confiance, et penser qu'un jour il ait pu émettre le souhait de gouverner les Moldus, le remplit de haine. Il enfonce ses doigts dans la terre rendue molle par la pluie et murmure à travers ses larmes salés « Pourquoi ? Pourquoi ? ». On ne change pas du jour au lendemain. Condition. Obligation. De la même façon qu'on reparti les élèves dans leurs maisons. On est ce que l'on choisit d'être. Dumbledore avait choisi d'être mauvais… Son premier choix…
Qu'a-t-il bien pu se passer ? Ron allait l'embrasser, non ? Ou alors elle l'avait rêvé. Ça n'aurait pas été la première fois. Pourtant elle l'avait senti, ce… Ses pas la guidant malgré elle, nez rivé au sol, elle ne l'avait pas vu, planté au milieu du couloir, avant de lui rentrer dedans de plein fouet.
- Malefoy ! Grince-t-elle, un peu en colère.
Lui, reste impassible, son habituel sourire en coin accroché aux lèvres, mains derrière le dos.
- Touchant tableau avec Weasley…
Narquois. Elle le foudroie du regard.
- Tu m'espionne à présent ?
Ses sourcils prennent un air d'accent circonflexe avant qu'il ne réponde, dédaigneux :
- Bien sûr que non, je passais par là, vous étiez sur mon chemin, je n'ai pas voulu interrompre son si beau discours.
- Espèce de…
- Granger, la coupe-t-il, ne sois pas si agressive.
- Je ne suis pas agressive. Fait-elle agacée, puis après un instant de silence elle ajoute : Mais au fait, où étais-tu ces derniers jours ?
- Je ne vois pas en quoi ça te concerne ! Claque-t-il menaçant.
- En rien, fait-elle doucement, un peu préoccupée face à cet élan de colère qui le caractérise et qui l'inquiète. Je me demandais juste… Car tu as manqué le rendez-vous de Potion.
- Je t'ai manqué ? Ajoute-t-il en reprenant cet air moqueur.
- Evidemment que non ! Zabbini est bien plus cordial que toi.
Il ricane, avant de s'adosser nonchalamment contre le mur, bras croisés.
- Tu as bouleversé ce pauvre crétin de Londubat.
- Ne l'appelle pas comme ça, Neville a bien plus de courage que tu n'en auras jamais ! S'énerve-t-elle en pointant un index rageur contre son torse.
Il dégage sa main, d'un geste brusque, ses yeux redevenus orage.
- Courage ? Il n'avait pas l'air d'en avoir beaucoup lorsque je l'ai vu chialer sur la tombe du vieux…
- Ne continue pas Malefoy ! Tu n'as pas le droit de dire ça ! Après ce que tu as fait ! Dumbledore a fait de Poudlard, un endroit sûr et réconfortant et TOI, tu as foutu en l'air !
Il ne répond pas, se contentant de l'observer, d'un regard qui la surprend, un regard presque...affligé. Les yeux ronds, Hermione ne peut s'empêcher de l'interroger silencieusement.
- Je déteste Poudlard, Granger.
- Comment le peux-tu ? Souffle-t-elle narquoise. Cette école est dirigée par tes précieux Mangemorts. Tu es un privilégié.
A son grand étonnement, il ne riposte pas. Se contentant d'afficher un sourire ironique.
- J'ai toujours détesté Poudlard.
Elle s'étonne de se brusque élan de confessions. Son visage pivote vers lui, ses yeux sont devenus bleu sombre. Elle n'ajoute rien, intriguée, le laissant continuer.
- Ne trouves-tu pas que toute cette hiérarchie est pitoyable ?
Hermione sursaute, pitoyable n'est pas le mot qu'elle emploierait pour qualifier Poudlard.
- Non, j'ai lu l'Histoire de Poudlard. Je pense qu'une bonne répartition est idéale pour exploiter les facilités de chacun.
- Ne t'es-tu pas demandé ce qui avait conduit à toute cette mascarade ?
- Que veux-tu dire ?
- Qu'il n'y pas différentes catégories de personnes. Les Serdaigles ne peuvent-ils pas être courageux ? Certains Poufsouffle n'ont-ils pas fait de mauvaises choses ? S'ils avaient été envoyés à Gryffondors, penses-tu que les Serpentards se seraient tournés vers Tu-Sais-Qui ?
- Je…
Pour la première fois la jeune fille se sent déstabilisée, perdue. Elle a l'impression que tous ses repères sont chamboulés. Car elle n'a jamais vu les choses ainsi. Mais à présent qu'il lui a expliqué son ressentiment, elle lui accorde raison. Ironie ridicule.
- Les Gryffondors et les Serpentards sont voués à se détester. C'est ainsi. C'est dans l'ordre des choses. Mais ne t'es-tu pas dit qu'ils auraient pu devenir amis ? Ou plus ?
Elle frissonne devant son regard poignant. Troublée elle tourne le dos, chancelante.
- Où vas-tu ? Fait-il surpris.
- Je… Je… Dans ma Salle Commune.
- Navré, d'avoir fait voler en éclat toutes tes belles certitudes.
L'esprit bouleversé, avec l'impression que le sol se dérobe sous ses pas, Hermione quitte le couloir à grands pas.
Alors? :D
PS: J'ai fait une faute impardonable dans le chapitre 4 je dis qu'il ny a que peu de temps avant que le ministère tombe, alors que dans mon chapitre 1er j'ai dit qu'l était déjà tombé, voulant me calquer sur le livre, or j'ai réecrit la phrase du premier chapitre car je ne voulais pas qu'il soit prit si tôt
Toutes mes excuses, sincères!
