Auteur: Yuna Asakura
Pairing: AiUno, UkiUno (plus tard...), un léger SoiUlqui.
Rating:K+
Résumé: SoiFon Unohana, 16 ans, vit, à Senbonzakura, depuis qu'elle est toute petite avec sa mère – Retsu, 36 ans, médecin de renom et directrice respectée de l'hôpital local – son petit frère – Toshiro, 15 ans, adolescent taciturne et adulé par ses camarades de classe – et sa petite sœur – Yachiru, 5 ans, concentré d'énergie et de joie adoptée 4 ans plus tôt.
La vie de SoiFon n'est pas triste, mais une chose lui manque pour parfaire son bonheur : Son père.
Lorsqu'un soir, elle rencontre par hasard, sur un quai de gare, un homme lui parlant de sa mère, tout commence…
Disclaimer: Tous les personnages appartiennent à Tite Kubo sauf Hisae Ukitake, Sae Aizen et quelques autres
Chapitre 20 : Je t'aime aussi
Le monde s'arrêta de tourner pour SoiFon et Apache. Elles ne pouvaient pas lâcher la double page des yeux. SoiFon ressentit un pincement dans sa poitrine et machinalement, elle se tourna vers son portable – que sa mère n'avait toujours pas fait réparer – puis sur Apache.
« Hum… Dis-boi Abache, du voudrais bien be brêder don bordable ? (Dis-moi Apache, tu voudrais bien me prêter ton portable ?)
-Pourquoi ? Et débouche-toi le nez bordel ! Je comprends à peine ce que tu racontes !
-S'il de blait, supplia SoiFon. (S'il te plait)
-De toute façon, si tu veux appeler quelqu'un il va rien comprendre de ce que tu racontes ! Lui fit remarquer, à juste titre, son amie avec un sourire narquois. »
SoiFon fit la moue et attrapa à contrecœur le vaporisateur nasal.
« C'est ridigule ! Redourdez-vous !ordonna la malade. (C'est ridicule ! Retournez-vous !) »
Les deux autres soupirèrent et se retournèrent. SoiFon fit ce que sa mère lui avait dit de faire un peu plus tôt mais qu'elle n'avait pas voulu faire car elle jugeait que se vaporiser du liquide dans le nez était désagréable.
« C'est bon, j'ai fini… Ah ! C'est mieux quand même !
-Non ! Pose ce mouchoir ailleurs SoiFon ! s'écria Apache avec dégout. »
SoiFon éclata de rire à nouveau et fit semblant de lui lancer. Apache fronça les sourcils et déclara :
« Espèce de gamine.
-Evite de traiter quelqu'un de gamin quand cette personne peut prévenir ta mère que tu es sortie de chez toi, prévint SoiFon en observant ses ongles.
-pff ! Bon tiens le v'là mon portable…
-Merci… Dis, tu ne parles pas beaucoup Rukia, ça va ?
-Oui, oui… »
SoiFon haussa les épaules et commença à composer le numéro d'Ulquiorra. La porte s'ouvrit soudainement, en un quart de seconde Apache se rua sous le lit sous le regard médusé de Rukia. C'était Toshiro.
« Bon Anniv' Soi-Chan ! Dommage que tu sois malade, ajouta-t-il alors que son sourire devenait moqueur.
-Baka !
-Oh ! Salut Rukia, tu viens pour les maths je suppose ? Allez viens, laissons mademoiselle la malade se reposer. »
Toshiro et Rukia sortirent alors qu'un livre venait s'écraser sur la porte.
« Tu peux sortir Apache.
-Ouf ! Je commençais à avoir chaud là-dessous ! Allez appelle maintenant ! »
SoiFon hocha la tête et continua à taper le numéro. Puis elle inspira et porta le téléphone à son oreille.
Bip…Bip…Bip…
« Bonjour, Ulquiorra à l'appareil, fit la voix d'un ton neutre.
-Ulquiorra ! C'est SoiFon !
-SoiFon ! Ça va ? S'enquit-il, sa voix semblait plus chaude à présent. Tu as un problème ?
-En faite… Rukia, tu sais, Kuchiki ? Ouais bon… Elle est passée et Apache lui a pris un magazine, ''Teen'', je crois et il se trouve qu'on t'as vu dedans…
-ah… J'ai voulu te prévenir, je t'ai appelé, mais je n'ai pas réussi à t'avoir…
-Euh…comment dire, j'ai accidentellement tué mon portable… Ce qui explique que…
-Mais tu aurais pu mettre ta carte sim dans un autre portable.
-Ouais mais j'y avais pensé…
-Baka…
-Ulquiorra, qu'est-ce que tu fais dans ce magazine ? Et qui s'est cette fille ?!
-…je pose, Sun-Sun. Lorsque je suis arrivé à Benihime, je n'avais aucune idée de ce que nous allions y faire… Ma mère a invité le nouveau patron de papa dès notre arrivée. Avec lui il y avait Harribel Tia, elle cherchait de jeunes mannequins et elle m'a proposé d'essayer. Bien sur, je n'étais pas vraiment emballé par l'idée mais ma mère semblait réellement heureuse pour une fois… Alors j'ai essayé, ça ne me passionne pas mais bon, c'est un bon moyen de gagner de l'argent… Comme ça, je pourrais revenir habiter à Senbonzakura avec toi. Une minute j'arrive !
-Tu es mannequin ?! A qui tu parles ?
-Oui je suis mannequin… Et je parle à Tia-san, nous sommes en Europe en ce moment…
-En Europe ?! Peut importe… Tu m'as avoué tes sentiments avant de partir, et ne plus t'avoir à mes côtés m'a fait prendre conscience de quelque chose… Je…je t'aime aussi Ulquiorra. Ulquiorra, tu m'entends ? Ulquiorra ?
-Tu me man-»
La communication se coupa brusquement laissant à SoiFon une douleur âpre au fond de son cœur. Apache la fixa un moment avant de laisser échapper deux mots :
« Ça alors…
-Quoi ?! S'exclama l'autre en rougissant.
-Tu aimes notre petit Ulqui, et c'est réciproque… Et bah ça alors…
-Arrête de faire l'idiote ! Je sais bien que tu le savais !
-Non, je n'avais même pas remarqué… Mais c'était une très belle déclaration ! Romantique en plus !
-Qui êtes-vous et qu'avez-vous fait d'Apache ?! »
Cette dernière ce mit à rire. SoiFon rit aussi mais au plus profond d'elle-même, elle entendait résonner la voix d'Ulquiorra.
Le soir même, Sōsuke était là. Il était allé chercher Yachiru à l'école puisque Retsu avait eu un empêchement de dernière minute à l'hôpital et que Toshiro était sorti avec Rukia et le reste de leur petit groupe. Il savait également que SoiFon était souffrante. C'était donc avec plaisir qu'il avait accompli cette tâche.
Il l'avait attendu à la sortie, elle l'avait tout de suite reconnu et s'était précipitée vers lui en criant « Sōsuke !!! »
Il avait avancé de quelques pas et elle s'était jetée dans ses bras. A ce moment là, Sōsuke était heureux. Puis une jeune femme l'avait interpellé ; c'était Nanao Ise l'enseignante de Yachiru. Il lui expliqua que Retsu ne pouvait venir chercher Yachiru et qu'elle l'avait chargé de le faire. Sur ce, Kyoraku Shunsui était apparu et avait confirmé ses dires. Nanao avait sourit et s'était excusée. Après avoir prononcé toutes les politesses d'usage, Sōsuke et Yachiru étaient rentrés. Sur le chemin, Yachiru raconta ce qu'elle avait fait de sa journée puis elle avait parlé d'Hisae Ukitake. Ce nom rendait Sōsuke jaloux et tendu. Yachiru, elle, ne tarissait pas d'éloges à l'égard de la vieille personne. Elle en vint ensuite au sujet Uki. Sōsuke se crispa en entendant le surnom sortir de la petite bouche joyeuse de l'enfant.
La porte s'ouvrit sur une SoiFon aux yeux rougis, elle tenta un sourire alors qu'ils entraient, ensuite elle remonta se coucher en toussant.
Sōsuke commençait vraiment à désespérer lorsque Yachiru lui dit, pour la sixième fois depuis qu'ils étaient rentrés, qu'''Uki avaient les mêmes cheveux que Shiro et qu'il était trop gentil. ''
« Dis Sōsuke tu joues au Memory avec moi ?
-Au quoi ?s'enquit Sōsuke qui ignorait réellement ce qu'était ce jeu.
-Tu connais pas le Memory ? Je suis trop forte ! J'ai déjà battu Soi-Oneechan, Nell, Ruki-Chan, Hina-Chan et Carotte ! Oniisan me bat une fois sur deux par contre Okaasan gagne tout le temps… Et j'avais oublié Uki, Hisae-Baachan et Sae-Chan !
-ah…
-Tu veux jouer alors ?
-Je ne sais pas, Retsu aimerai peut-être que l'on prépare à dîner ?
-Oh oui ! Allons-y Sōsuke !!! »
Yachiru était certes pleine d'enthousiasme mais étant une enfant elle était aussi très maladroite. Alors quand Sōsuke lui donna deux verres et qu'elle voulu bien faire en les posant sur la table, un des deux objets glissa de sa petite main, tomba par terre et vola en éclat. Sōsuke fit volte-face et fixa Yachiru. La petite fille était pétrifiée.
« Tu pourrais faire attention ! fit Sōsuke en haussant la voix.»
La voix de Sōsuke fit sursauter et elle lâcha le second qui subit le même sort que son compagnon. La main de Sōsuke vola dans l'air et fini par heurter la joue de Yachiru. Elle recula de quelques pas sous la force du coup. Ses yeux s'embuèrent de larmes et un bruit attira le regard de Sōsuke vers l'encadrement de la porte. Retsu venait de laisser échapper son sac à main qui, à présent, gisait sur le sol.
