Bonjour, je tiens à m'excuser pour mon absence longue de deux semaines. J'ai deux bonnes raisons, l'une étant un voyage aux Alpes la première semaine, et l'autre étant le fait que j'étais chargé de travail cette semaine. Je n'ai pas eu le temps de poster mes chapitres ou bien, j'ai oublié ou bien quand je me souvenais, il était trop tard. Mais, rassurez-vous, je ne vous ai pas oubliés mes chers lecteurs et chères lectrices. Je suis vraiment désolée, je vous prie de m'excuser.

Ensuite, je tenais à vous dire merci pour vos reviews.

Finalement, bonne lecture à vous tous.


Chapitre 8 :

John était arrivé au repère de la femme-démon. Malgré la mort de celle-ci, il avait pris ses précautions, et donc, avait ramené une arme chargée de balles de sel, de l'eau bénite et la formule qui avait permis la destruction de la créature. Lorsque le chasseur entra dans la maison abandonnée, il remarqua que celle-ci n'avait pas changé si ce n'est que la température qui était descendue de plusieurs degrés.

Le père Winchester ne perdit pas de temps et fila directement à la cave. Arrivé au bas des escaliers, il emprunta le couloir qui le mena à la pièce circulaire où il avait fait exploser le démon, responsable de la situation dans laquelle se trouvaient ses garçons. Il y arriva rapidement et ouvrit la porte pour entrer. La salle aussi n'avait pas changé. Les cadavres d'enfant jonchaient toujours le sol tandis que la table était écrasée par terre. Il se dirigea à cet endroit et examina le lieu. C'était là que ses fils avaient changé de forme. La lumière qui les avait englobés avait touché cette partie de la pièce.

Il soupira de frustration en ne trouvant rien. Le chasseur décida alors d'examiner les cadavres. Ceux en décomposition très avancée déjà ne pouvaient lui dire grand chose. Par contre, les autres lui apprirent beaucoup de chose. La cause de la mort de ses enfants semblait naturelle. Il n'y avait aucune blessure mortelle ou aucun coup qui auraient pu causer leur mort. Il n'y avait aucune blessure mis à part celle à côté du cœur des enfants. C'était une blessure anodine qui, pour une personne normale, semblait être sans importance. Mais, pour John, elle en avait. La blessure était comme celle d'une aiguille qui nous pique au doigt ou d'un objet pointu mais pas très gros.

John sortit son téléphone portable et cliqua sur l'appareil photo du téléphone. Il pouvait être nul en technologie moderne mais on lui avait appris comment utiliser cette fonction très utile au cours d'une chasse. Alors le chasseur prit une photo de la blessure, et continua d'examiner les cadavres. Il remarqua alors que tous avaient la même blessure au même endroit. Ce n'était pas un hasard, John le savait. Il décida de la garder en mémoire pour plus tard, et reprit son examen.

Il ne trouva rien de plus que la petite blessure. Le chasseur décida alors de prélever à chaque cadavre un cheveu ou, au moins, quelque chose comportant de l'A.D.N. Après cela, il sortit de la pièce et longea de nouveau le couloir mais en sens inverse. Le chasseur monta les escaliers et se retrouva une fois de plus au rez-de-chaussée de la maison. Là, il préféra faire le tour de la maison pour voir si quelque chose qui lui aurait échappé la première fois pourrait l'aider maintenant.

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Du côté de Bobby

Après le départ de John, Bobby se remit à faire des recherches sur l'ordinateur avec l'aide de Sam. Ce dernier ne pouvait peut-être plus lire ou très bien voir l'ordinateur mais il avait toujours son intelligence et ses connaissances. Alors le vieux chasseur avait décidé d'inclure Sam dans ses recherches. D'ailleurs, celui-ci s'était avéré être une aide plus que bienvenue. En effet, c'était le plus jeune des Winchester qui avait trouvé les informations sur la femme-démon. Alors, grâce à lui, de nombreuses théories et hypothèses avaient pu être éliminées des possibilités.

En une heure, ils avaient éliminé plus qu'ils n'avaient trouvé des solutions potables (ou potentielles, m'en rappelle plus). Ils entamèrent la deuxième heure lorsque des gémissements provenant du lit se firent entendre. Les deux tournèrent leur tête en direction du lit et vit Dean se réveiller. Ce dernier se frotta les yeux et regarda autour de lui. Tout à coup, il se redressa brusquement sur le lit et posa son regard sur Bobby et Sam.

- Bobby ? Sam ?

- Hey, comment vas-tu ? demanda Bobby.

- Je... Je vais bien... enfin je pense, répondit Dean.

- Tu penses ? demanda Sam en haussant un sourcil.

L'aîné des deux frères regarda son cadet.

- Tu es toujours aussi p'tit, dit-il bêtement.

Sam roula des yeux.

- Et toi, tu es toujours aussi stupide. Bien sûr que je suis petit ! Nous n'avons pas encore trouvé de solutions pour régler ce problème.

Dean acquiesça de la tête et attendit quelques dizaines de seconde avant de reprendre la parole.

- Pourquoi... Pourquoi ai-je l'impression que j'ai manqué une grande partie de la journée ?

- Techniquement, c'est le cas, répondit Sam.

Il se reçut un regard d'incompréhension de la part de son aîné. Bobby décida de prendre la parole.

- Ce que veut dire Sam c'est qu'effectivement, tu as manqué la matinée.

- Pourquoi ai-je oublié ? Je devrais quand même m'en souvenir !

- Non, parce que ce n'était pas toi qui était présent à ce moment-là.

- Et en anglais, ça donne quoi ?

- Nous avons découvert que lorsque vous dormez, l'esprit d'un enfant de trois ans prend le contrôle, avoua Bobby.

- Tu... Tu veux dire que j'ai été un enfant de trois ans durant toute la matinée !? s'exclama Dean, horrifié par cette nouvelle.

- Oui, mais si ça peut te rassurer, Sam l'était aussi.

Dean ne semblait pas du tout rassuré par cette information. Au contraire, il paraissait encore plus horrifié. Mais qui ne le serait pas après ce genre de nouvelle ?

- Alors, comment avons-nous pu reprendre notre "état" normal ?

- En dormant, il semblerait. Lorsque vous dormez, votre esprit intervertit avec celui d'un enfant de trois ans, et inversement.

L'aîné des Winchester assimila cette information et réfléchit. Puis, il finit par parler.

- Nous n'avons plus qu'à rester éveillé alors. Ca résoudra le problème.

- Ce n'est pas aussi simple, réfuta Sam. Nous avons nos corps de trois ans. Nous serons incapable de rester éveillés pendant plusieurs heures.

- Sam a raison. Vous avez, à présent, un corps qui nécessite des besoins que votre corps d'adulte n'a pas. Le seul moyen d'arrêter cela est de trouver la solution à ce problème.

- Alors, cherchons-la.

Dean se leva et vint rejoindre la table. Il s'assit de l'autre côté de Bobby.

- Au fait, où est papa ?

- Il est parti examiner la maison, répondit Sam avec un ton amer.

Cela surprit Dean. Il allait ouvrir la bouche pour lui demander ce qui n'allait pas lorsqu'il croisa le regard de Bobby. Ce dernier secoua légèrement la tête pour lui faire comprendre que ce n'était pas le moment. Alors l'aîné se ravisa et regarda Bobby reprendre les recherches. A eux trois, ils avancèrent encore beaucoup plus vite.

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Une demi-heure plus tard, John revint au motel. En entrant, il vit Bobby et ses deux fils autour de l'ordinateur. Ils étaient tellement pris dans leurs recherches qu'ils n'entendirent pas le père Winchester entrer. Alors, ce dernier profita de leur inattention pour pouvoir les regarder. Il fut soulagé en voyant que Dean paraissait avoir repris son esprit d'adulte. Quant à Sam, toute colère semblait être partie. Au contraire, il souriait lorsque son frère proposait des théories un peu farfelues.

Finalement, il se racla la gorge afin d'attirer leur attention. Bobby et les deux frères se retournèrent en même, et posèrent leur regard sur le chasseur. Le sourire disparut du visage de Sam tandis que Dean sourit. Bobby entama la conversation une fois que John fut assis.

- Alors, tu as trouvé quelque chose ?

- Oui.

Le chasseur se mit à fouiller dans sa poche et en sortit des photos qu'il passa à Dean.

- Après avoir fait le tour de la maison, je suis allé développer les photos que j'ai prises avec mon téléphone portable.

- Pourquoi avoir photographié une petite blessure de rien du tout ? Demanda Dean avant de passer les photos à Bobby.

Ce dernier les examina attentivement tandis que John répondit à la question de son fils aîné.

- Cette blessure, située pas très loin du cœur, est sur chaque cadavre d'enfants. Ces derniers ont tous la même blessure. Elle paraît sans danger, mais je doute que ce soit vraiment le cas.

Sam regarda à son tour les photos, et fronça les sourcils.

- Le démon se nourrit de l'innocence des personnes. Il se pourrait très bien qu'il plante quelque chose près du cœur de l'enfant pour l'aspirer.

- C'est une hypothèse à vérifier, dit John. J'ai aussi prélevé de l'A.D.N sur chaque victime, et je l'ai envoyé à un ami. Il le recevra au plus tard après demain, et il m'a assuré que j'aurai les réponses dans les quarante-huit heures qui suivront la réception des échantillons.

Bobby acquiesça de la tête alors que Dean posa une question :

- Pourquoi as-tu prélevé de l'A.D.N ?

- Je voulais vérifier un truc, mon instinct me dit que quelque chose cloche avec ces enfants. Je ne sais pas quoi encore, mais je préfère vérifier.

Dean affirma de la tête, montrant qu'il avait parfaitement compris. Sam, lui, ignora son père. Il ne lui avait toujours pas pardonné pour plus tôt, et, de nature rancunière, il n'allait pas le faire tout de suite.

- Sinon, tu as découvert quelque chose d'autre ? Demanda le plus âgé de tous.

- Non, rien n'a changé depuis la dernière fois. Je pense que le démon se cachait plutôt dans la cave.

Sam se tourna vers celui qu'il considérait comme son oncle, et parla :

- Bobby ?

- Oui ?

- Tu pourrais m'emmener à la bibliothèque, s'il te plait ?

- Pourquoi ?

- J'ai besoin de vérifier quelque chose, et comme je ne peux pas y aller seul…

- Très bien.

Tout à coup, un gargouillement résonna. Plusieurs regards se posèrent sur Dean qui se gratta l'arrière de la tête.

- Quoi ? J'ai faim alors c'est tout à fait normal que mon ventre réclame.

- Même en étant aussi petit, tu es toujours un ventre sur pattes, s'exaspéra Sam.

John sourit tandis que Bobby regardait Dean et Sam avec amusement.

- Allons au restaurant. En plus, je parie que tu as faim, Sam, vu que tu n'as pas mangé ce midi.

Dean regarda son frère avec un regard surpris mais qui vira très vite au regard « mère-poule ».

- Quoi ? Sammy, tu sais très bien que tu dois manger, surtout avec un corps comme le nôtre.

- Je n'avais pas faim, se défendit Sam. En plus, quelqu'un m'a coupé l'appétit.

Tous surent de qui Sam voulait parler. Ce dernier se leva et alla chercher ses chaussures.

- Mais tu as raison, Bobby. J'ai faim, et il est temps que je mange.

Personne ne dit quelque chose pendant quelques secondes, mais les deux autres Winchester et Bobby allèrent se préparer.


Qu'en pensez-vous ?