Ouf! Enfin j'ai réussi à poster ce chapitre 13. On dit que ça porte malheur... J'espère que vous n'abandonnerez pas ma fic, pour honorer ce nombre ;)

Je suis navrée je me met de plus en plus de temps à poster. Mais comme je vous ai dit je suis sur mon Roman en même temps. En plus pour la sortie de Wolverine au ciné je me suis aussi lancé dans une Logan/Rogue(Malicia). Puis avec mon boulot qui me demande de plus en plus de temps.. Je ne vous dit pas, ça commence à faire beaucoup!

Mais me voilà malgré tout.

Merci de me suivre encore et toujours. Merci de vos adorables reviews, elles me touchent énormément

J'ai un peu cafouillé au chapitre précédent. Si je ne vous ai pas répondu ou si je l'ai fait deux fois: Mille excuses!!!

XIII.

Il a le visage fermé, les poings crispés et son regard est focalisé sur la porte d'entrée. Sa main est posée sur les hanches de la jeune fille, la protégeant derrière son dos, les doigts fermement enroulés autour de sa baguette magique. Elle sent un tremblement dans sa poitrine. Elle a peur, et pas uniquement pour elle. Les coups redoublent encore et encore. Elle ferme les yeux, serre les dents. Tout est perceptible, chaque sensation. La main de Drago contre elle qui la picote, faisant trembler sa peau. L'odeur de sa chemise fraîchement lavée, du café imprégnant encore son haleine chaude. La sensation du carrelage gelé sur ses pieds nus. De celle, ô combien contradictoire, de la chaleur du jeune homme près d'elle. Un coup d'épaule contre la porte fait trembler celle-ci.

- Drago ! Crie son ancien Professeur une fois de plus.

Mais Drago ne bouge pas.

- Bombarda Maxima ! Entend-elle rugir, mais déjà ses oreilles bourdonnent. Elle ne perçoit plus rien jusqu'à ce que des cris la sorte de cette transe opaque.

- Baisse ta baguette espèce de crétin, crache Rogue.

Et Hermione comprend d'autant plus Harry qui l'a toujours détesté. Les mêmes cheveux gras descendent en cascade sur ses épaules osseuses. Ses doigts noueux sont crispés sur sa baguette qu'il pointe sous le menton du garçon, qui, dans une position identique garde Hermione derrière lui.

- Pas tant que tu n'auras pas baissé la tienne, lâche le jeune homme d'une voix froide.

- Quand vas-tu cesser de jouer à l'enfant gâté ? Je pourrais te tuer d'un mouvement.

La mâchoire de Drago se contracte.

- Essaie.

- Tu oublies que je t'ai tout appris ? Ricane Rogue

- Tu oublies que je t'ai largement dépassé ces derniers temps ?

Le visage teinté d'ironie de Rogue se ferme soudain. Ses yeux noirs d'encre se font plus menaçants.

- Nous sommes dans une impasse, Drago. Vas-tu consentir à baisser ta baguette, que l'on discute ?

- Discuter n'a jamais été ton fort.

- Baisse ta baguette ! Crache-t-il

Il secoue la tête, dents serrées.

- Je ne te fais pas plus confiance que toi, continue Rogue.

- Moi, je me défends.

- Tu TE défends ? Ou tu LA défends ? Tu sais bien que je ne te ferais rien.

- C'est Pareil Severus. Si tu veux que je t'écoute baisse cette putain de baguette !

Contre toute attente le Professeur consent à écouter Drago. Avec lenteur son bras s'abaisse, il tourne le dos aux jeunes gens avant de s'affaler dans un gros fauteuil, leur faisant signe de s'asseoir en face. Les muscles de Drago se décontractent, alors qu'il s'exécute. Hermione ne bouge pas.

- Miss Granger, énonce Rogue d'un ton méprisant en esquissant un geste vers un fauteuil.

- Je préfère rester debout, répond-elle tout aussi froide.

- A votre guise.

Puis se tournant de nouveau vers Drago :

- J'ai réussi à faire croire que tu avais agi sous le sortilège de L'Imperium. Le message est très bien passé, sauf pour deux trois tels que Nott et Goyle qui affirment que tu agissais de ton propre chef. Ils ne vont pas tarder à faire une descente. Il va falloir mettre les voiles.

Drago n'a pas cillé mais son silence traduit son étonnement.

- Pourquoi avoir fait ça ?

- Quoi ?

- M'avoir défendu ? J'ai trahi.

- Ça, ce n'est pas ton problème.

- Evidemment que si, cela me concerne !

- Ca ne te suffit pas, ce que j'ai fait ? Il te faut en plus des explications ? On n'a pas le temps pour ça, gamin. Je dois d'abord envoyer un message à ta mère pour lui dire que tu vas bien.

Il encense un geste pour se lever mais la voix glaciale de Drago le stoppe dans son élan.

- C'est de cela qu'il s'agit ? De ma mère ?

Rogue se tourne vers son ancien élève alors que celui-ci s'est levé pour lui faire face.

- Cesses tes insinuations, petit prétentieux. Je ne souhaite pas te faire de mal.

Drago affiche un rictus mais ne continue pas.

- Comment va-t-elle ? Murmure-t-il

- Elle est en sureté.

Mais déjà Hermione n'entend plus la conversation. Rogue a esquissé un geste de la main, faisant apparaître son Patronus, une biche argentée, renvoyant à la jeune fille des bribes de conversations qu'elle a eu avec Harry.

- Un jour je t'ai dit que j'avais la sensation que quelqu'un me suivait tu te souviens ?

Elle avait acquiescé.

- La nuit où j'avais perdu pied au fond du lac, j'en suis sorti indemne sans explication. Et puis j'ai vu une biche argentée. Au début j'ai bien cru que mon imagination me jouait des tours, comme lors de notre Troisième année, avec mon Patronus. Mais non, il y avait une biche. Comme le Patronus de ma mère.

- Tu penses que c'était elle ou… Son apparition ?

- Je l'ignore…

Il s'était passé une main dans les cheveux, nerveusement.

- Je deviens sûrement fou…

- C'était vous ! Hurle-t-elle, accusatrice, pointant un doigt furieux sur son ancien Professeur faisant sursauter les deux hommes.

- Qu'avez-vous Granger ? Grince-t-il

- C'était vous ? C'était vous qui suivez Harry ?

Il la toise un instant, surpris.

- Comment diable…

- Pourquoi ! Crie-t-elle, ne sachant que penser.

- Granger, murmure Drago d'une voix douce, perdu au milieu de la conversation.

- Pourquoi l'avoir secouru ? Harry pensait qu'il s'agissait de sa mère… Elle avait elle aussi une biche comme…

Ses yeux s'écarquillent alors qu'elle relie ses paroles aux actes de son ancien Professeur. Ils étaient amis… Avant James, avant Serpentard et Gryffondor. Harry le lui avait dit, il l'avait vu dans un souvenir de Rogue lorsqu'il lui enseignait l'Occlumentie.

- Impossible… Murmure-t-elle tout bas.

Les poings du sorcier se serrent, alors les yeux de Drago pivotent de l'un à l'autre cherchant à saisir le sujet de leur conversation.

- Vous… Vous l'aimiez ?

- Fermez là Granger ! Crache-t-il, hors de lui.

- Vous l'aimiez ! Mais c'était une Née Moldue alors vous l'avez ignorez, vous lui avez tourné le dos, vous…

- Fermez-là ! Rugit-il en l'agrippant par les épaules pour cogner sa tempe de sa main osseuse.

En deux pas Drago est sa hauteur, envoyant son poing dans le nez de Rogue.


- Où sommes-nous ? Couine Ginny d'une voix fluette.

- Loin. Crache Anton, acerbe. Nous nous éloignons à chaque pas

- Fermez-là ! Crache Harry.

Le noir total. Stressant, arrogant, les privant d'un sens ô combien important.

- Regardez ! Lance Ron, il y a une lumière là bas !

- Soyez prudents, murmure Harry pour la cinquantième fois.

Avec précaution, ils avancent vers la source de clarté, mains fermement enroulées sur les baguettes. Harry est le premier, il ignore les gouttes de sueur qui perlent grossièrement sur son front. Vaillamment il guide ses amis, la peur au ventre. Lorsqu'il se trouve non loin de la voute qui abrite la lumière, il approche, seul. Ses mains glissent contre la paroi humide, il rase les murs. Sa tête s'incline pour observer l'intérieur du tunnel. Alors, il les voit les écailles cuirassées, indestructibles, les griffes acérées, les yeux jaunes vifs qui le toise avec animosité.

- Courrez !!!


- Ne dites rien à Potter

Hermione lui jette une œillade noire, alors qu'elle tient une poche de glace contre sa tempe endolorie. Malefoy s'est absenté, pour en chercher une seconde, le nez de Rogue ne voulant pas cesser de saigner.

- Qu'est-ce que je vous dois ? Harry est mon meilleur ami, je ne vois pas pourquoi je lui cacherais cela.

- Il est essentiel que Potter ne sache pas, pour son salut, et ce qui découlera jusqu'à son affrontement avec le Mage Noir.

- Vous n'allez pas me faire croire que vous voulez le protéger contre votre propre camp ? Vous pensez sérieusement que je vais avaler ça ? Vous avez tué Dumbledore. Si j'avais ma baguette…

- J'ai tué Dumbledore, annonce-t-il platement, parce qu'il me l'avait demandé.

Elle hausse des sourcils.

- Il était mourant, pour que le spectacle soit parfait aux yeux des Mangemorts et du Mage Noir, il m'avait demandé de l'assassiner.

Il esquisse une grimace.

- Votre numéro est très réussi, félicitation. J'y croirais presque.

- Vous êtes aussi têtue que cet imbécile de Malefoy !

Un instant, le silence s'installe, les deux sorciers se toisent, l'air mauvais.

- Dumbledore allait mourir, il le savait. Mademoiselle-je-sais-tout, dites moi pourquoi Poudlard est si imprenable, si Dumbledore ignorait tout de sa mort imminente ?

- Il avait prit des précautions.

- Ce vieux fou se croyait indestructible, il ne pensait pas mourir si tôt. Mais lorsqu'il s'est rendu à l'évidence, il a manigancé ce plan machiavélique. Votre cher Directeur avait un esprit tordu.

Hermione se tait alors qu'une conversation lui revient en mémoire « A croire qu'il savait qu'il allait mourir » avait ricané Dean.

- Vous avez lu le livre de Skeeter ?

La jeune fille lui envoie une œillade sévère.

- On ne distinguera jamais le vrai du faux je le crains. Mais je pense qu'il y a toute même une part de vérité. Qu'en dites-vous ?

Elle lève les yeux vers lui, furieuse. Jamais elle n'avouera être d'accord avec ses propos.

- Vous avez protégé Harry à cause de sa mère ? Répond-elle à la place.

- Granger, fermez la, fait-il en pinçant les lèvres.

- Tant que je ne comprendrais pas pourquoi, je ne pourrais pas vous croire.

Le sorcier passe une main sur son menton qu'une barbe naissante recouvre déjà. Il a l'air agité. Nerveux.

- Lily et moi, on s'est connu jeunes. On était… amis. Elle était impulsive, flamboyante. Elle prenait souvent ma défense contre ce satané Potter.

Le visage un instant illuminé de l'Ancien Professeur s'assombrit soudain.

- Mais son rang et le mien nous ont éloigné.

Hermione ouvre la bouche. Puis la referme. Elle est surprise par l'intensité de l'émotion empreinte dans la voix du sorcier.

- Toujours cette histoire de Sang, crache-t-elle.

- Vous ne pouvez pas comprendre.

- La folie Humaine n'est pas compréhensible.

Il soupire.

- Je vous ai expliqué. Ne dites rien à Potter.

Elle hoche la tête.

- Vous devenez raisonnable Miss Granger… Espérons que ce crétin de Potter réussira.

- Harry n'est pas James, claque-t-elle glaciale.

La porte s'ouvre sur Drago qui arrive les mains chargées d'un paquet qu'il tend à Rogue, il lance :

- Le temps que j'arrive elle était déjà fondue.

- Ouai, grogne ce dernier en l'apposant tout de même sur son nez douloureux. Il va falloir y aller, ils seront bientôt là.

Puis jetant un regard froid à la jeune fille, il ajoute :

- Miss Granger devrait peut-être mettre quelque chose d'un peu plus chaud.

Elle rougit violement resserrant la chemise de Drago contre elle.

- J'aurais pu le faire si vous n'aviez pas tout fait sauter !

- Ca j'en doute, grince-t-il en laçant un regard éloquent à Drago.

Celui-ci garde un visage impassible et froid. Elle aimerait tant pouvoir faire pareil, elle voudrait être comme lui, ne pas laisser ses émotions transparaître.

Au moins elle n'a pas pleuré depuis Dean. Dean… son cœur se serre.

- Change-toi Granger, murmure une voix douce à son oreille qui la sort de sa torpeur, tes affaires sont dans la Salle de Bain.

La jeune fille hoche la tête, avant de se diriger vers la petite pièce adjacente.

La morsure de l'eau chaude contre sa peau nue lui procure une sensation magique, elle avait oublié à quel point une douche pouvait être salutaire.

Alors qu'elle enfouie sa tête dans la serviette chaude des bribes de voix lui parviennent de la pièce voisine. Lentement elle allume l'eau pour couvrir son espionnage et colle son oreille contre la porte.

- Pourquoi Drago ? Lance la voix de l'Ancien Professeur de Potions d'une tonalité douce, qu'elle ne lui soupçonnait pas.

Un silence lui répond.

- Tu veux infiltrer l'Ordre ? Tu agis sur les ordres du Seigneur des Ténèbres ?

Elle frissonne sentant son cœur s'emballer.

- Ou c'est juste parce que tu prends ton pied comme jamais ?

Des bruits étouffés. Un froissement de vêtement. Deux pas. Un grognement.

- N'avance plus.

Et elle devine que Rogue l'en dissuade à l'aide de sa baguette.

- Ne me dis pas que tu l'aimes ? Reprend-il d'une voix acerbe. Tu en es incapable.

Silence de nouveau.

- Tu vas finir par te perdre Drago…

La voix douce est revenue, protectrice.

- Je prends le risque, répond-il enfin installant un nouveau silence pesant.

Le cœur battant Hermione décolle son oreille brûlante de la porte, ses gestes se font nerveux, fébriles alors qu'elle enfile ses vêtements. Il l'aime... Drago Malefoy. Cette jubilation intérieure qui s'empare d'elle, elle ne la connaît pas, elle la craint. La redoute. Se perdre a dit Rogue. Se perdre…

Elle pénètre dans la chambre, les joues rougies, les yeux fixés sur Malefoy, dont le regard bleu acier la transperce de toutes parts. Elle baisse les yeux.

- Bien, nous allons passer par le réseau souterrain, annonce Rogue

Drago se fige

- Je te demande pardon ?

Il secoue la tête vivement.

- C'est se jeter dans la gueule du loup.

- Justement, la meilleure planque qu'il te reste c'est encore le dernier endroit où tu devrais être. Aies confiance, je connais bien ce réseau.

- Confiance ? Grince ce dernier, lui emboîtant néanmoins le pas.


Depuis combien de temps courent-ils ? Harry en a perdu le compte. Le dragon est loin à présent. Son souffle devient vraiment irrégulier et derrière lui, il sent Ginny ralentir. Il a envie de s'emparer de sa main, de la serrer contre lui et de l'emmener loin. Loin de ce souterrain sinistre et dangereux. Pourquoi diable a-t-il accepté qu'elle les accompagne ?

Soudain, un bruit lui parvient. Il s'arrête, faisant signe aux autres de se taire. Des pas approchent. Sa baguette levée il se prépare à l'affrontement.


Drago a glissé sa main dans la sienne, provocant une chaleur inhabituelle dans le corps de la jeune fille, qui prend naissance dans son creux. Elle oublierait presque qu'elle se trouve sur les routes ennemies. Soudain les deux hommes se figent. Un frisson lui parcoure l'échine. Elle toise leurs visages anxieux. Les baguettes se lèvent. Elle se recroqueville derrière Drago, elle se sent si vulnérable sans la sienne. Quatre silhouettes se profilent. Ils sont en sous effectifs. Son cœur martèle douloureusement sa poitrine. Les ombres s'avancent, menaçantes, dans une position identique à la leur. Mais les démarches sont familières. Beaucoup trop.

- Harry, Ron ! Dit la jeune fille d'une voix éteinte mais suffisamment forte pour que les silhouettes se figent. Avant de se rapprocher encore, les révélant à la jeune fille.

- Ron… Pleure-t-elle de soulagement. Harry…

- Hermione… Soufflent les deux garçons d'une même voix.

Ron s'approche, s'empare de sa main les yeux brillants

- Nous étions si inquiets !

Lentement il la tire vers lui mais la main de Drago n'a pas bougé, elle la retient fermement. Tout se passe alors très vite, les deux Gryffondors prennent conscience de l'escorte inhabituelle de leur amie. Harry bondit sur Rogue baguette oubliée, le prenant par surprise. Ron a dégainé la sienne, la pointant sur Malefoy, le visage haineux. Ginny et Anton ont dressés leurs baguettes devant eux, ne sachant comment réagir.

- Assassin ! Lâche ! Hurle Harry martelant de ses poings le visage de son Ancien Professeur.

- Harry ! Hurle Hermione en une plainte déchirante qui fige la scène.

Il a relevé la tête et fixe son amie.

- Ils m'ont aidé, je t'en prie ce n'est pas ce que tu crois…

Il fronce les sourcils. Elle tend sa main vers lui.

- Je t'en prie fais-moi confiance, je ne peux rien te dire. Mais aie confiance…

Il hésite mais s'empare néanmoins de cette main qui l'aide à se relever. Elle se love contre lui, profitant de son contact rassurant, lui garde un visage dur adressé à Rogue. Ce dernier se relève essuyant sa lèvre sanguinolente d'un geste rageur.

- Vous avez de la chance, Potter… Crache-t-il.

Harry avance d'un pas, mais la jeune fille le retient contre elle avant de se tourner vers Ron :

- Baisse cette baguette Ron.

Il ne bouge pas.

- S'il te plaît…

- Pourquoi j'épargnerais cette fouine ?

La main de la jeune fille se pose sur son bras.

- Ron s'il te plaît, il a mis sa vie en danger pour me sortir des cachots.

- Pourquoi aurait-il fait ça ?

Drago ne bouge pas, il toise le jeune rouquin avec une animosité palpable.

Rogue ricane. Aussitôt le bras de Ron pivote vers lui.

- Qui y a-t-il ?

- Weasley, cessez de jouer les héros et abaissez cette baguette.

Ron ne bouge pas. Il pourrait bien en mettre un des deux au tapis. Cela lui ferait un tel bien.

- Ron… Murmure-t-elle encore.

- Pourquoi ? Demande-t-il pointant de nouveau sa baguette sur Malefoy.

- Ron laisse le. Rentrons.

Entendant la voix de Ginny, celui-ci s'exécute comme un automate. Il attrape le bras d'Hermione avant de la tirer vers lui faisant demi-tour. Il pousse Ginny devant lui avec un signe de tête

- Rentrons.

Mais Hermione s'arrête, tournant son visage vers Drago.

- Tu es en sécurité maintenant… Murmure-t-il avec un sourire amer.

- Viens…

Il secoue la tête.

- Drago, tu seras en sécurité, le temps qu'ils déduisent que tu as bien agi sous l'Impérium, lui répond son Ancien Professeur.

- Non. Répond celui-ci.

Hermione ose un pas vers lui.

- Rogue a raison. Malefoy tu viens.

Tous les visages se tournent vers Harry, affichant le même air incrédule. Sa voix a claqué, autoritaire.

- Potter, si tu crois…

- Ferme ta grande gueule Malefoy, j'ai dis tu viens. On se met en route.

- Harry t'es dingue ! Crache Ron frappé d'horreur par l'attitude de ses deux meilleurs amis.

Mais celui-ci ne répond pas.

- Bien, lance Anton acerbe. Allons donc montrer à ce Mangemort notre QG, qu'il rentre tranquillement chez lui nous dénoncer à ses copains !

- Malefoy, je vais te lancer un sortilège, ne te défend pas, répond Harry sans prendre compte des protestations de ses amis.

- Tu me prends pour un con, Potter ?

Hermione se rapproche encore de lui et appose une main encourageante sur son avant bras. Il serre les mâchoires, visiblement mécontent avant de faire signe à Harry et de fermer les yeux.

- Assurdatio. Invisio. Murmure-t-il

Il se tourne vers ses trois amis, qui le dévisagent l'air mécontent.

- On se met en route.

Puis se tournant vers Rogue, il lance, ironique :

- Ne vous perdez pas.

Celui-ci ne répond pas, se contentant de leur tourner le dos et de poursuivre son chemin non sans lancer une accolade à Malefoy, qui désormais sourd et aveugle se raccroche à Hermione comme à une bouée de sauvetage.

Harry ouvre la marche, laissant Ginny et Hermione lui emboîter le pas. Cette dernière a glissé sa main contre les reins de Drago qui la suit docilement, le visage contracté, affichant clairement le sentiment qu'il ressent de se trouver là.

- On dirait que tu es Hors-jeu Weasley, ricane Anton dans l'oreille de Ron, alors qu'ils ferment la marche.

- Ferme-la. Grogne celui-ci.

Mais ses yeux glissent involontairement sur les deux jeunes gens qui marchent, enlacés, comme un seul homme et son cœur éclate en mille morceaux. Parce que même s'il ne veut pas le reconnaître, il est persuadé qu'Anton a raison. Il n'aurait peut-être pas du revenir.


Alors? :$