Titre : Dans le tourbillon de la vie et de la mort.05

Série : Journal de Ianto Jones – entrée 27

Perso : Ianto, Jack,

Résumé : Alors que Ianto essaie de savoir où il en est avec Jack, les événements semblent se liguer contre lui.

Rating : PG-13

Spoilers : tout azimut

Disclaimer : Bien sûr je me contente d'emprunter des personnages appartenant à la BBC.

Beta : Black59

Note de l'auteur : Comme toujours, dans mes fics, tout se tient, ce qui se passe ici, trouvera une partie de son dénouement dans Une Rose pour Monsieur Jones. D'autant que cet épisode en plusieurs parties nous conduira jusqu'à la mort de Ianto, et au départ définitif de Jack pour d'autres horizons intergalactiques.

Certains indices et certaines réponses à d'autres mystères émaillent Les Années Tish, hantées parle souvenir omniprésent de Ianto.

Ianto avait invité Sam à le rejoindre dans la base, ils étaient seuls, Jack et Gwen étant partis récupérer un artéfact alien en banlieue.

Sam était nerveux, Ianto lui avait dit qu'il entendait que cet entretien reste confidentiel, que cela incluait Jack, il avait précisé que c'était à propos de l'école.

« Je ne comprend pas ce que vous attendez de moi… » Avait protesté Sam, alors que Ianto l'avait invité à s'assoir sur le sofa de l'aire centrale.

« Kevin et Sarah Granger, je suppose que vous n'avez pas oublié ? »

« Comment… ? Que savez-vous ? » Avait bégayé l'officier.

« On fait un deal, vous me dites ce que vous savez et je vous dis ce que je sais… »

« Qu'est-ce… »

« Que je ne vais pas vous rouler ? Rien ! » Avait répondu Ianto.

Ça faisait trop de temps que Sam attendait des réponses à ses questions pour qu'il passe à côté de la moindre chance d'en obtenir une, même vague… et il n'était pas utile qu'il sache qu'il en était de même le concernant.

« Que voulez-vous savoir ? Je vous préviens : je ne sais pas grand-chose…! »

« Comment avez-vous eu connaissance de cette école ? »

« Pardon ? »

« Pourquoi cette école ? Vous habitiez Nottingham, ce n'était pas l'école la plus proche ? »

« Euh, c'était une idée de ma sœur, et vu mon job et celui de ma femme, il nous fallait un internat… Ça avait l'air d'une bonne école… » Avait répondu Sam perplexe.

« Comment l'avez-vous su ? Qu'est-ce qui c'est passé ? »

« Deux types se sont pointés prétendant être des flics, ils ont dit que l'école avait brûlé, comme ça tout de go, et puis, ils ont enchaîné en demandant si les mômes étaient là ou à l'école, parce qu'il manquait deux corps, et que ceux qu'ils avaient n'étaient pas identifiables… Vous imaginez, ces deux types en avaient vraiment rien à faire que nos mômes soient morts et comment… »

« Je sais, mais je doute que ces types aient été des flics… » Avait dit Ianto, voulant ramener Sam sur ce qui l'intéressait.

« C'est aussi ce que j'en ai déduit, je les ai foutus dehors et j'ai dit à Shirley que c'était certainement des mauvais plaisants, et puis j'ai essayé de joindre l'école, juste pour être sûr… »

« Et, ça ne répondait pas ! »

« Non, vous avez déjà entendu cette histoire ? »

« Plus ou moins, pourriez-vous me décrire ces deux soi-disant flics ? Je sais que ça fait longtemps…»

« Jeunes, et y avait quelque chose qui collait pas chez eux… outre leur attitude désinvolte, la façon dont ils parlaient, la façon dont ils étaient fringués : ça collait pas, comme s'ils s'étaient trompés de film… »

« Intéressant ! »

« Et puis, il y avait aussi ce flingue… »

« Le flingue, en tant que militaire vous pourriez être plus précis ? »

« À l'époque ça m'a fait penser à la carabine à canon scié de Josh Randall, version guerre des étoiles, un des types portait ça attaché à sa cuisse, en fait il en avait deux… »

« Je suppose qu'à l'époque vous ne travaillez pas encore pour UNIT ? »

« Non, j'étais à la RAF, si j'avais su je les aurais certainement pas laissé filer !»

« Oui, donc rétrospectivement, vous pensez qu'ils pourraient ne pas être de notre monde ?»

« Ouais ! Ça se pourrait bien, et ça expliquerait le reste… »

« Le reste ? » avait demandé Ianto.

« Oui, quand j'ai vu que l'école ne répondait pas, j'ai pris la bagnole et j'ai foncé ! » Avait dit Sam,

« Et, quand je suis arrivé sur place… Il n'y avait plus aucune trace de l'école et quand je dis plus aucune trace… »

« Je sais… » Avait compati Ianto.

« Non, Monsieur Jones, vous ne comprenez pas… »

« Je sais, Sam, j'y étais… ! »

« Vous… ? »

« J'étais un des deux manquants… ! » Avait dit Ianto.

Sam était effaré… il ne s'attendait vraiment pas à ça.

« Café ? » Avait proposé Ianto pour lui donner le temps de remettre ses idées dans l'ordre.

«Z'avez pas quelque chose de plus costaud ? »

« À 10h du matin ? »

« Oui, probablement…café, bonne idée…merci »

Sam était vraiment secoué.

Ianto était revenu avec deux tasses de café et la bouteille de pur malt de Jack.

« Merci, juste un doigt… ! » Avait fait Sam qui cherchait encore à comprendre.

« Vous étiez un des élèves ? Mais comment… Qu'est-ce qui… ? » Avait-il tenté de formuler.

« Je ne sais pas, en fait, Thomas Prescott et moi nous avions fait le mur pour aller chercher de la bière au village et quand on est revenu, il n'y avait tout simplement plus rien ! »

« Au village… »

« Le lendemain à la première heure, les habitants ne savaient déjà plus qu'il y avait eu une école… »

« Oh ! » Avait fait Sam.

« C'est pour ça que vous êtes ici ? »

« La réponse n'est pas ici ! » Avait affirmé Ianto, avant de demander :

« Est-ce qu'il y a autre chose, je ne sais pas moi, même insignifiant ?».

« Ma sœur, elle a disparue dans les jours qui ont suivi » Avait dit Sam après un temps de réflexion.

« Je doute que cela est quoique ce soit à voir… » Avait commencé Ianto, mais Sam l'avait coupé :

« C'est elle qui a choisi cette école, Sarah et Kevin n'étaient pas jumeaux, Sarah était ma nièce… » Avait commencé d'expliquer Sam :

« Ma sœur avait quitté la RAF pour prendre la tête d'une unité spéciale, je n'ai jamais su ce qui lui était arrivée, mais ce que je sais c'est qu'elle ne voulait à aucun prix que le père de la petite puisse être identifié, et elle a disparue dans les deux semaines qui ont suivi… »

« Ça n'a rien à voir, Annabelle a été victime d'un forcené, et si elle ne voulait pas que le père soit identifié c'était pour protéger sa fille, mais pas contre son père, en fait elle voulait les protéger tous les deux… »

« Vous saviez pour Sarah ? Et Annabelle qu'est-ce… »

« Annabelle dirigeait cette unité, elle est morte assassinée par son second, en fait toute son équipe a fait les frais de sa folie… par la force des choses, seul Jack a survécu »

« Le père de Sarah ? »

« Oui, mais il ne le sait pas ! Il n'était pas là, et Annabelle… »

« Oui, je comprends, il y a encore des gens pour dire qu'il n'est pas humain… » Avait conclu Sam qui était manifestement secoué.

« Vous avez un début de piste Monsieur Jones ? »

« Peut-être, mais c'est trop tôt, je vous tiendrais informé croyez-moi, si je trouve quoi que ce soit de concret » Avait répondu Ianto.

Sam ne parlerait pas et il pourrait encore avoir besoin de lui :

« Sam, en enquêtant sur votre sœur, j'ai eu vent de certaines lettres, des lettres d'anciens combattants, si j'ai tout saisi… »

« Oh, les gueules cassées ? C'était l'idée fixe de mon grand-père… mais qu'est-ce que ça à voir ?»

« Annabelle semblait lier ses lettres à sa présence à Torchwood, de quoi s'agissait-il ? » Avait demandé Ianto.

« Ben, c'était devenu une obsession pour mon grand-père, un truc assez moche qui s'était passé à la fin de la guerre… »

« Pouvez-vous être plus précis ? »

« Je l'ai pas beaucoup connu, Annabelle avait 12 ans de plus que moi, et le grand père l'avait quasiment élevée… comme un vrai garçon manqué, d'où sa carrière dans la RAF… »

Ianto avait eu un sourire d'encouragement et Sam avait expliqué.

« Mon grand-père s'était battu sur le front en France, il a été gravement blessé, et a passé les derniers mois de la guerre dans un hôpital improvisé sur les lignes arrières chez des nones. Les conditions étaient épouvantables tant pour les patients que pour le personnel, ils manquaient de tout, et il y avait cet infirmier, très dévoué… »

« Et ? » Avait demandé Ianto qui ne voyait absolument pas où tout ça le conduisait.

« Ben, des types sortis de nul part se sont pointés un beau matin et ont abattu le pauvre type sans sommation aucune devant tout le dortoir, et ils sont repartis sans aucune explication en emportant le corps. Mon grand-père collectait des lettres de témoignages des anciens patients de cet hôpital en vu de faire ouvrir une enquête… »

« Moche effectivement… » Avait convenu Ianto qui commençait à se faire une petite idée du pourquoi et du comment.

« Oui, d'autant plus moche que l'infirmier avait une môme… »

« Une môme ? »

« Ouais » avait dit Sam en se resservant un doigt d'alcool dans sa tasse.

« Cet infirmier, vous ne savez pas son nom, je suppose ? »

« Non, pourquoi ? »

« Et ces lettres, que sont-elles devenues ? »

« Après la mort de mon père, je les ai données au musée des anciens combattants de sa commune, me suis dit que ça pourrait être utile, devoir de mémoire, ce genre de chose… »

« Oui, je vois » avait dit Ianto.

En faisant venir Sam, il espérait trouver quelque chose de nouveau sur l'école, et il avait peut-être quelque chose : ces deux supposés drôles de flics seraient-ils des agents temporels ?

Si c'était le cas, il était dans une impasse, ou alors il devrait se décider à parler de l'école à Jack, ça demandait réflexion…

Mais cette histoire d'infirmier de la première guerre… il allait devoir approfondir !

A suivre…

*Asham las doc : Comme j'ai eu beaucoup de questions à ce sujet, cette petite phrase veut tout simplement dire « Je t'aime » en Commun. Si je ne l'avais pas précisé c'est que cela me paraissait évident.

A noter : dans les Enfants du passé, on apprend que le véritable nom de Jack est Asham, et que cela signifie « amour » en Commun.