Ca y est le voilà le chapitre 9! Il a mis un peu plus de temps à arriver et en plus il est assez court. Mais le dix promets d'être sympa! Et rapide...

Comme promis voici quelques dédicaces à mes "fidèles" (bon j'avoue ce mot là ça le fait pas trop mais bon ^^)

Alors merci à tous! Vraiment

et en particulier à Roze Potter, Hilaidora, Aaerynn, elodu92, samikitty, lumibd, so00o-Special, khalya.


IX.

Elle a peur, c'est inexorable. Elle est épuisée. Ses pieds avancent d'eux même. Elle veille depuis des jours à ne pas être vue, à évoluer lentement. A mesures que le temps file et défile, elle ne sait plus très bien pourquoi elle a entreprit ce voyage. C'était stupide et suicidaire.

Des éclats de voix lui parviennent près de son petit campement, un instant elle a peur d'avoir été repérée mais elle se rappelle avoir lancé le Cave inimicum avant de s'endormir. Lentement sa tête sort de la tente dans laquelle elle a passé sa nuit, avant d'apercevoir Dean Thomas en grande conversation avec un gobelin. Du plus loin qu'elle se souvienne, Hermione se rappelle avoir entendu Ginny dire que Dean Thomas avait quitté le château, sa dernière apparition remontant à leur rencontre devant la classe de cette dernière, elle avait annoncé qu'il avait tout fait pour lui remonter le moral. Elle est étonnée de le voir là.

- Un jour, nous gobelins, nous lèveront contre les sorciers. Nous en avons assez de ce peu de considération de votre part.

Dean émit un léger rire, avant de demander d'une voix plus sombre:

- Lesquels?

- Lesquels quoi?

La voix du Gobelin avait prit des intonations agressives et un peu courroucées.

- Quels sorciers?

- Tous, tous les sorciers.

- Mais…

Dean paraissait légèrement interloqué.

- Nous sommes en Guerre, il faudra choisir un camp.

- Celui des Gobelins.

Le garçon secoue légèrement la tête, l'air de ne pas être vraiment d'accord avec ces propos.

- Dean?

La petite voix fluette de la jeune fille s'élève, alors qu'elle a finit de lever son

- Hermione?

Elle sourit l'air un peu gêné de se trouver là.

- Ca alors ! Mais que fais-tu ici ?

Il a l'air heureux de la voir. C'est alors qu'elle aperçoit son état, ses vêtements sont déchirés et de nombreux bleus s'étendent sur la peau nue qu'elle peut percevoir. Il a les yeux ternes, délavés et cerclés de grands cernes noirs.

- Je… et bien…

Elle hésite. Que peut-elle bien lui dire ?

- Je comprends, lui répond-il un sourire en coin, tu es Née Moldue, ça me paraît évident.

Elle esquisse une moue contrite.

- Oui…

- La Commission est une vraie saloperie, fait-il rageur, soudainement.

Hermione se sent quelque peu honteuse, alors qu'elle ignore à quoi il fait référence.

- Il existe une Nouvelle Commission ? Interroge le Gobelin, qui était resté silencieux depuis le début de l'échange, sauvant Hermione par la même occasion.

- La Commission d'enregistrement des Nés-Moldus, Dolores Ombrage la mise en place, peu de temps après la rentrée scolaire. Inutile de préciser qu'Ombrage était ravie d'Offrir le baiser du Detraqueurs aux Nés-Moldus.

Les traits d'Hermione se crispent subitement devant les révélations du jeune homme, qu'elle ignorait jusqu'à présent. Ses poings se serrent instantanément.

- Pourquoi n'ont-ils pas saisi Poudlard ? Murmure-t-elle d'une voix étranglée

Dean glisse vers elle un regard de surprise totale.

- Tu n'es pas au courant ? Toi, Hermione Granger ?

Elle ignore le sarcasme.

- Je suis… J'ignorais tout cela.

Les yeux du garçon passent de l'incompréhension à la compassion.

- Même mort, Dumbledore continuait d'exercer une force sur le château. Il avait prit toutes les dispositions. A croire qu'il savait qu'il allait mourir, s'éclaffe-t-il faisant frissonner Hermione sous l'allusion qui le fixe avec intensité.

- On fait route ensemble ? Propose-t-il en levant les mains, interrogateur.

Elle acquiesce rajustant son sac sur ses épaules.

- Viens, fait-il agrippant son bras avant de s'éloigner, lançant une geste de la main pour saluer le gobelin resté seul.


- Pourquoi ? Crache-t-il visiblement en colère.

- Ron calme-toi !

Ginny Weasley observe son frère arpenter la pièce de long en large, d'un pas furieux.

- J'ai tout fait Gin' ! Tout ! Te rends-tu compte des sacrifices ? Je l'ai sauvé des griffes des Mangemorts ! Elle s'était arrêtée, elle nous avait mis en danger ! Mais moi j'ai risqué ma vie pour elle ! J'ai même accepté le fait qu'elle ne serait jamais que mon amie. Mais ça ! Je ne lui pardonnerais jamais ! On est Trois ! Ne l'ai-je pas assez répété ? Elle est allée le retrouver sans moi ! C'est fini tu entends ! Fini ! Notre joli Trio d'Or terminé !

- Ron… Chuchote-t-elle inquiète de la voir dans cet état.

Il se retourne vers elle, la toise un instant avant que ses traits ne s'imprègnent d'une colère toute nouvelle :

- Tu étais au courant !

Il la saisit par les épaules la secouant violement.

- Tu savais ! Elle te l'avait dit !

- Ron ! Lâches-moi tu me fais mal !

Les yeux exorbités de sa petite sœur ne suffisent pas à le calmer. Une rage sourde grogne en lui. Celle d'avoir été délaissé, abandonné.

- Lâche là Ronald.

La voix d'Anton claque depuis le pas de la porte. Alors que Ron desserrent son étreinte, Le garçon se dirige vers la jeune fille pour vérifier qu'elle aille bien.

- En tout cas, crache-t-il, vous n'êtes visiblement pas trois.

Le coup de poing que Ron lui administre éclate son nez aquilin, le tachant d'une couleur carmin que Ginny s'est mise à haïr depuis le début de la Guerre.

- Je pars ! Crache le rouquin avant de dévaler l'escalier.

- Non ! Non Ron !

La jeune fille se met à courir derrière lui. Son silhouette rousse devant elle beaucoup plus rapide.

- Ron, sanglote-t-elle alors qu'elle tend la main effleurant les tissus de sa veste.

Il se retourne plantant ses yeux marines dans les siens. Jamais elle n'oubliera ce regard. Blessé, dégoûté. Il transplané.


Le ciel est bleu, azur, limpide. Elle aime le regarder ainsi. Mais le froid s'insinue, insolent entre les mailles déjà trop écartée de son pull en laine blanc. Il est poignant et douloureux. Mais le ciel est clair sans nuage. Est-ce possible un tel contraste ? Si beau mais si froid ? Un instant le visage de Drago Malefoy plane devant ses yeux et elle se sent frissonner.

- Bonjour Hermione ! Clame une voix qui la sort de sa transe, la faisant sursauter.

- Oh Bonjour Dean.

Il sort de la seconde tente, un gros pull noir sur ses épaules et les chevaux en pagaille.

Il remonte ses manches avant de venir s'asseoir près d'elle, au coin du feu qu'elle a allumé peu de temps auparavant. Quelques rayons du soleil viennent s'accrocher sur sa peau brune satinée, et la jeune fille ressent soudainement la culpabilité qui l'accable.

- Tout va bien Hermione ? A quoi penses-tu ce matin ? Tu as l'air songeuse.

- Mmm… Je pensais à Blaise Zabbini.

- A Zabbini ? De Serpentard ?

- Oui, il a été emmené par l'Ordre, par eux.

Dean ne répond pas, se contentant d'hocher la tête, compréhensif.

- C'est ma faute, ajoute-t-elle.

- Que veux-tu dire ?

- J'étais là… J'ai essayé… mais ils l'ont tout de même emmené…

- Hermione, murmure-t-il en posant une main sur son épaule.

La jeune fille se met à sangloter mais alors les larmes ne viennent pas. Et elle sait qu'enfin ce temps là est révolu.


- Où est Ron ? Demande Fred Weasley en passant sa tête par l'entrebâillement de la porte de la cuisine. Je ne l'ai pas vu dans sa chambre.

- C'est parce qu'il n'y est plus, réplique sa jeune sœur, assise à la table, jouant nonchalamment avec quelques grains de riz que sa mère à laissé traîner par inadvertance.

- Comment cela ? Demande George en furetant dans le frigo à la recherche du plat que Molly vient de cuisiner.

La jeune rousse se redresse faisant face à ses deux frères. Elle a la joue rouge à force de s'être appuyée sur sa main.

- Il est parti. Je ne sais pas où il est, personne ne le sait.

Les deux garçons se figent. George en a même oublié le frigo.

- Parti ? Mais Pourquoi ?

- C'est à cause d'Hermione, c'est cela ?

La jeune fille hausse la tête, avant de fondre en larme.

- Il m'en veut ! S'exclame-t-elle, je ne pense pas qu'il reviendra.

- Hé…Chuchote Fred en s'approchant d'elle pour la serrer contre elle.

- Il reviendra, j'en suis sûr…

George s'approche d'eux afin de poser une main tendre dans le dos de sa petite sœur.

- Je ne crois pas, murmure-t-elle, je l'ai déjà vu en colère, mais là cela dépasse tout.


Elle tend au garçon, un morceau de pain d'épice. Il fait déjà nuit et ses pieds sont fatigués d'avoir marcher la journée durant.

- Tiens c'est mon dernier.

- Non, fait Dean avec un sourire. Mange-le.

- Tu n'as rien mangé depuis des jours

Il lui adresse une moue adorable avant de lancer à nouveau :

- Mange-le

- Je n'en ferais rien, Dean. Vas-y.

- Tu es vraiment têtue ! Fait-il en riant

- On me le dit souvent, ajoute-t-elle avec un demi-sourire.

Alors que Dean croque dans le dernier pain d'épice et qu'elle savoure le lait crémeux qu'elle a amené avec elle. Elle ose demander :

- Sais-tu… Connais-tu les agissements de…Voldemort ?

- Non, fait Dean en frissonnant à l'entente du nom.

Elle hoche la tête, confuse. Avant de voir la lune se couvrir brusquement et de sentir le froid s'insinuer en elle, comme coulant dans ses veines.

- C'est étrange, murmure-t-elle. On dirait que le temps à changer…

Le reste de sa phrase en suspend, deux ombres sont apparues baguettes brandies devant eux. En peu de temps les deux jeunes gens sont sur leurs pieds, parant les sorts des Mangemorts qui les attaquent. L'un d'eux s'approche d'elle, alors qu'elle ne voit pas Dean aux prises avec le Second. Il lui lance un sortilège qu'elle pare avec maîtrise, reculant le plus rapidement possible. En deux enjambée il est à ses côtés enserrant son poignet avec violence.

- Où crois-tu aller, Sang de Bourbe ?

Ses yeux s'écarquillent de peur. Détourner l'attention. Elle tente de saisir sa baguette de la main gauche, elle a l'art de maitriser la magie de ses deux mains. Mais un violent coup lui est porté sur la joue, interrompant sa course et faisant saigner abondement sa lèvre.

- Tu n'es qu'un surplus, un infect parasite…

La voix du Mangemort, meurtrit, blesse elle frissonne de ce ton, de cette menace, de cette conviction qu'il croit vraie. Elle a peur, parce qu'il pense sincèrement ce qu'il dit et qu'elle sait qu'il brûle d'envie de l'éliminer. Parce qu'on lui a apprit depuis sa naissance à haïr ce qu'elle représente, à regorger le fait qu'elle vive. Un nouveau coup se porte sur sa tempe, alors qu'elle roule au sol, de la terre boueuse s'insinuant dans sa bouche et son nez, l'empêchant de respirer.

- Avada Kedavra !

Une voix, claque, monstrueuse et cruelle, alors que Dean s'élève dans les airs auréolé du puissant jet vert. Tout se passe à une vitesse incroyable, mais son cerveau engourdi décortique les moindres détails de la scène. Elle crache, alors que ses yeux se troublent sous le manque d'oxygène et avale une grande goulée d'air, avant de voir fondre de nouveau son assaillant sur elle. Cette fois c'est certain elle va mourir. Les grands pieds du Mangemort font vibrer le sol. Alors que sur son épais visage est claqué un sourire vainqueurs. Elle tremble apeurée mais néanmoins rassemble tout le courage dont elle est capable pour saisir sa baguette. Si elle doit mourir, elle fera des dégâts avant. Mais alors que tout espoir est perdu, la scène semble se figer. Ou plutôt il s'agit des deux Mangemorts, qui son arrêtés dans leur mouvement. Et ce n'est pourtant pas l'orage qui les retient. Devant elle le corps de Dean retombe mollement tel un pantin désarticulé. Une main s'abat sur son épaule, fragile. Alors qu'un bras recouvre son corps lentement.

- Dean non ! Non !

Elle hurle de désespoir. Ses bras bougeant en tout sens.

- Granger, arrêtes calmes toi tu ne peux plus rien pour lui…

Elle se fige soudain, reconnaissant la voix entre mille, se laissant sombrer dans les ténèbres.


Je suis désolée c'est tout court

Mais j'espère que ça vous a quand même plu :)