Auteur: Yuna Asakura

Pairing: AiUno, léger SoiUlqui et UkiUno.

Rating:K+

Résumé: SoiFon Unohana, 16 ans, vit, à Senbonzakura, depuis qu'elle est toute petite avec sa mère – Retsu, 36 ans, médecin de renom et directrice respectée de l'hôpital local – son petit frère – Toshiro, 15 ans, adolescent taciturne et adulé par ses camarades de classe – et sa petite sœur – Yachiru, 5 ans, concentré d'énergie et de joie adoptée 4 ans plus tôt.

La vie de SoiFon n'est pas triste, mais une chose lui manque pour parfaire son bonheur : Son père.

Lorsqu'un soir, elle rencontre par hasard, sur un quai de gare, un homme lui parlant de sa mère, tout commence…

Disclaimer: Tous les personnages appartiennent à Tite Kubo sauf certains qui m'appartiennent mais qui ne sont pas très importants.


Chapitre 9 : Wind

La salle de bal des Kuchiki était pratiquement vide. Shunsui faisait le pitre dans l'espoir de faire rire Juushiro.

« J'ai raté ma vie ! J'ai laissé tomber la femme de ma vie ! J'suis un raté !

-Il a le vin triste…glissa Yoruichi à Kisuke.

-Allez Juu-chan ! Moi aussi, regarde ! J'ai beau être un vrai coureur, je suis toujours célibataire!

-Attention, ça commence à devenir intéressant, commenta Kisuke.

-A vrai dire, Ukitake-san a le mérite d'être encore séduisant…fit remarquer Nanao.

-Nanao-chaa~~n ! Gémit Shunsui.

-Merci Nanao… »

L'instant d'après notre pauvre Nanao se retrouva dans une situation légèrement problématique.

Juushiro la serrait dans ses bras comme un enfant écrabouillerait sa peluche préférée et Shunsui s'accrochait désespérément à sa jambe.

« Ils n'ont pas l'air idiot comme ça…dit Kisuke. Bon et si on y allait chère Yoruichi ?

-Avant de partir auriez-vous la gentillesse de bien vouloir m'aider ?

-Réfléchissons…

-Bonne chance mademoiselle Ise.

-S'il vous plaît ! Kyoraku-san-enlevez-votre-main-de-là-tout-de-suite ! »

Après avoir littéralement broyé Nanao puis aidé cette-dernière à décoller Shunsui de sa jambe et souhaité une bonne nuit à ses hôtes, il rentra le cœur lourd.

La nuit était déjà bien avancée, l'alcool prit congé de son corps alors qu'il baissait la fenêtre de la voiture. Au loin, il apercevait l'hôpital, l'école maternelle, ainsi que le lycée. La voiture bifurqua et s'arrêta.

Franchement, pensa-t-il. J'aurai pu rentrer à pieds.

« Oui mais tu es un noble, un noble ne rentre pas à pieds, répondait la voix de son père. »

Il se renfrogna encore plus et sortit de la voiture. Sur le pas de la porte Kiyone et Sentaro l'attendaient, il se rappela que le reste du clan devait arriver aujourd'hui.

« Bonsoir Ukitake-Sama ! claironnèrent les deux jeunes adultes.

-Vous auriez dû aller vous coucher… demain vous allez être épuisé.

-Ne vous inquiétez pas ! Le reste du personnel est arrivé après que vous soyez parti.

-Bien… Je vais allez me coucher.

-Euh, Ukitake-Sama, il y a quelqu'un qui vous attend, et votre tante lui tient compagnie.

-Hisae ou Kahoku ?s'enquit-il un peu anxieux.

-Hisae-Sama… »

Il laissa échapper un petit soupir de soulagement et s'engagea ensuite dans le couloir peu éclairé.

Le parquet craquait sous ses pas, distraitement, il glissa ses mains dans ses poches en se demandant qui était ce jeune et pourquoi sa tante ne dormait pas à l'heure qu'il était.

« …dire qui vous êtes ? disait la voix de sa tante. »

Personne ne lui répondait. Juushiro arriva dans le salon où il avait discuté avec Byakuya.

« Oh ! Juushiro ! Comment est-ce que tu vas ? s'exclama Hisae.

-Bien…depuis une semaine, ajouta-t-il plus bas. Pourquoi n'es-tu pas couchée Hakubo-san ?

-Hakubo ?! Juushiro ! Je déteste quand tu m'appelles comme ça ! Et vire moi le suffixe san, je ne suis pas comme ton père ! »

Juushiro sourit doucement tandis que la grande-sœur de son père s'enflammait…comme d'habitude ! Ses cheveux, autrefois d'un blond éclatant, avaient une couleur de cendres, dans ses yeux turquoise brillait cette flamme de vie. Malgré les rides qui parcouraient son visage, elle était aussi jolie que lorsqu'elle était plus jeune.

« Et puis il y a ce jeune garnement qui refuse de me dire qui il est !déclara-t-elle en s'écartant pour désigner Toshiro assis sur un des fauteuils.

-Toshiro ?! Qu'est-ce que tu fais là ?!

-C'est… ton fils ?! »

Juushiro se tourna vers sa tante qui avait l'air effarée puis à nouveau vers Toshiro qui semblait ennuyé.

«Elle était au courant elle ?! demanda Toshiro.

-Petit, ''elle'' elle a un prénom ! Et puis gamin, personne n'a réussi à me cacher quelque chose bien longtemps ! Alors, oui, je suis au courant ! »

Toshiro la regardait s'agiter avec une sorte d'admiration.

« Désolé…

-Toshiro, qu'est-ce que tu fais là ?

-C'est maman…

-Elle a un problème ?! Que lui est-il arrivé ?!

-… c'est stupide, j'aurai pas dû venir… je vous le dis quand même, Aizen lui a mit le grappin dessus… »

Juushiro serra les poings pour conserver son calme. Il sentait ce monstre qui lui déchirait les entrailles. Le salon devint flou, il entendait à peine sa tante qui l'appelait. Il vit Kiyone et Sentaro, il hurla de désespoir et perdit conscience pour de bon.

Toshiro se sentait incapable de bouger. Des bras frêles s'enroulèrent autour de ses épaules et une voix lui chuchota à l'oreille :

« Hé, ne t'inquiète pas Toshiro. Viens, tu vas dormir ici, d'accord et j'expliquerai tout à ta mère demain.

-Merci madame.

-Tu peux m'appeler Hisae…

-D'accord.

-Allez viens. »

Toshiro se leva et prit la main tendue de la dame devant lui. C'était une toute petite main fine, une main de violoniste, une main rassurante. Il la suivit, et un sentiment de sécurité naquit en lui.

La matinée dans la maison de l'hôpital se passa dans une drôle d'ambiance, Toshiro revint avec cette dame aux yeux tout aussi turquoise que les siens. Elle écouta avec un calme olympien, ce qui c'était passé.

Son cœur devint désagréablement douloureux quand Hisae lui expliqua le malaise de Juushiro.

Elle remercia la tante et ne fit aucun commentaire lorsque Toshiro et elle se retrouvèrent seuls.

SoiFon se tut brutalement au moment où ils entrèrent dans la cuisine. Hinamori et Rukia avaient des sourires espiègles.

Vers midi, une voiture vint chercher Rukia, cette dernière obligea le chauffeur à déposer Hinamori chez elle. Puis c'est Yachiru qui rentra avec un sourire ravie.

Barella et Retsu discutaient de la soirée qu'avait eu les petites ainsi que celle de Retsu. Ulquiorra regarda SoiFon puis pencha la tête qui voulait dire « sortons »

La brune suivit le jeune homme dehors. Ils s'assirent sur le perron.

«…tu voulais me dire quelque chose ? fit SoiFon, brisant le silence.

-Je ne peux pas te le dire maintenant, ma mère m'a interdit de le dire et si elle m'entend… Retrouve-moi à 15h au Suzumebachi !

-Mais qu-

-Je ne peux pas te le dire !

-Nous y allons Ulquiorra, fit la voix de la mère derrière eux. »

Il se leva et emboîta le pas de Barella et Neliel. Il se retourna une dernière fois formant sur ses lèvres ces mots silencieux : « 15 heure au Suzumebachi »

SoiFon, voyant son air bouleversé, hocha la tête. Alors que la voiture disparut au coin de la rue, Retsu, en sortant le poulet du four, réfléchissait et prit une décision. Yachiru entra dans la cuisine.

« Dis maman, on va faire quoi cet après-midi ?

-Oh, nous irons voir quelqu'un… »