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Perfect Triangle
Une histoire de Light Catastrophe
Traduite par Pomme d' Happy
Partie II
Rating: M
Pairing: Severus/Draco/Harry
Warnings:yaoi, slash, threesomes, lemons, mpreg, angst, swearing, écrit avant les tomes 5 et 6 (et donc le tome 7).
Disclaimer:Les personnages ne sont pas la propriété de l'auteur de l'histoire ni de la traductrice mais de la grande J.K Rowling. L'idée originale de cette histoire appartient à Light Catastrophe.
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Bon… voici le deuxième chapitre. Si tout se passe bien, j'aimerais terminer cette traduction avant ma rentrée… donc la suite arrivera normalement.
Un énorme merci pour toutes vos reviews… et merci également à ceux qui m'ont ajouté en alert. Peut-être que vous pourriez également me donner votre avis sur l'histoire hein :p.
Les rar devraient être bouclées aujourd'hui ou demain. Pour les reviewers (ça c'est du mot !) anonymes, je suis désolée de ne pas pouvoir vous répondre… mais sachez que vous m'avez fait super plaisir !
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Harry se rendit vite compte qu'il était très doué au jeu du chat et de la souris. Il arrivait en classe au dernier moment et s'asseyait au fond de la salle près de la porte. Dès que le cours était fini, il était le premier à sortir. Il évitait également autant que possible la grande salle, se sachant incapable de supporter la vue simultanée de Severus et Draco. Il lui arrivait souvent de demander à Ron ou Hermione de lui ramener un peu de nourriture.
Mais, après quelques jours de ce manège, les deux amis de Harry décidèrent de chercher ce qui n'allait pas.
« -Ecoute, Harry », lui dit Hermione qui était assise à côté de lui sur un vieux canapé dans la salle commune des Gryffondors, « Ron et moi ne savons pas ce qui s'est passé quand tu as disparu mais nous pensons que ce serait peut-être bien que tu nous le dises pour que nous puissions t'aider. Après tout, cela va faire sept ans que nous sommes tes meilleurs amis. »
« C'est vrai mon pote, renchérit Ron qui était affalé de l'autre côté d'Harry. »
Le jeune homme brun releva les yeux du livre qu'il était en train de lire pour le cours d'enchantements, tentant d'afficher un air détendu, espérant pouvoir changer de sujet ou éviter d'avoir à leur répondre.
« Nous avons bien vu à quel point tu étais nerveux ces derniers temps », reprit rapidement la jeune fille. « Il se passe quelque chose. »
Harry secoua la tête.
« Ce n'est rien. Cela fait quelques jours que je ne me sens pas très en forme. J'ai dû attraper froid ou quelque chose comme ça. »
« Mais tu n'aurais pas attrapé froid si tu ne t'étais pas retrouvé dehors par ce temps gelé », rétorqua son meilleur ami.
Harry gémit mentalement. Il était au pied du mur. Mais, peut-être pouvait-il uniquement leur révéler une partie de la vérité. « Rogue et Malfoy sont ensemble. Je ne pouvais pas jouer les intrus chez eux plus longtemps alors je suis parti. »
Le nez de Ron se retroussa sous l'effet du dégoût. « Beurk. Dans ce cas, je suis même surpris que tu aies pu rester aussi longtemps ! »
Hermione lui donna un coup sur l'épaule. C'était une fille intelligente. Elle avait compris depuis quelques temps déjà que Harry éprouvait des sentiments pour eux. On pouvait lire en lui comme dans un livre ouvert. Chacune de ses émotions se reflétait sur son beau visage. Et elle avait conscience du fait que l'état dépressif d'Harry, ses insomnies, sa perte d'appétit étaient liés à quelque chose qui s'était passé pendant que le jeune homme était chez Draco et Severus. Elle savait bien qu'il ne leur disait pas tout. Il avait dû se passer autre chose de plus grave. Mais elle n' avait aucune idée de ce que cela pouvait être. « Ronald Weasley, tu es la personne la plus insensible que je connaisse. »
Le jeune roux lui lança un regard noir. « Ben quoi, c'est vrai ! »
Hermione l'ignora et posa une main sur les jambes d'Harry pour l'apaiser. « Y a-t-il quelque chose d'autre ? ». Le jeune homme secoua la tête. Elle soupira en se disant qu'elle le découvrirait tôt ou tard.
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« Potter! »
Harry soupira avant de se retourner, croyant que Draco avait finalement réussi à le rattraper. Au lieu de cela, il se retrouva face à Blaise Zabini. Harry le dévisagea froidement. Le jeune homme ne l'avait jamais apprécié. Bon, en fait il n'avait jamais été gentil avec lui avant qu'il ne se mette à parler à Draco alors, qui sait, peut-être que les choses avaient changé.
« Eh, lui dit Blaise en levant les mains. Je ne vais rien te faire. »
Immédiatement, le plus petit sembla se détendre. Il pouvait dire d'après le son de la voix et le regard du Serpentard que ce dernier disait la vérité. « Qu'est-ce que tu veux alors », demanda-t-il légèrement sur la défensive.
« Ecoute Potter », commença-t-il. « Je sais que je n'en ai pas l'air mais je suis capable de faire preuve d'empathie. Je vois bien que tu es blessé, je crois que je sais pourquoi et je voudrais t'aider. »
« Tu crois que tu sais pourquoi hein ? »
Harry n'arrivait pas encore à déterminer si le garçon était réellement digne de confiance. Ils se connaissaient à peine, n'avaient échangé que quelques mots en près de sept ans. Il n'était pas prêt d'ouvrir son cœur à quelqu'un qui lui était presque étranger.
« Qu'est-ce qui te fait croire que je souffre ? Je vais très bien ! Mieux que quand j'avais Voldemort à mes trousses. » Pourtant ce n'était pas vrai. Il lui était plus difficile de s'occuper de son cœur brisé que de Voldemort. C'était tout du moins ce qu'il lui semblait.
« Et bien, premièrement, on dirait que tu as perdu la moitié de ton poids en l'espace de quelques semaines. » Harry jeta un regard sceptique à son propre corps. Il avait perdu quoi… une petite dizaine de kilos .
« Bon d'accord », reprit le plus grand. « C'est peut-être un peu exagéré mais tu as néanmoins perdu beaucoup de poids et tu étais déjà maigre. Ce n'est pas bon pour toi. Et il n'y a en général qu'une raison qui peut conduire à un tel comportement : un chagrin d'amour. »
Harry roula des yeux. « Tu es en train de perdre la tête Zabini. » Il se tourna pour repartir. Une grande main posée sur son épaule le fit s'arrêter. Il ne se retourna pas pour regarder Blaise, attendant que ce dernier ne parle.
« Je ne perds pas la tête Harry. » Le cœur du jeune homme brun manqua un battement lorsqu'il entendit son prénom franchir les lèvres de Blaise. « S'il te plaît, on pourrait juste parler, non ? Demain, il y a une sortie à Pré-au-Lard. Nous pourrions y aller ensemble si jamais tu n'avais rien d'autre de prévu. »
Harry poussa un long soupir avant d'acquiescer et de répondre à voix basse « D'accord. »
« Je te retrouve devant le château alors. Attends que tout le monde soit déjà parti. » Le Gryffondor le regarda s'éloigner puis disparaître dans un autre couloir. Il resta sans bouger pendant un long moment, se demandant ce qui venait de se passer.
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Ron et Hermione lui jetèrent des regards soupçonneux lorsque Harry leur dit qu'il ne viendrait pas à Pré-au-Lard avec eux car il y allait avec quelqu'un d'autre. On voyait leurs yeux briller d'interrogation mais Harry trouvait que cela ne les regardait pas. De plus, Ron se serait certainement mis à déblatérer sur sa haine contre les Serpentards et Harry n'avait absolument pas envie de devoir l'écouter de bon matin.
Il attendit que tout le monde soit parti et qu'il ne reste plus qu'une seule personne : Blaise. Gardant la tête haute pour lui montrer qu'il n'était pas nerveux (même si en réalité il l'était), Harry s'avança vers lui. « Salut », lui dit-il.
Blaise lui adressa un petit sourire en coin et noua ses doigts aux siens, le surprenant. « Bonjour », lui dit-il simplement avant de l'emmener vers les grilles du château.
Ils marchèrent en silence pendant quelques temps. Harry s'était mis à frissonner au contact de l'air glacé de janvier mais il ne dit rien, puisant dans ses réserves. Le soleil matinal faisait scintiller la neige. C'était une vue magnifique. Harry était heureux de partager ce moment avec quelqu'un même si Blaise n'était pas son premier choix. Ses premiers choix ne partageraient jamais cela avec lui. Ce serait plus simple s'il passait à autre chose. Était-ce cela que voulait Blaise ? Sortir avec lui ? Où alors voulait-il simplement l'aider ?
« Qu'est-ce que tu essaies de faire, lui demanda finalement Harry alors qu'ils approchaient du village. »
Blaise haussa les épaules et lui répondit, un petit sourire aux lèvres. « Je veux savoir ce que Draco est en train de rater. »
Ainsi donc, il était au courant ! Et il voulait inviter Harry à sortir ; ou plus probablement lui enlever son pantalon. Mais après tout, Harry se disait que cela l'aiderait peut-être à passer à autre chose. Peut-être que s'il sortait (ou plutôt couchait) avec Blaise, il arriverait à oublier Draco et Severus. Il ne lui demanda même pas comment il savait. Après tout, il était ami avec Draco.
« Qu'est-ce que Draco t'a dit ? »
« Simplement que quelque chose s'est passé pendant les vacances et que lui et Severus s'étaient comportés comme des idiots. Il a également dit qu'il s'inquiétait pour toi et que tu l'ignorais. »
Harry ne put s'empêcher de rire amèrement. « Ce qui s'est passé n'aurait jamais dû avoir lieu. »
Tout en parlant, ils étaient arrivés au village et ils se trouvaient maintenant au milieu de la foule d'étudiants et de sorciers adultes. Mais heureusement, personne ne faisait vraiment attention à eux. Harry ajusta son écharpe pour se protéger un peu mieux contre l'air glacé. Alors qu'il prenait une grande inspiration, il se rappela que c'était cette écharpe qu'il portait quand il était arrivé chez Severus. Il fut alors pris envie incontrôlable envie de se débarrasser de l'objet mais il arriva à se contenir à temps. Il ne put en revanche retenir les sanglots qui se mirent à secouer tout son corps. Surpris, Blaise l'attrapa par la main et le conduisit dans une rue parallèle, l'appuyant contre le mur.
« Harry », lui chuchota Blaise, « ne te fais pas de mal. S'ils t'ont fait tellement souffrir, cela veut dire qu'ils n'en valent pas la peine, tu m'entends ? »
« Tu ne sais rien », siffla Harry en retour tandis- que ses larmes se calmaient.
« Tu as raison. Je ne sais rien. Mais je peux t'aider à les oublier. »
Et avec ça, il pressa ses lèvres contre celles d'Harry. Le baiser était tendre contrairement à ceux de Draco et de Severus. Pourtant, Harry les avait préférés. Mais il ne pouvait pas se permettre de refuser une chance de tout oublier. Il se laissa donc faire, offrant sa bouche à la langue de Blaise, s'abandonnant aux sensations même s'il savait au fond de lui qu'il n'en avait pas tellement envie.
Ils déambulèrent quelques temps dans les magasins, tous deux conscients de ce qui allait se passer une fois qu'ils seraient de retour à Poudlard. Ils rentrèrent tôt, Blaise entraînant Harry à sa suite en courant. Le jeune homme noir passa précipitamment devant le mur de la salle sur demande à trois reprises. Ouvrant la porte, il révéla un lit à baldaquin qui s'avérait être le seul meuble de la pièce. Le jeune homme poussa Harry sur le lit et entreprit de le faire sien. Avant de passer aux choses sérieuses, il prit soin de lancer plusieurs sorts que le plus petit ne reconnut pas mais il se dit que Blaise savait ce qu'il faisait.
Quand ce dernier entra brusquement en lui, Harry ne put s'empêcher de crier sous l'effet de la douleur tandis- que des larmes perlaient au coin de ses yeux. C'était sa première fois. Il avait toujours pensé que ce serait un moment spécial, que ce serait avec quelqu'un qu'il aimait ; pas avec quelqu'un qui voulait lui faire oublier ceux qu'il aimait. Les visages de Severus et Draco s'imposèrent à lui quand il jouit et il pleura jusqu'à ce qu'il s'endorme.
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Harry et Blaise ne pouvaient absolument pas être considérés comme un couple mais ils se retrouvaient à chaque fois que Harry avait besoin de réconfort ou Blaise de sexe. Harry, même s'il prétendait le contraire, n'arrivait pas à oublier ses deux amours. Il s'était remis à manger, bien que ce ne soit en plus petite quantité qu'auparavant. Il s'était jeté un sort pour cacher les cercles noirs qui entouraient ses yeux, résultats de nuits entières d'insomnie. Il évitait avec soin Draco et Severus. Hermione continuait à l'interroger sur ce qui s'était passé à Noël mais elle n'obtenait jamais de réponse réelle. Il aimait Draco et Severus. C'était ainsi. Mais eux s'aimaient et n'avaient absolument pas besoin de lui. Ils allaient certainement se marier une fois que Draco aurait obtenu son diplôme.
En parlant de diplôme… Harry était supposé obtenir le sien le lendemain. Il avait encore une nuit à passer à Poudlard avant de ne plus jamais y revenir en tant qu'étudiant. Il pensait d'ailleurs qu'il allait la passer avec Blaise mais il n'arrivait pas à le retrouver.
Il déambulait dans les couloirs à la recherche de son partenaire de jeux. Car c'était tout ce qu'il représentait à ses yeux. Ils en étaient tous deux conscients.
Alors qu'il arrivait au bout d'un couloir, il se cogna contre l'objet de ses recherches, tombant sur le sol. Blaise sourit avant de le relever, enveloppant pour ce faire le poignet fin de Harry de sa grande main. « Je te cherchais », lui dit-il en se penchant pour l'embrasser en plein milieu du couloir et donc à la vue de tous. Pourtant, Harry ne protesta pas, s'abandonnant simplement comme toujours au baiser.
Alors que la bouche de Blaise avait rejoint son cou, ils furent brutalement séparés par quelqu'un de bien plus fort qu'eux. Le visage rouge de honte, Harry croisa le regard d'une des deux personnes qu'il avait tenté d'éviter pendant ces six derniers mois. « Jusqu'à demain vous êtes encore des élèves de Poudlard et de telles démonstrations affectives ne sont pas autorisées », siffla Severus. On pouvait lire sur son visage toute sa colère ainsi qu'un petit quelque chose qu'Harry ne parvenait pas à identifier. Ses yeux étaient gorgés de sang et son haleine sentait l'alcool. Qu'est-ce qui se passait ?
Harry baissa les yeux, s'appuyant contre Blaise. « Pardon professeur. Nous allons aller dans un endroit plus discret. » Sur ces mots, il attrapa la main de Blaise et se retourna pour partir mais Severus se mit devant eux.
« M. Potter, vous allez venir avec moi », ordonna-t-il. « Blaise, regagnez votre dortoir. » Ce dernier lança un regard désolé au jeune homme avant de partir en courant, laissant seuls Harry et le directeur des Serpentards.
« Ce n'est pas juste professeur », grogna le jeune homme. « Vous ne pouvez pas me punir et laisser Blaise partir simplement parce- qu'il est dans votre maison ! »
Severus rit et, à l'entente de ce son, Harry sut qu'il était saoul. C'était un fait étrange étant donné que le maître de potions ne buvait jamais. « Oh non, M. Potter, vous ne serez pas puni. Mais vous allez venir avec moi. » Il attrapa le bras de Harry suffisamment fort pour y laisser un bleu et l'entraîna à sa suite vers les cachots.
Harry n'avait pas la moindre idée de l'endroit où ils se rendaient. Ils se trouvaient dans une partie du château qu'il n'avait jamais visitée. Ils arrivèrent finalement devant une porte que Severus ouvrit avec précipitation. Harry commença alors à paniquer. Il essaya de sortir mais l'homme avait déjà verrouillé la porte. « Que faîtes-vous ? »
Draco marcha jusqu'à lui, les yeux brillants de larmes. « Harry, tu ne comprends pas ? »
Le plus petit secoua la tête, reculant jusqu'à ce que son dos touche le mur. Il voulait seulement sortir de cette pièce, aller retrouver Blaise qui était l'un de ses seuls points de repère. Bien qu'ils n'aient pas une relation à proprement parler, ce dernier était toujours là pour lui. « Laissez moi partir », dit-il d'une voix étonnement forte. « Vous êtes saouls tous les deux. Et vous ne buvez jamais. Je vais m'en aller avant que l'un d'entre vous ne fasse quelque chose qu'il ne regrette. »
Draco souffla dans son cou. « Harry. Tu nous as tellement manqué. Tu ne vas aller nulle part. Si tu partais, tu irais rejoindre Blaise et nous ne pouvons le tolérer. »
« Blaise n'en a rien à faire de toi. ». Severus venait de prendre la parole. Il avala une autre gorgée de vodka et Harry sentit la peur s'insinuer en lui. « Cela fait six mois qu'il se sert de toi ! »
« Lui, au moins, ne m'a pas forcé à faire quelque chose que je ne voulais pas », rétorqua Harry.
« Mais tu as envie de ça », répondit Draco. « Tu m'as dit toi même que tu nous aimais. »
« C'est vrai », murmura Harry d'une manière presque inaudible. « Mais vous ne m'aimez pas et je ne veux rien avoir à faire à vous quand vous avez bu ! »
« Mais nous voulons te montrer que nous t'aimons. »
Cette fois c'était Severus qui avait parlé alors qu'il se rapprochait d'Harry pour l'embrasser. S'il n'avait pas autant bu, le jeune homme aurait pu le croire.
Harry secoua la tête pour la forme mais il avait compris qu'il ne pourrait pas partir. Il se dit qu'une nuit avec eux, même s'ils étaient saouls, valait mieux que rien. Il en avait eu envie depuis tellement longtemps ! Il ne pouvait laisser passer une pareille occasion. Bien qu'il ne l'aimait pas, cela faisait déjà plusieurs mois qu'il couchait avec Blaise alors quelle serait la différence avec Draco et Severus ? Il essayait de se convaincre qu'il n'y en aurait pas mais il savait bien qu'il y en avait une de taille : avec Blaise, il n'y avait aucun sentiment alors qu'avec Severus et Draco c'était loin d'être le cas. Mais peut-être que cela en vaudrait le coup après tout. « Ok », dit-il finalement d'une voix étranglée. Sans lui laisser le temps de changer d'avis, les deux hommes se jetèrent sur lui et l'amenèrent au lit de Severus.
Severus entreprit de lui retirer son t.shirt pendant que Draco s'occupait de son pantalon et de son boxer. Ils se mirent ensuite à embrasser, lécher et mordiller chaque parcelle de son corps. Harry ne put retenir plus longtemps ses gémissements. Les deux hommes échangèrent un regard avant que le blond ne se recule pour insérer avec douceur un doigt en Harry. Blaise n'avait jamais pris la peine de le préparer. Avec lui, cela avait toujours été brutal et rapide, jamais tendre. Pendant de longues minutes, Draco s'attacha à le préparer tandis- que Severus cherchait toutes ses zones sensibles.
Puis, sans le prévenir, Draco entra en Harry avec force. Le jeune homme siffla sous l'effet de la douleur mais ce fut vite remplacé par des gémissements de pur plaisir. Il n'avait plus aucune notion du temps et il se sentait merveilleusement bien. Enfin, Draco jouit en lui. Harry n'était plus capable d'émettre une pensée cohérente.
Severus regarda le jeune homme brun avec envie. Maintenant, c'était son tour !
Alors que la nuit avançait, Harry avait totalement oublié que tout se finirait une fois le soleil levé. Il avait presque oublié que les deux hommes ne l'aimaient pas. Son corps était comblé de toutes les manières possibles et imaginables. Aucune zone n'était laissée de côté. Bien que tout soit un peu maladroit en raison de leur état d'ébriété, ce fut merveilleux. Pendant ces quelques heures, il avait eu l'impression de vivre dans un autre monde. Il s'endormit enlacé avec les deux hommes.
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Le lendemain, Harry fut le premier à se réveiller. Il sentit le monde s'écrouler autour de lui lorsqu'il se remémora la nuit précédente. Chassant les larmes qui menaçaient de tomber de ses yeux, il s'extirpa des bras des deux hommes et tenta d'enfiler ses vêtements. Chaque mouvement le faisait souffrir. Il n'arrivait même pas à se rappeler combien de fois ils l'avaient pris. Attrapant un bloc-notes qui traînait, il griffonna quelques mots.
Severus, Draco,
Je ne peux pas rester après ce qui s'est passé hier. Cela n'aurait jamais dû avoir lieu. Je vous souhaite plein de bonnes choses, de chance et de bonheur. J'espère que vous vieillirez ensemble.
Dites à Dumbledore que je ne pourrai pas assister à la cérémonie de remise des diplômes et que j'en suis infiniment désolé.
Je vous aime,
Harry
Il posa le mot sur la table de nuit de Severus, leur jetant un dernier regard. Ils avaient réellement l'air parfait ensemble. Inconsciemment, ils s'étaient rapprochés et s'étreignaient tendrement sans avoir réalisé qu'Harry avait quitté le lit. Draco reposait contre le torse de Severus, le soleil matinal se reflétant sur ses cheveux dorés. Severus entourait le jeune homme blond de ses bras. Ils allaient avoir une sacré migraine en se réveillant ! Harry secoua la tête ; ses larmes coulant maintenant abondamment le long de ses joues.
Il courut aussi vite qu'il le put malgré sa douleur jusqu'à la tour des Gryffondors. Heureusement, tout le monde était encore en train de dormir. Il se dépêcha d'emballer ses affaires sans faire de bruit et réduisit ses bagages pour les mettre dans une de ses poches. Il gagna rapidement les portes du château. Se concentrant sur sa destination, il transplana.
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Cela faisait maintenant deux semaines. Deux semaines que Harry avait quitté Poudlard, deux semaines depuis qu'il avait passé la nuit avec Draco et Severus. Il avait d'abord transplané jusqu'à Londres, ne sachant pas où aller. Il s'était finalement installé dans un petit village sorcier perdu en pleine campagne anglaise. Il l'avait découvert en faisant le tour des agences immobilières sorcières de Londres. Le nom du lieu lui était totalement inconnu. Et il en était de même pour la plupart des gens. L'endroit ne comptait que quelques centaines d'habitants ; tout au plus un millier. On y trouvait un petit dispensaire avec un médicomage, une épicerie, deux restaurants, un bar, une bibliothèque et quelques autres petites boutiques.C'était une petite ville où il faisait bon vivre. Harry vivait dans une petite maison cossue qu'il avait acheté grâce à l'argent que lui avaient légués ses parents. Il passait ses journées à lire et à se demander où il pourrait trouver un emploi.
Puis, durant la deuxième semaine, il commença à se sentir malade le matin. Au début, il avait pensé à une petite indigestion mais lorsqu'il vit que cela ne s'arrêtait pas au bout d'une semaine, il se décida à aller consulter le médicomage. Mais ce dernier ne put faire grand chose. Si c'était plus grave qu'une simple indigestion, Harry devrait se rendre à Sainte Mangouste. Mais ce dernier ne voulait pas y aller et risquer de croiser quelqu'un qu'il connaissait. C'était bien pour cette raison qu'il était venu s'installer au milieu de nulle part.
Harry se rendit finalement à l'hôpital en traînant les pieds. Il était nerveux. Que se passerait-il s'il mourrait ? Il était peut-être en train de mourir de chagrin. Il rit de sa stupidité avant de retirer ses lunettes et de cacher sa cicatrice sous une longue mèche de cheveux. Il entra, voulant éviter de se faire remarquer et que les médias ne soient informés de sa venue. Il se dirigea vers l'accueil, luttant pour se diriger dans cet univers flou. La réceptionniste le salua. « Bonjour. Comment puis-je vous aider ? »
« Bonjour. Je voudrais simplement prendre rendez-vous. »
« Vous avez de la chance », lui dit-elle dans un sourire. « Aucun rendez-vous n'est actuellement programmé et le médicomage Jonathan n'a pas pour habitude de rester à se tourner les pouces ! »
Elle se leva et disparut par une porte pour revenir quelques instants plus tard en demandant à Harry de la suivre. Elle l'amena dans une petite salle d'examen et lui donna quelques papiers à remplir. Il se présenta comme Marcus Peterson. Un médecin à la carrure imposante, aux yeux bleus et aux cheveux blonds entra dans la pièce au bout de quelques minutes. Il prit les papiers des mains de Harry en lui souriant.
« Alors, Marcus, qu'est-ce qui vous amène ? »
« Cela fait une semaine que j'ai des nausées tous les matins », répondit Harry en rougissant légèrement.
« C'est tout ? »
« Pour l'instant, oui. »
Le médicomage acquiesça. « Allongez vous sur la table. Je vais faire quelques examens. Ne vous inquiétez pas, vous ne sentirez rien. Fermez simplement les yeux et détendez-vous. »
Harry fit ce qu'on lui demandait et tenta de détendre ses muscles tendus. Le médicomage avait raison. Il ne sentit rien mais lorsque le praticien laissa échapper un petit grognement, il comprit que cela n'augurait rien de bon. « Alors », demanda-t-il d'une petite voix.
« Eh bien M. Peterson, je ne sais pas exactement comment vous l'annoncer mais vous attendez un enfant. Ou plutôt des enfants. Des jumeaux.
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N/T : J'ai un peu modifié la dernière phrase. Il aurait fallu la traduire par « vous êtes enceinte » ou enceint ; mais je n'aime pas vraiment ce terme pour les mpreg… donc voilà.
La suite arrivera bientôt…
