Chapitre 9 : Retour !

Alors qu'ils passaient la porte, James et Lily qui se trouvaient devant se stoppèrent. Harry les rejoignit en fronçant les sourcils.

Tous deux fixaient le Grand Escalier qui n'avait pas encore été réparé. Sirius, Remus et Tonks les rejoignirent et leurs yeux s'ouvrirent brusquement devant le désastre qu'ils avaient devant les yeux.

- « Bon sang, mais qu'est-ce qu'il s'est passé ici? » Demanda Sirius en se tournant vers Harry.

- « La guerre, Sirius... La guerre... » Remus soupira.

- « Harry? Il... Il est mort? » Interrogea soudain Tonks.

Une lueur de peur brillait dans ses yeux et Harry sut de qui elle voulait parler.

- « Oui... La même nuit que vous. » Se contenta-t-il de répondre avant de reprendre la marche sans se soucier de si on le suivait.

Ginny soupira. Et voilà, il était retombé dans sa période de morosité. Elle lança un petit sourire d'excuse à Lily et James qui ne comprenaient pas grand chose de se qui se passait. Se réveiller 16 ans après sa mort, sans connaître grand chose de son propre fils ou de son propre monde, après une violente guerre, sans savoir ce qu'il s'était passé entre votre mort et votre retour...

Ça commençait à devenir légèrement intenable.

- « Ne lui en veuillez pas. Il a du mal à s'en remettre. De la guerre, je veux dire. » Leur expliqua brièvement Hermione.

- « Qui est censé être mort? » Demanda James en se tournant vers Remus.

Maintenant qu'il savait que ce dernier n'était mort que récemment, il espérait pouvoir en apprendre plus par son intermédiaire.

- « Voldemort... »

Lily se couvrit la bouche de sa main.

- « Il était encore vivant?! S'étrangla James. À quoi a servi tout ce que l'on a sacrifié dans la guerre à notre époque si c'était pour que nos enfants en pâtissent à leur tour... »

Lily posa une main sur le bras de son mari en signe de réconfort.

- « Qui l'a tué? » Demanda soudain James en se tournant vers Hermione et Ron qui avaient baissés la tête.

Un ange passa et personne ne sortit de son silence. Les Potter continuaient d'observer les personnes autour d'eux pour tenter de comprendre.

- « Non... »

Lily s'était reculée d'un pas, la main sur le cœur, les yeux écarquillés et des larmes au bord des yeux.

- « Ne me dîtes pas que... c'est impossible. »

- « Lily? » Son mari semblait inquiet.

Il connaissait sa femme. La seule chose qui pouvait l'atteindre à ce point, c'était Harry. Or, il avait peur de suivre les raisonnements que se faisait sa femme. Ils connaissaient tous deux la prophétie, et savaient qu'elle pouvait concerner Harry. Et si la seule chose qui avait pu pousser Voldemort à les attaquer chez eux, cette nuit du 31 octobre 1981, était qu'il avait finalement peur d'Harry... Peur du pouvoir que Harry était censé posséder pour l'anéantir...

- « C'est Harry qui l'a tué, n'est-ce pas? » Demanda-t-il d'une voix blanche tandis que sa femme tentait de refouler ses larmes.

Hermione se contenta de hocher la tête d'un air triste.

- « Toutes les pertes n'auront pas été inutiles alors. » Souffla Remus.

Hermione savait que Remus n'aurait jamais accepté d'être mort en laissant Harry se battre seul.

Tout comme il leur avait proposé de les accompagner dans leur quête des Horcruxes, il n'aurait pas voulu mourir sans que Voldemort ne les suive. Et alors, leurs sacrifices n'auraient pas été vains.

James souffla rageusement en songeant que ce n'aurait pas du être son fils le principal acteur de cette guerre.

Un garçon de 17 ans n'avait pas à porter ce poids. S'ils avaient été en vie, Lily et lui, ils lui auraient évité bien des souffrances. Et qu'avait fait Dumbledore? Il les avait assurés de la protection d'Harry.

S'ils avaient été en vie...

Il remua cette idée dans sa tête tandis qu'il cherchait le sommeil.

Il passa un bras sur la taille de son épouse dont le souffle régulier prouvait qu'elle dormait.

S'ils avaient été en vie...

Il se promit qu'il serait là désormais pour son fils, qui avait déjà trop vécu pour un jeune homme de son âge.

*On est en vie*

Il s'endormit.

En ouvrant les yeux Harry fut persuadé que tout ce qu'il croyait avoir vécu n'avait été qu'un rêve. C'est donc d'humeur morose qu'il se leva. Il s'habilla silencieusement en ruminant ses tristes pensées.

Cependant lorsqu'il descendit à la Salle Commune, quelques minutes après, il dut bien avouer qu'il n'avait peut-être pas rêvé.

Sinon comment se ferait-il que ses deux parents discutaient joyeusement dans le canapé devant la cheminée...

Il se laissa tomber sur le fauteuil le plus proche et leur sourit.

- « Vous savez, en me réveillant ce matin, j'étais persuadé d'avoir rêvé tout ce qui s'est passé cette nuit. » Avoua-t-il.

Ses parents se regardèrent puis sa mère vint le serrer dans ses bras. Il se laissa aller et oublia toutes ses idées noires.

Il entendit des pas dans l'escalier et il vit apparaître un petit groupe composé de Ron, Hermione, Ginny, Fred et George.

Ce dernier semblait plus heureux que jamais.

En aucune circonstance, Harry n'avait pu voir un si éblouissant sourire sur le visage des jumeaux Weasley.

Ils lui sautèrent pratiquement dessus pour l'escorter jusqu'à la Grande Salle.

McGonagall avait fait demander tout le monde un peu avant midi afin d'éclaircir la nouvelle situation.

Les membres qui n'étaient pas au courant pour les événements de la nuit s'étaient pressés d'y aller, tandis que les autres avaient préféré rattraper les heures de sommeil qu'ils avaient manquées.

Fred les pressa. En effet, certains membres de la famille Weasley qui n'étaient pas resté au château la veille au soir n'étaient au courant de rien. C'est donc d'un pas pressant que Bill et Fleur, ainsi que Percy et Charlie qui étaient au Terrier à ce moment-là, se rendirent à l'école pour la 'réunion exceptionnelle' demandée par Minerva.

Andromeda fit un détour par chez elle afin de récupérer le petit Teddy, qui était chez une voisine, amie de Ted et d'elle-même. Nymphadora et Remus avaient en effet réclamé leur fils auprès de sa Grand-mère.

Ils y seraient bien allés eux-mêmes mais Kingsley, en son rôle de Ministre, avait préconisé la plus grande discrétion. Il les avait rassuré en leur annonçant, avant de partir, qu'il allait réunir une conférence de presse sorcière afin d'annoncer leur retour. Bien entendu, il ne comptait pas révéler le rôle de la pierre. Cela déclencherait une vague sans précédent sur le Monde Sorcier.

Imaginez que, d'un seul coup, on annonce à toute la communauté des Mages et Sorciers que le Survivant avait découvert le moyen de vaincre la Mort. Kingsley avait, avec son équipe de presse, cherché un moyen de détourner la curiosité des médias.

Ce qui, si on connaissait Rita Skeeter, était impossible...

Harry soupira. Cette harpie allait encore se mêler de sa vie privée en inventant au passage tout un tas de saletés. Harry se souvenait encore de l'article où Hermione avait été accusée de sortir avec lui.

En chemin, Harry fut content de retrouver la bonne humeur communicative de Fred et George. Ces derniers avaient l'intention de rattraper le temps perdu et s'en donner à cœur joie. Leur cible prioritaire était pour le moment Ron, faute d'avoir Percy.

Ils ouvraient tous les trois la marche et un grand silence les accueillit lorsqu'ils pénétrèrent dans la Grande Salle.

Lee Jordan, le meilleur ami des jumeaux se leva bien vite pour aller voir Fred. Une fois l'accueil passé, Fred perdit son regard autour de la table avant d'apercevoir Percy. Ce dernier courut presque jusqu'à son petit frère pour le prendre dans ses bras, sous le regard attendri de Mrs Weasley.

Il se recula et prit un air gêné. Il donna une grande tape dans le dos à chacun des jumeaux puis retourna s'asseoir avec néanmoins un grand sourire sur les lèvres.

Charlie, Bill et Fleur ne furent pas moins heureux, contents et soulagés de le revoir.

Fred planta son regard dans celui d'Angelina, qui ne l'avait quitté des yeux depuis son entrée.

Ses yeux étaient bouffis d'avoir trop pleuré et elle semblait plus pâle que dans son souvenir. Le cœur du rouquin se serra de la voir comme cela.

Elle avait surement dû le pleurer, et la peine visible sur le visage qu'il connaissait si bien lui fit mal.

Alors, sans lâcher ne serait-ce qu'une seconde son regard, il partit s'asseoir à côté de son frère jumeau. Ils avaient tout le temps nécessaire désormais pour vivre leur amour. Personne n'était au courant, sinon George, mais il l'avait demandée en mariage. Il lui avait demandé, un jour comme un autre, où elle était venue le rejoindre au magasin à la fermeture.

Ils s'étaient installés à l'étage tandis que George fermait la boutique. Fred avait arboré ce sourire qui ne disait rien de bon, d'habitude. Et il lui avait fait la surprise de sortir une bague de sa poche. Sous ses yeux écarquillés, il lui avait dit qu'il l'avait depuis un mois, qu'il n'avait pas osé avant, mais non, il ne voulait pas la forcer. Elle n'avait qu'à le dire et il rangerait cette bague et on oublierait. Il avait un air penaud, qui l'avait faite craquée.

Elle l'avait embrassé tout en lui disant qu'ils avaient le temps, qu'il ne fallait pas se presser.

Fred l'avait embrassée à son tour et il avait rangé la bague au fond d'un tiroir, attendant le moment où elle lui en reparlerait.

Elle n'avait pas imaginé qu'elle regretterait plus tard de ne pas avoir mis sa peur de côté et accepté sa demande.

Pendant qu'ils étaient encore ensemble...

Les autres avaient profité de ces retrouvailles pour s'installer à leur tour.

- « Merci à tous d'être venus. Comme vous l'aviez surement remarqué, nos invités nous ont rejoints cette nuit. » Déclara le professeur McGonagall avec un sourire.

- « En effet, je crois qu'on avait remarqué. » Clama George.

Il donna un coup de coude à son frère, assis à côté de lui. Sa bonne humeur du jour contrastait fortement avec le passage à vide qu'il vivait depuis la Bataille de Poudlard.

- « Tout d'abord, je pense que vous comprendrez qu'il va nous falloir passer sous silence tout ce qui a conduit à la présence de certains d'entre nous, aujourd'hui. »

Leur silence fut une sorte de pacte non formulé.

- « Ensuite, pour vous permettre de réintégrer la société sorcière, le Ministère a pris quelques petites mesures... Une seule vous concerne directement, le reste ne sont que des agencements administratifs pour votre confort. »

Le professeur donna la parole au Ministre d'un petit signe de main poli.

- « En statut des sacrifices qui ont été les vôtres, le Ministère a commencé à prendre en charge les différents 'problèmes' que posent votre retour. Sachez quand même que des fuites sur votre réapparition ont eu lieu au Ministère... »

James grimaça tandis que Sirius soupira.

- « Ah la célébrité... »

- « Nous avons contrôlé la fuite mais pour plus de sécurité j'ai demandé une conférence de presse. »

Voyant la tête d'Harry à l'instant où il dit cela, il ajouta pour lui.

- « Ne t'inquiètes pas, je vais filtrer les informations à donner. De toute façon la version officielle sera 'l'action d'un procédé magique qui restera inconnu'. En plus, je garde cette explication pour un cas d'extrême nécessité... Je vais essayer, je dis bien 'essayer', de garder l'information aussi confidentielle que possible. Et ton nom ne sera nommé qu'en rapport avec tes parents. »

Harry acquiesça, sceptique. La Gazette avait beau être sous le contrôle du Ministère, Harry ne doutait pas qu'il trouverait, un de ses jours, en première page, des bribes d'informations glanées d'on ne sait où.

- « Lily, James, Sirius ainsi que vous, Mr Diggory, devraient tout de même vous présenter au Ministère pour régler certaines formalités dues à votre plus ou moins longue absence. »

Ils hochèrent la tête et remercièrent brièvement le Ministre pour son aide.

Le Ministre se tourna ensuite vers Harry et celui-ci sentit que ce qui allait suivre n'allait pas lui plaire.

- « Harry. Commença-t-il et Harry vit son pressentiment s'intensifier. Je sais bien que tu n'aimes pas parler de toi, mais je pense sérieusement qu'il serait préférable que tes parents apprennent 'certaines choses' de ta bouche plutôt que par quelqu'un d'autre qui lâcherait des informations par inadvertance. »

Harry écarquilla les yeux. Comment n'avait-il pas pensé à ça?! Avec le retour de ses parents, il avait oublié qu'il lui faudrait révéler ce qu'il s'était passé durant cette soirée du 31 octobre 1981 et de ces seize dernières années... Harry se tortilla légèrement sur sa chaise, l'air mal à l'aise. Et encore une conversation qu'il ne sentait pas, mais vraiment pas...

Il croisa le regard de ses parents, son père fronçait les sourcils et sa mère le fixait, l'air grave et inquiet.

- « Tout d'abord, quelle est la dernière chose dont vous vous souvenez? » Demanda Kingsley.

Les revenants se consultèrent du regard.

- « On devrait partir des derniers souvenirs de James et Lily, comme ils ont eu la plus longue 'absence' » Interrompit McGonagall.

- « La dernière chose dont je me souvienne c'est que j'étais dans le salon, je jouais avec Harry, lorsque Voldemort a défoncé la porte... James grimaça à ce souvenir. J'ai crié à Lily de prendre Harry et de s'enfuir avec lui mais... »

Il laissa sa phrase en suspens et n'eut pas le courage de la finir. Mais il n'avait pas besoin puisque tout le monde connaissait la fin tragique de cette nuit d'octobre. Il se tourna vers sa femme.

- « Moi, je ne me souviens pas de grand chose. Simplement d'avoir entendu James crier. J'ai pris Harry et je me suis précipitée à l'étage. Voldemort est entré, il m'a ordonné de m'écarter... Elle vit le visage stupéfait des autres. Quoi? »

- « Il t'a 'ordonné' de t'écarter?! Voldemort épargner quelqu'un? Ça me semble irréel... » Fit James abasourdi.

Harry hésita quelques secondes. Devait-il le dire? Ça s'annonçait plutôt mal.

- « Qu'est-ce qui a pu le faire retenir sa baguette? Épargner une sorcière qui lui avait déjà échappé par trois fois? Et la mère du sorcier qui lui faisait le plus peur. Ça cache un truc pas net, moi je vous le dis... » Signifia Sirius.

Bon, allez. Ses parents et son parrain allaient se faire de fausses idées.

- « C'est grâce à Severus Rogue. » Lâcha-t-il à contrecœur.

Son père, Sirius et sa mère le fixèrent avec surprise. Harry vit les autres le regarder bizarrement. Il n'avait encore dit ça à personne, par respect pour le défunt. Mais là, il n'avait pas vraiment le choix. De plus, sa mère serait enfin véritablement au courant de ce que ressentait Rogue pour elle.

- « Tu as bien dis 'GRACE à Severus Rogue'? » L'interrogea James avec une pointe de colère.

Il se tourna ensuite vers sa femme qui avait baissé les yeux sur ses mains. Elles s'étaient soudainement crispées.

- « Euh... Oui. » Il se tourna vers sa mère, elle ne voulait vraiment pas le dire elle-même? La haine qu'il ressentait depuis des années maintenant envers l'acariâtre maître des Potions ne l'avait pas encore quittée. Il lui faudrait encore du temps pour comprendre et pardonner peut-être. Ne la voyant pas décidée, il continua sur sa lancée :

- « Rogue voulait protéger maman. Il a supplié Voldemort de l'épargner... » Des expressions ahuris et des sourcils levés lui répondirent.

- « J'ai tout vu dans les souvenirs qu'il m'a confié. S'adressa-t-il à Lily. Votre première rencontre, votre amitié, vos années à Poudlard... »

Elle releva la tête, choquée. Tous les yeux s'étaient fixés sur la rousse qui, le regard vide, regardait sans vraiment voir les portes de la Grande Salle.

- « Tu as 'tout' vu? » Redemanda-t-elle avec angoisse.

- « Oui, j'ai aussi été témoin de la... de la scène après les BUSES. » Il baissa sa tête, un peu gêné d'avoir parcouru impunément les souvenirs que sa mère préférait peut-être garder secret.

- « Ce sale Mangemort » Grogna Sirius entre ses dents.

- « Je m'en souviens parfaitement. Grinça James. Cet espèce de... Il avait insulté Lily de... » Il n'osa pas formuler l'insulte en question, pour lui c'était une des répliques typiques des Mangemorts. Ceux qui faisaient valoir la 'qualité' de leur sang en crachant sur tous ceux qui ne l'avaient pas assez 'pur' à leur goût. Foutus lèche-bottes de Face-de-Serpent !

Soudain, avec un temps de retard, il réalisa ce qu'il avait laissé passer dans les paroles d'Harry.

- « Tu étais amie avec Servilus?! » S'écria-t-il.

Elle lui renvoya un regard enflammé.

- « Tu étais amie avec Rogue?! » Répéta-t-il avec agressivité.

- « Et alors, James? Ça te pose un quelconque problème? Oui, Sev et moi étions amis! »

Ils s'affrontèrent quelques secondes du regard. Aucun ne voulant baisser les yeux devant l'autre. James ne l'avouerait jamais mais ce n'était pas tant le fait qu'ils aient été amis, mais le fait qu'elle lui avait préféré Servilo à cette époque qui l'énerva. Qu'est-ce qu'elle avait put lui trouver à ce futur Mangemort aux cheveux gras, adepte de la Magie Noire. Ce déchet qui ne se privait pas de le provoquer avec ses petites remarques tranchantes... Ils s'étaient cordialement détestés dès leur première année.

Ou plutôt James l'avait cherché. De par son apparence négligée et son attitude méprisante, jusqu'à ce que la haine appelle la haine.

Lily ne l'avouerait pour rien au monde mais l'attitude de James la blessait. Encore ses maudis préjugés.

Severus avait été plus qu'un ami pour elle... Il avait changé sa vie littéralement. C'était lui qui lui avait annoncé sa qualité de sorcière, il l'avait aidée à prendre ses marques dans le monde magique qu'elle ne connaissait qu'à travers les contes moldus que lui lisait sa mère, ce qui n'était pas très représentatif.

Il l'avait accompagnée à son tout premier voyage au Chemin de Traverse, ils avaient ri allongés dans l'herbe, il l'avait consolée quand la situation avec sa sœur s'était dégradée.

Il avait été le grand frère qu'elle avait toujours voulu avoir...

Et puis, ce jour-là, tout été parti en fumée. Toutes ces années, tous ces souvenirs... Elle s'était efforcée d'enfouir tout ce qui la retenait à ce frère, enfouir pour tenter de vivre sans lui...

Elle y était arrivée la plupart du temps, mais certaines fois devant une situation ou un objet qui la ramenait auprès de lui, elle craquait. Peu à peu, son absence avait été moins dur à supporter, les petites choses qu'elle connaissait de lui s'étaient envolées de sa mémoire et la vie avait repris doucement son cours.

Pendant un temps, elle s'était sentie minable de tout laisser tomber comme cela, de le laisser entre leurs mains malfaisantes puis s'était résignée.

*C'est sa vie, après tout* S'était-elle répétée.

Personne n'osait trop s'interposer entre les deux époux Potter. Ils se fusillaient toujours du regard.

- « Hum hum... Toussa Sirius embarrassé. Donc Servi...Severus a demandé à son patron d'épargner Lily. Wow alors il était vraiment humain, longtemps je me suis demandé si ce n'était pas un vampire! »

Quelques rires discrets retentirent mais la tension n'avait pas encore disparu.

James soupira, visiblement résigné. Harry les fixait tour à tour. Il venait d'assister à la première querelle de ses parents. Un petit sourire étira ses lèvres, il ne pouvait s'empêcher de revoir Ron et Hermione en train de se chamailler.

Bien vite pourtant son visage perdit toute trace de sourire. Il ne put s'empêcher de repenser à l'existence de Rogue. Les gens le voyaient comme un être méprisant. Quoi de plus normal qu'il l'ait été!

Il était tombé amoureux de sa seule amie, l'avait repoussée et l'avait vue épouser son rival, pour finalement la faire tuer. Vivre avec toutes ces erreurs sur la conscience et réussir à passer au-delà de tout ça pour protéger le fils de la seule femme qu'il n'ait jamais aimée... Harry trouvait ça extrêmement courageux.

- « Et maintenant Harry va nous dire qu'en plus Rogue était amoureux de ta femme! » Lança Remus avec ironie.

Harry fut tellement surpris qu'il en sursauta. Remus venait-il de dire précisément tout ce qu'il voulait éviter de révéler? Il ne put s'empêcher de rougir et le rire de son père s'évanouit brutalement. Les yeux de Remus s'écarquillèrent et il se tassa sur sa chaise, comme pour disparaître sous la table. Nymphadora eut un petit rire.

- « Et c'est moi qu'on traite de maladroite... »

- « Tu plaisantes?! » Tonna James, rouge de colère, en ne lâchant pas Harry des yeux.

Sirius avait la mâchoire pendante, il lui fallut quelques instants pour se reprendre. Il referma la bouche et convainquit James de se calmer.

- « Ça explique l'aversion que Rogue manifestait particulièrement pour Harry. » Fred remua la tête lentement, l'air convaincu.

- « Je comprends mieux les dons que vous aviez en Potions, ma très chère Lily. Ce n'est d'ailleurs pas après l'attaque du manoir des Potter que Severus a obtenu le poste de professeur et est devenu proche d'Albus? » Demanda Slughorn à Minerva.

Cette dernière hocha la tête.

- « Je me souviens que si quelqu'un osait ne serait-ce qu'insinuer que Severus était un traite à l'Ordre, il était catégoriquement démenti par Albus. Tout paraît plus clair maintenant »

Harry vit le ministre suivre la conversation avec grand intérêt, il ne semblait néanmoins pas vouloir bifurquer sur un sujet moins contesté.

- « Il est passé où, au fait? Ça fait un bail que je ne l'ai pas vu, ce bon vieux Severus. » La phrase sortit Harry de ses pensées. Il resta figé quelques instants avant de saisir où voulait en venir Sirius.

- « Il est... il a été assassiné par Voldemort dans la Cabane Hurlante. » Les renseigna Ron car Harry n'avait même pas ouvert la bouche.

Les revenants se figèrent. Même son pire ennemi depuis toujours ne méritait pas une telle mort. James se représentait très bien Rogue agenouillé devant son Maître et ce dernier lever sa baguette dans un accès de colère. La réalité était toute autre mais cela Harry comptait bien le garder pour lui-même.

Il s'inquiétait plutôt pour sa mère. L'expression de cette dernière se fit douloureuse. Son regard se fit absent, il partit bien au-delà de ce château à la recherche d'un ami à jamais perdu.

James tourna la tête et ses traits se firent soucieux.

- « Chérie, ça va aller? » Chuchota-t-il en posant une main sur son bras en signe de réconfort.

Elle força un sourire à s'épanouir sur ses lèvres.

- « T'inquiètes pas. » Elle posa sa main sur la sienne et prit une grande inspiration pour se donner une contenance. Personne ne faisait plus attention à elle, la table était parcourue par différents débats sur Severus Rogue, elle en profita pour se recomposer un visage neutre.

- « Je suis désolé d'interrompre ces discussions qui m'ont l'air très instructives, mais nous avons d'autres points à traiter. » Déclara Kingsley, imperturbable.

Harry croisa le regard du ministre sur lui.

- « Vous voulez vraiment que je re-raconte tout? » Il lança un regard qu'il voulut désespéré à son père mais ce dernier, tout comme Kingsley, avait retrouvé son sérieux.

- « On a été 'absents' il faut bien qu'on rattrape tout ce qu'on a raté. » Déclara Fred en lui lançant un clin d'œil.

- « Bon très bien. Il se tourna vers Ron et Hermione. Ça vous embête de m'aider encore une fois? Je ne me sens pas la force de tout répéter encore une fois... »

Ron et Hermione lui assurèrent son aide sans que Ron n'est d'abord lâché au préalable un 'Qu'est-ce que tu ferais sans nous? Accompagné d'un petit sourire.

- « Ok. Débuta Ron avec entrain. Cette nuit-là, le 31 octobre 1981... »

Se départageant l'histoire, le trio rapporta tout ce qui s'était déroulé depuis la mort de James et Lily. Ils purent désormais combler les trous qui subsistaient, répondre aux questions qui étaient restées sans réponses jusqu'à la toute fin.

Les grimaces succédaient aux grimaces tout au long du récit. Il n'y avait pratiquement pas de choses agréables à entendre, ce qui déprima quasiment Lily. Elle gardait les larmes au bord des yeux du début à la fin.

Parfois, un hoquet de stupeur venait interrompre la monotonie des expressions faciales.

Mais dans la globalité le récit fut très loin d'être joyeux. De temps en temps, il arrivait que Ron ou Harry se perdent dans des souvenirs de vacances, ou de Poudlard. A ce moment là, pour quelques minutes, les regards s'adoucissaient et on s'égarait dans la mémoire de ces doux moments. Hermione tenait à rester assez formelle, son récit ne déviait pas. Harry se demanda si elle improvisait vraiment, il la soupçonna même d'avoir préparé des notes ce qui le fit rire intérieurement.

A plusieurs reprises, une personne arrêta le récit pour avoir plus de précisions sur les événements. Ce fut très souvent le cas de ses parents qui ne voulaient rien perdre, réclamant souvent des détails ou des précisions.

Le récit traversa de haut en bas et de droite à gauche les dix-sept années d'existence d'Harry Potter.

En passant par son premier vol sur un balai, le détail de ses six années à Poudlard, la chasse aux Horcruxes, sa relation avec Cho Chang... Passage durant lequel il se sentit extrêmement gêné sous le regard attendri de sa mère, moqueur de son parrain et fier de son père. Il osa encore moins rencontrer le regard de Cédric qu'il sentait sur sa nuque. Rappelez-lui pourquoi avait-il été tellement emballé par sa relation avec la Serdaigle?

Fort heureusement sa relation avec Ginny avait été plutôt habilement contournée par Hermione.

Ron passa, difficilement au début, au récit de la Bataille de Poudlard. Depuis le début, ils évitaient de rapporter les circonstances de la mort des revenants. C'était préférable.

Le diadème, le Feudeymon, la coupe ainsi que la mort d'Harry... Tout y passa. Au passage de la forêt Harry crut que sa mère avait arrêté de respirer pour de bon. Son père se tenait à la table tandis que Sirius serrait la mâchoire en faisant comme si de rien n'était.

- « … Le professeur McGonagall nous a fait réveiller et on a pu constater que la pierre avait fonctionné. » Hermione reprit son souffle et se tourna vers Ron et Harry pour vérifier qu'ils n'avaient rien omis de leurs aventures.

Tous trois hochèrent la tête de contentement.

- « Je crois qu'on a rien oublié. » Approuva Harry.

- « Vous avez pensé à écrire un livre? Avec tout ça, il y a de quoi! En plusieurs tomes, même! Chez les moldus ce genre d'histoire se vend très bien. » Admit Bill, un sourire admiratif aux lèvres.

- « Eh ben si je m'attendais à tout ça! Souffla James. Quand Dumbledore nous a rapporté la prophétie, on se doutait que tu aurais quelques 'problèmes' disons. Mais à ce point là! »

- « Là on peut vraiment te le dire, Harry. Tu as sans aucun doute hérité du talent de ton père pour t'attirer des ennuis. » Sirius avait un sourire aux lèvres qui démentait la gravité de ces propos.

L'atmosphère de la Grande Salle se détendit au fur et à mesure. Bientôt, les conversations reprirent autour de la table. Et pour la première fois de cette incroyable journée, Harry put souffler. Il promena son regard le long de la table.

Ses parents souriaient en se parlant tout bas. Parfois le rire de sa mère retentissait. Un grand sourire s'afficha sur son visage. Il ne se lassait pas de l'entendre et il espérait que ce doux son remplacerait bien vite celui de ses cris, le soir de sa mort. Ron se disputait gentiment avec les jumeaux, leur mère les fixait avec des éclairs dans les yeux, sous le beau sourire d'Hermione qui était assise aux côtés de son petit-ami.

Harry ressentit le besoin d'être seul, tout à coup. Pas que sa bonne humeur soit retombée, mais il le fallait pour qu'il puisse assimiler tout ce qui s'était passé dans cette journée. Délicatement, il sortit sa cape d'invisibilité et profita que l'attention de tous soit détournée par les jumeaux pour l'enfiler complètement.

Il recula le moins possible sa chaise et il se dirigea, silencieux et invisible, vers la sortie. Tandis qu'il sortait il se dit que n'importe quoi pourrait survenir, son sourire lui ne partirait pas...

Tout à son bonheur, il ne vit pas que quelqu'un avait remarqué sa 'fuite' éhontée.

A peine sorti, il se demanda où aller. Les grandes portes menant sur le Parc de Poudlard étaient ouvertes, il ne lui en fallut pas plus. D'un geste il retira la cape qui le recouvrait toujours et se dirigea d'un bon pas vers la rive du Lac.

Arrivée à l'entrée, Ginny trouva du regard la silhouette d'Harry qui était étendu au bord du Lac. Un sourire étira ses lèvres, elle se doutait qu'il se serait rendu là.

Le plus discrètement possible, elle vint s'allonger à ses côtés. Il ouvrit un œil et se reprocha sensiblement de la silhouette qui était venue s'étendre.

- « Je ne t'ai pas encore remercié il me semble. » Murmura la nouvelle venue.

Il ouvrit les deux yeux et tomba sur un regard marron qui le fixait, une étincelle au fond du regard.

Il n'y tint plus et, se rapprochant encore davantage, il scella ses propres lèvres aux siennes. Lorsqu'il se recula pour reprendre son souffle, il vit qu'elle le regardait, visiblement très amusée.

- « Qu'est-ce qu'il y a? » Interrogea-t-il en souriant.

- « Rien, je me disais juste que c'est moi qui devait te remercier et c'est toi qui vient de m'embrasser. » Elle fit une mine faussement boudeuse qui fit craquer Harry.

Pendant quelques secondes ils ne bougèrent pas puis il se releva, fit quelques pas en direction du château et se retourna, comme pour revenir près d'elle.

Qu'est-ce qu'il lui prenait tout à coup?

- « Je peux savoir ou non ce que tu fais? » Ses sourcils étaient froncés, dans une attitude sincèrement intriguée.

Il gardait un air sérieux, qui lui allait comme un charme, mais qui pourtant lui faisait un petit peu peur.

Sans un mot, il retourna s'allonger à ses côtés. Il se retourna vers elle et lui fit un grand sourire qui relâcha le poids qui lui pesait sur l'estomac.

- « Maintenant, tu es censée dire ta phrase. » Lui signifia-t-il toujours en souriant.

Elle le fixa pendant quelques secondes. Une phrase? Quelle phrase?

Soudainement elle comprit et ne put retenir un rire de s'échapper de ses lèvres. Elle roula sur le côté, tout en continuant à rigoler. Harry la regardait faire en souriant largement. Il la ramena contre lui en l'attrapant par la taille, tandis que son rire se calmait.

- « Tu es un idiot, Harry James Potter. » Dit-t-elle en plaisantant.

Il attendit un instant où ils ne se lâchèrent pas du regard.

- « Tu ne veux pas dire ta phrase? » Réclama-t-il.

En réponse, elle posa sa main sur sa joue tendrement.

- « Merci pour tout ça, Harry. » Tout en disant cela son ton était devenu plus sérieux.

Il la serra plus fort dans ses bras et respira l'odeur de ses cheveux.

- « Maintenant, normalement, c'est le moment où tu es censée m'embrasser. » Lui chuchota-t-il à l'oreille, d'une voix amusée.

- « Ah oui, c'est vrai après 'Remercier Harry' j'avais noté 'En profiter pour l'embrasser pendant qu'il regarde ailleurs' sur mon petit carnet de choses à faire. »

Voyant qu'il la fixait et ne semblait pas prêt de bouger elle retint difficilement un sourire.

Puis, théâtralement, elle haussa les épaules.

- « De toute façon, c'était ce qui était prévu au départ, non? C'était bien à moi de t'embrasser? Alors tant qu'on est là, autant en profiter! » Souffla-t-elle, l'air de rien.

Délicatement, elle agrippa sa nuque et enferma leurs lèvres dans un tendre baiser, noyant par la même occasion le sourire qu'Harry n'avait su contenir devant son comportement.

Ils restèrent allongés, dans les bras l'un de l'autre, un temps qui leur parut des heures. Le Soleil n'était pas encore couché et la faim commençait à se faire ressentir. Ils profitaient simplement du temps présent.

Ils parlèrent de leurs futurs projets, principalement professionnel pour le moment. On ne met pas la charrue avant les hippogriffes !

Puis ils se contentèrent de rester côte à côte en silence, profitant de la présence apaisante de l'autre.

Finalement vint un moment où Harry ne put plus ignorer les grognements de son estomac. Ce qui fit rire Ginny.

- « Pour atteindre le cœur d'un homme, il faut passer par son estomac. Ce n'est pas un proverbe moldu qui dit ça? Demanda-t-elle à Harry qui hocha la tête sans comprendre. Je ne me moquerais plus jamais de la véracité de leur proverbe! »

Elle partit d'un rire. Elle se recula lentement tout en surveillant ses réactions. Elle avait une étincelle de moquerie dans le regard et attendait visiblement qu'il réagisse enfin.

Harry se repassa sa dernière phrase mentalement avant d'enfin saisir la plaisanterie.

Il prit un air faussement méchant.

- « Oh toi... Je te conseille de commencer à courir! »

Elle ne se le fit pas dire deux fois et fonça vers le château. Comme il était galant, il lui laissa cinq secondes d'avance avant de se lancer à sa poursuite.

James s'étirait le dos. McGonagall avait clos la réunion et tout le monde s'était empressé de sortir profiter du beau temps avant la tombée de la nuit. Il regarda sa montre. Les elfes serviraient le repas dans moins d'une heure.

Avant qu'il n'ait eut le temps de dire 'Quidditch' Lily avait décidé que le Parc serait agréable par ce temps pour se promener.

James souffla mais la suivit tout de même. Qu'est-ce qu'on ne ferait pas par amour je vous jure!

Il rejoignit sa femme qui s'était arrêtée au niveau des grandes portes et dont le regard portait sur le Parc. Elle avait un tendre sourire sur les lèvres. Il suivit son regard et sourit à son tour.

Au loin, sur le bord du Lac, un homme courait pour essayer de rattraper une jeune femme rousse, qui avait du mal à courir tellement elle riait. James se rapprocha de sa femme et celle-ci posa sa tête sur l'épaule de son mari.

- « Ils ne te rappellent personne? » Demanda James au bout d'un moment avec un sourire en coin. Les deux jeunes gens avaient roulés dans l'herbe en riant.

- « On était pire qu'eux à leur âge. » Affirma Lily avec nostalgie.

- « C'est bien vrai. » La voix venait de derrière eux.

Sirius s'installa sur les premières marches de l'escalier.

- « Qu'est-ce qu'on a pu prendre du bon temps pendant qu'on était à Poudlard, hein Jamesie? Rappela Sirius.

Tous trois furent un petit moment perdus dans leurs souvenirs.

Harry sentit leurs regards et tourna la tête vers l'entrée du château où ils se trouvaient. Il leur adressa un petit signe de la main avant d'aider Ginny à se relever. Tous deux prirent le chemin du château, main dans la main.

- « Sirius, James, Lily... »

Ils se retournèrent et Remus apparut dans leur champ de vision.

- « Vous venez? Colin Crivey veut prendre une photo de tout le monde pour célébrer ce jour. »

James et Sirius s'éloignèrent alors que Lily appela Harry et Ginny à les rejoindre.

Lorsqu'ils pénétrèrent dans la Grande Salle, un espace avait été dégagé au centre de la pièce et Colin réglait son appareil.

- « Ron, tu veux bien te décaler un peu à gauche? Professeur Hagrid, vous voulez bien vous mettre derrière tout le monde? Voilà, parfait, ne bougez plus. »

- « Allez les amoureux, revenez près de nous sinon vous allez rater la séance photo » Leur cria James. Il tenait Lily dans ses bras tandis que de l'autre côté Sirius faisait une grimace grotesque, sans doute pour la photo.

Ils se précipitèrent au premier rang et eurent juste le temps de s'installer que le flash de l'appareil les rendait tous aveugles.

Harry aurait enfin une photo à ajouter à l'album que Hagrid lui avait offert il y a de cela six ans.

Une photo en compagnie de tous les gens qui lui étaient chères et qu'il aimait...

Lily avait la main posée sur l'épaule de son fils, James lui ébouriffait les cheveux, Harry grimaçait et les personnes autour riaient...

Harry observait la photo qu'ils venaient de faire.

Il sentit une présence et du coin de l'œil, il vit Fred se pencher pour mieux voir la photo qu'il tenait.

D'un air de conspirateur, il se pencha à l'oreille d'Harry et lui souffla :

- « Ah Merlin… Le sorcier de ton rêve avait raison... »

Ses yeux s'ouvrirent sous la surprise. En se retournant pour suivre la silhouette de Fred qui s'éloignait, ce dernier lui adressa un sourire malicieux.

Les yeux d'Harry se posèrent une nouvelle fois sur le papier qu'il tenait en main et un grand sourire naquit sur son visage alors que Ginny et ses parents le rejoignait. Il la rangea extrêmement soigneusement et rejoignit sa famille et ses amis dans le Parc, qui assistaient au coucher du Soleil.

Harry n'avait jamais vu une aussi belle photo de sa vie.

Fin.