Hé je suis pas allée SUPER-VITE pour poster le nouveau chapitre?!

Je vous l'avais promis en même temps!

Celui là est bcp plus long que le précédent et bcp plus sympa je trouve.

un IMMENSE MERCI pour vos reviews!

Bon le rythme risque de ralentir un peu pcq je vais commencer une histoire perso. Un roman de moi. Mais je ferais au Maximum pour vous!


X.

Le noir total. L'abime profond. Pour la seconde fois en peu de temps, Hermione Granger ouvre les yeux péniblement. Elle se sent engourdie et un bruit sourd bat contre sa tempe. Au début, elle ne distingue rien, le brouillard de son esprit bien trop épais encore.

Puis elle voit son dos, il enfile un tee-shirt noir sur ses épaules, elle a juste le temps d'apercevoir ses omoplates qui roulent de façon à lui faire perdre pied. Elle se redresse tirant la couverture sous son menton, se rendant compte qu'on a pris soin de lui retirer ses vêtements sales.

- Granger tu es réveillée.

- Malefoy, fait-elle en grimaçant sa tête la faisant souffrir. Où sommes-nous ?

Il s'approche d'elle, d'une démarche féline, emplie d'assurance. Avec nonchalance, il s'assied près de la jeune fille, sur le lit grinçant aux multiples couvertures. Son visage se tient près d'elle, attirant quelque rayons de lumière, c'est alors qu'elle est frappée par sa pâleur, bien plus prononcée qu'à l'accoutumée. Des cernes violacés entourent ses yeux gris acier et sa chevelure désordonnée offrent un contraste saisissant avec le Malefoy qu'elle a l'habitude de côtoyer.

- Je veux bien te répondre, Granger mais je serais forcé de te tuer ensuite.

- Je vois que tu n'as rien perdu de ta joute verbale.

- Exact, répond-il avec un sourire en coin, charmeur.

Elle masse sa tête encore douloureuse, avant qu'il ne lui tente un verre en céramique qui dégage un fumet malodorant, rendant son contenu d'autant plus douteux.

- Qu'est-ce que c'est ?

- Cela calmera ta douleur.

Elle se saisit du verre avec empressement, prenant grand soin de ne pas effleurer la main du garçon. De peur de s'égarer. Elle inspecte le contenu, sans en boire le breuvage.

- As-tu peur que je ne t'empoisonne ?

- Je me méfie toujours de toi.

Il sourit, ses yeux océan faisant chavirer quelque peu son cœur, mené a rude épreuve ces derniers temps.

- Malefoy, commence-t-elle faisant rouler le verre dans ses mains. Comment as-tu su où j'étais ?

Sa voix tremble un peu alors qu'elle plante ses yeux mordorés dans les siens. Il se ferme instinctivement, sa mâchoire se contractant nerveusement.

- Tu m'as suivi ?

Elle essaie de rester neutre, mais sa voix trésaille tellement que l'assurance qu'elle veut montrer est bien vite oubliée.

- Garde tes amis près de toi, mais tes ennemis encore plus près, Granger.

Elle s'en veut de ne pas être aussi calme que lui. Sa voix ne faiblit pas un instant, aucun tremblements, aucune fausse note, un détachement impeccable. Elle resserre un peu plus les couvertures contre elle, avant de brusquement être saisie par une vague d'émotion.

- Dean… Murmure-t-elle.

- Mort, Granger.

Elle relève les yeux, brillants de colère, comment ose-t-il se montrer si froid, si dur.

- Qu'est-ce qui t'a pris ? Crache-t-il, son regard cachant une tempête.

- De quoi parles-tu ? Demande-t-elle surprise.

- Le tabou Granger !

- Le quoi ?

Ses épaules s'affaissent lentement, alors que ses yeux s'écarquillent.

- Tu n'es pas au courant ?

- Tu m'égare Malefoy ! Dis-moi donc de quoi il s'agit.

- Un tabou a été mis en place, de sorte que quiconque prononce le nom du Seigneur des Ténèbres se voit traqué par les Mangemorts.

Elle ne répond pas, choquée. C'est de sa faute si Dean ne reviendra pas. Elle a prononcé son nom. Ses yeux se baissent, mais les larmes ne viennent pas, plus.

- C'est à cause de Potter. Pour le coincer.

- Pour… Harry ?

Elle enroule le drap autour d'elle se retrouvant brusquement sur ses pieds. Trop brusquement. Elle sent sa tête tourner avant de perdre la notion de l'espace, les bras de Malefoy la retiennent. Sentant sa peau picoter à l'endroit où sa main touche son bras, elle se retire vivement, troublée.

- Mes vêtements Malefoy.

Il sourit.

- Pourquoi ?

- Je dois le retrouver ! Donne-moi mes vêtements.

- Granger, murmure-t-il doucement, mange un morceau avant.

Elle recule, sous la consonance de ses mots si tendres, si…respectueux.

- D'accord, mais j'aimerais récupérer mes affaires.

Elle regarde autour d'elle, la petite pièce sombre, poussiéreuse qu'un seul lit occupe. Il pointe son index vers la pièce voisine, n'esquissant aucune parole. La jeune fille s'enroule plus fermement dans le coton tendre du drap.

- Allons Granger, il n'y a rien que je n'ai pas vu sous ses draps.

Elle rougit fuyant le plus rapidement possible dans la petite salle d'eau qui se juxtapose à la principale. Lorsqu'elle a fermé la porte derrière elle, elle s'octroie un moment de relâchement. Seule, ses mains agrippent le rebord de l'évier poussiéreux qui les tache d'un noir charbonneux. Elle ouvre lentement le robinet d'eau glacée laissant son visage s'attarder en dessous. Lorsqu'elle sent suffisamment propre, elle avise ses vêtements soigneusement lavés et pliés sur la petite étagère. Ses mains se tendent en avant afin de reprendre son bien.


Les jambes repliées sous le menton Ginny Weasley épluche la Gazette du Sorcier à la recherche d'informations qui pourraient la renseigner sur le sort de ses amis ou de son frère. Parfois elle préfère s'imaginer qu'ils sont de nouveaux tous les trois, à braver les interdits, Hermione et Ron se chamaillant doucement et Harry ne les écoutant pas, réconfortant parfois l'un parfois l'autre. Ce qu'elle aimerait retourner en seconde année, où tout était simple, chacun était à sa place et rien n'avait l'air de pouvoir venir les troubler.

- Tout va bien Ginny ?

La voix de Remus Lupin la tire brusquement de son inspection.

- Ca va, fait-elle avec la voix de quelqu'un, qui au contraire, ne va pas bien du tout.

Il ne fait aucune remarque prenant place autour de la grande Table de bois.

- Quoi de nouveau aujourd'hui ?

Elle repose lentement son journal, avant de venir ancrer son regard dans le sien.

- Une liste interminable de morts.

S'il est dérouté ou choqué par l'intonation, il ne le montre pas, se contentant de la scruter pendant ce qu'il lui semble de très longues secondes.

- Il va revenir, Ginny.

La voix est douce, se voulant consolante, bénéfique.

- Non. Il ne reviendra pas.

Elle a affirmé cela avec tellement de vergogne, qu'il ne peut que lui demander.

- Comment le sais-tu ?

- C'est un peu de ma faute, vous savez, je me déteste pour cela. Il s'est senti trahi. Par sa famille, par ses meilleurs amis. Il ne reviendra pas.

- Je suis certain que si.

Elle se lève, furieuse, ses mains plantées sur le bois froid, paumes contre la table.

- Vous ne connaissez pas Ron !

Elle tape du poing, la colère éclatant enfin, elle était bien trop tangente, comme un vase plein à rabord qui ne demande qu'à être soulagé d'un trop plein d'eau qu'il porte.

- Vous ne le connaissez pas, répète-t-elle. Ron est quelqu'un de fier, qui s'est toujours senti exclu. Exclu parce qu'il était le dernier fils d'une grande famille et qu'à chaque faux pas, tout se répercuter de façon bien trop importante. Exclu parce que dans son Trio d'Or Harry était le survivant et Hermione le cerveau. Qu'est-ce que les gens pensent à votre avis du rigolo de la bande ?

Remus ne dit rien, les yeux baissés, il écoute la colère de la jeune Weasley résonnant contre les murs, il sait pertinemment bien qu'il faut qu'elle extériorise tout cela, autrement cela finira par la ronger de l'intérieur.

- Il est parti parce qu'il sait qu'Hermione m'avait confié son départ, parce qu'elle et Harry sont dans la Nature. Et maintenant il ne reste que moi, qui traîne dans les couloirs de la Maison des Black.

- Pourquoi es-tu revenue Ginny ?

- Comment cela ?

- On a demandé aux personnes de taire ton arrivée après le départ d'Hermione. Pourquoi es-tu là ?

La jeune fille baisse le regard, honteuse.

- A Poudlard, Hermione m'avait donné une mission, avec Luna et Neville je devais veiller sur le château. Mais après son départ, Maman m'a fait revenir. Je ne sers plus à rien. Je suis là à errer comme une âme en peine. J'aimerais tellement y retourner.

Elle crache, amère, il est vrai que son retour n'a suscité aucune question et elle s'en est étonné, à présent elle peut se confier à quelqu'un, exorciser sa peine. Son amertume.

- Faire la Guerre n'est pas…

- Un jeu oui je sais, coupe-t-elle agacée. Je n'ai pas dit cela. Je veux avoir un rôle à jouer, ne pas être celle qui reste là à compter les morts.

- Je comprends cela.

- Alors donnez-moi quelque chose à faire. Aidez-moi à ne pas rester là, à ne rien faire.

- Je ne peux pas.

- Essayez.

- Très bien, Ginny, j'essaierais.

Il se lève la laissant là, seule. Ses petites mains tournant à nouveau les pages mais d'un air plus distrait.


- Pourquoi es-tu partie ainsi ?

Hermione joue avec sa fourchette, qui trempe mollement dans sa purée. Les yeux baissés refusant de faire face à son interlocuteur.

- Partie ?

- Allons Granger, ne fais pas l'idiote ça ne te sied guère.

- Je t'ai déjà confessé mon départ.

- Je ne parle pas de cela, mais de ton départ précipité lorsque je t'….

- Oui euh… Coupe-t-elle précipitamment, écoute…

Il la toise un instant, le regard sombre, les sourcils froncés.

- C'est bon Granger.

Elle relève la tête, surprise par son ton cynique. Elle cherche à tout prix à dévier la conversation. La tournure qu'elle a prit n'étant pas la meilleure.

- Malefoy, commence-t-elle mais le regard poignant qu'il lui adresse, la force à se taire.

- Mange.

De mauvaise grâce elle porte la fourchette à sa bouche bien que son estomac serré refuse toute forme de nourriture. Son regard perçant ne l'aidant pas elle repose sa fourchette, accrochant son regard au le sien.

- Je n'ai pas très faim.

- Mange, répète-t-il, froid.

- Je t'ai dit que je n'avais pas faim.

Un instant ils se jugent, persuadée qu'une dispute va éclater Hermione le fixe toujours avec cette étincelle de défi au fond des yeux qui la caractérise. Puis il abdique, lentement :

- Bien. Que veux-tu alors ?

- Je… J'aimerais partir maintenant.

Il se lève rassemblant les assiettes à peine entamées. Avant de glisser sa lourde cape noire sur ses épaules.

- Allons-y.

- Non, fait-elle étonnée en se redressant, je… Je pars seule.

- Allons, allons Granger, je t'ai sauvé la vie, il serait naturel que je t'escorte un moment.

Résignée et sachant pertinemment qu'il ne reviendra pas sur ses positions, Hermione passe la porte, qu'il lui tient galamment, avec un soupir.


Un coup, puis deux frappés contre sa porte.

- Entrez, annonce-t-elle avant de voir Remus Lupin franchir le seuil de sa chambre.

- Ginny ?

Elle se redresse, les yeux brillants soudainement.

- Ecoute, chuchote-t-il, j'en ai parlé à ta mère, et autant te dire qu'elle m'a plutôt fait la morale.

- J'imagine, ajoute-t-elle en souriant.

- Mais je t'ai trouvé quelque chose à faire, évidemment ce n'est pas très palpitant. Mais pour le début cela suffira. Et puis il faut faire tes preuves. Suis-moi.

Il se dirige vers la sortie, alors que Ginny se lève prestement pour lui emboiter le pas. Une fois dans le couloir il se dirige vers une petite porte qui a toujours été condamnée. Son poignet encense un geste habile, sa baguette entre les doigts avant que la porte ne s'ouvre. Ginny est étonnée. La grande pièce est remplie de documents qui débordent. Une bibliothèque couvre les quatre murs, pliant presque sous le poids des diverses papiers.

- Voilà Ginny, une Salle qui compte énormément pour nous. Elle y renferme, tout ce que nous avons pu apprendre sur Tu-Sais-Qui et ses Mangemorts.

- Tout ?

- Tout. Ton rôle sera de trier, classer, répertorier tout ce que tu pourras lire ici. Et de nous parler de ce qui te paraîtra important.

- Trier ? Répète-t-elle un peu déçue.

Il tourne alors son visage vers avant de poser une main sur son épaule.

- Ginny, c'est un important. Chaque détail compte. Quelque chose peut nous avoir échappé, et comme chaque Membre de l'Ordre est occupé je compte sur toi.

Elle hoche la tête vivement.

- C'est important, répète-t-il en la laissant seule face à la pièce où les papiers volent encore.


- Alors, fait-elle d'un air distrait, où étions-nous ? Dans une des nombreuses résidences secondaires des Malefoy ?

Il s'arrête de marcher. La contemplant un instant, la tête légèrement penchée, les lèvres retroussées.

- Quoi ? Demande-t-elle surprise s'arrêtant à son tour.

Il secoue la tête, reprenant sa marche silencieuse.

- Tu n'as pas répondu à ma question, le sermonne-t-elle.

- Si, je l'ai fait il y a plusieurs heures. Tu radotes trop.

- Ce que tu peux m'exaspérer parfois.

Il ricane la laissant pester contre lui à sa guise. Elle sent son regard lui vriller la nuque, la faisant frissonner étrangement. Sa présence n'a rien de positif, elle a du mal à se concentrer sur sa tâche, l'esprit trop troublé.

- On s'arrête, claque-t-il au bout d'un instant.

- J'aimerais continuer encore un peu.

Son regard est porté au loin et elle tremble de froid.

- Tu es épuisée, Granger. Et puis il va faire nuit. On s'arrête maintenant et on repart demain.

A contrecœur elle se tourne vers lui et s'avance à petit pas.


- Drago ? Murmure-t-elle si doucement qu'il croit l'avoir rêvé.

Il relève la tête et elle croise son regard gris acier. Elle a prononcé son prénom, cela lui procure un étrange papillonnement au creux du ventre.

- Pourquoi m'avoir suivi ?

- Tu es partie, chuchote-t-il en s'approchant d'elle, j'ai horreur qu'on me résiste.

- Tu es venue me tirer des griffes de deux Mangemorts, uniquement à cause de la chasse que tu as décidé de me livrer ?

- Non.

Elle frémit alors que sa main glisse le long de sa mâchoire, ses yeux argent liquide la poignardant réellement. Il approche son visage et elle peut apercevoir les reflets de la lune se glisser langoureusement dans ses mèches blondes. Son cœur manque un battement, puis deux, puis trois alors que les lèvres du garçon se rapproche encore, jusqu'à venir effleurer les siennes. Légèrement, elle répond à son baiser avant de se laisser aller à cette étreinte, sa peau s'électrisant sous la main de Drago. Avec avidité, il déboutonne sa chemise avant de venir picorer son coup de baisers, le monde bascule, Hermione se sent happée dans un tourbillon de sentiments contradictoires. Reprenant contenance, elle pose deux mains sur le torse du jeune homme, le repoussant légèrement.

- Arrêtes.

- Pourquoi ? Fait-il d'une voix rauque et si veloutée qu'elle doit détourner le regard si elle veut reprendre le contrôle d'elle-même.

- Ça paraît évident. On n'est pas dans le même camp tous les deux. Ça ne pourra jamais marcher.

Il s'éloigne un sourire en coin plaqué sur ses lèvres. Avec nervosité elle reboutonne sa chemise en flanelle. Avant de se lover dans son duvet, fébrile.


Alors qu'elle marche lentement, elle sent une main s'enrouler fermement autour de son bras.

- Lâche-moi Malefoy ! Tu me fais mal !

Mais lorsqu'elle se tourne vers lui, une étrange boule d'angoisse se forme dans sa gorge. Il a le regard fixé sur un point à l'horizon. Elle trésaille alors qu'il distingue sans doute une menace. Une silhouette mince, au visage ensanglanté, apparaît au loin. Il vacille. La jeune fille sort sa baguette, prête à parer l'attaque, mais quelque chose l'en empêche, alors elle les aperçoit : les yeux vert étincelant, les lunettes cassées.

- HARRY ! Hurle Hermione en sentant un poids énorme s'envoler de son cœur, ses jambes la conduisant malgré elle dans les bras de son ami, lui arrachant un cri de douleur alors que son torse s'abat avec brutalité sur le sien. Faible, éreinté, le jeune garçon répond toutefois tout aussi violement à son étreinte. Jusqu'à ce que ses yeux se posent plus loin derrière Hermione, jusqu'à ce qu'elle le sente la repousser sans ménagement.

- Assassin ! Crie Harry sans même laisser le temps à quiconque de comprendre.

Baguette oubliée, il se rue sur le Serpentard qui le toise avec animosité.

- Harry ! Arrête ! Essaie de l'empêcher Hermione en se plaçant entre le jeune blond et son meilleur ami.

La fureur déchirant ses traits, le survivant se décrispe un peu en observant son amie.

- Drago n'est pas…

- Drago ? La coupe-t-il avec colère.

Elle baisse les yeux, honteuse, avant de les relever. Son meilleur ami a énormément maigri, il est blessé, et une barbe naissante vient assombrir encore davantage le tableau qu'il offre.

- Ecoute Potter, grince Malefoy guère heureux de se trouver dans cette position. J'ai aidé Granger lors d'un moment délicat et…

- L'enfer est pavé de bonnes intentions Malefoy, coupe le garçon avec colère.

- Harry… Commence Hermione mais son ami la fait taire d'un regard.

- Que comptes-tu faire ? Crache-t-il, rejoindre l'Ordre avec ton sourire angélique et tes beaux yeux bleus ?

Drago se ferme instantanément.

- Non Potter, je vais partir.

- Drago, fait Hermione en avançant d'un pas et le regard de celui-ci s'allume soudainement. Reste.

Et Harry serre ses poings brutalement.

- Tu aurais une protection.

Il s'approche lentement, effleure la courbure de sa mâchoire avec sa main, la vrillant d'un regard intense, avant de transplaner lui arrachant un sursaut de surprise.


- Il y a quelque chose entre toi et Malefoy ? Demande Harry en se faisant griller une saucisse qu'Hermione lui tend.

- Non, rien, répond celle-ci brusquement avant de fixer son regard sur les flammes dansantes.

- Je ne suis pas dupe Hermione et puis je te connais trop bien.

- Il n'y a rien Harry, répond-elle un peu trop soudainement, il m'a aidé à deux reprises, mais il n'y aura jamais rien. C'est impossible.

Il n'insiste pas se contentant de tourner à nouveau sa brochette dans le Feu.

- Comment m'as-tu retrouvé ? Demande-t-elle finalement.

- J'ai reçu ton message. Hermione je me suis fait un sang d'encre ! Qu'est-ce qui t'a prit ?

- Je voulais te retrouver. Tu as réussis ? lance-t-elle précipitamment pour couper court aux remontrances.

- Oui, il n'en reste qu'un.

- Lequel ?

- Nagini.

Hermione sent une sueur glacée parcourir son échine. Le grand Serpent de Voldemort la terrorise plus qu'elle ne veut l'avouer.

- Tu sais Vold…

Avec rapidité la jeune fille pose une main sur la bouche de son ami, qui la retire avec une moue rieuse.

- Je pensais que cette peur absurde t'était passée.

- Ce n'est une peur Harry. Tu-Sais-Qui a mis un tabou sur son nom. Quiconque le prononce se voit poursuivis par une armée de Mangemorts. C'est abile pour te coincer.

- Une chance que je n'ai croisé aucune vie humaine ces derniers temps. Enfin presque, quelques Mangemorts m'ont rendu visite. Mais comment le sais-tu ?

- J'en ai fait les frais j'ai mentionné son nom. Dean y a laissé la vie.

- Dean ? Fait Harry soudain emplit d'une vague d'émotion.

Elle hoche la tête, se mordant la lèvre inférieure.

- J'aurais pu mourir moi aussi si Malefoy n'était pas là.

- Il n'est peut-être pas complètement mauvais, grince le survivant amer.

Hermione esquisse un sourire avant de caler sa tête sur l'épaule du garçon.

- On rentre ? Murmure-t-il. J'avais envie de passer un moment avec toi, avant de me retrouver au milieu de l'Ordre.

Elle hoche lentement la tête avant de se lever et de lui saisir la main, prête à transplaner.


Alors ça vous plu? :D