Chapitre 8 : Retour? (partie I)

Bientôt, ils seraient délivrés de cette attente insoutenable...

Bientôt, très bientôt même, ils connaîtraient enfin le fin mot de cette l'histoire.

Et alors qu'il s'arrêtait à coté du professeur McGonagall, qui lui faisait signe d'entrer devant la porte qu'elle venait de faire apparaître, il ne pensa plus qu'à une seule chose.

*... Vais-je enfin vous revoir?*

Tous avaient les yeux fixés sur Harry qui commençait, à présent seulement, à douter.

De lui-même et de son si merveilleux plan.

La main de Ginny se détacha de la sienne et elle se mit en retrait. Il la regarda sans comprendre et elle lui fit un petit sourire qui se voulait encourageant.

Il comprit alors soudainement qu'il serait seul à entrer dans la Salle sur Demande. En effet, toutes les personnes présentes se tenaient en retrait de lui et donc de la porte, même le professeur McGonagall.

- « Ok. » Souffla-t-il pour se donner du courage.

Finalement sans demander aucun accord, il s'avança et poussa doucement la porte avant de la refermer sur lui, une fois qu'il fut entré.

Il prit quelques secondes pour détailler la pièce dans laquelle il se tenait.

C'était une pièce qui ressemblait beaucoup à la Salle Commune des Gryffondors. Des fauteuils, une cheminée qui crépitait, des tapis moelleux, une pièce qui lui rappelait tout les bons moments qu'il avait passé en compagnie de Ron et Hermione, et plus récemment Ginny...

Il s'assit dans un des gros fauteuils qui prenaient place devant la cheminée, et il mit la petite boîte vernie sur ses genoux.

Il l'ouvrit délicatement et en sortit la petite pierre sur laquelle se fondait tous leurs espoirs.

Il la tourna trois fois dans ses mains, comme il l'avait fait dans la forêt. Et il ferma les yeux.

Il resta dans cette position pendant ce qui lui sembla des heures. Et lorsqu'il accepta enfin qu'aucun bruit n'était venu troubler le magistral silence de la pièce, il se força à les rouvrir.

Et presque aussitôt, il se prit la tête entre les mains et posa ses coudes sur ses genoux.

*Bon sang...*

Il serra les dents et se fit violence pour garder le peu de contrôle qui lui restait de lui-même.

Pourquoi est-ce que ça ne fonctionnait pas?

Il finit par faire les cent pas, rageusement, et profita de passer à côté d'un pan de mur pour déverser tout ce qu'il retenait.

Toute sa colère, sa frustration, sa tristesse, son incompréhension et sa rancœur.

Se calmant quelque peu, il regarda sa main droite dont les jointures étaient rouges de sang.

Pestant contre lui-même et sa stupidité, il se força à rejoindre les autres qui devaient encore l'attendre impatiemment dans le couloir. Ils avaient confiance en lui, ils l'avaient suivi jusqu'ici presque sans poser de questions.

Et il devait, lui, Harry Potter, sauveur du Monde sorcier, celui qui avait survécu par six fois au terrible Voldemort, sortir annoncer aux familles des personnes sacrifiées pour lui permettre d'atteindre son but... Leur annoncer qu'il ne pourrait finalement pas ramener leurs enfants, frères, sœurs, ou amis.

Il stoppa son geste, la main sur la poignée de la porte.

Il appuya son front contre le battant et il bénit Hermione en cet instant. Elle qui avait sût voir la faille monstrueuse de son idée. Et quelle faille !

Elle avait réussi, malgré l'engouement qui s'était installé, à garder les pieds sur Terre et avait, à sa manière, tenté de préparer son entourage à l'idée que peut-être cela ne marcherait pas si bien que ça.

Harry savait, par l'intermédiaire de Ginny, que Ron et Hermione avaient eu une sérieuse discussion sur le sujet.

Et même, la jeune femme et son petit-ami avaient eu une légère mésentente sur le sujet. Ronald avait une confiance aveugle en son Survivant de meilleur ami et croyait dur comme fer à leur entreprise. Du côté féminin, c'était une autre affaire.

Hermione avait mis à jour les trop nombreuses failles de leur « entreprise » comme disait Ron, avec une certaine exaspération.

Ce qui avait débouché sur une de leur désormais si célèbres disputes.

Ron accusant, assez durement, Hermione de ne pas connaître la douleur de perdre des êtres chers, et de la même façon de tenter de saboter leur projet. Hermione de son côté fit remarquer la naïveté de son compagnon, avec son petit air de Miss-je-sais-tout, ce qui déclencha une nouvelle vague d'hostilité.

Ginny avait soupiré à ce moment là de son récit en disant qu'ils avaient mis quelques minutes avant de se calmer et de se rendre compte de la futilité de cette dispute.

Tout c'était bien terminé cette fois-ci puisqu'en redescendant quelques instants plus tard, elle les avait retrouvés étroitement enlacés dans un des fauteuils de la Salle Commune.

Elle avait même interrogé Hermione un peu plus tard pour s'assurer que tout allait bien entre son frère et sa meilleure amie. Celle-ci l'avait vivement rassurée. Les deux amoureux s'étaient excusés pour les mots qu'ils avaient eus et qui étaient dus, selon eux, à la tension qui régnait au château. Hermione avait raconté à son amie qu'elle essayait de préparer Ron à ce qu'il pourrait arriver, parce qu'elle ne supporterait pas de le voir encore plus malheureux qu'il ne l'était déjà. Avant de la laisser elle avait ajouté que cela lui faisait mal au cœur de voir la famille Weasley et les autres comme ça.

Harry se dit qu'il aurait dû prendre plus au sérieux les avertissements d'Hermione. Maintenant qu'il était forcé de constater que son si fabuleux projet ne l'était pas tant, il regretta sincèrement de les avoir tous entrainés là-dedans.

Qu'est-ce qu'il lui avait pris d'aller le crier sur les toits? Il aurait mieux fait d'essayer et seulement ensuite de leur faire la surprise de leur vie...

*Oh tiens mais regardez qui voilà.*

Il se vit montrant d'un signe de la main un groupe de personnes qui n'aurait pas dû se trouver encore parmi eux. Il imagina les larmes de bonheur de Molly Weasley, les embrassades, et...

Non, c'était idiot de se murer et de faire l'autruche.

En s'accrochant à la paternité de ce plan, il avait choisit de prendre ses responsabilités. Que ça ait marché ou non, il en était responsable.

Inspirant pour se donner du courage, il se décida à aller briser les espoirs de ces familles.

Cela faisait quelques minutes qu'Harry était entré dans la pièce créée par le professeur McGonagall.

La tension montait au fur à mesure que le temps s'écoulait et que la porte ne se décidait pas à s'ouvrir sur Harry.

Elle se tripotait nerveusement les mains. Ron ne cessait de bouger à côté d'elle. Il n'était pas d'un naturel patient d'ordinaire et il l'était encore moins en ces circonstances.

Il changea encore une fois de position en soupirant bruyamment. Hermione ne tint plus. Elle se retourna vers lui et capta son regard. Elle se plongea dans l'océan tourmenté de ses magnifiques yeux bleus... Ce qu'elle y vit la chavira.

Elle ne put s'empêcher de l'attirer dans ses bras et de le serrer fort contre elle.

Elle voyait une telle douleur dans son regard. Elle déposa une de ses mains sur son torse au niveau du cœur, tandis que l'autre s'égara sur sa nuque. Elle laissa sa main s'attarder sur sa joue en une douce caresse et elle lui sourit tendrement tandis qu'elle sentait sous ses doigts son rythme cardiaque se calmer.

Il lui fit un drôle de petit sourire triste, et lui offrit un baiser avant de la garder amoureusement contre lui.

Ginny faisait un énième aller-retour devant la porte lorsque celle-ci s'ouvrit pour laisser passer le Survivant.

Ron et Hermione, qui connaissaient bien l'air qu'affichait le Survivant, devinèrent que cela n'avait pas fonctionné. Ron plongea son visage dans le cou d'Hermione et elle sentit qu'il n'était pas loin de craquer.

Harry se trouvait devant toutes les personnes réunies dans ce couloir et affrontait leur interrogation muette.

Il secoua doucement la tête négativement, avant de baisser les yeux devant le regard de George.

Il crut même pendant un instant qu'il allait le frapper.

Mrs Weasley se mit à pleurer. Et ce n'était pas le même genre de larmes qu'Harry l'avait imaginé verser.

- « Que s'est-il passé, Mr Potter? » L'interrogea le professeur Flitwick de sa petite voix flutée.

Harry secoua la tête une nouvelle fois.

- « Rien. J'ai fais ce qu'il devait être fait et il ne s'est rien passé du tout, justement. »

Finalement après être restés quelques minutes à contempler la porte comme s'ils s'attendaient à voir quelqu'un en sortir, ils se décidèrent à redescendre.

- « Andromeda, vous voulez rester ici cette nuit? » Demanda aimablement la Directrice.

Mrs Tonks hocha lentement la tête. Bien sûr, elle voulait s'assurer de ce que disait le jeune Potter.

- « Très bien. Je vais vous faire préparer une chambre par les elfes. Elle sourit quand elle vit Hermione Granger grincer des dents. Quant à vous, jeunes gens, je vous suggère d'aller profiter du Soleil dans le Parc. » Termina-t-elle.

Ils ne se firent pas prier et les quatre jeunes amis prirent la direction du Parc de Poudlard, avec l'idée d'aller s'allonger sous leur arbre au bord du Lac.

Harry nota cependant une certaine rancune dans les gestes et les paroles que lui accordait son meilleur ami.

- « Ron, heu... tu sais je suis désolé... enfin... » Commença Harry, gêné.

- « Hum hum... ouais je sais, t'inquiètes... » Lui répondit Ron en toussant puis grimaçant.

Les deux jeunes femmes se regardaient éberluées.

- « Oh les garçons... » Soupirèrent-elles en même temps.

Ils passèrent une après-midi assez paisible, malgré les événements de la journée. Cela étonna d'ailleurs Hermione qui n'avait pas arrêté de surveiller du coin de l'œil son petit-ami. On avait l'impression qu'elle s'apprêtait au moindre signe à retenir Ron si ce dernier avait l'idée d'aller se noyer dans le lac.

Quant à Harry, lui se faisait moins de soucis pour Ginny. Il la savait assez têtue et fière. Elle évitait au maximum ses effusions, ce n'était pas son genre de reconnaître ses faiblesses. Surtout devant Harry. L'épisode de la Salle sur Demande où elle avait craqué devant eux était une des rares exceptions.

La journée se poursuivit, paresseusement installés à l'ombre.

Le dîner qui suivit, fut un temps soit peu maussade. George n'avait pas été revu de la journée, Angelina s'était enfermée dans les toilettes des filles et n'était toujours pas réapparue. Molly gardait les yeux bouffis d'avoir tellement pleuré et Harry qui se sentait responsable n'osait lever les yeux de son assiette...

Avec Andromeda qui gardait un visage fermé et la place de George qui était restée désespérément vide, le repas fut vite écourté.

Enfin tous montèrent se réfugier dans leurs chambres espérant une nuit de sommeil bien méritée.

Harry eut l'impression d'avoir à peine dormi, lorsqu'il fut réveillé délicatement.

- « Allez Harry, réveille-toi! » Quelqu'un le remuait pour le réveiller.

Il consentit à ouvrir les yeux et se retrouva devant une paire d'yeux marron brillants. Il prit ses lunettes, les mit sur son nez et croisa le regard inquiet de Ginny.

- « Quescequyya? » Baragouina-t-il, pas encore bien réveillé.

- « McGonagall nous a fait demander dans son bureau. Maintenant. »

- « Qu'est-ce qu'il lui prend? » L'interrogea-t-il.

- « J'en sais pas plus que toi à présent. Tout ce que je sais c'est qu'en me réveillant j'ai trouvé deux yeux globuleux devant mon visage, ce qui n'est pas agréable, et qu'un elfe m'a demandé de vous réveiller parce qu'on était convoqués en plein milieu de la nuit dans le bureau de la Directrice, alors qu'on est censé être plus au moins en vacances! » S'emporta-t-elle.

Harry se leva avec souplesse, l'embrassa sur le nez en souriant de son effervescence, et se dirigea vers le lit de son ami tandis qu'il lui lançait :

- « Je m'occupe de Ron et tu te charges de Hermione. »

- « Je voudrais bien, mais elle n'est pas dans son lit. » Lui renvoya-t-elle.

Il fronça les sourcils puis un petit sourire moqueur vint naitre sur ses lèvres. Il prit la main de sa petite-amie et l'entraina vers le lit de Ron, dont les rideaux étaient fermés.

- « Qu'est-ce qu'on pari? » Lui lança-t-il tandis qu'elle riait sous cape.

Il tira les rideaux et en effet, Ron n'était pas seul. Hermione était blottie sur le torse de son amoureux, un doux sourire aux lèvres, tandis que ce dernier la tenait fermement serrée dans ses bras.

Harry se sentit mal de déranger le couple dans son paisible sommeil. Il n'osait toujours pas lorsque Ginny arracha la couverture d'un mouvement sec, qui n'était pas sans rappeler sa mère.

Hermione sursauta alors que Ron avait du mal à émerger semblait-il.

- « Qu'est-ce qu'il se passe? » Demanda cette dernière avec une pointe d'angoisse due à la guerre qui venait de se finir et qui ne finissait pas de les hanter.

- « Heu ouais c'est ça... » Ron se recoucha.

- « Ron! » Il se reçut une tape sur le bras de la part de Hermione qui était déjà debout en train de s'habiller.

- « Ouais bon, y se passe quoi? Ça a intérêt à être important... » Grogna ce dernier, peu amène.

- « McGonagall nous convoque d'urgence dans son bureau. Allez. » Répondit Ginny en tirant son frère hors du lit.

- « On sait pour quelle raison? Ça a l'air grave pour qu'elle le fasse en pleine nuit. » Demanda Hermione en même temps qu'elle enfilait un pull par dessus son pyjama, ce qui étouffa quelque peu sa voix.

- « Un elfe est venu me réveiller en me disant qu'on était attendu au plus vite dans son bureau, et c'est tout ce que je sais. »

- « Le bureau de l'elfe? » Demanda stupidement Ron, qui n'était pas en pleine forme sans ses huit heures réglementaires de sommeil.

- « Mais non, espèce d'idiot, le bureau de la Directrice. » Répliqua Ginny excédée.

- « Hé c'est bon, laisse-moi une minute d'accord... » Souffla Ron.

Ginny se pencha vers Hermione.

- « Tu es sure et certaine de vouloir passer ta vie avec ça? » Grimaça-t-elle tandis que son frère enfilait un pantalon en le mettant à l'envers.

Hermione se mit à rire avant de se précipiter pour aider Ron.

- « Oh oui, j'en suis sure et certaine Gin', ne t'inquiètes pas. »

Ron fronça les sourcils et elle lui déposa un baiser avant de se diriger, et d'entrainer par la même occasion Ron, vers la sortie.

Harry haussa les épaules et les suivit pendant que Ginny soupirait et partait à leur suite.

Ils descendirent dans la Salle Commune et alors qu'ils traversaient le portrait de la Grosse Dame, qui les agressa sauvagement pour ce réveil, Ginny réalisa soudain.

- « Hé mais j'y pense, qu'est-ce que vous faisiez dans le même lit tous les deux? »

Hermione leva les yeux au ciel, l'air de dire 'Mais de quoi je me mêle?', tandis que Ron répliquait sèchement qu'il ne s'était rien passé.

- « Quand Maman saura ça... » Ginny avait un petit air sadique, qui ne lui allait vraiment pas de l'avis de Harry.

Ron s'apprêtait à répliquer, de très vilaines choses probablement, lorsqu'Hermione intervint en plaquant sa main sur la bouche de son petit-ami pour le faire taire. Elle en profita pour envoyer un regard noir à l'intention de sa meilleure amie, qui ne perdit pas pour autant son petit air malfaisant.

La demande intrigante et plutôt angoissante de la Directrice de l'école de Sorcellerie de Poudlard mit pourtant fin au petit jeu enfantin auquel se livraient désormais les deux Weasley.

Les figures se crispèrent tandis qu'ils s'arrêtaient devant la gargouille qui gardait l'entrée du bureau du Haut-représentant.

- « On ne connait même pas le mot de passe... Je suppose que tu ne t'en souviens pas, Harry? » Demanda Ron.

- « Depuis la dernière fois où j'en ai eu besoin, non en effet. »

Cependant, sous l'étonnement de tous, ladite gargouille se mit à leur parler. Et en aucun cas pour les chasser.

- « Vous n'en aurez pas besoin, Mme la Directrice vous attend. »

Et elle s'écarta sous les froncements de sourcils des quatre jeunes gens. Ils se reprirent quasi-immédiatement et se dépêchèrent de monter sur les premières marches de l'escalier en colimaçon.

Ils arrivèrent bientôt devant la porte et Hermione n'eut pas le temps de frapper que déjà la porte s'ouvrait, dévoilant Kingsley Shacklebolt.

D'ailleurs il n'était pas seul dans la pièce avec le professeur McGonagall. Se trouvaient déjà, en effet, Mr et Mrs Weasley, Andromeda Tonks ainsi que Amos Diggory.

- « Mais enfin, qu'est-ce que c'est que cette histoire?! Pourquoi ne m'a t-on prévenu que maintenant?! » S'esclaffait ce dernier.

- « Croyez-moi, je suis sincèrement navrée de la tournure qu'ont prise ces événements. J'aurais voulu vous en parler plus tôt, mais c'était impossible. Imaginez la tournure médiatique et les retombées qu'il y aurait eu. En tant qu'employé du Ministère vous devez en être pleinement conscient, tout comme nous. »

Lui et la Directrice se fixèrent encore quelques secondes avant qu'il ne détourne finalement les yeux en soupirant.

Minerva sembla enfin remarquer l'arrivée de ses élèves car elle se leva, quittant son bureau, et vint se poster devant eux, avec un air grave.

Ron tenta de comprendre ce qu'il se passait tandis qu'il croisait le regard de ses parents. Ces derniers n'avaient pas l'air d'en savoir plus qu'eux.

- « Maintenant que vous êtes là, on va pouvoir y aller. » La vieille femme les fixait avec une telle intensité qu'ils prirent encore plus, si c'était possible, peur.

Elle les invita à sortir et à la suivre. Ce qu'ils firent tous sans poser de questions.

Elle prit la tête du petit groupe, au sein duquel la tension montait, et consentit à leur fournir quelques explications.

- « Un elfe de maison a remarqué de drôles de choses en provenance de la Grande Salle... »

Personne ne songea à l'interrompre, ni même perturber de quelques façons que ce soit son récit.

- « Il est venu m'en parler et je m'y suis rendue, afin de constater par moi-même ces 'phénomènes'. Il m'a dit voir 'des éclairs de lumière blanche en provenance de la Grande Salle'. Lorsque je suis arrivée, il n'y avait rien qui ne sortait de l'ordinaire mais l'elfe a insisté, j'ai donc consenti à m'en assurer. Et lorsque je suis finalement entrée... Nous avions crut échouer... Mais, enfin vous ne me croiriez pas... »

Harry lança un regard plein d'espoir à sa Directrice qui gardait, elle, ses yeux fixaient en bas des escaliers sur la porte de la Grande Salle.

- « Il vaut mieux que vous voyiez ça de vos propres yeux. »

La porte s'ouvrit sur leur passage et ils ne purent que rester paralysés devant le spectacle se présentant à leurs yeux.

Harry avait une très forte envie de se pincer. Il voulait vérifier que ce qu'il voyait était réel, qu'il était vraiment réveillé, qu'il n'allait pas se réveiller subitement...

Mais si rêve il y avait, il était vraiment extrêmement réaliste.

Les personnes sur le seuil de la porte paraissaient toutes dans le même état qu'Harry.

En effet, installé à la table des Gryffondors se trouvait un petit groupe d'individus. Et pas n'importe quels individus...

Ces derniers se rendirent compte de l'apparition des habitants provisoires du Château. Et se retournèrent vers eux.

Harry dut faire un énorme effort pour ne pas courir dans leur direction vérifier ce qu'il avait l'impression de voir. De toute façon il ne pensait pas pouvoir bouger le moindre muscle.

Oui, car il voyait ses parents, ces deux personnes assassinées il y a plus de 16 ans. En face d'eux, son parrain Sirius Black. Rémus Lupin, à sa droite, qui se tenait à côté de sa femme, Nymphadora Tonks. Fred était nonchalamment installé à la table qui avait été la leur, à George et lui, pendant leurs sept années d'étude. En face de Nymphadora avait pris place son père, Ted Tonks. Colin Crivey ainsi que Cédric Diggory se tenaient pas très loin d'eux. Une petite silhouette était, quant à elle, assise à même le sol de la Grande Salle entre les deux rangées de tables.

Cette petite silhouette fut d'ailleurs la première à se lever pour les rejoindre en courant. Lorsqu'elle passa devant un des rares rayons de Lune infiltrant la pièce, Harry le reconnut instantanément.

Il s'agissait de Dobby, l'elfe de maison.

Le petit elfe s'arrêta immédiatement devant Harry, avec ce qui ressemblait à un sourire ravi sur ses lèvres.

- « Harry Potter, monsieur. Dobby est tellement heureux de revoir Harry Potter et ses amis sains et saufs. Dobby vous remercie de ce que vous avez fait pour lui, Harry Potter monsieur. » Dit-il ses grands yeux larmoyants.

- « Non, Dobby, tu n'as pas à me remercier. Sans toi, nous ne serions sans doute pas ici, aujourd'hui. Ce serait plutôt à nous de te remercier d'être venu à notre secours. Je ne l'oublierais jamais Dobby, saches-le. »

Harry se mit à genou, à la hauteur de l'elfe, et lui tendit la main. Dobby se serait mis à pleurer que cela n'aurait étonné personne. Dobby hésita, considérant cette marque de respect indigne de lui, puis Harry franchit la distance les séparant et serra sa petite main dans la sienne.

Harry se redressa et Dobby ne put parler, regardant sa main avec effarement, puis il s'inclina et demanda son affectation au professeur McGonagall.

- « Les autres elfes sont perdus en cuisine sans vous. Lui sourit-t-elle. Bien sûr, lorsque vous en ferez la demande, je ne vous retiendrais pas. »

Le pauvre elfe sembla un temps perdu, avant de tourner brièvement la tête vers Harry.

- « Dobby est un elfe libre. Dobby voudrait se mettre au service de Harry Potter, si monsieur le veut. » Demanda-t-il en s'inclinant une nouvelle fois devant Harry.

Harry lui sourit, ce que tous prirent pour un accord. Enchanté, le petit elfe ne traina pas à rejoindre les cuisines pour retrouver les autres elfes.

En relevant la tête, Harry reprit conscience de ce qui l'entourait et qu'il n'arrivait pas à croire. Ron, qui gardait la bouche ouverte, ne semblait pas être dans de meilleures dispositions que lui, ce qui le rassura. Hermione, qui fixait Ron avec attention et s'agrippait à son bras, semblait attendre.

McGonagall, inquiète de leur manque de réactions, enchanta des bougies pour éclairer la pièce, toujours plongée dans une semi-obscurité troublante.

Lorsque la lumière vint border les personnes présentes de son halo rassurant, on ne fit plus semblant.

Semblant de ne pas croire à ce qu'y était pourtant réel.

Semblant de ne pas voir ce qui était pourtant devant nos yeux.

Les regards ne se lâchaient pas entre les deux groupes, encore paralysés par la vision qu'ils avaient l'un de l'autre.

Ron ouvrit plusieurs fois la bouche sans réussir à formuler ne serait-ce qu'un début de phrase cohérente.

Fred se mit à rire ouvertement de sa place.

- « Hé bien, qu'est-ce qu'il vous arrive? On dirait que vous venez de voir un fantôme. »

Soudain, une jeune femme rousse d'une quarantaine d'années se leva de la table et se précipita vers le groupe à l'entrée, et plus précisément sur Harry lui-même.

Harry la détailla. C'était une très jolie femme avec de magnifiques yeux verts en amande. Elle avait une démarche élégante qui lui donnait un certain charme. Arrivée assez près, elle le serra de toutes ses forces, dans une étreinte maternelle. Harry avait déjà connu ce sentiment lorsque la mère de Ron l'avait pris dans ses bras, mais cette fois-ci c'était différent.

Harry ferma les yeux et profita le plus qu'il lui était possible de cette étreinte qui lui avait tant manquée parfois.

- « Harry... C'est vraiment toi? » Demanda-t-elle, la voix tremblante, prés de son oreille.

- « Oui maman, c'est moi. » Lui répondit-il, aussi ému qu'elle l'était.

Il sentit des larmes couler dans son cou mais il n'y fit pas attention, préférant resserrer son étreinte de peur de la perdre à nouveau.

- « Maman... »

Il la laissa pleurer en se repaissant de sa présence tandis que les autres autour d'eux n'osaient pas bouger, effrayés d'interrompre un tel moment.

Finalement, James Potter s'avança et se plaça au côté de sa femme qu'il extirpa doucement des bras de Harry. Cette dernière parut se reprendre un peu avant de sécher ses récentes larmes et de sourire tendrement à son fils.

James ne put se retenir plus longtemps et attira le Survivant dans une étreinte virile, mais non moins aimante. Il lui ébouriffa tendrement les cheveux.

- « Je vois que tu as hérité ça de ton père au moins. Ainsi que ta mauvaise vue, mais ça on y peut rien. » Rigola-t-il en échangeant un coup d'œil amusé avec son épouse.

Celle-ci dévorait littéralement Harry du regard, voulant graver son image dans son esprit.

- « Oh mon chéri, comme tu es grand. J'ai encore du mal à croire que c'est toi. On te quitte à 1 ans et on te retrouve à... »

- « 17 ans. Répondit-il devant le regard interrogatif de sa mère. Excusez-moi, mais... mais vous me semblez plus... » Hésita-t-il.

Son père lui épargna de dire le mot en question.

- « Vieux, c'est ça? »

- « Oui. »

- « C'est normal, chéri. Intervint sa mère. Nous avons l'âge de ceux que nous serions, si nous n'avions pas été assassinés. Si j'ai bien compris ce que nous a raconté Minerva, nous sommes en 1998. Cela nous fait donc 38 ans. »

- « Elle a raison Harry. C'était Hermione. Ils ont l'âge de ceux qu'ils auraient dus être, à cette époque. »

Harry hocha la tête négligemment. Il s'en fichait un peu de leur âge, tout ce qui importait était qu'ils étaient là, auprès de lui après toutes ces années.

Il n'arrivait pas à détourner le regard de ces apparitions qu'il avait devant les yeux. Cela s'était passé si vite, il ne réalisait pas encore ce qui se jouait ici. Sa mère avait un large sourire et les yeux de son père semblaient pétiller derrière ses lunettes.

- « Wow... Ça, c'est vraiment une expérience très étrange. Souffla son père, ébahi. Il y a à peine une heure tu avais 1 an, et on se retrouve 16 ans plus tard alors que nous sommes censés être morts... »

Lily eut un petit rire devant l'air qu'affichait son mari.

McGonagall s'avança.

- « Lily, James... C'est un réel plaisir de vous revoir. »

- « Pour nous aussi, Minerva. » Répondit sa mère avec un sourire pour son ancien professeur, qu'elle avait toujours admirée.

- « En tout cas rien n'a changé, ici. » Ajouta une voix, derrière James, qu'Harry connaissait bien.

- « Sirius! »

Il se jeta dans les bras de son parrain qui riait de l'enthousiasme de son filleul.

- « Eh bien dis-moi, on pourrait penser que je t'ai manqué » Remarqua-t-il en riant de son rire qui ressemblait à un aboiement.

Du coin de l'œil, Harry aperçut Fred dans les bras de sa mère qui le serrait à lui briser les côtes. Il était heureux pour eux. Ron, Ginny et Mr Weasley ne tardèrent pas à l'étreindre à leur tour.

Harry vit que, contrairement à ses parents, Sirius ne semblait pas tellement plus vieux que la dernière fois qu'il l'avait vu. Il se dit que cela devait être dû au fait que Sirius n'était mort que depuis 2 ans.

Remus et Tonks s'approchèrent du groupe. Harry les étreignit l'un après l'autre. Sirius commença doucement à embêter Remus, ce qui était devenu un jeu entre eux, tandis que Lily et James Potter savourait leur bonheur d'être de nouveau auprès de leur fils unique et leurs amis.

Harry regarda autour de lui. La famille Weasley en compagnie de Hermione, qui souriait à pleines dents, avait entouré Fred et ne le lâchait plus. Leurs visages heureux lui firent plaisir, et lorsque Ginny sentit son regard et se retourna pour lui faire un énorme sourire il ne put que lui sourire tant il était heureux.

Son père intercepta cet échange et, passant un bras sur les épaules de son fils sous le regard railleur de Sirius, il parla à haute voix d'un air conspirateur.

- « On dirait bien que dans la famille Potter on ne résiste pas aux rousses. »

Il partit dans un grand rire avec Sirius, sous le regard attendri de Lily et ceux heureux de Remus et Nymphadora.

Cette dernière aperçut sa mère à l'entrée. Andromeda n'avait osé bouger de peur de les faire disparaître. Ted Tonks était près d'elle et tentait visiblement de lui expliquer ce qu'il se passait.

Le regard de Tonks se perdit dans celui de sa mère et Remus la poussa doucement.

Elle tourna la tête vers lui et il lui sourit.

Engageant mais aussi extrêmement ravi pour sa femme et sa belle-mère. Il savait qu'elle n'était pas aussi froide qu'elle le paraissait, surtout avec sa fille et son mari.

Dès lors que Tonks s'était rapprochée de sa mère, cette dernière avait semblé se réveiller et s'était élancée pour prendre sa fille dans ses bras sous l'œil ému de Ted.

Tout le monde s'était retourné sur cette scène d'émouvantes retrouvailles. Dora pleurait dans les bras de sa mère tandis que cette dernière la serrait comme si elle ne voulait plus jamais la lâcher en ne cessant de s'excuser de n'avoir pas été là durant la bataille.

A ce moment, le professeur McGonagall les invita tous à prendre place autour de la grande table qu'elle avait de nouveau transformée.

Personne ne se fit prier et les places furent vite occupées. Les familles s'étant regroupées en petits groupes.

Harry en profita pour saluer ceux qu'il n'avait pas encore put voir, trop absorbé par ses retrouvailles avec ses parents et leurs amis.

Aussi serra-t-il vigoureusement quelques mains. Dont celles de Colin Crivey et de Cédric Diggory qui retrouvait son père avec bonheur. Ce dernier l'ayant remercié d'avoir ramené son corps à l'école, geste qu'Harry avait balayé d'une main, assez gêné, en expliquant que ce n'était vraiment rien. Il avait échangé une bonne poignée de main avec Fred, qu'il était heureux de retrouver.

Colin avait voulu prendre une photo de cet instant avec tellement de vigueur et d'entrain qu'Harry n'avait pu refuser.

Il se retrouverait donc sur une feuille de papier glacé en compagnie de Colin, devant la grande table où son père faisait le pitre sous les rires de sa mère. Sirius faisait une tête tellement sérieuse que s'en était drôle. Remus dévorait sa femme des yeux et de temps à autres ses yeux dérivaient sur les amis qu'il venait de retrouver. Ron posait un baiser sur la tempe d'Hermione sous le sourire moqueur de Fred, que ses parents ne quittaient pas des yeux en souriant. Andromeda tenait la main de son mari en lorgnant sur sa fille qui plaisantait avec son beau-fils. Amos Diggory avait un air bienheureux sur le visage, assis à côté de son fils.

Tout était parfait, rien n'aurait pu gâcher ce moment.

- « Maintenant que nous sommes tous installés, peut-être que vous pourriez nous expliquer ce qu'il s'est passé pour qu'on se retrouve ici alors qu'on devrait être tous morts? Demanda Sirius. Pas que je ne sois pas content, bien au contraire, mais on aimerait comprendre. »

Harry posa un regard interrogateur sur sa Directrice. Il pensait qu'elle leur aurait expliqué ce qu'ils avaient fait pour qu'ils soient tous là.

- « Je ne leur ai rien dit. J'ai préféré attendre que tout le monde soit là. »

Harry réfléchit deux secondes.

- « Ne serait-il pas mieux d'attendre demain matin? Qu'on soit tous là? »

- « C'est ce que je pense être le mieux en effet. Lui répondit le professeur de Métamorphose. C'est pour cette raison que j'ai fait préparer des chambres »

Il lui sourit. Décidément il était bien trop prévisible.

- « Mr le Ministre, vous resterez bien avec nous pour régler certains détails? » Demanda-t-elle

- « Avec plaisir, Minerva. » Répondit Kingsley

Harry avait presque fait abstraction du fait que Kingsley avait été nommé Ministre de la Magie en attendant les prochaines élections qui ne tarderaient pas à se dérouler.

Shacklebolt se tourna ensuite vers les Potter.

- « En tout cas sachez, Mr et Mrs Potter, que je suis honoré de faire enfin votre connaissance. Harry est vraiment un jeune homme exceptionnel. »

Harry avait l'air gêné. Lily portait un regard empli de fierté et de tendresse sur son fils.

- « Heu... Ben... Merci. » Bafouilla James, qui ne comprenait pas tout.

McGonagall se leva.

- « Je vous conseille d'aller tous vous reposer. Les elfes vous conduiront à vos chambres. Dit-elle en pointant un petit groupe d'elfes qui semblait les attendre, Dobby à sa tête. Demain vous saurez tout, je vous le promets. » Assura-t-elle avec un air qui n'était pas sans rappeler Albus Dumbledore.

Certains commencèrent à s'en aller sous la conduite des elfes. D'autres s'attardaient dans la Grande Salle. Parmi ces derniers figuraient les Weasley ainsi que les Maraudeurs accompagnés de leurs épouses.

Lily et James semblaient en grande discussion tout en se baladant autour de la Salle.

Ginny était accrochée au bras de son frère Fred qui la faisait rire. Harry eut un sourire attendri à la voir plus heureuse que jamais. Au moment où il se fit cette réflexion, Ron et Hermione près de lui, il se souvint que George n'avait pas été réveillé.

- « Fred va aller réveiller George, à votre avis? » Même si c'était une question un peu idiote il la posa.

Ron haussa les épaules.

- « De toute façon, cela fait quelques jours que George ne dort plus beaucoup. »

Harry secoua doucement la tête, oui bien sûr que Fred irait réveiller George.

Ses parents se rapprochèrent en riant. Son père tenait tendrement sa femme contre lui. Cela lui serra le cœur, il était tellement heureux.

Molly, Arthur, Ginny et Fred se joignirent à eux.

Mrs Weasley se rapprocha de Lily et la prit dans ses bras. Son père serra la main de Mr Weasley en souriant. Cela étonna Harry, ils se connaissaient, pourtant ils n'y avaient jamais fait allusion lorsque Harry se trouvait en leur compagnie.

- « Ça me fait plaisir de vous revoir. Vous avez l'air en forme. » Leur dit Lily.

- « Et je vois à cette jeune fille que vous avez remis le couvert après Ron. » Confia James à Arthur en souriant.

Cette dernière croisa les bras dans une fausse mine boudeuse.

- « James, enfin! » Lily avait l'air mi-outrée mi-amusée.

- « Voyons, Lily-jolie, il faut bien que je me renseigne sur ma future belle-fille, non? »

Harry rougit violemment lorsque son père croisa son regard. Ginny baissait les yeux sur ses chaussures qu'elle trouvait fascinantes.

- « James Potter! Vas-tu arrêter! Tu ne vois pas que tu les mets mal à l'aise. » Le rabroua sa femme.

Elle s'avança vers Ginny, qui releva la tête, et lui tendit une main en souriant aimablement.

- « Nous n'avons pas encore été présentées, je crois. Lily Evans Potter. » Se présenta-t-elle.

- « Ginny Weasley. » Lui répondit-t-elle en serrant la main tendue.

- « C'est Ginevra Molly Weasley. » Précisa sa mère.

- « Maman... » Grogna Ginny entre ses dents.

James vint poser ses mains sur les épaules de son fils qui semblait encore troublé.

- « Allons Harry, fais pas cette tête... Tu ne pouvais pas nous la cacher indéfiniment. » Son père avait un sourire comblé aux lèvres.

- « Vous connaissez les parents de Harry? » Demanda Ron à ses parents.

- « Bien sur, nous étions dans l'Ordre du Phénix, tout comme tes parents Ronald. Si tu savais le nombre de fois où l'on vous a gardé, toi et tes frères, à la maison. » Lui répondit Lily.

- « Ça fait bizarre d'ailleurs. On vous retrouve, presque tous majeurs, c'est déroutant. » Remarqua James.

Ron eut une grimace. Hermione rit de son air penaud tandis que Lily se retourna vers elle.

- « Par contre je ne me souviens pas t'avoir déjà rencontrée. » Dit-elle en fronçant les sourcils.

- « C'est normal, je suis née-moldue. Mon nom est Hermione Granger. Se présenta-t-elle. J'ai beaucoup entendu parler de vous, surtout en classe de Potions, le professeur Slughorn m'a plus d'une fois comparée à vous. »

- « C'est ma meilleure amie et la plus brillante sorcière que je connaisse. » Rajouta Harry tandis que Ron éclatait de rire.

Hermione rosit et Lily lui sourit gentiment. Cette jeune fille lui rappelait beaucoup celle qu'elle était du temps de Poudlard, avant qu'elle ne s'intègre aux Maraudeurs lorsqu'elle avait commencé à sortir avec James.

- « Le vieux morse enseigne toujours?! » S'étonna James.

Hermione avait l'air pincée tout comme Lily.

- « Enfin James un peu de respect, c'est un professeur de Poudlard quand même! »» Le reprit sa femme.

- « Sur ce coup là, il a raison. Je me souviens très bien de la fois où il nous a punit, James et moi, pendant un mois. Un chaudron avait explosé et il a tout de suite dit que c'était de notre faute. » S'indigna Sirius.

- « C'était normal, vous aviez fait exploser le chaudron de Severus en ajoutant un extrait de corne d'Eruptif! Et ne niez pas, je le sais! » S'énerva Lily.

- « Oh Lil' t'énerves pas, de toute façon c'est du passé. » Lança James apaisant.

Lily souffla bruyamment mais son sourire et sa bonne humeur revinrent au moment où elle aperçut son fils.

- « Bon allez, on ferait bien de monter nous aussi. » Proposa-t-elle.

Alors qu'ils passaient la porte James et Lily, qui se trouvaient devant, se stoppèrent. Harry les rejoignit en fronçant les sourcils.

Tout deux fixaient le Grand Escalier qui n'avait pas encore été réparé. Sirius, Remus et Tonks les rejoignirent et leurs yeux s'ouvrirent brusquement devant le désastre qu'ils avaient devant les yeux.

- « Bon sang, mais qu'est-ce qu'il s'est passé ici? » Demanda Sirius en se tournant vers Harry.