Auteur: Yuna Asakura

Pairing: AiUno, léger SoiUlqui et UkiUno.

Rating:K+

Résumé: SoiFon Unohana, 16 ans, vit, à Senbonzakura, depuis qu'elle est toute petite avec sa mère – Retsu, 36 ans, médecin de renom et directrice respectée de l'hôpital local – son petit frère – Toshiro, 15 ans, adolescent taciturne et adulé par ses camarades de classe – et sa petite sœur – Yachiru, 5 ans, concentré d'énergie et de joie adoptée 4 ans plus tôt.

La vie de SoiFon n'est pas triste, mais une chose lui manque pour parfaire son bonheur : Son père.

Lorsqu'un soir, elle rencontre par hasard, sur un quai de gare, un homme lui parlant de sa mère, tout commence…

Disclaimer: Tous les personnages appartiennent à Tite Kubo sauf Hisae Ukitake, Sae Aizen ainsi que quelques autres.

NDA:Voilà le chapitre 23, le 24 suit ^.^

Bonne lecture

Yuna


Chapitre 23 : Behind his sweet hazel eyes

Hisana Kuchiki et son mari appréciaient se promener dans les immenses jardins de la propriété des Kuchiki. Surtout depuis que Rukia passait de plus en plus de temps avec le jeune Ichigo Kurosaki que Byakuya n'aimait pas voir traîner autour de Rukia. Alors à chaque saut d'humeur de Byakuya, Hisana saisissait ce prétexte pour aller faire une balade entre les cerisiers. Aujourd'hui, elle marchait seule, cela faisait presque trois semaines que son médecin, Retsu, avait été agressée par Sae Aizen et malgré tout, Hisana avait été bouleversée par cette attaque. Elle aimait beaucoup Sae qu'elle considérait comme la seule femme amusante de la haute société avec Yoruichi Shihōin, elle appréciait également Retsu pour sa gentillesse.

Elle évoluait entre les arbres tout justes fleuris en ce début de printemps, comme une nymphe entre les arbres d'une forêt. Hisana trouvait que le début du printemps était la plus belle période de l'année, parce qu'elle y avait rencontré Byakuya, parce qu'elle y avait survécu à la mort et, enfin, parce qu'elle y avait retrouvé sa sœur.

Elle sourit en apercevant la haute silhouette de son mari au loin, elle voulut courir le rejoindre mais au bout de quelques mètres son cœur la fit s'arrêter. Elle toussa plusieurs fois, Byakuya arriva à sa rencontre.

« Ne vous inquiétez pas Byakuya-Sama, fit-elle entre deux quintes de toux.

-Je n'ai même pas encore posé la question, vous en connaissez déjà la réponse…

-Je sais toujours ce que vous allez me dire Byakuya-Sama.

-Quel homme chanceux suis-je, ma femme est voyante.

-Une voyante qui a déjà un pied dans la tombe, ajouta tristement Hisana.

-Ne dites pas ça, Hisana… Venez rentrons, il faut que vous vous reposiez… »

Hisana prit le bras que son mari lui tendait et lui sourit.

« Je préférerai prendre une tasse de thé sous la véranda… »

Il l'attira contre lui et pressa ses lèvres sur les siennes.

« Bien sur, Hisana, tous vos désirs sont des ordres pour moi. »

Hisana détourna les yeux pour cacher sa gêne. Son cœur la faisait tellement souffrir en ce moment, son traitement semblait inefficace, elle ne voulait le dire à Byakuya pour ne pas le faire souffrir à son tour. Hisana était une battante malgré sa constitution fragile, elle ne pouvait pas abandonner sa sœur et son mari, elle se battrait pour rester en vie.

« Hisana, vous êtes sûre que tout va bien ?

-oui, oui… Quand je suis avec vous je me sens toujours bien. »

Byakuya se détourna d'elle à son tour, et elle, elle jurerait avoir vu des rougeurs sur ses joues.

Au même moment au lycée Sode No Shirayuki, bâtiment qui à l'origine était un palais réputé pour sa galerie des glaces, Toshiro Hitsugaya s'ennuyait fermement.

Il tourna la tête, à son côté, Rukia dessinait distraitement un de ces stupides lapins – chappy – devant lui Momo suivait le cours avec attention alors qu'Izuru, son voisin, la regardait. Plus loin, Hiyori tapait sur Ichigo situé devant elle, son rire était accompagné des gloussements de Mashiro et de Renji. A l'opposé de la classe, Uryu Ishida – un jeune homme brun et longiligne portant des lunettes – semblait concentré sur le calcul que leur professeur écrivait au tableau. Inoue mordillait son stylo et fronçait des sourcils dans sa réflexion ce qui amusait beaucoup Tatsuki, sa voisine. Les autres élèves ne paraissaient pas s'intéresser au cours non plus.

Sōsuke se retourna, parcourut la classe du regard : il avait un large choix d'élèves inattentifs.

« Qui vais-je interroger ? Toshiro-kun... »

Toshiro soupira et grogna quelque peu en se levant. Sōsuke lui en voulait, Sae était maintenant internée, Retsu refusait de lui adresser la parole et il restait convaincu que Toshiro y était pour quelque chose. Les sourires compatissants de Juushiro l'agaçaient au plus au point c'est pourquoi il reprit :

« Nous allons voir si le bâtard que tu es est capable de résoudre une équation de niveau seconde… »

Tous les autres se stoppèrent. Toshiro fit lentement face à son professeur.

« Pardon ?

-Oui, tu es un enfant illégitime, un bâtard.

-Je vais faire comme si vous n'aviez rien dit, et je vais résoudre ce calcul. »

Momo félicita Toshiro de n'avoir réagit, car pendant un instant, elle avait bien cru que Toshiro allait le frapper. Le jeune homme commença à écrire au tableau.

« Tu agis exactement comme ta mère, tu fermes les yeux sur ce que tu ne veux pas voir. La seule chose que tu as réellement en commun avec ton père, c'est tes cheveux… et les yeux de sa tante.

-Pourriez-vous arrêter de parler de ça, ça ne vous regarde pas.

-Voyons Toshiro, j'ai été comme ton beau-père, ça me regarde, d'une certaine manière… Ce qui m'a le plus étonné au départ, c'est que ni ton père, ni ta mère ne sont impulsifs contrairement à ta sœur et toi. Enfin ta mère l'est, dans d'autres situations…

-Aizen-sensei, s'il vous plait, arrêtez ! »

Sa craie se brisa entre ses doigts, Sōsuke sourit.

« Comme par exemple lorsque je l'embrassais, là elle s'accrochait tellement fort que ses ongles me rentraient dans la peau, mais ce n'était rien, comparé à ses cr-

-Fermez-là ! cria Toshiro. Fermez-là ! Arrêtez de parler de ma mère !

-Voyons Toshiro-kun, ne vous énervez pas.

-Fermez-là espèce de salaud ! D'accord ma mère vous a jeté ! Mais est-ce que c'est une raison pour parler d'elle comme ça ?! Vous avez vu ce que votre sœur lui a fait ?!

-Ne parle pas de Sae !

-Elle est folle ! Complètement détraquée ! »

Sōsuke combla le vide entre lui et Toshiro, l'attrapa par le col et le plaqua contre le tableau.

« N'insulte jamais plus ma sœur.

-Ne parlez plus jamais de ma mère !

-Aizen-sensei, arrêtez s'il vous plait ! »

Momo apparut derrière le professeur lui tirant sur l'épaule pour lui faire lâcher prise. Les autres élèves observaient la scène dans un silence de mort. La brune adressa un regard implorant à Aizen.

« La réponse de l'équation est environ 1,4 soit racine carrée de 2.

-Très bien Toshiro-kun… Votre mère peut être fière de vous et de ses cris… »

Toshiro lança son poing dans le visage de Sōsuke qui recula. L'homme redressa la tête.

« Comme tu voudras Toshiro-kun… Mais cette fois-ci, SoiFon ne sera pas là pour te protéger. »

Il voulut riposter sur ces paroles mais Hinamori s'interposa.

« S'il vous plait Aizen-sensei, si vous faites ça vous allez avoir des problèmes et toi aussi Shiro-Chan ! »

Sōsuke n'en pouvait plus, la jeune fille lui tournait le dos, il la poussa sur le côté libérant le passage jusqu'à Toshiro. Surprise, Momo tomba violemment sur le sol de la classe, Toshiro se précipita vers elle.

« Hina, ça va ?! »

Elle ne répondit pas, les larmes aux yeux. Son professeur adoré l'avait trahie. Toshiro l'aida à se relever puis fit volte-face. Il eut juste le temps de voir le poing de Sōsuke voler, avant que celui-ci ne heurte son estomac. D'un même mouvement, Ichigo, Renji et Hiyori se levèrent et neutralisèrent leur professeur. Rukia courut à la porte tandis que Inoue et Izuru se précipitaient vers Toshiro, tout comme Hinamori.

Rukia, Rangiku et un vieil homme firent irruption dans la classe.

«Kuchiki-san m'a rapidement expliqué la situation et je peux vous dire que vous me décevez beaucoup Aizen Sōsuke, déclara-t-il. Matsumoto-san, emmenez Toshiro et Hinamori à l'infirmerie.

-Bien Yamamoto-san. »

Rangiku aida Toshiro à se relever et elle et Hinamori le conduisirent jusqu'à l'infirmerie.

Hisana se trouvait dans la véranda, une tasse de thé dans une main, un gâteau dans l'autre. Byakuya venait juste de la quitter pour aller lui chercher une veste. Il avait peur qu'elle prenne froid.

Elle porta la tasse à sa lèvre, but une gorgée brûlante du breuvage et elle se sentit un peu mieux. Mais immédiatement après, son cœur s'agita dans sa poitrine et s'emballa entraînant sa respiration dans ce rythme effréné. Sa tasse lui échappa des mains, se brisa au contact du sol carrelé de la véranda ce qui alerta Byakuya. Ce dernier déboula dans la véranda et, tout en criant, pour que l'on appelle un médecin, il essaya d'apaiser Hisana. La brune s'évanouit dans les bras de son mari. Elle fut transportée à l'hôpital dans les plus brefs délais.

Au lycée, Renji, Ichigo et Hiyori avaient lâché Sōsuke. Yamamoto et lui s'affrontèrent du regard, puis dans un moment de folie sans doute, Sōsuke courut à la fenêtre et en sauta. Il ne voulait pas aller en prison, jamais il ne se laisserait emprisonner.

« 'Sont tous cinglés dans cette famille ! Lâcha Mashiro en regardant son professeur de mathématiques traverser la rue en courant. »

De son côté, Retsu était surbookée : Hisana Kuchiki venait de faire un malaise dû à sa cardiomyopathie, Hirako avait voulu faire le pitre, s'était lamentablement étalé aux pieds de Yuna et avait gagné un joli plâtre couvert de nounours, elle avait l'impression que toutes les femmes avaient décidé d'accoucher le même jour et le lycée venait d'appeler la prévenant que Toshiro s'était fait frapper.

« Isane ! Occupez-vous d'Hisana Kuchiki je vous prie, ordonna-t-elle en passant devant la jeune femme.

-Hai ! »

Elle dévala les escaliers, Asa la voyant arriver se colla immédiatement au mur de peur de faire une nouvelle chute. Puis elle croisa Hirako qui se plaignait de son plâtre alors que Yuna se moquait de lui en disant qu'elle le trouvait mignon, elle. Ensuite ce fut Ran'Tao à laquelle elle confia l'hôpital le temps d'aller chercher Toshiro. Quelques rues avant le lycée, elle manqua d'écraser un homme traversant à toute vitesse, bien sur elle ne le reconnut pas et lui non plus…