Enfin je peux poster mon chapitre 8! Ouf depuis plusieurs jours ffnet buguait légèrement vous avez du le voir!

J'espère que ce chapitre vous plaira. J'ai essayé de faire au plus vite avec ma grosse semaine.

Encore Merci merci! Dans le prochain chapitre vous aurez des dédicaces toutes spéciales pour celles qui me suivent!


VIII.

- Mais qu'est-ce qui t'a pris ?

- Tu avais probablement une autre solution ?

Hermione ouvre péniblement les yeux, son corps semble moulé dans du coton alors qu'elle sort de sa léthargie. Son bras la lance terriblement et elle se rappelle les événements précédents avec douleur. Sa bouche est pâteuse et ses oreilles bourdonnent d'une manière proprement désagréable. Elle émet un soupir lorsqu'elle reconnaît la chambre où elle se trouve : la sienne au QG de l'Ordre. Ses yeux glissent sur l'énorme bandage qui recouvre son bras qui lui déclenche un frisson d'appréhension.

- Tu étais parti !

Deux voix émanent du couloir qui appartiennent visiblement à Ron et Anton. Elle tend l'oreille, désireuse de connaître la suite des événements depuis leur départ de l'Ecole.

- Tu n'avais pas à transplaner avec elle ! Vous auriez pu mourir ou être désartibulés. Pire encore vous auriez pu rester là bas tous les deux.

- Qu'aurais-tu souhaité que je fasse ? Que je la laisse là bas ?

Un silence retentit pendant lequel Hermione sent sa poitrine se serrer.

- Cela aurait causé moins d'ennuis.

Un bruit sourd jailli et Hermione sursaute alors qu'elle imagine aisément Ron empoigner le garçon avec force.

- Ecoutes moi attentivement. Avec Harry et Hermione ça n'a jamais été chacun pour soi. Jamais tu m'entends bien ? Si l'un de nous sautes les deux autres plongent avec, et tanpis si nous devons crever tous les trois. Si tu veux continuer à missionner avec nous, tu devras te mettre dans l'idée que si elle court un danger je ferais tout pour la sauver et vice versa. Et dans ton intérêt je te conseille de ne pas te mettre en travers de cela. Tu as bien compris ?

Un froissement indique à Hermione que le garçon rajuste sa veste. Avant qu'il ne lance :

- J'ai compris Ron. Mais votre Trio si bien soudé ou est-il ? Parce que là je ne vois que deux protagonistes.

Un silence pesant règne avant que la jeune fille ne perçoive des bruits de pas qui s'éloignent. Un instant après la poignée de la porte tourne sur son orbe laissant apparaître son ami, un gémissement s'échappe de sa bouche lorsqu'elle aperçoit sa lèvre tuméfiée et le long pansement qui recouvre son nez.

- Tu es réveillée ? Murmure-t-il en prenant place à ses côtés sur le lit aux multiples couvertures.

- Je suis désolée, Ron.

Elle approche sa main lentement effleurant son nez écrasé. Il hausse les épaules avant qu'elle ne lui demande se qui s'était passé. Le garçon laisse échapper un soupir avant de lui répondre d'une voix sombre.

- Et bien, tu as été touché et comme je voyais que tu n'y arrivais pas, je nous ai fait transplaner.

- Tu as réussi ? Murmure-t-elle en ouvrant davantage ses grands yeux chocolat.

- Cela semble si incroyable ? Fait-il en laissant s'échapper de sa gorge un petit rire.

- Bien sûr que non, c'est épatant voilà tout.

Un petit sourire tendre vient fleurir sur son visage. Bientôt assombri par la question de Ron :

- Pourquoi t'es-tu arrêtée Hermione ?

Ses yeux prennent une allure plus sombre alors qu'il la dévisage inquiet. Elle ne veut pas répondre la vérité et alors que les mots franchissent ses lèvres son cœur se déchire de lui mentir :

- Ron je suis tellement désolée, j'ai eu peur lorsque la porte du château s'est ouverte voilà tout.

Il secoue la tête. Entêté.

- Elle s'est ouverte bien après.

Le cœur de la jeune fille se met à battre, tellement vite.

- Je ne sais pas Ron… Franchement… Je…

Les larmes se mettent à perler d'elles-mêmes au coin de ses yeux, elle les essuie d'un geste rageur. N'arrivant plus à faire face au rouquin.

- Allé Hermione, ce n'est pas grave. Lui fait-il vaincu par sa fragilité, en lui prenant les épaules.

Elle hoche la tête. Alors que les yeux du garçon se perdent au loin.

- Qui y a-t-il ?

- Un Mangemorts s'est accroché à nous pendant le transplanage.

Elle l'interroge du regard. Intriguée.

- Il s'agit de Blaise Zabbini.

Le regard de la jeune fille s'écarquille à tel point qu'elle sent presque ses yeux quitter leurs orbites.

- Où est-il ?

- Nous l'avons installé dans le grenier de l'Ordre. Il a été salement amoché mais ils espèrent l'interroger dès que ses soins seront terminés.

- Comment ? Crache-t-elle

- Quoi ?

- Comment comptent-ils s'y prendre pour l'interroger ?

- Je… Je l'ignore Hermione, pourquoi as-tu l'air aussi agressive d'un coup ?

- Excuses-moi, fait-elle en s'adoucissant, j'ai très mal au bras.

- Ça devrait vite guérir le sortilège n'était qu'un malheureux sort de stupéfiction.

Elle hoche la tête avant de se sentir curieusement épuisée.

- Je vais demander à maman de te préparer une soupe. Murmure-t-il. Je te la monte bientôt


Les volutes de fumés qui s'échappent du ragoût de Molly provoque chez Hermione un sentiment de bien être total. Son bras maintenant bandé ne la fait plus autant souffrir et cet intermède autour d'un repas, semble signer une pause confortable dans le tumulte de son esprit.

- Comment va ma Ginny ? Demande la matriarche d'une voix étonnement tremblante.

- Très bien Madame Weasley, lui répond Hermione. Les choses à Poudlard ne sont pas si intraitables.

- Et Harry ? Avez-vous des nouvelles ? Demande-t-elle à nouveau avant de lui remplir un grand bol de mets fumants.

- Tout ce que je peux vous dire, c'est qu'il va bien.

Molly hoche la tête déjà rassurée. Autour de la table Remus Arthur et Tonks se lancent des regards en coins qu'Hermione ne manque pas de remarquer.

- Qui y a-t-il ? Demande-t-elle en plantant son regard dans celui de son ancien Professeur.

- Ça va mal Hermione, répondit celui-ci.

- Remus ! Claque la voix de Molly

- Molly, répond celui-ci, elle a le droit de savoir, ce ne sont plus des enfants.

Son regard miel, étonnement doux désigne Ron Anton et elle-même. Mais la mère des Weasley entonne un grognement de désapprobation. Ils seront toujours des enfants. Ses enfants.

- Scrimgeour a été abattu dans la prise du ministère, à présent il est difficile d'établir le contact avec le reste des sorciers résistants de l'Ordre. Et Londres, subit des attaques ouvertes.

- Des attaques ouvertes ? Répète Ron, la gorge serrée

- Des assassinats, des viols, des pillages… Les Mangemorts se sont octroyé tous les droits.

La jeune fille frissonne et cette nouvelle lui donne la nausée, sa cuillère tourne maladroitement dans son potage qu'elle est sûre de ne plus toucher à présent.

- Pourquoi êtes vous revenus ? Demande-t-il après un temps leur laissant le temps de digérer les nouvelles.

- A cause du message que vous avez envoyé à Hermione. Nous nous sommes dit que nous serions plus utiles ici.

Remus hoche la tête mais la voix de Molly s'élève furibonde.

- C'était inconscient ! Hermione a été blessée dans l'affaire ! Vous étiez davantage en sécurité à Poudlard

Ron s'est levé, le visage rouge. Pour la première fois la jeune fille le voit s'élever contre sa mère.

- Qu'en sais-tu ? Dumbledore n'est plus là pour nous protéger ! Et même s'ils nous défendent comme ils peuvent les Professeurs qui restent sont dépassés par l'autorité des Mangemorts ! Avec le ministère tombé, crois-tu réellement qu'Hermione ne courrait rien ? Crois-tu sincèrement qu'ils l'auraient laissé, simplement vivre ? Respirer leur air ? A croire que tu n'es jamais sortie du Square ! A croire que tu ne connais pas les Mangemorts, ce sont des assassins ! Des tueurs, maman ! Neville est en sécurité là bas s'il se tient bien, Ginny aussi si elle donne l'illusion de s'intéresser à eux. Mais pas Hermione ! Même si elle faisait semblant de souhaiter les rejoindre, ils la tueraient !

Il reprend son souffle. Ses doigts blanchis sous les poings qu'ils serrent violement, se détendent un peu face à sa longue tirade. Molly le regarde interloquée, pour la première fois elle ne sait quoi répondre.

- Ginny ? Murmure-t-elle les larmes aux yeux.

- Tout ira bien pour elle, répond-il la voix toujours froide.

- Et Zabbini ? demande Hermione afin de détourner la conversation ainsi que les regards.

- Il se repose pour l'instant, mais sa présence ici est un problème, il connaît le QG de l'Ordre. Répond Remus.

Hermione baisse les yeux alors qu'Anton la fusille du regard.

- Nous trouverons une solution, lui répond Remus, confiant. Ron a bien fait de te secourir, nous en aurions fait autant à sa place.

Son regard s'appuie sur Anton dont la mâchoire crispée indique clairement la contrariété.

- Chaque membre compte.


Ses doigts tapotent le bois froid de la grosse table qui réunit les Membres de l'Ordre. Son regard glisse sur Remus Lupin dont le visage est impassible, sur Arthur Weasley dont la tête repose mollement entre ses bras entrecroisés, sur Ron qui fixe le plafond avec un détachement feint, enfin sur Molly Weasley qui s'affère à la cuisine semblant n'attacher aucune importance à l'anxiété de la jeune fille. Ses doigts s'activent à nouveau, le malaise grandissant en elle alors qu'une nouvelle salve de cris résonne depuis l'étage.

- Je ne peux pas laisser faire ça ! S'exclame t'elle en se levant, la paume de sa main claquant contre la table.

Elle se dirige vers les escaliers à grand pas, ne tenant pas compte des protestations derrière elle. Lorsqu'elle pénètre dans la pièce, elle est horrifiée de voir Blaise Zabbini à terre, les bras enroulés autour de ses côtes. Deux hommes qu'elle n'a jamais vu le toisent le visage impassible, la baguette dressée. Ils portent de lourdes capes noires sur lesquelles brille un sceaux argenté dont elle ne distingue pas la forme. L'un deux est plus petit que l'autre et son aspect nerveux le rend effrayant, le second a le regard sombre et la carrure imposante. Ils sont terrifiants presque…autant que des Mangemorts. Ils tournent la tête vers elle, lorsque la porte s'ouvre avec fracas, ne changeant pas pour autant d'expression.

- Ça suffit ! Lance-t-elle en s'approchant de Blaise Zabbini pour le relever. Qui êtes-vous ?

Pas de réponse. Ils la regardent toujours avec ce regard froid et intimidant. Elle sent la colère bouillir en elle par si peu de considération, ses petites mains attrapent la taille du garçon pour l'aider à s'asseoir sur la banquette qui lui sert du lit.

- Qui êtes-vous ? Répète-t-elle les bras croisés sur sa poitrine avant d'apercevoir leur insigne argenté. Un serpent coupé en deux, agonisant.

Alors qu'elle fait face à un silence angoissant la jeune fille pointe un index sur eux, l'air furieux.

- J'aimerais savoir à qui je m'adresse !

- Hermione… Fait une voix douce.

Dans l'encadrement de la porte Arthur Weasley, le visage avenant, tendre, l'intime de se calmer. La jeune fille sent ses épaules s'affaisser. Son corps se radoucit. Arthur fait un geste de tête à l'adresse des deux hommes, qui quittent la pièce aussitôt, puis il intime à Hermione de le suivre.

- Un chocolat chaud t'attend en bas, Remus te l'a préparé.

- Je vais d'abord m'occuper de lui, il a besoin de soin.

- Hermione, murmure le patriarche des Weasley, ils vont revenir, tu sais.

- Qui sont-ils ?

Arthur émet un soupir avant de lui demander de sortir. Une fois devant la porte de la pièce il murmure :

- Tu n'ignores sans doute pas que les Detraqueurs n'obéissent à plus personne, ils n'étaient déjà plus sous la coupe du ministère lorsqu'il était debout mais maintenant c'est pire ? Nous avons donc été obligés de recréer une « prison » où seraient enfermés les Mangemorts. Ils en sont les gardiens. Nous ne les nommons pas.

- Comment faisons-nous alors ?

- « ils » ou « eux » suffisent amplement à les nommer. Trois membres de l'Ordre seulement savent où se trouve cette prison. Par mesure de sécurité.

- Qui sont-ils ? Est-ce à eux que l'on doit s'adresser si l'on veut parler à un prisonnier ?

- Exactement Hermione. Il y Remus Lupin, Kingsley Shacklebolt et Moi.

- Est-ce là où va aller Blaise Zabbini?

- Oui et dans une cellule très surveillée. Il connait le QG. C'est un danger.

- C'est un gamin ! S'offusque-t-elle

Arthur secoue la tête, peiné.

- Je suis désolé.

- Ces hommes sont aussi dangereux que des Mangemorts ! Ils l'ont asséné de Doloris !

- Hermione…

- C'est impardonnable !

- Nous sommes en guerre Hermione, ajoute-t-il en posant une main chaleureuse sur son épaule. Il devra y aller, nous n'allons pas le garder ici.

La jeune fille baisse le regard avant de se détourner d'Arthur pour entrer dans la chambre. Le garçon s'est assis, une grimace de douleur déformant ses traits. Hermione se dirige vers le petit évier de la pièce, noir de poussière et de saleté. Elle secoue la tête dépitée, avant de mouiller une large bande de tissu et de revenir auprès du garçon.

- Ils t'ont donné cette chambre car c'était la pus miteuse, ils n'ont même pas pris la peine de la ranger un peu. Murmure-t-elle, en retirant le tee-shirt du garçon.

Elle étouffe un cri avant de plaquer sa main contre sa bouche à la vue des nombreuses estafilades ouvertes qui recouvre son torse.

- Des monstres… Murmure-t-elle horrifiée.

Zabbini la regarde, gênée elle n'ose croiser ce regard curieux.

- Tu fais ça pour Drago pas vrai ?

Elle s'immobilise alors qu'elle était entrain de nettoyer ses plaies, ce nom provoquant une multitude de sentiments en elle.

- Qu'est ce que tu raconte ? Murmure-t-elle un instant effrayée.

Il ne répond pas se contentant de baisser la tête un sourire sur les lèvres. La déstabilisant encore plus.

- Tu es au courant ? Susurre-t-elle la voix vacillante.

- Au courant de quoi ? Fait-il une étincelle de curiosité brillant dans ses yeux bruns.

- Non rien… fait-elle précipitamment.

Elle sort un pot rond et l'ouvre, immédiatement une odeur violente agresse leurs nez.

- Qu'est-ce que c'est ? Fait-il méfiant.

- Ça va soulager ta douleur, il ne m'en reste que très peu.

Elle appose la pâte brunâtre sur ses blessures, le faisant frissonner. La fraicheur le soulage instantanément.

- Férula ! Lance-t-elle. Aussitôt une large bande vient couvrir le torse du jeune homme. Voilà, ajoute-t-elle, un peu de repos et demain tu n'auras plus rien.

Puis décrivant un léger mouvement du poignet à l'aide de sa baguette, elle entreprend de rendre la couchette propre.

- Repose-toi maintenant…

Le garçon s'allonge lentement. Avant de visser ses yeux dans les siens.

- Ils vont m'emmener pas vrais ?

Le regard d'Hermione se voile. Elle hoche la tête, tristement.

- Je suis désolée.

- Tu sais, Drago ne m'a rien dit. J'ai juste remarqué quelques changements.

- Des changements ?

Au même instant la porte s'ouvre avec fracas, les laissant apparaître. Hermione saute sur ses deux pieds la baguette serrée dans sa main.

- Que faîtes vous ici ? Sortez !

- Nous l'emmenons. Claque l'un deux et la voix fait l'effet d'une douche froide à la jeune fille. Mais elle se ressaisit :

- Hors de question ! Il est convalescent !

Elle se place entre eux, avant d'être poussée sans ménagement. Sa main se tend, bien décidée à les empêcher d'emmener le garçon. Alors que l'un d'eux s'est déjà emparé de lui, l'autre aperçoit son manège et l'envoi valser contre un mur à l'aide d'un sortilège informulé.

- Incarcerem ! Hurle-t-elle la lèvre ensanglantée alors que d'immenses liens viennent s'enrouler autour du grand qui de surprise lâche le garçon. Le second, le petit se tourne vers elle baguette pointée alors qu'elle a fait de même.

- Ça suffit ! Gronde Remus qui entre dans la pièce, furieux.

Hermione abaisse sa baguette lentement.

- Vous n'avez pas a attaqué nos membres ! Rugit-il devant le grand qu'il défait de ses liens.

- Elle s'est opposée à nous.

- Ils doivent l'emmener, Hermione, ajoute-t-il en se tournant vers elle, le visage tendre.

- Non. Il est malade.

- C'est ainsi. Allez-y, fait-il à l'adresse des deux hommes, qui attrapent Zabbini par le bras.

- Non ! Crache-t-elle

Mais Remus la retient dans un étau de fer. La laissant se calmer plusieurs minutes après leur départ.

- Pourquoi ? S'énerve-t-elle

- Il est dangereux Hermione.

La jeune fille se dégage, le visage impassible :

- Je monte, il est tard. Bonne nuit, Professeur Lupin.

Il soupire la laissant faire, comprenant son abattement face à l'injustice dont elle a été témoin. Elle monte les marches. Rapidement. Avant de murmurer pour elle-même tout bas :

- Il est temps que je parte….

Avant d'envoyer un appel à son meilleur ami, lui faisant comprendre qu'elle le rejoint. Sa destination : Le Nord.


« Je suis partie retrouver Harry.

Ron, ne m'en veux pas de ne pas t'avoir prévenue, je tenais à ta sécurité.

Bien à vous,

Hermione »

- Elle est folle, murmure Anton, devant les visages horrifiés des Membres de l'Ordre.


Alors ? :D

Oui oui je sais il manque Drago mais il faut bien de temps en temps! En tout cas même sans lui j'ai été plutôt inspirée.