Auteur: Yuna Asakura

Pairing: AiUno, SoiUlqui et UkiUno.

Rating:K+

Résumé: SoiFon Unohana, 16 ans, vit, à Senbonzakura, depuis qu'elle est toute petite avec sa mère – Retsu, 36 ans, médecin de renom et directrice respectée de l'hôpital local – son petit frère – Toshiro, 15 ans, adolescent taciturne et adulé par ses camarades de classe – et sa petite sœur – Yachiru, 5 ans, concentré d'énergie et de joie adoptée 4 ans plus tôt.

La vie de SoiFon n'est pas triste, mais une chose lui manque pour parfaire son bonheur : Son père.

Lorsqu'un soir, elle rencontre par hasard, sur un quai de gare, un homme lui parlant de sa mère, tout commence…

Disclaimer: Tous les personnages appartiennent à Tite Kubo sauf certains qui m'appartiennent mais qui ne sont pas très importants.

NDA: Bon, voici le chapitre 12. Vous avez le droit de me prendre pour une folle sur le passage croissant-pain au chocolat ^^

Enfin, vous comprendrez.

Yuna


Chapitre 12 : Secret

Le lundi suivant, c'est le cœur lourd que SoiFon partit pour le dojo Shihōin. Toshiro s'était rembruni à la pensée qu'il commençait avec mathématiques ce matin-là. Yachiru beugla à qui voulait l'entendre (ou pas) qu'elle préférerait aller chez Hisae-Baachan plutôt que de rester à l'école.

Les élèves de Yoruichi n'étaient pas nombreux mais ils étaient réputés comme les meilleurs du pays. SoiFon, Grimmjow, Apache, Shuuhei et Ggio en faisaient partis. Ils étaient rassemblés – eux plus d'autres élèves – devant la porte de leur salle de classe.

« A votre avis, elle va gueuler Yoruichi ?s'enquit Ggio.

-Qu'est-ce qui va me faire ''gueuler '' ? fit Yoruichi en arrivant derrière eux. »

Apache leva les yeux au ciel et lui mit un coup de coude.

« Rien du tout, Yoruichi-san.

-Sûre Apache ?

-Oui Yoruichi-san !

-très bien, alors entrons ! »

La jeune femme aux cheveux violets sourit et ouvrit la porte. Elle entra la première et s'écria :

« C'est quoi ce bordel ?! »

Les élèves se précipitèrent à sa suite. Les murs, les bureaux, les chaises, le tableau, le plafond, le sol et même les portes – l'une menant au vestiaire des filles, l'autre à celui des garçons et la dernière à la salle d'entraînement – tout avait été repeint. Les couleurs n'étaient pas forcément très bien assorties mais on peut dire que cela donnait un résultat détonnant…

« Je savais qu'on aurait jamais dû laisser Ggio choisir sa couleur… Le rose fuchsia jure affreusement mal avec ton orange, Apache…glissa SoiFon à sa meilleure amie.

-Et tu crois que ton bleu nuit va avec le vert menthe d'Ulquiorra ?

-Bah… ouais ! C'est classe ! »

Yoruichi avait l'air effaré, ses yeux semblaient aussi grands que des soucoupes. Elle se tourna lentement vers ses élèves.

« Qu'est-ce qu'il s'est passé ici ? Réussit-elle à articuler. »

SoiFon haussa les épaules et les autres firent de même. Grimmjow avait du mal à se retenir de rire.

« Sortez, j'arrive… »

Les jeunes gens ne se firent pas prier et s'exécutèrent. La plupart éclatèrent de rire quand Yoruichi referma la porte.

« Non mais vous avez vu sa tête ?! S'exclama Ggio.

-C'était excellent ! Renchérit Grimmjow.

-Je sais pas qui a fait ça mais il est fort ! Très fort ! Fit un autre. »

Les deux seules filles échangèrent un regard entendu.

La porte se rouvrit violemment, laissant une Yoruichi passablement énervée mais également… amusée ?!

« Bon, vu que la salle de cours est, légèrement inutilisable, vous la nettoierez et ce sera le cours d'aujourd'hui : Les tâches ménagères ! dit-elle en souriant. »

Les jeunes lui lancèrent des regards assassins en y adjoignant des protestations furieuses.

« Grimmjow, ton idée, c'était de la merde en faite !

-La ferme Apache… »

Et malgré eux, ils finirent la journée en tablier, armés de balais, de seaux et autres serpillères.

Juushiro Ukitake se sentait mal mais heureux. Il éprouvait une jalousie maladive à l'encontre d'Aizen Sōsuke. Ce sentiment le rongeait de l'intérieur. Il trempa rageusement son croissant son thé. La pauvre pâtisserie en ressortit toute molle et toute mouillée, le pain au chocolat qui n'avait pas été entamé semblait lui adresser un regard de compassion. Juushiro porta le croissant à sa bouche et se mit à manger. Il ferma les yeux quelques instants et se remémora son sourire. Cette vision quasi-divine calma et il sourit à son tour. Il détestait cet homme pour lui avoir prit la femme qu'il aimait, mais en même temps – fit une voix désagréable dans son esprit – il n'avait qu'à revenir plus tôt. Il avait mal à la tête à force d'élucubrations qu'il jugeait idiotes.

La bataille de la veille faisait toujours rage : Le Front Est de son esprit disait qu'il aurait mieux fait de coincer Retsu contre le mur et de l'embrasser tandis que le Front Ouest ripostait en s'exclamant que ça aurait été un manque de respect à l'égard de Retsu.

Il ne pouvait blâmer le Front Est pour sa franchise, et au fond de lui-même il avait eu envie de l'embrasser, mais le Front Ouest avait raison. Il aimait Retsu plus que tout au monde et c'est pourquoi il devait la traiter comme la digne reine de son cœur.

Sur cette décision, il but son thé d'une traite et alla quérir sa tante.

« Aizen est un salaud ! »

Toshiro attendait devant la porte de sa salle, accompagné d'Hinamori, Rukia, Ichigo et le reste de la bande.

« Aizen est un salaud !

-Mais c'est ton prof de Maths et par conséquent, tu lui dois respect et obéissance.

-N'empêche que c'est un salaud ! »

Une main se posa gentiment sur son épaule stoppant le débat spirituel. Une grande blonde lui sourit.

« Hey Chibi-Shiro !

-Bonjour Rangiku-san. Sans vouloir être impoli, on peut savoir ce que tu fais ici ? S'enquit le jeune homme.

-J'ai perdu ma place de serveuse, et pour payer mes études, je dois travailler donc je suis ici en temps que surveillante, Répondit Rangiku. Je continue le baby-sitting.

-Ah et comment ça se fait ?

-J'ai pas tellement envie d'en parler. On se revoit à la pause Chibi-Shiro ! »

La jolie blonde lui fit un clin d'œil qui provoqua une erreur système chez la plupart des adolescents en rut qui se trouvait autour de lui. Toshiro, lui, rosit.

« Rangiku-san !

-Oui ?

-C'est Toshiro ! Pas Chibi-Shiro ! »

La blonde rit et disparut dans la foule.

« Hé ! Toshiro, d'où tu la connais ? demanda Renji.

-C'est la baby-sitter de sa sœur, dit Hinamori.

-Baby-sitter hein ? Pour une fois, ma petite sœur va servir à quelque chose ! s'écria-t-il avec un sourire qui ne présageait rien de bon.

-Renji, tu n'as pas de sœur, lui précisa Izuru qui venait d'arriver. Hinamori-chan, merci pour le déjeuner hier. »

La petite brune rougit puis sourit rêveusement lorsqu'elle vit se dessiner la silhouette de leur professeur de Mathématiques : Aizen Sōsuke.

L'homme ouvrit la porte et les fit entrer.

« Bonjour Aizen-sensei !

-Bonjour Hinamori-Kun.

-'Jour 'zen-sensei, minauda Toshiro en passant devant lui.

-Bonjour, Toshiro-kun »

Toshiro frissonna. Qu'est-ce qu'il détestait cet homme !

« Aizen est un salaud ! »

Retsu avait déposé Yachiru à l'école, non sans mal, et avait appris que les Schiffer-Tu Oderschvank avaient déménagé la veille.

Elle entra dans son bureau, consulta rapidement ses dossiers du jour.

De l'un de tomba une feuille de papier. La généraliste se baissa, la ramassa puis la lut.

Elle se laissa tomber dans son fauteuil et posa cette feuille de papier loin d'elle comme si elle en avait peur.

Le téléphone sonna, faiblement son doigt vint appuyer sur un des boutons.

« Dr. Unohana, votre premier patient est arrivé. »

La voix d'Isane résonna dans la pièce.

« Dr. Unohana ? Vous êtes là.

-Je…j'arrive Isane. »

L'appareil émit un grésillement et la communication se coupa. Reprenant ses esprits, Retsu se leva, s'arma de son plus doux sourire et sortit.

La feuille sur le bureau ressemblait aux lettres de menaces que l'on voit dans les films. Les lettres avaient été découpées dans des journaux pour former cette phrase, qui n'en était pas vraiment une, dont Retsu redoutait l'apparition depuis 5 ans déjà.

« Erreur, Mort. Rédemption, adoption. Mensonge. Je sais tout. »