Titre : Dans le tourbillon de la vie et de la mort.05

Série : Journal de Ianto Jones – entrée 27

Perso : Ianto, Jack,

Résumé : Alors que Ianto essaie de savoir où il en est avec Jack, les événements semblent se liguer contre lui.

Rating : PG-13

Spoilers : tout azimut

Disclaimer : Bien sûr je me contente d'emprunter des personnages appartenant à la BBC.

Beta : Black59

Note de l'auteur : Comme toujours, dans mes fics, tout se tient, ce qui se passe ici, trouvera une partie de son dénouement dans Une Rose pour Monsieur Jones. D'autant que cet épisode en plusieurs parties nous conduira jusqu'à la mort de Ianto, et au départ définitif de Jack pour d'autres horizons intergalactiques.

Certains indices et certaines réponses à d'autres mystères émaillent Les Années Tish, hantées parle souvenir omniprésent de Ianto.

« Vous vous êtes disputés ? » Avait demandé Gwen.

« non, en voilà une idée » Avait protesté Ianto.

Et, puis de quoi elle se mêlait ?

« Ianto, sérieusement… » Avait demandé Gwen avec une vraie fausse sincérité.

« On ne s'est pas disputé, Gwen, je prend juste une journée ! »

« Tu prends une journée et sans lui ? Une journée, tout seul ? »

En quoi ça pouvait bien la déranger ?

« Oui, Gwen, je suis un grand garçon et je prends une journée tout seul sans Jack pour me tenir la main, et je pense que je devrais y survivre ! »

« Si tu me disais de quoi il retourne réellement ? Si tu crois que je ne vois pas que ça ne va pas… on n'est plus que nous trois, il faut que l'on se serre les coudes ! »

Mais qu'est-ce qu'elle jarjote ?

« Gwen, aussi incroyable que cela puisse te paraître, les choses sont au beau fixe entre Jack et moi ! »

« Ianto ! Café, dans mon bureau, si tu veux bien… ! Et tout de suite ! »

« Effectivement… ! » Avait fait Gwen.

« C'est très clair ! » Avait-elle ajouté en prenant la direction du bureau de Jack, alors que Ianto allait s'occuper du café.

« Jack Harkness, est-ce que je pourrais te parler cinq minutes ! » Avait-elle hurlé.

« 2 minutes Gwen, Ianto, mon café dans deux minutes!» Avait répondu la forte voix de Jack qui, lui, n'avait pas besoin de hurler pour se faire entendre.

« 2 minutes » Avait répondu Ianto, de toute façon c'était exactement le temps qu'il fallait à son café pour passer et Jack le savait bien.

Deux minutes et demie plus tard Ianto entrait dans le bureau de Jack avec le café :

« Je ne comprends rien, si tu veux bien, on reprendra après, j'ai des choses à voir avec Ianto avant qu'il ne prenne la route » Avait dit Jack en poussant littéralement Gwen hors de son bureau en tournant des yeux inquisiteurs vers Ianto qui affichait un air circonspect.

« Jack ! »

« Gwen plus tard ! » Avait dit Jack en fermant la porte et en se callant contre, comme s'il avait peur qu'elle ne la force.

Ianto s'amusait comme un petit fou !

« C'était quoi ça ? Qu'est-ce qui se passe ? ??? »

« Ça c'était : Gwen ! » Avait fait Ianto sarcastique.

« ??? »

« Elle s'inquiète pour nous, je prends une journée seul et ça ne rentre pas dans son modus operandi »

« Oh ! C'était ça ! »

« Oui ! Tu t'en sortiras ?»

« Faudra bien puisque tu m'abandonnes, plus sérieusement, est-ce que tu as eu le temps… »

« Tout est à jour, encore un dernier truc à faire et je pars ! »

« Oh, et sans… »

Alors Ianto avait attrapé le capitaine par le gilet et l'avait embrassé de toute son âme.

« Voilà ! Fait ! Maintenant je peux partir ! » avait-il clamé en le relâchant.

« Ianto, soit prudent ! »

« Oui, papy »

20 minutes plus tard le petit coupé bleu s'arrêtait en bas de chez Amy :

« 3 minutes de retard ! Ça ne te ressemble pas ça ! »

« Ma vie devient très compliquée… » Avait-il répondu.

« Ton petit copain deviendrait-il possessif ? »

« Une collègue en mal de maternité, qui se prend pour ma mère et un cumul de mandat qui pose des problèmes, mais ça devrait s'arranger… » Avait-il répondu sans plus d'explication.

Ses compagnons de l'Ombre le suspectaient d'être partial en ce qui concernait Jack, aussi avait-il donné sa démission, elle ne tarderait plus à être effective. Et puis Jack accaparait de plus en plus son temps et son énergie, non pas qu'il s'en plaignait !

« Ok, nous sommes attendu par Miss Talbot, pour 19h30, nous aurons droit à une nocturne, jusqu'à 22 si on veut, problème, cependant la mamy du bed and breakfast, veut qu'on récupère la clef avant 21h… ! »

« Je devrais pas en avoir pour plus d'une heure, une heure et demie, donc on devrait pouvoir être dans les temps »

« Il y a 342 lettres Ianto, toutes manuscrites, certaines de plusieurs pages : recto verso… »

« Oui, mais toutes compilées, ouvertes et accrochées à leurs enveloppes ! »

« Oui, à l'aide de trombones, ça représente plus de 4heures de scans ça, et même en les photographiant… »

« Je n'ai pas l'intention de les scanner»

« Tu n'as quand même pas l'intention de les voler, parce que là … »

« Non, je veux juste les lire ! »

« Hi ! Hi ! Hi ! Tu te rends compte de ce que tu dis ? »

Ianto l'avait juste regardé avec son sourire sarcastique. Elle l'avait vu si souvent "feuilleter" des livres ou des journaux.

« Ianto ? »

« Je pourrais te réciter l'intégralité de la bibliothèque du manoir…. » Avait-il ajouté.

Amy et Esther étaient ses plus fidèles amies, et maintenant qu'il n'aurait plus l'Ombre, leur aide pourrait lui être utile dans ses petites enquêtes, du moins celles qui ne comportaient aucun danger…

« Oh ! Et pourquoi tu t'intéresses au cas de ce Matthews ? Tu fais dans les affaires classées sans suite ? » Avait demandé Amy qui finalement ne semblait pas plus impressionnée que ça.

« Ça n'a rien de professionnel, juste un service pour un ami… »

« Un ami ? Ou un certain collègue ? »

Miss Talbot était très excitée à l'idée que des jeunes gens viennent faire des recherches jusque dans son petit musée pour soutenir une thèse sur les abus en temps de guerre ! Encore que le cas de Stephen Matthews était un peu spécial.

« Vous comprenez, les hommes qui l'ont abattu n'ont jamais pu être identifiés, les Grangers ont poursuivi plusieurs pistes sans aucun succès… »

« Les Grangers ? » Avait demandé Amy.

« Oui, trois générations, vous y croyez ça, faut dire que le grand-père c'était du genre qui lâchait pas comme ça… »

« Vous l'avez connu ? » Avait demandé Ianto.

« Oui, il n'est mort qu'en 89, vous savez, il avait 101 ans, son fils lui n'aura pas fait aussi bien, il est mort deux ans plus tard… »

« Vous avez parlé de trois génération ? » Avait souligné Amy.

« Annabelle, c'était le soleil du vieux, il avait l'air de penser qu'elle avait trouvé quelque chose… »

« Et ? » Avait demandé en cœur Amy et Ianto.

« Je ne sais pas, le vieux est mort et Annabelle, j'en ai eu des nouvelles que lorsque son frère m'a confié ces lettres, il semblerait qu'elle ait disparue… »

« Vraiment ? Vous ne croyez quand même pas que c'est lié ? » Avait demandé Amy en jetant un regard à Ianto qui était déjà en train de "feuilleter" les lettres en questions.

« Je n'en sais rien, et je vous avoue que je n'ai jamais compris, comment le vieux Tom avait pu impliquer sa petite fille dans ses recherches, ce Matthews c'était certainement un type bien, mais de là à s'entêter comme ça… »

« Alors, pourquoi garder ces lettres ? » Avait demandé Amy.

« Parce qu'elles sont des témoignages bouleversant de soldats blessés au front… » Avait expliqué Miss Talbot.

« Celle là n'a pas été écrite par un poilu ? » Avait fait remarquer Ianto qui en avait repéré une écrite par une femme.

« Non, mais elle ne devrait pas se trouver là, non plus : c'est un faux, un abus de confiance »

« Alors pourquoi s'y trouve-t-elle ? » Avait fait remarquer Amy ?

« Miss Swansy est une vieille originale, mais pas assez vieille pour avoir vécu cette guerre »

« J'en déduis qu'elle est encore de ce monde… ? » Avait dit Ianto.

« Oui, elle vit à la sortie du village, la maison aux volets bleus, et prêtant avoir 107ans, elle court plus vite que moi ! » Avait répondu la vieille demoiselle.

« Vraiment ? » Avait dit Ianto très intéressé, dans sa lettre Miss Swansy disait être la fille d'un des médecins de l'hôpital, et avoir 16 ans à l'époque.

Ianto et Amy avaient remercié Miss Talbot pour son aide précieuse, ils devaient se rendre chez la Veuve Mc Gill pour récupérer leur clef avant le "couvre-feu", ils avaient monté leur maigre bagage dans la petite chambre très coquette et très fleurie.

« Monsieur Jones ? » Avait fait Amy d'humeur coquine.

« Mrs Mc Gill dit qu'on doit pouvoir encore se faire servir quelque chose de solide au pub à cette heure ci » Avait répondu Ianto.

« Oh, d'accord » Avait fait Amy plus amusée que vexée que Ianto préfère aller manger d'abord.

Ils avaient mangé dans le brouhaha du pub, il était presque impossible de s'entendre parler, mais Ianto avait voulu traîner quand même, ça ne lui ressemblait guère, Amy savait bien qu'il n'aimait pas la foule.

« Est-ce que tu es amoureux à ce point là ? » Avait-elle fini par demandé alors qu'ils reprenaient le chemin du bed and breakfast.

« Je tiens à lui plus que je n'ai jamais tenu à personne »

« Plus qu'à Lisa ? »

« Ça n'a rien avoir »

« Oh ! »

« C'est différent, ce type me rend dingue » Avait-il confessé.

« Oui, c'est ce que j'ai cru comprendre » Avait-elle répondu en riant, faisant clairement allusion au coup de téléphone intempestif.

« Vous avez écouté jusqu'au bout… » Avait soupiré Ianto un peu embarrassé.

« Personnellement je n'aurais jamais cru que tu possédais un tel répertoire de grossièretés !» Avait-elle dit moqueuse.

Cette nuit là, Ianto et Amy avait, pour la première fois de leur vie, dormi très sagement l'un contre l'autre, parce qu'aussi étonnamment que cela pouvait lui sembler, Ianto avait le sentiment qu'il le devait à Jack.

A suivre…