Chapitre 5: La forêt et les recherches.

Ils marchèrent en silence jusqu'à sortir du château et se retrouver sous le soleil de cette fin de mois de mai.

Harry sentait la chaleur du soleil se répandre en lui.

Paradoxalement, son cœur n'avait jamais eu aussi froid...

Il tenait serré dans sa grande main, celle plus fine de Ginny.

Il resserra sa prise, pour lui transmettre le peu de force qu'il ressentait en ce moment. Il savait qu'en ce moment, cela était dur pour elle. Elle qui venait juste de perdre son frère...

Elle gardait des séquelles, pas forcément physiques, des temps troubles qu'ils venaient de vivre...

Il savait que c'était une période où il devait être présent pour elle, pour la soutenir, contrairement à tout ces mois passés qu'elle avait passés à se demander s'il était toujours en vie...

Mais, il croyait aussi dur comme fer à la future réussite de la mission qu'il s'était donné. Et il ne comptait pas l'abandonnait...

Ni Ginny, ni la mission...

Et il était persuadé que demain, à la même heure, la famille Weasley compterait à nouveau neuf membres, comme cela avait été le cas depuis sept ans qu'il les connaissait.

C'est à ce moment précis qu'il prit conscience qu'il aurait enfin une famille. Mis à part Ginny, les Weasley et ses amis, qui était pour lui comme sa famille, il aurait un père, une mère, un parrain…

Une bouffée de bonheur l'envahit, un grand sourire prit place sur son visage, et il pressa le pas.

Il était tellement sur de lui... Trop dirait certain.

Suivant Harry, ils s'enfoncèrent dans la sombre forêt interdite.

Le Survivant avait l'impression de se retrouver cette nuit-là... Celle où Voldemort était tombé...

Il se revoyait marcher en compagnie des 'fantômes' vers son plus grand et dernier ennemi.

Les émotions qu'y l'avaient envahies lui revinrent. Se savoir condamner lui avait fait prendre conscience de tout, de tout ce qui se trouvait autour de lui dans cette forêt lugubre.

Le bruissement des feuilles, le craquement des branches sur son passage, son propre souffle saccadé...

Il n'aurait plus d'existence sur cette terre...

Il ne serait plus qu'un nom gravé sur du marbre. Il ne laisserait que le vague souvenir d'un jeune homme représentant le dernier espoir du monde sorcier, un espoir, le symbole de la lutte contre Voldemort...

Il faillit trébucher sur une racine, ce qui le sortit de ces tristes pensées. Il avait tellement de chances d'être encore en vie. Certains n'avaient pas eu cette chance.

- « Accio Pierre de Résurrection. » Entendit-il Ron prononcer à haute voix.

Tous trois se retournèrent vers lui, hébétés.

- « Ben quoi, dit-il en haussant les épaules, au moins j'aurais essayé ! »

- « Rappelle-toi Ronald qu'un sort aussi simpliste que celui-là ne fonctionnera pas avec les Horcruxes. »

Hermione leva les yeux au ciel.

Ron l'embrassa pour la faire taire et se faire pardonner sa bêtise, en quelques sortes.

- « Moi, je ne dis rien j'avais essayé dans la caverne, pour le Médaillon... » Confia Harry tout bas à Ginny, qui sourit.

Harry eut du mal à retrouver son chemin. La dernière fois il n'avait pas suivi de chemin particulier.

Cependant, un drôle d'instinct le poussa à sortir du chemin qu'ils suivaient jusque là. Il ne savait pas pourquoi, mais il avait l'impression que quelqu'un ou quelque chose le guidait.

C'était idiot, bien évidemment il n'était que tout les quatre, mais l'impression s'intensifiait de plus en plus à mesure qu'ils avançaient.

Il espérait que l'on guidait ses pas vers son but.

Peut-être n'était-il pas le seul à vouloir le retour de ces âmes sur Terre?

Dès que l'idée lui effleura l'esprit, il l'a trouva tellement idiote qu'il eut presque envie de rire.

Pourtant, il avait quand même la sensation que l'on voulait le récompenser d'avoir sauvé l'humanité de ce tyran.

Il continua à marcher, droit devant lui, suivant toujours ce drôle d'instinct qui le guidait. Cela commença par un arbre tordu, et peu à peu il reconnut vaguement le chemin sur lequel ils se trouvaient.

Un chemin qu'il avait déjà pris, il y a seulement quelques jours...

Un arbre par ci...

Une souche par là...

Il était sur le bon chemin, il en était certain.

Harry se stoppa soudain, sans prévenir, arrêtant par la même occasion sa petite amie dont il tenait toujours la main.

A l'arrière, les deux autres se stoppèrent à leur tour, surpris.

Tous fixèrent le Survivant, qui regardait à gauche et à droite, pour avoir confirmation de ce qu'ils pensaient.

Toujours sans signes avant-coureur il reprit sa marche, l'air plus confiant.

On pouvait lire une petite pointe d'excitation peindre sur ses traits et sa marche, plus rapide, ne fit que les conforter dans l'idée qu'ils se faisaient... Harry avait retrouvé l'endroit.

Derrière un bouquet d'arbres ils se retrouvèrent dans une clairière, douloureusement familière à Harry. Devant ses yeux, il revoyait Hagrid, attaché, hurlant sa douleur de voir son petit protégé face à Lord Voldemort. Il se revit lâcher la pierre tant recherchée et ses parents disparaître.

De retour à l'instant présent Harry se plaça à l'endroit exact où, quelques jours auparavant, il s'était retrouvé allongé, faisant semblant d'être mort.

Il se retourna vers ses amis et hocha la tête, sans un mot.

Ils comprirent le message d'Harry et se dispersèrent pour tenter de retrouver la petite pierre, Harry la leur ayant décrite.

Ils se mirent au travail de bonne grâce, sachant que si la pierre était retrouvée elle pourrait leur ramener les êtres qui leur manquaient tant...

Le temps passait et, dans la Grande Salle, Minerva McGonagall s'inquiétait.

La directrice des Gryffondor s'inquiétait de ne pas voir revenir ses élèves. Ils avaient disparus après le repas et personne ne les avaient revus dès lors.

Elle avait questionnait les personnes qu'elle croisait et on les avaient vus se diriger vers la forêt.

*Mais qu'iraient-t-ils faire là-bas?*

Elle allait rejoindre Molly Weasley qui était à l'infirmerie.

En effet, elle s'occupait des quelques blessés léger qui était resté en charge de l'infirmerie de l'école. Cette dernière s'angoissait d'ailleurs pour la même raison que la directrice adjointe. Des mois qu'elle n'avait pu voir son fils ni même savoir s'il était toujours en vie, et il se mettait à disparaître sitôt la guerre finie.

*Il finira par me tuer, avec toutes ces sottises. Mais qu'avait-il donc à leur raconter?*

- « Minerva? Des nouvelles des enfants? »

Elle fut sortie de ses pensées par Molly.

- « Non, j'ai parlée à plusieurs personnes et aucunes ne les a vus revenir de la forêt. »

- « La forêt? Vous voulez dire la forêt interdite? Mais que sont-ils partis faire là-bas? » Molly semblait mi-inquiète mi-furieuse.

- « Je ne connais de leur plan que ce qu'ils nous ont dit à tous. Personne n'en sait plus. Nous ne pouvons qu'espérer qu'ils seront bientôt rentrés et en un seul morceau. »

- « Par Merlin, je l'espère. Ils vont me rendre folle, je vous le dis Minerva. Partir sans prévenir, comme ça. Et dans la forêt qui plus est. Et s'il leur était arrivé quelque chose? » Mrs Weasley se retourna brusquement vers le professeur, paniquée.

- « Ne vous inquiétez pas pour ça. Ils ont vaincus pire. Vous les connaissez. Par le passé, ils se sont sortis de situations bien plus graves que celle-ci. » Finit Minerva avec un petit sourire de fierté.

- « D'accord, mais quand même! »

Sur ces paroles Molly se remit à la préparation d'une potion de sommeil sans rêves, qu'elle préparait avant l'arrivée de Minerva.

- « Par tout les Dieux, mais qu'est-ce qu'ils fabriquent encore? » La mère des Weasley commençait véritablement à perdre le peu de calme qu'il lui restait encore.

Le professeur de Métamorphose quitta la pièce, non sans entendre la matriarche Weasley continuer sa litanie.

Minerva ne l'en blâma pas. Elle venait tout de même de perdre un de ses enfants... Et voilà que deux autres se volatilisaient dans une forêt extrêmement dangereuse...

Au plus profond d'une forêt, que l'on pouvait apercevoir de certaines fenêtres du château, deux jeunes hommes et deux jeunes femmes étaient toujours dans leur travail de recherches.

Harry commençait à vraiment se demander si c'était le bon endroit.

Pourtant, il sentait qu'il était au bon endroit.

Le soleil commençait à décliner derrière les arbres de la forêt, et la visibilité se réduisait de plus en plus. Déjà qu'en pleine journée il y faisait assez sombre... Abattu, il avait l'intention d'interpeller ses amis pour rentrer et revenir le lendemain pour continuer. En effet, la fatigue commençait à se faire sentir.

Il se releva et se retourna, sur le point de les rappeler. Ils s'étaient séparés pour couvrir la clairière plus efficacement.

Oui mais... Demain retrouverait-il de nouveau le chemin?

Harry en était là de ses réflexions lorsqu'il posa son regard sur une silhouette à la chevelure flamboyante.

Elle était dos à lui, à genoux près d'un arbre, à l'entrée de la clairière.

Il remarqua tout de suite que quelque chose n'allait pas. Pourquoi avait-t-elle la tête baissait vers le sol?

En une seconde, il comprit. Ses épaules qui tremblaient. Son corps parcouru de sanglots déchirant...

Il vint se placer à ses côtés et chercha la cause de ses larmes.

Au premier coup d'œil, il ne remarqua rien. Puis il vit que son poing droit était serré sur quelque chose. Doucement, il chercha à la faire lâcher prise mais son poing resté fermé.

Ses yeux s'ouvrirent et elle se rendit enfin compte de sa présence. Elle tourna vers lui son visage inondé de larmes.

Ce dernier était crispé dans une expression de profonde détresse.

Lentement et s'en le quitter des yeux elle défit son emprise. Il put voir que, comme il s'en doutait, elle tenait bien la pierre de Résurrection serrée dans sa main.

Il fit venir à lui, par un sortilège informulé, le coffret qu'il avait prévu s'il l'a retrouvait. Un petit coffret de bois verni assez simple. Harry l'avait trouvé dans le bureau du professeur Dumbledore, le soir de sa victoire, et l'avait gardé.

Le directeur avait du s'en servir pour ranger la pierre avant qu'elle ne soit placée dans le vif d'or. Ledit vif d'or dans lequel il l'avait trouvée la première fois. Il avait d'ailleurs oublié de demander au portrait du défunt, après que ce dernier ne l'autorise à emporter le coffret, s'il servait à garder la pierre.

Ginny plaça docilement la Pierre dans le coffret et Harry le referma. Il le posa sur le sol, près de lui, et pris Ginny dans ses bras.

Elle se laissa aller contre son compagnon et pleura. Ron et Hermione ayant comprit qu'il se passait quelque chose, se rapprochèrent donc du couple, toujours enlacé.

Ginny finit par se redresser et essuyer les dernières larmes encore présentes sur ses joues, puis elle leur adressa un minuscule sourire.

- « Je suis désolée, en ce moment je me transforme souvent en fontaine. » Elle rigola et pleura en même temps.

- « Qu'est-ce qu'il t'est arrivé? » Demanda avec son tact habituel notre cher Ronald.

- « Je les ai vus. » Se contenta-t-elle de répondre.

- « Qui? » Lui demanda doucement Hermione, se doutant de la réponse.

- « Tonks et Fred... »

Ces deux prénoms jetèrent un froid sur la petite assemblée. Personne n'osa la traiter de folle. Tous savaient ce dont la pierre était capable, surtout Harry...

- « Il ne voulait pas qu'on soit triste, tu sais. » Continua la jeune femme en s'adressant à son grand frère.

- « Tonks m'a demandé de garder un œil sur Teddy, de loin du moins, et elle m'a confiée l'emplacement d'une lettre que je dois remettre à Andromeda de sa part. Je suis rassurée, elle m'a dit que Rémus était avec elle. » Ginny sourit à travers ses larmes et les autres l'écoutaient comme hypnotisés.

- « Elle m'a dit qu'elle était en paix, malgré qu'elle aurait préférée rester avec son fils... Elle voulait que je te dise, Harry, que tu n'es pas responsable de leur mort. Et que tu ferais un excellent auror. »

- « Fred est apparut ensuite et... il... » Ginny eut du mal à continuer et inspira profondément avant de reprendre.

- « Il m'a dit qu'il nous aimait tous, et pour toujours... Et qu'il serait toujours avec chacun de nous... Il a dit qu'il continuerait de veiller sur nous de là où il est, et qu'on ne devait pas être triste en pensant à lui. »

- « C'est facile pour lui de dire ça! » Ronald se retourna furieusement et fit quelques pas afin de s'éloigner.

- « Avant de disparaître, il m'a avoué que j'étais sa sœur préférée sur toutes celles qu'il a. Rit-elle à travers ses larmes. Ah j'allais oublier il m'a dit qu'il allait vous surveiller, Hermione et toi, plus particulièrement. »

- « Hermione et moi, pourquoi? » Demanda Harry intrigué.

- « Il m'a simplement dit 'Pour ne pas que vous fassiez trop de bêtises, Harry et toi, et c'est valable pour Ronnie et Hermione aussi, d'ailleurs!'. » Tout trois se mirent à rire.

C'était idiot mais ça faisait du bien de penser qu'il était toujours capable d'être le Fred qu'ils avaient connu et aimé. C'est à ce moment que Ron les rejoignit. Il serrait les poings mais aucunes larmes n'avaient coulées.

- « Il a demandé à ce qu'on prenne soin de Georges et Maman ainsi que les autres, pour lui. Et il m'a demandé de rappeler un truc à Georges, mais il n'a pas voulu m'expliquer ce que cela voulait dire »

- « C'est quoi? Peut-être que je suis au courant. » Demanda Ron, doucement.

- « Heu... Il faut que je rappelle à Georges ce qui est caché derrière le 'mur secret' de leur chambre au Terrier... » Récita Ginny.

Après quelques secondes de réflexion, Ron secoua la tête négativement.

Harry finit par se relever en tendant la main pour aider Ginny à en faire de même.

- « Il faudrait peut-être se décider à rentrer maintenant, sinon ta mère va s'inquiéter Ron. » Déclara Hermione avec un petit sourire.

Tous acquiescèrent et ils repartirent, Harry en n'oubliant évidemment pas le précieux coffret.

Étonnamment, le chemin de retour parut plus rapide à Harry que l'aller. Et peu de temps après ils remontaient la pelouse du parc en direction du Grand Hall.

Ils étaient sales, ils étaient épuisés, mais infiniment content d'eux. Le plus dur était passé, il ne restait plus qu'à convaincre les autres... Et à espérer que la pierre fonctionne, bien entendu.

Rapidement, ils se retrouvèrent devant l'entrée de la Grande Salle.

Tout ce qu'ils voulaient c'était demander aux elfes de leur apporter à manger dans la Salle Commune, après avoir pris un bon bain. Mais finalement, Harry se décida tout de même à prévenir tout le monde qu'ils étaient rentrés.

Pour leur plus grand plaisir, le peu d'habitants toujours à Poudlard étaient réunis autour de l'habituelle grande table.

A peine avait-t'il pénétré dans la pièce qu'il reçut Mrs Weasley dans ses bras.

Elle les serra tous dans ses bras puis revint se mettre devant eux, les poings sur les hanches. Une expression furieuse sur le visage qui remplaçait celle soulagée qui y était quelques instants plus tôt.

Toutes les têtes étaient tournées vers eux et suivaient attentivement le moindre mouvement qui trahirait ce qu'ils avaient fabriqués toute la journée.

- « C'est seulement maintenant que vous rentrez? Je me suis inquiétée, par Merlin! Et j'ai bien fait vu l'état dans lequel vous êtes! Bon sang vous êtes inconscients, vous balader dans la forêt sans prévenir personne! Et s'il vous était arrivés quoique ce soit, personne ne savaient où vous étiez! ... » Continua à s'égosiller Molly.

- « Maman ! » Ronald mis un terme au monologue interminable de sa mère.

Il voyait Hermione qui était sur le point de s'endormir sur place, tellement la fatigue l'avait vite submergée.

- « Maman on va très bien, tu vois bien. De plus, on est majeurs, et responsables contrairement à ce que tu penses... On a fait tout ça pour une bonne raison et non pour nous amuser. »

Harry enchaina sans attendre les cris de Molly.

- « Désolé, Mrs Weasley, mais ça nous a pris plus de temps que prévu. »

Molly aperçut le coffret qu'Harry tenait toujours dans sa main.

- « C'est ça votre 'mission'? » Demanda-t-elle en pointant le coffret.

Tout le monde à table se tordit le cou pour tenter de l'apercevoir.

Minerva se leva en reconnaissant ledit coffret.

- « Mr Potter, ne serait-ce pas un des coffrets qui se trouvait dans le bureau du professeur Dumbledore? »

- « Si, c'en est un. Il m'a autorisé à le prendre. »

- « Très bien. Mais peut-on savoir en quoi consistait votre 'mission' d'aujourd'hui? » Lui demanda McGonagall.

- « Je pense que... Il jeta un coup à ses amis qui l'encouragèrent. Demain, nous vous dirons tout. »

- « Parfait. Alors je propose de continuer cette conversation demain au petit-déjeuner? »

Elle se retourna et tout le monde hocha la tête.

- « Très bien. Professeur, si cela ne vous ennuie pas, nous aimerions monter nous coucher. La journée a été longue. » La requête venait de Harry.

Elle jeta un coup d'œil à Hermione qui semblait dormir debout et acquiesça.

- « Bien sur. Si vous avez faim, vous n'aurez qu'à demander aux elfes de vous préparer quelque chose. »

Elle eut un sourire à la vue d'une Hermione qui avait l'air parfaitement choquée après cette phrase, mais trop fatiguée pour tenter de s'engager dans un de ces fameux débats passionnés pour la cause des elfes.

- « Merci Professeur. Bonne nuit à tous. » Ajouta Harry à l'intention des autres, qui n'avaient pas dis un mot.

Ils souhaitèrent une bonne nuit et montèrent tout les quatre en direction de la tour de Gryffondor. Arrivés en haut, ils y pénétrèrent et Harry appela immédiatement Kréattur afin qu'il leur prépare de quoi manger. Hermione protesta faiblement mais finit par abandonner au profit d'un bon bain.

Trois quarts d'heure plus tard, le dortoir des septièmes années de Gryffondor était plongé dans les ténèbres et quatre des cinq lits étaient occupés.

Une assiette de sandwichs, où restaient seulement des miettes du repas, était posée sur une des tables de nuit.

Les quatre silhouettes étaient profondément ancrées dans le sommeil, et on entendait plus que les légers ronflements d'un rouquin qui dormait le sourire aux lèvres. Son rêve était magnifique et prévoyait une superbe journée...

Bientôt...

Bientôt on se reverra...

Tous ensembles...

Mon frère...