Auteur: Yuna Asakura
Pairing: AiUno, léger SoiUlqui et UkiUno.
Rating:K+
Résumé: SoiFon Unohana, 16 ans, vit, à Senbonzakura, depuis qu'elle est toute petite avec sa mère – Retsu, 36 ans, médecin de renom et directrice respectée de l'hôpital local – son petit frère – Toshiro, 15 ans, adolescent taciturne et adulé par ses camarades de classe – et sa petite sœur – Yachiru, 5 ans, concentré d'énergie et de joie adoptée 4 ans plus tôt.
La vie de SoiFon n'est pas triste, mais une chose lui manque pour parfaire son bonheur : Son père.
Lorsqu'un soir, elle rencontre par hasard, sur un quai de gare, un homme lui parlant de sa mère, tout commence…
Disclaimer: Tous les personnages appartiennent à Tite Kubo sauf certains qui m'appartiennent mais qui ne sont pas très importants.
NDA: Chapitre émotion ^.^
Hanae: Enfin, elle croit ça U.U
Merci,
Yuna Asakura
Chapitre 15 : Sayo
Quand Retsu revint avec Yachiru changée, l'atmosphère qui régnait dans la cuisine était chargée de haine électrique et de fureur contenue.
« Que s'est-il passé ? demanda Retsu en s'asseyant. J'ai entendu comme des…éclats de voix…
- Rien, répondit tranquillement SoiFon. Et toit pourquoi t'es montée comme ça ? »
Retsu tourna les yeux vers Yachiru qui avait recommencé à manger.
« Elle avait renversé son verre… »
Les deux adolescents échangèrent un regard gêné. Retsu sourit à Sōsuke puis à Yachiru.
Un peu plus tard dans la soirée, lorsque Yachiru fut couchée, Toshiro et SoiFon montés dans leurs chambres respectives, Sōsuke essuyait la dernière assiette sous le regard amusé de Retsu.
« Retsu… quand tu es montée tu es sûre que ça n'avait rien avoir avec l'homme dont je t'ai parlé ?
-Non.
-Retsu, tu peux tout me dire tu sais… »
La brune soupira tristement.
« Je sais Sōsuke, je sais… »
Sōsuke rangea l'assiette puis il s'assit tout près de Retsu pour lui prendre la main.
« Dis moi, jolie Retsu, qu'est-ce qui te range si triste ?
-Sōsuke, on dirait que tu imites Shunsui !
-Shunsui ?! Kyoraku ?
-Bien sur, nous avons passé notre enfance ensemble…avec Ukitake-san… »
L'homme hocha la tête tout en continuant de caresser avec douceur la main de la femme en face de lui. Elle, observait ses gestes et la tendresse qui emplissait ses yeux ambrés.
« Tu veux vraiment savoir ? murmura-t-elle au bout d'un moment. »
Il ne répondit pas et continua à chatouiller ses doigts fins.
« L'homme… c'est de sa faute si Yachiru est orpheline… Il y a cinq, j'étais de garde à l'hôpital avec Ran'Tao, qui n'était encore qu'infirmière… Dehors, il faisait nuit et la neige tombait comme il n'en était jamais tombé à Senbonzakura, c'était le 11 février et nous venions de fêter les onze ans de SoiFon. Malheureusement pour elle, Shinji-san ne put prendre son tour de garde et je dus le remplacer. Il était presque une heure du matin lorsqu'arriva une très jeune femme, enceinte jusqu'aux dents et qui semblait sur le point d'accoucher. Je me souviens qu'elle pleurait. Ran'Tao a bondit de sa chaise et immédiatement nous nous sommes occupées d'elle. Il y a eut des complications, c'est là que tout s'est accélérée et que j'ai commis une erreur… »
Retsu marqua une courte pause durant laquelle elle revit clairement le visage luisant de la jeune femme aux cheveux roses allongée sur la table de ''travail'', ses yeux vert d'eau, son nez rosit par le froid et, surtout, ses cheveux roses.
« Elle s'appelait Sayo et elle avait tout juste seize ans…
-Tu connais son nom de famille ?
-Elle n'a pas voulu nous le dire ou plutôt elle n'a pas pu…Juste après, elle a perdu les eaux. Je ne sais pas pourquoi, j'ai paniqué et est arrivé Szayel Apporo Granz. C'était un chirurgien assez réputé et un scientifique génial. Je n'ai aucune idée de ce que contenait la seringue qu'il avait à la main mais j'étais terrorisée et il lui en a injecté tout le contenu puis il est reparti comme ci de rien était. Le 12 Février à deux heures trente-sept, Yachiru est née. Je m'occupais d'elle puis je l'ai rapporté à sa mère… Mon dieu, c'était affreux ! »
Sōsuke vit des larmes perler aux coins de ses yeux et l'attira contre lui.
« Ça va aller Retsu… Tu peux t'arrêter si tu veux.
- Sayo convulsait, elle hurlait, Yachiru s'est mit à pleurer et, le pire, je suis restée là sans bouger… Même lorsque son cœur a définitivement cessé de battre, je n'ai rien fait… Mon esprit voulait mais mon corps n'exécutait pas… Une jeune étudiante a tenté de faire quelque chose mais ça a échoué et je n'ai rien fait pour l'aider. La semaine qui suivit fut éprouvante : Ran'Tao me défendait en accusant Szayel, Szayel faisait comme si de rien n'était et le directeur de l'hôpital ne savait pas de quel côté il devait pencher. Finalement, Szayel a été reconnu coupable d'avoir empoisonné Sayo et rayé de l'ordre. J'ai confié aux services sociaux qui l'ont placé à l'orphelinat. Mais trois mois plus tard, je me suis réveillée en pleine nuit, le matin je faisais une demande d'adoption… »
Elle se tut, Sōsuke devina la suite.
« Tu n'as pas envie de t'enfuir ? S'enquit Retsu.
-Jamais… Je t'aime pour ce que tu es et non pour ce que tu as fait Retsu, chuchota-t-il au creux de son oreille. »
Elle sourit doucement, se retourna et l'embrassa.
« Mais il n'y pas que ça… J'ai reçu deux lettres. Des lettres de ''corbeau''… elles sont dans mon sac. »
Sōsuke lut et relut les lettres une bonne dizaine de fois les lettres puis il déclara :
« Ne t'inquiète pas Retsu. Personne ne t'a reconnu comme coupable de quoi que ce soit, alors ne te soucie pas de ces lettres et encore moins de cet homme. Bien sur c'est effrayant mais ne t'inquiète surtout pas.
-Tu es sûr ?
-Parfaitement. »
Il lui sourit d'une manière qui se voulait rassurante. Les doutes de Retsu s'envolèrent instantanément et elle sourit à son tour.
« Et si nous faisions autre chose… Sōsuke-kun ? murmura Retsu. »
Elle s'approcha voluptueusement de lui, ses douces mains saisirent délicatement les branches de ses lunettes pour les lui enlever.
« Attention, je ne vois plus rien ! Est-ce la forme d'un ange devant moi ?! »
Retsu rit et déposa un baiser sur ses lèvres.
« J'ai l'impression d'agir comme une adolescente, fit-elle remarquer.
-L'uniforme t'irait bien… commenta Sōsuke. »
Un mois passa, rapprochant la famille Unohana des quinze ans de Toshiro, ce qui mit Retsu mal à l'aise c'est que le jour d'après – à savoir le 21 Décembre – était l'anniversaire de Juushiro et que celui-ci les avait invités pour l'occasion.
Après avoir mûrement et longuement réfléchit, Retsu finit par accepter – ou plutôt fut obligée d'accepter à cause des supplications de SoiFon et de Toshiro ainsi que des hurlements stridents de Yachiru.
Au matin du 21 Décembre, Toshiro ne se leva pas à l'aube comme d'ordinaire. Il dormait et rêvait, de la soirée de la veille, du nombre de filles qui l'avaient assailli lorsque les premières notes d'un slow s'étaient faites entendre, qu'il pensait que Rukia était une échappatoire possible avant que Renji et Ichigo lui tombe dessus, puis il fut surprit de voir que Rangiku était là et enfin horrifié lorsqu'il se rendit compte que sa sœur et ses amis avaient légèrement modifié les boissons. La soirée ne finit pas trop mal, du moins si on oublie le strip-tease de Chizuru Honsho et la police qui mit fin à la fête.
C'est Rangiku qui l'avait sauvé des furies puis elle l'avait entraîné au dehors avant de lui mettre poser quelque chose, qui s'avéra être des oreilles de chat, et de s'exclamer : « Kawaii !!!! » Quelque chose de mieux encore se passa ensuite, Rangiku riait aux éclats, un rire ensorceleur, insouciant et communicatif, tant et si bien que Toshiro se mit à rire aussi. La blonde s'arrêta et l'embrassa sur la joue.
« Joyeux anniversaire Chibi-Shiro ! »
Avait-elle crié avant de partir en courant.
Oui, Toshiro rêvait tandis qu'en bas, dans la rue, Retsu découvrait une chose moins plaisante, beaucoup moins plaisante.
Une enveloppe rose à la main, elle lisait. Peu à peu, ses doigts se crispèrent sur le papier rosé. Un mois avait passé sans qu'une seule lettre vienne perturber Retsu, un mois… jusqu'à aujourd'hui…
« Rose fanée, Rose fauchée. Observe la vie que tu as écourtée et pense à celle que tu as changée à tout jamais. »
Une autre feuille tomba de l'enveloppe. En fourrant la lettre dans sa poche, elle se baissa pour la ramasser.
Le papier était en faite une photographie. Une jeune fille aux cheveux roses y posait.
« Aidez-moi »
De profil, l'air mélancolique.
« Sayo… J'ai 16 ans, est-ce qu'il va bien ? »
Le vent faisait voler ses longs cheveux roses.
Autre lieu, il y a cinq ans… La jeune fille souriait à la petite frimousse.
«Bonjour… Yachiru… Je suis ta maman, Sayo… »
