Perfect Triangle

Une histoire de Light Catastrophe

Traduite par Pomme d' Happy

Partie III

Rating: M

Pairing: Severus/Draco/Harry

Warnings:yaoi, slash, threesome, lemons, mpreg, angst, swearing, écrit avant les tomes 5 et 6 (et donc le tome 7).

Disclaimer:Les personnages ne sont pas la propriété de l'auteur de l'histoire ni de la traductrice mais de la grande J.K Rowling. L'idée originale de cette histoire appartient à Light Catastrophe.

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Bonjour.. ou plutôt bonsoir. Voici le troisième chapitre. Je le publie bien que je n'en sois pas totalement satisfaite. Mais je suis malade et je ne crois pas que je pourrai faire mieux avant un petit moment alors bon… Je l'éditerai peut-être dans quelques jours.

Merci encore pour toutes vos reviews. Je m'occuperai des RaR dès demain, quand j'aurai repris un peu de poil de la bête !

Et avis aux lecteurs fantômes spécialisés dans l'ajout d'histoires en Story Alert : merci à vous aussi de me lire… et à l'occasion, laissez moi une petite trace de votre passage. C'est le même bouton pour les reviews et pour les ajouts hein ;) !

Bonne lecture, pardon encore pour les erreurs qui m'ont sans aucun doute échappées.

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Quand Draco s'éveilla, un million de choses lui vinrent à l'esprit : il avait l'impression que quelqu'un jouait de la batterie dans son crâne et sa tête tremblait d'une manière qu'il n'avait encore jamais expérimentée. Le soleil brillait avec force et était déjà haut dans le ciel et Harry ne se trouvait plus dans le lit. Attendez. Son esprit sembla enfin se réveiller. Harry n'était plus là. Où était-il allé ? Le blond essaya en vain de mettre un peu d'ordre dans ses souvenirs. Il se rappelait seulement s'être endormi dans les bras de Severus et d'Harry. Et maintenant, ce dernier était parti. Mais d'ailleurs, comment s'était-il retrouvé dans leur lit ? Peut-être que ce n'était que le fruit de l'imagination de son imagination, se dit le blond. Peut-être était-ce simplement un effet de l'alcool. Après tout, lui et Severus avaient tellement envie du Gryffondor !

Il secoua la tête et se glissa hors des bras de Severus pour aller prendre une potion anti- gueule de bois. Mais cela ne fut pas suffisant pour lui faire retrouver des pensées claires et cohérentes. Il jeta un coup d'œil à l'horloge qui affichait déjà midi. Il avait encore trois heures avant la cérémonie de remise des diplômes.

Soupirant, il se brossa les dents avant de retourner dans la chambre. Ce n'est qu'alors qu'il remarqua le mot. En l'attrapant, il reconnut les gribouillis d'Harry ainsi que quelques auréoles là comme si des larmes étaient tombées sur le papier. À sa lecture, les yeux du blond devinrent humides. Il secoua Severus pour le réveiller. Le plus âgé ouvrit difficilement les yeux, tentant de lutter contre le mal de tête qui l'assaillait. L'homme remarqua immédiatement le visage horrifié de son amant. « Dray, que se passe-t-il ? » Il prit le mot que le jeune homme lui tendait et quand il releva à nouveau la tête, son visage affichait le même air horrifié.

« Mon dieu Sev, qu'avons-nous fait ? »

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Hermione était, et c'est peu de le dire, sérieusement énervée. En réalité, elle se disait qu'elle n'avait jamais été autant énervée de sa vie. Elle aurait dû être heureuse en ce jour de remise des diplômes. Elle était la première de sa promotion. Elle pouvait maintenant faire tout ce qu'elle désirait. Mais ce n'était pas à cela qu'elle était en train de penser. Non, en cet instant, elle pensait à la visite que lui avait rendue Dumbledore pour lui annoncer la fuite d'Harry. Elle savait déjà que cela avait quelque chose à voir avec Rogue et Malfoy. Elle se disait qu'elle aurait dû chercher Harry la nuit précédente quand ce dernier n'avait pas regagné la tour des Gryffondors. Mais elle ne l'avait pas fait et maintenant son meilleur ami avait disparu. Il avait manqué la cérémonie à cause de deux hommes sans cœur qui n'en valaient pas la peine.

Elle trouva les deux Serpentards à l'écart, à l'ombre d'un grand arbre. Ils parlaient à voix basse. Elle leur s'avança vers eux d'un air décidé. « Qu'avez-vous fait à Harry sales cons ? » Hermione ne jurait jamais. Jamais. Mais, elle n'avait jamais été à ce point en colère. Severus et Draco levèrent les yeux sur elle, la regardant avec surprise tout en restant silencieux. Ils la dévisagèrent d'un air totalement idiot. « Je vous ai posé une question ! Je sais que son départ a quelque chose à voir avec vous. Harry vous aime depuis tellement longtemps. C'est bien la seule raison pour laquelle il ferait quelque chose d'aussi stupide que s'enfuir. »

Draco fut le premier à retrouver sa voix et, même s'il ne voulait absolument pas aborder ce sujet avec elle, il savait qu'elle ne partirait pas sans avoir eu de réponse. « Nous… nous avions bu… et… »

Il n'eut pas besoin d'en dire plus pour qu'Hermione ne comprenne ce qui s'était passé. « Vous vous êtes servis de lui. Comment avez-vous pu faire une chose pareille ? Vous êtes deux connards qui ne méritez pas une once de son amour. Vous êtes désespérants. » Elle se tourna pour repartir, mais une voix calme et forte l'arrêta.

« Vous avez raison Mademoiselle Granger. Personne ne mérite un tel amour. Personne n'est assez bon. »

Elle se retourna et dévisagea Severus longuement. Elle comprit alors qu'ils aimaient également Harry d'un amour sincère. Cela se voyait tellement en cet instant! Cette histoire n'était qu'un affreux malentendu. Mais Harry était parti et la seule chose qu'ils pouvaient désormais faire était espérer le retrouver. « Ecoutez », reprit-elle, « prévenez moi si vous trouvez quelque chose. »

Les deux hommes acquiescèrent et Draco lui mit la main sur l'épaule, les yeux mouillés par des larmes sincères. « Bien- sûr, à condition que tu fasses la même chose. »

Hermione leur adressa un pauvre sourire qui se voulait rassurant avant de s'en aller en courant pour trouver Ron et commencer les recherches.

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Ron paniquait. Hermione venait de piquer une crise et son meilleur ami était introuvable. Même si beaucoup de choses lui échappaient, le jeune homme s'était rendu compte qu'Harry avait passé dernièrement beaucoup temps avec Blaise Zabini. Il avait donc cherché le Serpentard et se dirigeait en ce moment même vers lui, déterminé à comprendre ce qui se passait et pourquoi Harry venait de manquer un des jours les plus importants de leur vie.

« Zabini », hurla-t-il. L'intéressé se retourna immédiatement et se mit à dévisager le jeune homme roux. « Qu'est-ce que tu as foutu avec Harry ? »

Lui jetant un regard méprisant, Blaise l'attrapa par le bras pour l'attirer à l'écart de la foule. « Ecoute Weasley, je suis aussi inquiet que toi ok ? Je n'ai pas la moindre idée de l'endroit où il se trouve ! La dernière fois que je l'ai vu, Rogue était en train de l'emmener je ne sais où. »

Les yeux de Ron s'arrondirent de surprise avant qu'il ne sente la présence d'Hermione à ses côtés. « Allez Ron, » lui dit-elle doucement. « Nous devons y aller. »

« Weasley » l'appela Blaise tandis- que lui et la jeune fille avaient commencé à s'éloigner. « Envoie-moi un hibou si tu trouves quelque chose ! »

Le gryffondor acquiesça avant de disparaître.

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Harry avait dévisagé le médicomage pendant un long moment, sous le choc, tentant de réaliser la portée de ses mots. Il attendait un enfant ? Il avait posé sa main sur son ventre et fermé les yeux. Enfin, après de longues minutes, il trouva la force de chuchoter. « Mais… ce n'est pas possible ! »

Le médicomage avait alors souri. « En fait, dans le monde magique, les hommes ont autant de possibilités que les femmes de tomber enceint s'ils n'utilisent pas de potion ou de sort de contraception. » Harry prit le temps de réfléchir aux paroles du praticien. Blaise s'était toujours protégé. Il comprenait d'ailleurs maintenant pourquoi ! Quant à Draco et Severus… ils avaient dû être trop saouls pour y penser. Le jeune homme retint un sanglot. Mais le médicomage reprit la parole pour lui annoncer une chose encore plus surprenante. « Il semblerait que chacun des enfants ait un père différent. Cela a dû être une sacrée nuit ! »

« Oh oui, » répondit Harry en essayant de ne pas trop y repenser. Cela lui faisait encore trop de peine. C'était encore bien trop récent. Mais comment était-il supposé se remettre s'il avait autour de lui deux symboles de cet amour qu'il n'aurait jamais ? Pourtant, Harry savait qu'il ne pourrait jamais en vouloir à ses enfants. Ils étaient une bénédiction. Un souvenir.

Le médicomage le laissa partir après avoir programmé un rendez-vous pour le mois prochain. Dès qu'Harry fut de retour chez lui, il s'effondra sur son canapé et explosa, son corps se balançant d'avant en arrière, la tête dans ses mains. Il ne savait pas s'il serait capable de tenir le coup. Il n'avait personne, vraiment personne, pour l'aider avec sa grossesse. Il était totalement seul. Une vague de solitude l'étreignit et il courut à la salle de bain en sentant qu'il allait être malade. Il y arriva juste à temps.

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Harry avait feuilleté des livres de sorts toute la journée, cherchant celui qu'il lui fallait. Pour une petite ville, on pouvait dire qu'elle avait une énorme librairie ! La pile des livres inutiles s'était largement agrandie avant qu'il ne pousse enfin un cri triomphant. Il l'avait enfin trouvé : le sort de protection pour sa maison. Le principe était que personne ne pourrait y entrer à moins d'avoir sa permission. Le sort l'empêchait également d'être localisée. Le sort avait l'air compliqué mais le jeune homme se savait capable de le lancer. Il espérait simplement qu'il n'aurait aucune conséquence néfaste pour ses bébés. De retour chez lui, il fit deux fois le tour de la maison en récitant le long sort. Regardant les protections se mettre en place, il poussa un soupir de soulagement. Il voulait se mettre à l'abri et se rendre introuvable.

Un peu plus tôt dans la journée, Harry avait trouvé un sort pour soigner sa vue et ainsi ne plus avoir à porter ses lunettes. Il avait également fait légèrement pousser ses cheveux et avait réussi à atténuer sa cicatrice. Quand Harry s'était regardé dans le miroir, il avait laissé échapper un hoquet de surprise. Il avait l'air différent. Bien, mais différent. Il avait l'air un peu plus féminin avec ses cheveux plus longs et ses yeux sans lunettes. Il s'était dit que l'on aurait moins de chances de le reconnaître maintenant, surtout lorsque son ventre se mettrait à grossir. Attendant des jumeaux et vue sa petite taille, cela se verrait sûrement rapidement.

Il soupira et se rassit sur son canapé, regrettant de n'avoir personne à qui parler. Il pensa un instant qu'il devrait peut-être contacter Ron ou Hermione mais se dit qu'ils risqueraient d'en parler autour d'eux et que cela pourrait arriver aux oreilles de Draco et Severus. Harry ne pouvait pas laisser cela se produire alors qu'il avait le pouvoir de l'empêcher. Et puis Draco et Severus méritaient d'être heureux et n'avaient pas à traîner un fardeau tel qu'Harry et deux enfants ! Le jeune homme se demanda d'ailleurs quand est-ce qu'ils avaient prévu de se marier avant de se forcer à oublier cette pensée en sentant les larmes couler le long de ses joues. Maudites soient les hormones.

Il entendit soudain un bruit venant de l'extérieur. Il se mit sur ses pieds rapidement et courut à la porte. Là, juste devant lui, se tenait un chien, un border collie d'après ce qu'Harry pouvait voir. Il remuait la queue et pleurait parce- qu'il ne pouvait pas entrer. Souriant doucement, Harry ouvrit en grand le battant de la porte et se pencha pour le prendre dans ses bras. Il chercha une adresse mais l'animal n'avait même pas de collier. « Bonjour mon chien », lui dit-il gentiment. « D'où est-ce que tu viens ? » Le chien remua simplement sa queue et souffla sur son visage. Harry rit, un son qui n'était pas sorti de sa bouche depuis un long moment, et fit rentrer le chien dans la maison, se disant qu'il allait au moins lui donner un peu à manger pendant qu'il réfléchissait à ce qu'il convenait de faire.

Harry déposa une assiette pleine de restes devant l'animal qui le regarda d'une telle manière qu'Harry sentit son cœur fondre. Le jeune homme se dit qu'il ne voulait pas retrouver son propriétaire. Non, il voulait le garder pour lui. « Vas-y », lui murmura-t-il avec douceur, « Mange. » À ces mots, l'animal se jeta sur la nourriture.

Quand il eut fini, Harry le prit dans ses bras et prit la direction du bâtiment de la sécurité. Poussant les portes, il soupira de soulagement en sentant l'air frais de la canalisation sur sa peau.

« Puis-je vous aider ? » lui demanda l'homme qui se trouvait à l'accueil. C'était un homme assez musclé, d'âge moyen mais qui avait l'air plutôt amical. Harry se dit qu'il ne devait pas avoir grand chose à faire et que quelqu'un qui venait briser sa monotonie devait être le bienvenu.

Harry acquiesça et s'avança vers l'homme. « Ce chien… je viens de le trouver devant ma porte et je me demandais si par hasard vous sauriez à qui il appartenait. »

« Oh mais c'est vous le nouvel arrivant ! » s'exclama l'homme en prenant le chien des bras de Harry. « Mon nom est Taylor McDonald. »

« Marcus Peterson », répondit timidement Harry.

Taylor lui sourit. « Et bien, Marcus, je connais tous les habitants de cette ville et je peux vous dire que personne n'a de chien qui lui ressemble. Peut-être pourriez-vous le garder, au moins jusqu'à ce que nous trouvions d'où il vient. »

Harry sentit les battements de son cœur accélérer. Au moins, il aurait un peu de compagnie avec lui. « Cela me ferait très plaisir monsieur. »

« Eh eh eh, ce n'est pas la peine d'être si formel avec moi, » lui dit Taylor en lui rendant le chien. « Appelez moi Taylor. Nous n'avons pas l'habitude d'être aussi formels par ici. En plus, cela me donne l'impression d'être vieux. »

« Eh bien merci, Taylor » lui répondit Harry en lui adressant un sourire amical. Il serra le chien contre lui. « Je suppose que nous nous reverrons un de ces jours. »

Taylor lui répondit d'un petit signe de la tête et Harry sortit, caressant la douce fourrure de l'animal. « Je suppose qu'il faudrait te trouver un nom, mon chien. » L'intéressé leva les yeux vers lui d'un air plein d'espoir. « Que penses-tu de Moses ? ça te plairait ? » Moses lécha la joue de Harry avec enthousiasme et Harry eut l'impression que son monde s'illuminait.

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Si tout s'était passé comme ils l'avaient prévu, Severus et Draco auraient dû être mariés à l'homme de leur vie maintenant. Mais, quand il s'âgissait de Harry James Potter, rien ne semblait se passer comme prévu. Bon, ce n'était pas de sa faute s'il s'était retrouvé chez eux pendant les vacances de noël, mais c'était certainement de sa faute s'il avait eu l'air tellement désirable. Ok, Harry ne pouvait rien faire contre cela pas plus qu'il ne pouvait décider de qui il tombait amoureux. Mais cela aurait été plus simple s'il était tombé amoureux d'une autre- ou d'autres- personne(s). En réalité, s'il n'y avait pas eu Harry, la relation qu'entretenaient Draco et Severus aurait été parfaite comme elle l'avait toujours été.

Mais, pour être tout à fait honnête, il fallait reconnaître que malgré le fait que Draco et Severus étaient presque parfaits, il y avait comme un fossé entre eux deux. Et Harry comblait parfaitement cet espace. Il les complétait. Et ils avaient tout gâché en se saoulant et en donnant à Harry l'impression qu'ils ne faisaient que l'utiliser et qu'ils n'éprouvaient aucun sentiment pour lui.

Draco se rapprocha un peu de Severus dans l'énorme lit qu'ils occupaient dans le manoir de la famille Rogue, un peu comme s'il essayait de combler cet espace que seule une personne pouvait remplir. Le mois d'août était maintenant là. Cela faisait deux mois qu'Harry avait disparu et ils n'avaient toujours aucune piste. Ils lui avaient envoyé plusieurs hiboux qui étaient revenus sans réponse. Ils avaient cherché un indice que le jeune homme aurait pu laisser derrière lui mais c'était comme s'il avait disparu de la surface terrestre. Draco commençait à désespérer, Severus pouvait voir dans son regard qu'il essayait de tout faire pour ne pas perdre pied. L'homme avait peur que sans Harry ils ne finissent par se séparer.

Les pensées de Severus dérivèrent vers Blaise Zabini. Ils étaient tombés sur le jeune homme il y a quelques jours et ce dernier leur avait demandé s'ils avaient des nouvelles de Harry. Severus avait dû se retenir de l'étrangler. Il savait que Blaise avait pris sa virginité à Harry. Il savait qu'il n'éprouvait pas de réels sentiments pour le jeune homme. Il l'avait utilisé pendant plus de six mois seulement pour le sexe. Severus s'en voulait terriblement. Si Draco et lui n'avaient pas été aussi idiots à noël, Blaise n'aurait jamais eu l'opportunité de se comporter ainsi.

C'était étrange. Draco et Severus admettaient tous deux qu'ils aimaient Harry mais ils ne s'aimaient pourtant pas moins l'un et l'autre. Quand leur amour pour Harry était né, cela avait renforcé leurs sentiments mutuels.

Severus avait un jour entendu que le triangle était la figure géométrique la plus parfaite avec ses trois côtés, ses trois sommets et ses 180 degrés. Mais quand un point manquait, cela devenait simplement une ligne brisée. Ce n'était plus parfait ni complet. C'était exactement ce que ressentait Severus en ce moment.

« Sev », chuchota soudain Draco, le tirant de ses pensées. « Sev, fais moi l'amour s'il te plaît. Je n'arrive pas à dormir. J'ai besoin d'oublier. » Il était presque quatre heures du matin mais aucun des deux hommes n'avait pu fermer l'œil. C'était souvent le cas dernièrement.

Severus acquiesça et l'embrassa doucement, roulant doucement de manière à se retrouver au-dessus de son jeune amant. Pour un homme qui ne dormait en moyenne que deux heures par nuit, il avait beaucoup d'énergie. Il laissa ses mains glisser sur le corps nu de Draco, le faisant frissonner de plaisir. « S'il te plaît Severus. Ne me prépare pas. Prends moi juste. Vite et fort. » Le plus grand acquiesça et lui sourit, se positionnant directement pour entrer en lui. Cela faisait des années qu'ils couchaient ensemble mais Severus ne se lassait pas du corps de son ange blond… même s'il lui manquait maintenant quelque chose d'important. Il murmura un sort de contraception avant de s'enfoncer en lui. Une pensée s'imposa alors à son esprit. Draco et lui avaient-ils utilisé un sort de contraception durant la nuit qu'ils avaient passée avec Harry ? Probablement. Severus ne l'avait encore jamais oublié.

Draco cria quand Severus toucha ce point si spécial en lui encore et encore. L'homme savait exactement comment lui faire plaisir. Il connaissait chacun des points faibles du jeune homme. Il continua à se mouvoir en lui jusqu'à ce qu'ils n'atteignent tous deux l'orgasme. Ils s'endormirent dans un entremêlement de membres.

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La semaine avant son deuxième rendez-vous, Harry commença à remarquer une légère courbe sur son ventre. Un pantalon qui était trop grand pour lui commençait à le serrer. Ce n'était pas encore gênant, mais c'était suffisant pour qu'il le remarque.

Le médicomage Jonathan le remarqua d'ailleurs lui aussi avant de procéder à l'examen de Harry. « D'après ce que je vois, vous allez avoir des grands bébés. » Harry jura en silence, maudissant les gênes de ses deux amants.

À la fin de l'examen, Jonathan demanda à Harry de s'asseoir et il le regarda avec inquiétude. Harry avait une idée de ce qui allait maintenant se dire. Il soupira, fermant les yeux et attendant les questions. « Marcus, avez-vous prévu d'informer les pères de cette grossesse ? »

Harry secoua la tête doucement. « Non, cela ne les regarde absolument pas. Ils n'éprouveraient aucun amour pour ces enfants. » Même s'il ne voulait pas l'admettre, il espérait au fond de lui que cela ne soit pas la vérité. « Nous n'aurions jamais dû passer la nuit ensemble ok ? Il étaient saouls et je… n'ai pas pu partir. » Sa voix se fit plus faible. « Vous devez me croire, d'accord ? »

« Marcus, je comprends ce que vous avez vécu mais je suis inquiet. Vous n'avez personne avec vous. Cela va devenir un véritable enfer dans quelques mois si vous n'avez personne ! »

« Je me suis toujours débrouillé par moi même », rétorqua Harry. « Je n'ai besoin de personne vu ? » Mais, tandis- qu'il terminait sa phrase, une vague d'angoisse le traversa et un sanglot lui échappa.

Jonathan se précipita à ses côtés et le prit dans ses bras avec maladresse. Quand les larmes de Harry diminuèrent, il reprit la parole. « Et que pensez-vous de cela ? Je connais quelqu'un qui accepterait de rester chez vous durant les prochains mois pour vous aider et s'assurer que vous allez bien. Cela vous irait ? »

« Ou-oui », murmura le jeune homme.

« Bien. Je vais organiser tout ça. »

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Hermione grogna de frustration alors qu'un énième hibou lui revenait sans réponse d'Harry.

« Mione, écoute moi. » C'était Ron qui venait de parler, d'une manière étrangement calme.

« Quoi ? »

« Nous devrions peut-être tout arrêter », lui dit-il en prenant le visage de la jeune femme entre ses mains. « Je suis sûr qu'il va bien. Il doit juste avoir besoin de passer du temps seul pour mettre les choses au clair. Si nous le trouvons, il risque de nous en vouloir. Il reviendra quand il sera prêt ! »

Hermione soupira et se blottit contre lui. « Je le sais bien Ron. Mais j'ai l'impression que si j'arrête, je l'abandonne. »

« Tu sais quoi ? S'il n'est pas revenu dans quelques mois, nous reprendrons nos recherches. Donnons lui simplement un peu de temps. »

« Ok. »

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Quelques jours plus tard, Harry se réveilla avec la sensation désagréable que quelqu'un tentait de passer à travers les protections pour entrer dans sa maison. Il grogna et se leva, frottant ses yeux pour y voir plus clair. Avant sa grossesse, le jeune homme avait du mal à dormir plus de deux heures par nuit mais maintenant, il avait du mal à rester éveillé aussi longtemps. Il avait l'impression de passer ses journées à dormir, manger et jouer avec Moses. Le chien aboyait tandis- qu'Harry ouvrit la porte d'entrée. « Oui, oui mon chien. Calme toi. »

Une femme entourée d'une aura plutôt contrariée se trouvait quelques mètres plus loin derrière la barrière. Alors que le jeune homme s'approchait, il reconnut son visage. Un visage que l'on ne pouvait pas oublier après l'avoir regardé pendant les heures entières qu'il avait passées avec elle à Poudlard. Mme Pomfrey. Harry faillit repartir en sens inverse pour se cacher dans la maison mais il se dit qu'elle ne le reconnaîtrait certainement pas. Et puis, il devait bien avouer qu'il était très heureux de voir enfin un visage familier. « Entrez, je vous en prie, » lui dit-il poliment en lui permettant de passer au- travers des protections.

Mme Pomfrey lui sourit. « C'est bon de vous voir Harry. »

Le jeune homme sursauta et se retourna alors que l'infirmière posait une main rassurante sur son épaule. « Je n'en parlerai à personne. En choisissant ce métier, j'ai fait le serment de garder pour moi les secrets de mes patients. »

Harry acquiesça avant de baisser les yeux tel un enfant qui s'attendait à être puni. « Pourquoi êtes-vous ici ? Les cours n'ont-ils pas repris ? »

« Oui mais Dumbledore a décidé de me donner une année de congé. Mais je ne pouvais pas rester à ne rien faire alors, quand Jonathan m'a demandé si je pouvais venir m'occuper d'un de ses patients, je n'ai pas pu laisser passer cette opportunité. Mais je dois bien reconnaître que je ne m'attendais pas à vous trouver ici. Et puis vous vous cachez de manière efficace. Je crois que si je ne vous connaissais si bien, je n'aurais pas été capable de vous reconnaître. Je pense que plus personne n'en sera capable d'ici quelques mois.

« Alors vous me promettez que vous ne direz à personne où je me trouve ? » demanda le jeune homme d'une voix empreinte d'inquiétude.

« Bien- sûr que non Harry. Et je ne vous poserai aucune question tant que vous n'aurez pas envie de me parler. Je suis ici uniquement pour m'assurer que vous allez bien et que vous ne faîtes rien de dangereux, c'est tout. Et puis, s'il vous plaît, appellez moi Poppy. Nous ne sommes plus à Poudlard ! »

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Les cours avaient effectivement repris à Poudlard. Pendant que Severus enseignait, Draco restait au manoir, continuant de faire tout ce qu'il pouvait pour trouver Harry. Mais, jusqu'à présent, ses recherches avaient été infructueuses. Il se sentait glisser un peu plus chaque jour dans la dépression. Le jeune homme ne savait pas s'il arriverait à se remettre s'ils ne retrouvaient pas Harry. Severus était à peu près dans le même état d'esprit. Il avait du mal à se rendre chaque jour à Poudlard sans penser au jeune homme brun. Aucun des deux hommes ne comprenait comment cette merveille aux yeux verts avait pu prendre une telle place dans leur vie et dans leur cœur aussi rapidement.

Les mois passèrent et ils commencèrent à désespérer, s'éloignant parfois l'un de l'autre mais revenant toujours chercher amour et soutien.

« Sev » appela soudain Draco une nuit, « que ferons-nous si nous ne le retrouvons jamais ? »

Le plus âgé l'attira dans ses bras et l'embrassa tendrement sur le front. « Cela n'arrivera pas. »

« Mais si c'était le cas ? »

« Si c'était le cas, je continuerais à t'aimer Dray. Pour toujours. »