Auteur: Yuna Asakura

Pairing: AiUno, UkiUno (plus tard...), un léger SoiUlqui.

Rating:K+

Résumé: SoiFon Unohana, 16 ans, vit, à Senbonzakura, depuis qu'elle est toute petite avec sa mère – Retsu, 36 ans, médecin de renom et directrice respectée de l'hôpital local – son petit frère – Toshiro, 15 ans, adolescent taciturne et adulé par ses camarades de classe – et sa petite sœur – Yachiru, 5 ans, concentré d'énergie et de joie adoptée 4 ans plus tôt.

La vie de SoiFon n'est pas triste, mais une chose lui manque pour parfaire son bonheur : Son père.

Lorsqu'un soir, elle rencontre par hasard, sur un quai de gare, un homme lui parlant de sa mère, tout commence…

Disclaimer: Tous les personnages appartiennent à Tite Kubo sauf Hisae Ukitake, Sae Aizen et quelques autres

NDA: J'ai rattrapé mon retard ! Yeah! =D

Maintenant il faut que j'aille écrire le chapitre 25... sachant que cette histoire touche bientôt à sa fin~

Bonne lecture

Yuna


Chapitre 24 : Prelude to death

Toshiro était assis sur le lit de l'infirmerie, juste à côté d'Hinamori qui sanglotait. Rangiku se tenait debout, elle tripotait maladroitement une mèche de ses cheveux. La jeune femme s'approcha de Momo et s'assit à côté d'elle.

« N'essayez pas de me consoler Rangiku-san! Vous ne savez pas ce que ça fait d'-

-d'être trahi par une personne en qui on a confiance ? Si, malheureusement si, je sais très bien ce que ça fait. »

Hinamori releva la tête vers Rangiku qui avait l'air profondément sincère et triste.

« Ça fait mal, ça brûle le cœur, pas vrai ? Plus on y pense plus ça nous déchire du plus profond de notre être… La seule chose à faire, c'est oublier, ou plutôt, essayer d'oublier. Et ça, tu le comprendras, Hina-Chan, c'est dur si on tourne le dos à ses amis… »

Hinamori sécha peu à peu ses larmes en écoutant Rangiku. Toshiro posa sa main sur l'épaule de son amie d'enfance, elle se tourna vers lui.

« Hina, merci d'être intervenue…

-Mais je n'ai rien pu fait Shiro-Chan.

-Si, enfin c'est bizarre mais lorsqu'Ai… Lorsqu'il t'a poussée, toutes mes envies de vengeance se sont envolées… J'avais simplement envie de savoir si tu allais bien.

-Merci Shiro-Chan ! »

La brune lui sauta au cou, inexplicablement, Rangiku eut un énorme pincement au cœur.

« Mais s'il te plait Hina, arrête de m'appeler Shiro-Chan !

-D'accord… Shiro-Chan, fit Momo avec un sourire espiègle.

-Hina pas Shiro-Chan ! protesta Toshiro. »

Rangiku se mit à rire tellement soudainement que cela mit fin à la dispute enfantine des deux autres.

« Qu'est-ce qu'il y a Rangiku-san ? S'enquit Hinamori.

-Ri... rien, rien… réussit-elle à articuler entre deux éclats de rire. Vous me faites penser à un mon meilleur ami et moi quand on était petit.

-Ils étaient comme ça aussi lorsqu'ils étaient enfants, affirma une voix.

-Et puis, comme Juushiro et Shunsui, n'est-ce pas Retsu ?

-Oui sensei… »

Yamamoto et Retsu venaient d'entrer. La brune alla droit vers son fils, le serra contre elle provoquant des rougissements chez l'adolescent.

« Je suis vraiment désolée Toshiro… Désolée qu'il t'ait fait ça, mais tu n'aurais pas dû le frapper.

-Maman, il parlait de toi comme si… comme si tu étais une…

-Je sais Toshiro… Désolée aussi Hinamori-san.

-Vous n'y êtes pour rien Unohana-san.

-Retsu, vous pouvez repartir avec Toshiro, Hinamori, retournez en classe.

-Excusez-moi Sensei.

-Oui Retsu ?

-Il me semble que leur classe a subit un traumatisme et que les élèves auront, à mon avis, du mal à se concentrer pour suivre leurs cours, expliqua-t-elle. Vous ne pourriez pas… ?

-Mmh… très bien, mais c'est bien parce que toi Retsu, Matsumoto-san allez prévenir la seconde A que tous leurs cours de cette journée sont annulés, et qu'ils peuvent donc quitter l'établissement. »

Rangiku acquiesça puis sortit, Hinamori remercia Retsu de cette intervention.

« A bientôt Shiro-Chan, dit-elle en se levant.

-Pas Shiro-Chan ! Momo la pi- euh… au faite Hina, Izuru ne t'a pas lâchée des yeux de tout le cours ! »

La jeune fille rougit et partit en courant. Retsu ébouriffa affectueusement les cheveux de son fils sous le regard amusé de Yamamoto.

« J'espère que Juushiro et toi vous vous remettrez ensemble, glissa-t-il à son ancienne élève alors qu'elle et Toshiro passaient la grande porte du Lycée. »

Yamamoto vit qu'elle pressa nerveusement le bras de son fils contre elle. Celui-ci tourna la tête, prenant ce geste pour un signe de tendresse, et lui sourit.

Hisana reprenait doucement conscience dans son lit d'hôpital, Byakuya à son chevet.

« Bya…Byakuya-Sama ? »

Il lui sourit et en caressant sa joue lui fit signe de se taire.

« Vous sentez-vous mieux Hisana ? »

Elle dodelina de la tête, il ne put s'empêcher de trouver ça mignon. La porte s'ouvrit sur une grande jeune femme aux cheveux gris, elle semblait intimidée par Byakuya.

« Ex…Excusez-moi de vous déranger, bafouilla-t-elle. Je venais voir comment vous alliez …

-Mais vous ne nous dérangez pas, Hisana vient tout juste d'ouvrir les yeux.

-D'accord… Comment vous sentez-vous ?s'enquit Isane en s'approchant du lit.

-Comme si j'avais couru pendant des heures sans m'arrêter, répondit calmement Hisana. Le docteur Unohana n'est pas là ?

-non… elle avait un problème personnel à régler… fit timidement Isane. J'espère qu'elle reviendra le plus vite possible nous avons un peu de mal à nous organiser sans elle… »

En disant cela, Isane baissa la tête comme si elle avait honte d'elle-même. Hisana comprenant son malaise reprit sur un ton encourageant :

« Mais non, Kotetsu-san, vous êtes arrivée juste après mon réveil. C'est une preuve d'efficacité et de professionnalisme, n'est-ce pas Byakuya-Sama ? »

Celui hocha la tête. Isane eut l'air de reprendre un peu confiance en elle car elle sourit et remercia vivement Hisana puis elle finit son examen, la prévint qu'un autre médecin viendrait la voir dans une heure ou après le déjeuner et cela si Retsu n'était pas revenue. Enfin, elle quitta la pièce laissant les deux époux seuls à nouveau.

Byakuya se remit à contempler le visage d'Hisana tout en prodiguant de tendres caresses à sa joue droite. Hisana le regarda faire un moment avant d'attraper la main de son mari et de l'embrasser doucement. Tous ces gestes si doux et affectueux en firent presque oublier à Hisana que sa mort se dessinait à l'horizon. La porte pivota sur ses gonds laissant entrer une Rukia aux joues rougies et légèrement essoufflée. Elle traversa la distance entre la porte et le lit à une telle vitesse que Byakuya en eut mal à la tête.

« Oneesan… Quand ils m'ont dit que tu étais à l'hôpital, j'ai eu si peur !

-Calme toi Rukia, assied-toi et explique moi, comment ce fait-il que tu ne sois pas en classe ?

-euh… Aizen-sensei et Toshiro se sont, pour ainsi dire, battus, Aizen-sensei s'est enfui par la fenêtre alors le directeur nous a dispensés de cours pour toute la journée…

-oh ! Toshiro-san va bien, j'espère ?

-oui Oneesan.

-Hisana, je m'excuse mais je vais devoir vous laisser. Déclara Byakuya en se levant. Mais je vous laisse entre de bonnes mains, je le sais, Rukia saura veiller sur vous. »

L'aristocrate se pencha, déposa un délicat baiser sur le front de son épouse puis comme Isane un peu plus tôt, il partit.

Retsu préparait un déjeuner digne de son fils, pour se faire pardonner avait-elle dit. Toshiro lui répondit qu'elle n'avait rien à se faire pardonner, mais la laissa faire car, oui il avait relativement faim, et, oui, sa mère était un véritable cordon bleu.

Il la regardait faire, puisque lui aussi appréciait faire la cuisine contrairement à SoiFon. Elle venait de mettre les poivrons dans la poêle lorsque le téléphone sonna.

« J'y vais…

-Merci Toshiro. »

Le jeune homme décrocha.

« Allo, Unohana Toshiro à l'appareil ?

-Yo gamin, faut que je parle à ta mère, fit une voix.

-Excusez-moi mais qui êtes vous ?

-Szayel Apporo Granz.

-D'accord … »

L e temps de répondre, il avait fait le chemin jusqu'à la cuisine. Retsu se retourna comprenant que l'appel était pour elle, s'essuya les mains sur son tablier et prit le téléphone que lui tendait Toshiro.

« C'est Szayel Appo-je-sais-plus-trop-quoi…

-Merci Shiro… Oui, Szayel ?

-Retsu-chan.

-Je peux savoir pourquoi tu m'appelles.

-J'ai jeté un coup d'œil au dossier de ta patiente, l'épouse Kuchiki là. »

Retsu soupira exaspérée, Szayel avait vraiment un don pour l'ennuyer n'importe quand même si il n'était pas à côté d'elle.

« Attend… Toshiro tu peux finir de préparer ça s'il te plait ?

-Ok, un problème à l'hôpital ?

-Non, un idiot qui se mêle de tout. »

Toshiro sourit, Retsu alla jusqu'au salon.

« Hé ! Je t'ai entendu tu m'as traité d'idiot, Retsu-chan !

-Pourquoi as-tu lu ce dossier ? Plutôt qui t'en a donné la permission ?!

-Moi, ça me manque la médecine… et une cardiomyopathie est une maladie extrêmement intéressante ! Enfin, tu comptes faire quoi pour elle ?

-J'ai bien peur qu'elle n'en ait plus pour très longtemps mais je vais tout de même revoir son traitement de A à Z, d'autres analyses et – commença-t-elle. Mais pourquoi je t'en parle, tu n'as pas à savoir.

-Mmh… Retsu-Chan, suis mon conseil si tu veux mais si j'étais son médecin, je tenterais le tout pour le tout.

-le tout pour le tout…répéta Retsu. Une… une greffe ?

-Ouais, une greffe.

-C'est… une bonne idée je l'admets mais… c'est totalement impossible, pour l'instant je veux dire. Hirako-san est en congé maladie, si je dépose une demande pour une greffe de cœur, ça prendra des mois pour en avoir un viable…

-Sauf si le cœur est déjà dans la structure accueillant la patiente, avança Szayel. Vous avez une belle ribambelle de petits vieux ici d'ailleurs…

-Tu voudrais que…Tu veux que… Espèce de… Non.

-bon fait ce que tu veux mais si il y en a un qui passe l'arme à gauche, tu le feras ?

-je… peut-être…

-Cool ! Bon je te laisse, Ran-Chan se ramène et elle a pas l'air contente que je monopolise son bureau.

-C'est ça, au revoir. »

Elle rejoignit Toshiro à la cuisine et se pencha par-dessus son épaule.

« Ça va Toshiro ?

-Très bien, j'ai ajouté des épices, je trouvais ça un peu…fade. Ça ne te dérange pas ?

-Non pas du tout. Tu as grandi, on dirait…

-Oui, je te dépasse maintenant, petite Maman. déclara Toshiro fièrement.

-Donc tu ne veux plus de câlins de ta petite Maman alors ? Tant pis… »

Retsu lui tourna le dos en faisait mine d'être déçu puis elle attendit exactement trente secondes. C'est le temps, précis, que mit Toshiro pour se sentir un peu coupable et pour l'enlacer.

« Tous les grands garçons ont toujours besoin des câlins de leurs petites mamans, dit-il. »

Retsu rit doucement.

A l'hôpital, Hisana sentait ses yeux se fermer. Ses paupières papillonnèrent pour rester éveiller, Rukia serra doucement sa main dans la sienne.

« Tu peux dormir Oneesan, je suis là…

-Merci, Rukia. Je suis désolée d'avoir été une aussi mauvaise grande-sœur, j'espère qu'un jour tu voudras bien me pardonner.

-Oneesan, arrête de dire des bêtises !

-Je suis désolée, Rukia.

-Hisana, tu es ma sœur. Je t'ai pardonnée quand tu m'as retrouvée, car enfin, j'ai pu avoir une véritable identité et c'était ce que je désirais le plus au monde : connaître mon histoire et avoir une famille. Vous me l'avez donné, Byakuya-niisan et toi. Alors maintenant dors, tu es fatiguée.

-Merci Rukia… »

Elle sourit faiblement alors que ses yeux se fermèrent. Sa respiration était lente, son sommeil calme, Rukia porta la main de sa sœur à son front et elle ferma les yeux à son tour.

« Je te promets que je veille sur toi, Oneesan. »