Bonjour, voici donc le quinzième chapitre. Nous nous rapprochons de la fin, mes chers lecteurs, mais ne vous inquiétez pas, il reste encore quelques chapitres dont deux sont en attente d'être corrigés. J'espère qu'il vous plaira. Une nouvelle fois, je remercie tout ceux qui suivent encore cette fic puis plus précisemment les personnes qui me laissent une review :
Cass Shelly (j'adore ta réaction xD Ne t'inquiète pas, ton radotage (est-ce que ce mot existe ? J'ai tendance à inventer des mots xD) ne m'importune pas xD Oui, les deux frères sont susceptibles d'être source d'inquiétude pour John et Bobby. Mais qu'est-ce que je raconte moi ! Ils ne sont pas susceptibles mais le sont déjà xD)
et
Jubei-Kazuki (je connais ce soulagement qu'est de lire un chapitre de fic après un devoir difficile xD Ton "miam miam" me fait quelque peur là. Ca me fait penser au fait que tu veux manger Sam xD Oui je sais, j'ai des idées bizarres mais tu dois le savoir à force xD)
Je vous laisse à présent lire la suite ^^
Chapitre 15 :
Ils ne mirent que quelques minutes avant d'atteindre l'hôpital, mais pour John, cela lui avait semblé des heures. Une fois la voiture arrêtée, il sortit de l'Impala et se précipita à l'intérieur, laissant le soin à Bobby d'aider Dean bien que ce dernier ne lui en voulait pas. Lorsque John entra dans l'hôpital avec son fils cadet malade dans ses bras, il se dirigea vers la réception. À l'accueil, se trouvait une jeune réceptionniste rousse aux yeux verts.
- Que puis-je faire pour vous ? demanda la jeune femme.
- Mon fils est malade, j'ai besoin d'un médecin, répondit John.
La rousse posa son regard sur Sam qui était endormi. Ses yeux vert se remplirent d'inquiétude tandis qu'elle prenait le téléphone pour appeler un médecin. Bobby et Dean arrivèrent à ce moment-là. Quelques secondes plus tard, un médecin arriva. C'était un jeune homme qui semblait tout fraîchement diplômé.
- Bonsoir, je suis le Dr James, on m'a dit que votre fils est malade.
- C'est exact.
Le regard du Dr James se posa sur Sam. L'enfant avait le teint blafard, seules ses pommettes étaient colorées d'une teinte rose maladive. Il suait beaucoup tandis que ses cheveux étaient collés sur son front et son visage. Il semblait aussi avoir des difficultés pour respirer.
- Suivez-moi.
Tous suivirent le médecin qui les conduisit à une salle d'examen. Là, John déposa Sam sur le lit sur ordre du médecin. Ce dernier ganta ses mains et revint. Il commença à examiner l'enfant tout en posant des questions au père.
- Depuis combien de temps est-il malade ?
- Trois jours mais tout allait bien hier et aujourd'hui.
- Quels ont été les symptômes ?
- Fièvre, vomissement, les symptômes d'une fièvre classique.
- Toussait-il beaucoup ?
- Non. Il a seulement eu une quinte de toux tout à l'heure avant de l'emmener ici.
Le médecin acquiesça tout en continuant d'ausculter. Puis, il prit son stéthoscope et commença à examiner la poitrine et le cœur de Sam. Il fronça les sourcils tandis qu'il se redressait.
- Qu'est-ce qui ne va pas ? demanda Bobby.
- Je préfère lui faire passer une radio avant de vous le dire.
Le Dr James fut coupé dans son discours par un gémissement provenant de Sam. Ce dernier commençait à se réveiller. Finalement, au bout de quelques secondes, deux orbes vert furent dévoilées. Les yeux de Sam se posèrent sur son père.
- P'pa ?
- Je suis là, Sammy, dit John en caressant les cheveux de son fils.
- J'me sens pas très bien.
- Je sais, Sammy, c'est pour ça que tu es à l'hôpital.
Sam ferma les yeux avant de les rouvrir.
- D'n ?
- Je suis là, Sammy, dit Dean.
Ce dernier avait repris son esprit d'adulte, tout comme Sam, mais étant à l'hôpital, il devait se comporter encore comme un enfant afin de ne pas éveiller de soupçons. Le cadet des Winchester était tellement fatigué qu'il ne le remarqua pas. Son aîné lui prit la main.
- Me laisse pas, murmura Sam avant de fermer les yeux.
- Jamais, Sammy, jamais, répondit Dean sur le même ton.
- À présent, je dois l'emmener passer une radio. Si vous voulez bien attendre dans la salle d'attente.
Les deux chasseurs et Dean comprirent qu'ils devaient sortir, ce qu'ils firent à contrecœur. Ils allèrent s'asseoir dans la salle d'attente tandis que Sam fut emmené en radiologie.
L'attente fut longue. Les Winchester et Bobby durent attendre une heure avant de voir apparaître le médecin s'occupant du plus jeune d'entre eux. Pendant cette heure, John avait dû remplir des formulaires demandant des informations sur le patient, en l'occurrence Sam. Pour les remplir, le chasseur utilisa un faux nom. John Michaels et ses deux fils, Dean et Sam. Bobby, lui, se faisait passer pour leur oncle, comme d'habitude.
Lorsque le médecin revint une heure plus tard, le groupe se leva et lui fit face.
- Comment va mon fils ? demanda John avec inquiétude.
- Il dort pour l'instant, mais nous l'avons installé dans une chambre en pédiatrie.
- Qu'est-ce qu'il a ? questionna Bobby.
- Il a attrapé un début de pneumonie, mais rien de très grave. Nous avons pu prendre en charge la maladie à son début. Cependant, il restera à l'hôpital pendant sept jours. La pneumonie peut être attrapée à temps, mais Sam est encore un enfant de trois ans. Son corps ainsi que son système immunitaire ne sont pas aussi forts que les nôtres.
- Pouvons-nous aller le voir ?
- Bien sûr.
Le médecin les conduisit à la chambre 213 du service pédiatrique de l'hôpital. Arrivés devant la pièce, le médecin les laissa là après leur avoir expliqué deux ou trois petites choses. Les deux chasseurs et Dean entrèrent dans la chambre et se figèrent en voyant Sam allongé dans un lit trop grand pour lui. Il était relié à plusieurs machines et à des perfusions. Il avait également un masque à oxygène sur son visage.
Ce fut Dean qui se remit le premier du choc produit par cette vue en s'avançant. Il rapprocha la chaise avec difficulté et grimpa dessus une fois l'objet à côté du lit. L'aîné des deux frères prit ensuite la main de son cadet dans la sienne et ignora la chaleur s'en dégageant. Bobby et John vinrent le rejoindre quelques minutes après en prenant l'autre chaise. John laissa celle-ci à son ami et prit son fils aîné dans ses bras pour pouvoir s'asseoir sur l'autre chaise. Dean était tellement inquiet pour son frère qu'il ne fit pas attention au fait qu'il se trouvait dans les bras de son père.
Le reste de la nuit passa doucement durant laquelle Dean finit par s'endormir tandis que Bobby et John somnolaient avant de s'endormir à l'aube.
Quelques heures plus tard, John se réveilla. Il fut surpris en ne sentant plus le poids de son fils dans ses bras. Alors il ouvrit les yeux pour les poser sur Bobby qui tenait Dean. Ce dernier s'était sûrement réveillé durant les dernières heures pour aller à la salle de bain. Le chasseur détourna son regard pour le poser sur Sam qui dormait toujours. Il ne put s'empêcher de sourire en voyant son fils aussi paisible malgré sa fièvre.
Soudain, la porte s'ouvrit pour laisser entrer le Dr James. Ce dernier sourit faiblement en voyant le père de son patient éveillé.
- Bonjour.
- Bonjour, lui répondit le chasseur d'une voix bourrue.
Le docteur commença ensuite son examen sans faire de bruit pour ne pas réveiller les dormeurs. Une fois l'auscultation faite, le médecin sortit une seringue et un produit.
- Qu'est-ce que c'est ? demanda John en voyant le Dr James remplir la seringue du produit.
- C'est un médicament contre la fièvre. Sa perfusion est vide et il est l'heure de lui donner son dosage.
John acquiesça de la tête. Le médecin allait injecter le médicament lorsque Sam décida de se réveiller. Il ouvrit doucement les yeux avant de les poser sur John.
- Hey Sammy.
- P'pa.
La voix de Sam fut étouffée par le masque à oxygène. Cependant, Sam était trop fatigué pour se rendre compte de la présence du masque. Heureusement, car John ne voulait pas que Sam le retire.
- Bonjour, Sam, dit le médecin. Je vais t'injecter quelque chose mais ça ne fera pas mal, d'accord ?
Les yeux de Sam se posèrent sur le médecin avant de fixer la seringue entre ses doigts. John regarda les yeux de son fils s'écarquiller, et sut tout de suite ce qui allait se passer. En effet, quelques secondes plus tard, Sam se mit à pleurer. John agit tout de suite, n'aimant pas voir son fils cadet dans cet état.
- Chut Sammy, calme-toi, dit-il en lui caressant les cheveux.
- Papa ! gémit Sam en brandissant ses bras.
John comprit et prit son enfant dans les bras tout en faisant attention aux fils. Il lui frotta le dos tout en le berçant pour le calmer. Sam ne se calma toujours pas et continua de pleurer tout en s'accrochant à son père. Le médecin regarda cette scène avec patience. Il savait très bien que pas mal d'enfants craignaient les aiguilles et les piqûres. Il avait même vu des enfants réagir encore plus fortement que Sam.
- Veux pas piqûres ! Siteuplait papa, marmonna Sam.
- D'accord, pas de piqûres, c'est promis.
Alors que Sam continuait de pleurer, John posa son regard sur le médecin qui abaissa sa main tenant la seringue.
- Je suis désolé, docteur, mais mon fils n'apprécie pas les médicaments, ni même les piqûres.
- Je comprends tout à fait, Mr Michaels, ne vous inquiétez pas. J'ai déjà vu des enfants réagir pire que votre fils. Mais, je dois lui donner son médicament.
John réfléchit pendant quelques secondes puis parla.
- Apportez-moi un biberon de chocolat chaud avec le médicament mélangé à la boisson, ça suffira.
- Très bien.
Le médecin partit chercher le nécessaire. Après le départ du Dr James, Bobby ouvrit les yeux tandis que Dean dormait toujours.
- Je vois que le bonhomme a toujours du mal à prendre ses médicaments.
- Oui.
John soupira en sentant Sam se calmer. Lorsque ce dernier arrêta de pleurer, le père Winchester l'installa confortablement dans ses bras et lui essuya les joues.
- Tu vois, pas de piqûres.
- Veux pas.
- Je sais, Sammy.
Le médecin finit par arriver avec un biberon rempli de chocolat chaud.
- Tenez, dit le médecin. J'ai fait ce que vous m'avez demandé.
- Bien.
John prit le biberon et retira le masque du visage de Sam.
- Hé Sammy, c'est le temps du biberon.
L'enfant posa ses yeux sur le biberon puis sur le médecin pour ensuite revenir sur son père qui lui sourit. Le petit garçon accepta joyeusement le biberon et commença à boire. John regarda son fils boire avec un sourire aux lèvres. Cela faisait tellement longtemps qu'il n'avait pas eu l'occasion de faire cela. Non seulement les enfants grandissaient à une vitesse incroyable mais en plus, John n'avait pas été un père très présent durant l'enfance de ses enfants. Cela lui faisait mal de se rendre compte de ce genre de chose mais c'était la vérité. Il n'avait cessé d'aller de chasse en chasse, laissant ses fils se débrouiller tout seuls. Celui qui avait eu la chance de voir Sam grandir était Dean.
En effet, Dean était celui qui avait élevé Sam. L'aîné des deux frères avait abandonné son enfance pour élever son frère. John ne serait pas surpris s'il venait à découvrir que Sam considérait Dean non seulement comme son frère mais aussi comme son père, et même sa mère. Cela lui faisait mal mais c'était la vérité. Dean avait été bien plus un père que lui ne l'avait été durant sa vie.
Il était tellement perdu dans ses pensées qu'il ne vit pas le médecin partir. Mais, il finit par en sortir pour remarquer que son fils buvait la fin du biberon.
Si jamais le sort persiste, je ne ferai pas deux fois la même erreur. Je serai là pour mes fils quoi qu'il arrive. Et si pour ça je dois abandonner la chasse, alors soit. Je préfère quitter la chasse sans même venger la mort de Mary plutôt que perdre mes deux fils. Ils sont les deux seules choses qui me rattachent à ce monde. Sans eux, je serais mort depuis longtemps.
Sam finit de boire son biberon au moment même où Dean se réveilla. Ce dernier, bizarrement, avait une fois de plus son esprit d'enfant. Il avait sûrement dû se réveiller à deux reprises pendant ces dernières heures. Lorsque Dean aperçut son frère réveiller, il s'exclama :
- Sammy !
- Deanie.
Aussitôt après, une conversation commença entre Sam et Dean. John et Bobby ne comprirent pas un seul mot. Mais cela ne faisait rien. Le plus important était de savoir que les deux frères allaient bien.
Et oui, me voici encore avec l'idée du biberon mais que voulez-vous, cette scène est touchante. Et puis, je ne suis pas la responsable, n'est-ce pas Miss qui se reconnaitra ? Sinon, que pensez-vous de la suite ?
