Et voilà le Chapitre 7. Vous avez vu la rapidité? Je suis trop prise dans mon histoire. hihi
Et puis j'ai peur qu'en mettant trop de temps à poster vous vous lassiez, vous oubliiez un peu l'histoire.
C'est tant mieux pour tout le monde finalement.. Hihi
est-ce nécessaire que je vous remercie encore? Oui!
Alors....Merci! Merci! Merci!!
J'espère que ce chapitre vous plaira! J'y ai mis beaucoup de coeur.
VII.
Ces violents plaisirs ont des fins violentes.
Romeo et Juliette. William Shakespeare
- Granger ?
La voix paraît inquiète. Hermione glisse le parchemin dans sa poche. Elle se retourne. Elle est bien plus pâle que d'ordinaire. Ses yeux sont fous.
- Montres-moi ton bras, Malefoy.
- Quoi ? Tu es cinglée.
- Ton bras ! Crache-t-elle l'urgence de la situation la rendant presque hystérique.
Il recule prêt à partir mais emportée, elle saisit son bras et remonte la manche avec une brutalité qui ne lui ressemble pas. Puis elle la voit, ancrée dans sa peau pâle. Verte, grise peut-être bleue. Un instant la tête lui tourne, une nausée la prend, elle se sent obligée d'agripper le mur pour ne pas s'écrouler. Il s'approche avec l'air de vouloir l'aider.
- N'approche pas ! Hurle-t-elle, tu es un foutu Mangemort !
Elle a l'air démente.
- Allons Granger, ne me dis pas que tu l'ignorais.
- Je… Je…
Elle tremble comme une feuille, ne pouvant s'arrêter. Des perles de sueurs s'accrochent à son front. Elle est d'une transparence maladive. Il a un instant peur qu'elle ne s'écroule. Lui, semble d'un calme olympien. Qui la terrorise davantage.
- Tu pensais qu'il y avait une chance n'est-ce pas ? Franchement après ce que j'ai fait l'année dernière et…
- La Ferme ! Tu es trop con Malefoy.
- Pourquoi ça te touche autant Granger ?
La respiration se fait erratique à mesure que ses pas séparent le gouffre qu'il y a entre eux.
- Recule… Chuchote-t-elle.
- Pourquoi ?
Parce que je ne peux pas réfléchir quand tu fais ça. Pense-t'elle
- Vraiment ?
Elle a parlé à voix haute. Elle frissonne à l'entente de cette voix qu'elle ne connaissait pas si chaude, si velouté. Alors elle le repousse à deux mains, s'éloignant de quelque pas. Dos à lui, elle s'arrête, reprend son souffle. Pour éclaircir ses idées.
- Granger.
La voix a déjà reprit son timbre sarcastique. Elle se tourne, s'approche de lui à grand pas et relève le menton pour planter ses yeux furieux dans les siens, défiante.
- Tu n'arrêtes pas de souffler le chaud et le froid. Qu'attends-tu de moi, Malefoy ?
Elle soutient le regard gris océan de son ennemi de toujours. Avant de le voir flancher, imperceptiblement. Une crispation de la mâchoire. Ses yeux qui cillent. Imperceptible. Pas pour elle.
- Je ne sais pas, murmure-t-il presque inaudible en s'éloignant à grands pas.
- Prépares une réunion de l'AD, Ginny, immédiatement.
La jeune rousse hoche la tête, avec rapidité elle enclenche le mécanisme du faux gallion. Prête à partir si des retardataires se sont déjà endormis, épuisés par l'entrainement d'Hermione.
- Qu'allons-nous faire ? Demande Anton
- Ce que nous devons, répond la jeune fille d'une voix posée.
- Ce que nous devons, Hermione ? Qu'est-ce que nous devons ?
- Nous battre. Aider. Soigner. Réparer. Réfléchir. Quitter l'Ecole.
- Quitter l'école ? Questionne Neville. Et tous ces élèves qui restent ?
- Il faudrait que certains restent, ceux qui ne sont pas… Membres de l'Ordre.
Dans sa voix il y a un tremblement de culpabilité.
- Tu veux dire, Neville et moi, pas vrai ? Demande Ginny, un sourire sarcastique étirant ses lèvres.
- Pardonnes-moi, Ginny mais je… Il faut que quelqu'un… C'est que…
Merlin ce qu'elle peut être confuse. Elle a l'impression de les trahir.
- Ne vous méprenez pas, je ne souhaite pas vous laisser en arrière. Mais, je dois retourner au QG. Et je veux garder un contact avec Poudlard. Il me faut une personne de confiance. Des amis. Souligne-t-elle en leur lançant un regard appuyé.
- Nous veillerons sur l'école, Hermione. Nous ferons payer les Carrow.
Elle baisse les yeux. Prendre des décisions. Laisser ses amis en arrière. En garder près d'elle. Se battre. Tout ceci n'est pas pour elle. Elle le sait bien. Mais que peut-elle y faire ?
- Luna, j'aimerais que tu restes aussi.
La jeune fille hoche la tête, l'air de ne pas être dans la conversation. Peu à peu les élèves entrent dans la Salle sur Demande. Les yeux rouges. L'air endormis. L'air se demander ce qu'elle va encore leur faire endurer. Alors elle explique, elle explique si longtemps et si bien que les premiers rayons de soleil viennent la chatouiller, l'obligeant à les renvoyer dans leurs dortoirs avant le lever des Carrow. Puis elle retourne dans sa Salle Commune accompagnée de Ginny.
- Tu ne comptes pas vraiment retourner au QG, pas vrai Hermione ?
- J'ignore ce que tu entends par là, réfute la jeune brune, tentant d'afficher un regard surpris.
- Allons, ne joue pas à ça avec moi. Je sais que tu projette de retrouver Harry.
- Ginny… Murmure-t-elle.
- Non, je comprends. Ce que je souhaite simplement c'est que tu me tiennes au courant des avancés.
- C'est promis, assure-t-elle rassurée.
- Ce que je me demande c'est comment tu vas renvoyer Ron et Anton au QG sans y aller toi-même. Tu ne comptes pas vraiment les semer pas vrai ?
- Je compte passer au QG. Un jour. Deux peut-être.
- Quand pars-tu ?
- Bientôt.
Le soir tombe, elle avise Ron avachi au dessus d'un parchemin. Elle avance. Sa cape fermement serrée contre elle.
- Ron ?
Il se retourne, l'air grave. Le front encore barré par une ride de concentration.
- Que fais-tu ? Murmure-t-elle
- Je remplis un rapport pour l'Ordre.
Elle sursaute. Pour l'Ordre ?
- J'ai eu dix sept ans, il y a deux jours.
Elle ouvre la bouche atrocement ennuyée.
- Mais qui… ?
Il ne pouvait pas passer les tests d'entrée sans retourner au QG.
- McGonagall. Elle est toujours ici, même si les Carrow l'empêchent de tourner en rond.
- Ron, je suis tellement désolée. Pour tout…
Elle a envie de fondre. Les larmes perlent à nouveau contre ses yeux. Est-ce que cela va s'arrêter un jour ? Va-t-elle s'endurcir afin de ne plus laisser ses traitresses de larmes envahir son visage à chaque fois qu'une vague d'émotion la submerge. Le jeune roux s'est levé, empoignant ses épaules avant de la serrer contre lui.
- N'en parlons plus, d'accord ?
Elle hoche la tête encore secouée de sanglots. Jamais elle ne lui serait aussi reconnaissante qu'en ce jour. Il est là. Son ami. Son meilleur ami. Revenu.
- Tu m'as manqué, souffle-t-elle. Sans toi, je me sens estropiée.
- Hermione cela fait à peine deux jours…
- Je sais mais cela fait déjà beaucoup trop.
Il sourit avant de la serrer à nouveau contre lui.
- Nous partons bientôt n'est-ce pas ?
- Demain.
A pas feutrés, elle descend les escaliers qui mènent aux cachots. Ses pieds ripent contre la pierre humide et elle vient s'agripper à la rampe de bois qui les borde. Elle reprend sa respiration. Bien décidé à faire une bonne action avant son départ. Si seulement elle avait en sa possession la cape d'invisibilité d'Harry, tout serait tellement plus simple. Le sang cogne contre ses tempes sous l'effet de la peur. Elle serre étroitement sa baguette, les os craquant sous cette violence. Avec le plus de discrétion possible, elle rampe le long des cellules, essayant de se faire la plus silencieuse possible. Son cœur rate un battement, lorsqu'elle étend des éclats de rires provenant de l'une des cellules, aliénés. Elle s'approche, lentement avant de s'apercevoir qu'un orifice, lui donne une vue sur l'intérieur d'une Salle dissimulée. Elle pose son regard à l'intérieur et aperçoit avec horreur, cinq Mangemorts. Elèves. Comme Malefoy. Un enfant recroquevillé pousse des hurlements inhumains. Allongé le corps mutilé, déjà ensanglanté.
- Doloris !
Il convulse sous l'éclat de rire des cinq garçons. Son visage n'est presque plus identifiable, de longues griffures entament la chair de sa joue.
- Diffindo !
La baguette trace une ligne sur le corps du gamin, déchirant aussitôt sa peau, provocant ses cris. Une rage sourde s'empare d'Hermione, faisant affluer le sang encore plus rapidement contre sa tempe. Elle attrape sa baguette prête à tous les détruire, mettant fin au supplice du garçonnet par la même occasion.
- Les gars, fait une voix qui la cloue sur place. J'ai entendu du bruit, montez voir.
Elle se redresse et dans un effort desepéré, se met à courir à en perdre haleine, sans se retourner, avec la désagréable impression que ses jambes s'alourdissent à mesure qu'elle avance comme moulées peu à peu dans du ciment. Elle ose à peine un regard en arrière mais les bruits de pas ne s'estompent pas. Semblant la pourchasser où qu'elle soit. Les murs sombres du château défilent sous ses yeux à une telle vitesse qu'elle ne distingue que la forme contenue dans les tableaux qui les jonchent. Ses foulées l'entraînent aussi loin que possible de cette scène atroce, qu'elle aimerait effacer de sa mémoire. Alors que les bruits de courses, derrière elle, se font plus silencieux, elle s'autorise un léger ralentissement, mais alors tout se passe très vite, son corps bute contre quelque chose qu'elle n'a pas vu et deux bras l'enserrent à une vitesse alarmante, puissants. Terrifiée, elle se débat, pousse, griffe, frappe sans aucun succès. Ses forces peu à peu la force à renouer avec son esprit, à quitter son instinct et c'est alors qu'elle sent cette odeur, son odeur. Ses yeux chocolat se lèvent et alors qu'elle ne devrait pas, son corps se relâche de soulagement lorsqu'ils croisent ses iris gris. Juste parce qu'il est là.
- Qui y a-t-il ? Demande-t-il de cette voix si froide mais au combien magique.
- C'est horrible…ils…Ils… il y avait du sang et… ces hurlements…
Elle s'autorise à craquer. Dans ses bras elle s'accroche autant qu'elle peut alors qu'il resserre sa prise, l'entraînant dans une classe vide. Aussitôt elle entend les pas derrière la cloison qui la cherchent. Il prend alors son visage en coupe dans ses mains et sèche ses larmes d'un revers de son pouce, l'aidant à retrouver son calme.
- Ca va ? Demande-t-il en sentant sa respiration se calmer.
Elle acquiesce ne se sentant toujours pas prête à parler.
- T'ont-ils vu ?
- Non, je ne pense pas. J'ai eu si peur…
- Tu ne risques plus rien maintenant.
Elle sèche ses pleurs. Ils attendent. Une heure, deux peut-être. Le temps semble filer sans assurer de régularité. Elle est contre le mur, une main sur sa tête, il est près d'elle. Assis. Attendre d'être sûrs. Lorsqu'il se lève et se dirige vers la porte. Elle ne peut empêcher les mots de franchir ses lèvres.
- Restes…
Il se retourne face à cette demande, elle baisse le regard, consciente d'avoir dépassé les bornes.
- Mais où est Hermione ? S'impatiente Ron.
- Elle a dit qu'elle devait faire quelque chose avant son départ. Montes dormir, tout va bien pour elle. J'en suis certaine.
- Comment le peux-tu, Ginny ?
- Je le sais c'est tout. Où en est ton rapport ?
- Nulle part. Il est bien, seulement je le trouve tellement parasité de fioritures ! Je tourne en rond, obligé de broder. Je n'ai jamais été très bon en littérature. Sourit-il comme pour s'excuser.
Elle épie ses traits, pâles sous les multitudes de tâches brunes qui parsèment son visage.
- Tu veux me le montrer ? Nous attendrons Hermione ensemble.
- Après tout, tu sais déjà ce qu'il contient.
Ils se toisent un instant, ravis de retrouver cette cohésion fraternelle, qui semble se délier peu à peu, à mesure que la Guerre les rattrape, comme une ombre silencieuse, sournoise, tapie, se jouant d'eux. De leurs sentiments.
- Pourquoi étais-tu dans les cachots avec moi cette fois là ?
Il hésite le regard fuyant, la lèvre tremblante.
- J'ai envoyé un sortilège impardonnable.
Elle le regarde sceptique.
- Je ne pense pas que les Mangemorts se formalisent de ce genre de banalité, lance-t-elle ironique.
Alors qu'elle le regarde du coin de l'œil, sa mine sombre la force à déglutir.
- Lequel ? Fait-elle d'une voix faible.
- Le pire.
Elle recule. Sous le choc. Vacillante.
- Je te fais peur ?
- Un peu. Elle opte pour la vérité.
Elle n'ose pas poser la question, sa gorge est sèche ses mains tremblantes. Alors, il répond, pour ne pas la forcer.
- Seth Goren. Il était en sixième année. Un Serpentard.
- Un Serpentard récalcitrant ? Murmure-t-elle la gorge serrée.
- Non, plutôt trop enthousiaste.
- Je ne comprends pas… Avoue-t-elle.
- Ne cherche pas à le faire, Granger. Etre Mangemorts c'est comme se jeter dans la gueule du loup. Il faut vraiment être foutrement cinglé.
- Tu es cinglé, Malefoy.
- Je le suis. Mais lui, lui c'était un démon. Il a fait des choses, Granger, tu ne peux pas imaginer. Ceux dans les cachots. Des débutants à côté.
Elle frissonne.
- Et toi Malefoy ?
- Moi ?
- Qu'as-tu fait ?
- Tout ce que j'ai fait Granger, je l'ai fait par obligation, pour sauver ma peau.
Elle esquisse une grimace.
- Quelqu'un qui commet des actes barbares pour son égoïsme personnel, j'appelle ça un lâche
- Non, Granger, c'est un opportuniste.
Elle esquisse un petit rire, secouant la tête. Finalement peut-être qu'il ne changera jamais. Foutu Mangemort. Son regard ambré glisse sur lui. Il a baissé les yeux, deux mèches balayent son front lisse.
- Je pars demain.
- Tu pars ?
- Oui, je vais chercher Harry.
- Potter, grince-t-il, il est vivant alors ?
- Il est vivant. Répète-t-elle froidement.
- Tu sais où il est ?
- Je le trouverais, assure-t-elle le regard emplit d'assurance.
- Tu es folle, Granger ! Claque-t-il en bondissant sur ses deux pieds, la relevant brutalement une main étroitement serrée sur son bras. Tu vas traverser la moitié du pays à tâtons pour retrouver un gamin qui vous a abandonné ?!
Il n'a pas vu la gifle venir avant d'en sentir la douleur, piquante, pavée de pulsation que son sang lui inflige sous l'impact. Sa main vient tordre le poignet fragile. Se moquant bien de le briser. Elle visse son regard au sien, flamboyant.
- Il ne nous a pas abandonné Malefoy !
- Ne me touche plus jamais, espèce de…
- De quoi, de Sang de Bourbe ?
Eloquente, Insolente. La fragile complicité de l'instant passé est rompue. Cédant la place à la colère. Son corps rigide la plaque au mur, il lie son regard au sien. Glacial, effrayant.
- Tu es folle.
- Autant que toi, tu es cinglé.
Il aborde un sourire en coin. Sardonique.
- Pourquoi est-ce que tu me dis tout ça, hein ?
- Pour la même raison que toi, tu m'as dit toutes ces choses je pense.
La voix est douce, le rendant d'autant plus irascible.
- Je te hais Granger, tu as mis des faiblesses en moi.
Elle ouvre la bouche prête à repartir. Avant qu'il n'écrase la sienne tout contre, violement, avec hargne, il fourrage ses cheveux, alors qu'elle s'accroche aux siens, le dos toujours collé au mur, alors qu'il presse son corps contre le sien, encore, souhaitant presque se fondre en elle. Les muscles roulent sous sa peau blême, puissants, qui la réduisent à l'immobilité. Elle a les pieds qui décollent du sol tant la pression est intense. Il mord la peau lisse de son cou, elle griffe la sienne avec ardeur. Sa main glisse sous sa jupe d'uniforme. Elle repousse son cou aux courbures si graciles avant de lui murmurer :
- On ne se reverra plus, après ça…
Il la fait taire d'un baiser enflammé prolongeant le moment d'une justesse exquise.
- Allons-y, murmure-t-elle, en serrant les bandoulières de son sac fermement accroché à son dos.
Elle se tourne vers Ginny avant de la prendre dans ses bras, un peu honteuse de la laisser comme ça.
- Apprends leur, les sortilèges informulés, comme je te l'ai montré Ginny et surtout… Fais attention à toi.
La jeune Weasley hoche la tête gravement alors que son frère vient la serrer contre lui son tour. Lui, tournant le dos, il glisse sa main dans celle d'Hermione avant de l'attirer vers la sortie du château. A pas feutrés, ils traversent la Grande Salle, frissonnant à la moindre ombre, au moindre bruit. Anton les attend devant la lourde porte de bois. L'air gave.
- Dès que nous aurons passé cette porte nous aurons trois minutes, pas plus, pour arriver aux abords du château et transplaner. Passé ce délai, les Mangemorts seront à nos trousses.
Son regard se voile alors qu'il croise les prunelles de Ron, affolées.
- Tu n'as pas passé ton permis de transplanage ? Chuchote-t-il.
Hermione pose alors sa main sur celle de son ami
- Je nous ferais transplaner tous les deux.
Le visage d'Anton se fend d'un large sourire moqueur. Qui ressemble à celui de Malefoy. Son cœur se déchire.
- Tu ne peux pas. Tu n'as le niveau.
- Trois minutes, Anton je n'ai pas le choix.
- Je peux transplaner seul ! Je n'ai pas eu mon permis mais ça ne veut pas dire que je ne peux pas ! S'impatiente Ron, légèrement offusqué que l'on parle de lui comme s'il n'existait pas.
- Tu pourrais être désartibulé. Fait Anton d'une voix ferme.
Les deux garçons s'affrontent du regard, près à se jeter l'un sur l'autre.
- C'est à moi de décider de prendre ou non le risque. La discussion est close.
Anton pose alors main sur la poignée, attendant le signe de tête qu'Hermione ne tarde pas à lui donner. Tous trois s'élancent dans la clarté de la nuit, leurs pas les conduisant rapidement dans le Parc du château. 2 minutes. La main de Ron est toujours accrochée à celle d'Hermione. Quelque chose la force soudainement à s'arrêter, le faisant presque tomber. 1 minute. Elle lève la tête vers la Tour d'Astronomie happée par un regard gris étonnement clair, comme une fonte d'argent liquide, brûlant, saisissant, magique.
- Dépêches-toi, ne traînons pas.
La voix de Ron l'arrache à sa contemplation, la forçant à courir, les portes du château déjà ouvertes. Elle entend à peine les Mangemorts hurler derrière elle, tout son esprit troublé par ce regard, par cette nuit… un sortilège siffle près de son oreille. Plus que dix mètres. Anton a déjà transplané. Lorsque la ligne est atteinte, elle croit à sa délivrance, lorsqu'un sort la touche au bras, la faisant s'effondrer à Terre. Ron se fige. Alors que les Mangemorts se rapprochent inexorablement.
- On transplane ! crie la jeune fille dont le regard se trouble.
Sa tête est presque fendue en deux, la souffrance la saisissant cruellement. Son esprit se focalise sur le QG. Et alors qu'elle aperçoit les Mangemorts près d'elle, elle sent cette sensation atroce du transplanage, sa douleur au bras décuplée, ses dernière forces absorbées.
Alors bien pas bien? :$
