Hello !
Troisème et dernier chapitre, en esperant que ça vous plaise !
Merci Lecteurs, Revieweurs !
Anna : Merci de m'avoir lue ! J'espère te revoir sur mes autres fictions !
Disclaimer : Tout, absolument tout, à JKR
Titre : Set me free
Résumé : Mais Avery ne la raterait pas deux fois comme ça. D'ailleurs sa voix chantonnait une folle berceuse, il l'attirait, la cherchait, la détestait.
Rating : K+
Bonne Lecture !
Une explosion résonnante, forte et hideuse. Une explosion qui rend sourd. Des fragments de bois qui rendent aveugle. La peur qui rend muet. Et la surprise aussi. La détonation fit sursauter les deux jeunes gens. Hermione s'agrippa à sa baguette comme on se noue à une bouée de sauvetage. Malefoy inspectait. Il humait l'air, une chasse venait d'être ouverte, et elle, elle semblait en être la cible. Les Ennemis n'étaient pas revenus le corps de la Sang-de-Bourbe entre leurs mains sales. Le Seigneur envoyait d'autres têtes chercheuses. Par dizaines. ChanteFable ne cacherait pas Hermione éternellement, elle le sentait, elle le savait. C'était malheureux, mais elle se battrait jusqu'à ce que son souffle s'envole, et reprenne sa place parmi le vent. Malefoy leva une main pâle devant ses yeux douteux.
''– Ce sont tes amis ?
– J'ai pas d'amis Granger.
– C'est la folle-dingue, j'en suis sûre !
– Si c'est Bella, ça veut dire que tu es en mauvaise posture.
– J'avais remarqué.
– Amène-toi ! ''
Rêvait-elle ? Où Malefoy était en train de lui sauver la peau ? Elle se laissa guider à travers des ruelles tortueuses et plus sombres les unes que les autres. Loin de ChanteFable. Loin. Leurs mains serrées étaient incandescentes, brûlaient de s'être rencontrées, elles consumaient de ce qu'ils s'étaient toujours interdit. La chaleur dévorait leur conscience. La Lionne embrasait de désir. La blondeur de ses cheveux, le charme de sa bouche, son pâle épiderme. Et le Serpent, lui, enflammait d'envie. Ses boucles descendant en cascade, ses lèvres pulpeuses, sa peau brune. Pourtant, pourtant tout les séparait. Mais aujourd'hui tout les rapprochait.
Malefoy la tira dans une ruelle plus que sombre, plus que sale. Où la poussière semblait avoir élu domicile, et où elle restait, rentraient dans les narines, râpait la gorge, collait au palais. Il l'attira contre son corps, elle sentit chacun de ses muscles se contracter. Et ils restèrent là, attendant la fin de la rapide bataille. Le nez d'Hermione touchait l'épaule de Malefoy, et lui respirait l'odeur musquée de ses cheveux. Elle releva les yeux, jusqu'à rencontrer les prunelles aciers.
'' – Il se passe quelque chose là non ?
– Non, tu as tord, comme toujours''
Il baissa le cou pour faire se toucher leurs lèvres, Hermione eu un moment de recul, mais les mains de Malefoy toujours serrées à ses poignets, l'incitèrent à partager le baiser. Et elle tomba sous le charme, et elle laissa l'ivresse les conduire.
Il la plaqua contre le mur, un petit nuage de poussière les enveloppa, elle s'accrocha à son col, collant leurs deux corps fiévreux. Il embrassa ses lèvres, ses joues rougies, son menton, son cou; Hermione passait et repassait ses mains dans la blondeur et sur la blancheur angélique du diable qui la dévorait. Chacun de leur baiser était défendu, mais c'était ce qui les animait. Ce contact bestial et interdit. Cette étreinte animale et cachée. Cette folle envie de l'autre, tellement inattendue. Ils ne rompirent l'ardeur de leurs caresses seulement pour se regarder dans les yeux. Il n'y avait que passion dans les yeux d'Hermione.
Seulement, on ne les laissa pas s'aimer plus longtemps. Le sort arracha tout autour d'eux, Malefoy claqua ses lèvres au coin des siennes, à elle qui paniquait doucement. Il la poussa à s'enfuir, l'obligea à courir, la contraigna à se protéger. Hermione exigea qu'il s'échappe, imposa qu'il parte. Il rit furtivement. Mais quand un sort rebondit vers eux, ils se retirèrent sans se retourner. Brusquement.
O.o.O.o.O
''– Bon sang Hermione ! Ne refait plus jamais ça !
– Jamais quoi ?
– Ça ! Partir ! Avec les mangemorts qui cavalent de plus en plus souvent !
– On est partis tout les trois Harry ! Vous m'avez simplement balancée aux mangemorts.
– On s'inquiétait Mione !
– Garde ta salive Ron, vous n'avez envoyé personne pour venir me chercher. Pas de baratin, c'est bon, je suis vivante.
– Mione ... ''
Hermione grimpa les vieux escaliers du Square Grimmaud en maudissant momentanément ses amis, son esprit tourmenté était tournée vers le grand Blond, vers ChanteFable, et vers cette ruelle sombre. Où la pudeur n'avait pas place, où il l'avait pour lui, où elle l'avait enlacé, où leur désir était délicieusement défendu. Elle se jeta sur son lit sans oublier de claquer la porte, et roula sur le dos. Elle s'était laisser envahir par cet immense besoin d'intimité. Elle se mordit la lèvre du bas, et des petits coups sur sa porte la dérangèrent dans ses rêveries. Elle grogna un 'entrez', et vit une Ginny pleine de culpabilité.
''– Moi, je m'en veux tellement, je voulais pourtant ...''
O.o.O.o.O
''– Le Seigneur va être dans une rage immense Draco, tu le sais ?
– Oui Mère, je ne le sais que trop b...
– lors pourquoi n'as-tu pas tué cette saleté, nom de Merlin ?!
– e ne l'ai ni vue, ni attrapée Père.
– Lucius, tu blasphèmes.
– Je n'en ai rien à faire ! Toi, tu es le seul vivant de la première expédition, elle a même eu Avery ! Étais-tu avec les hommes ?
– Bien évidemment Père ! Mais je l'ai touché, nous avons combattu, mais elle s'est enfuie.
– Si elle est blessée, elle est affaiblie, tu diras la vérité au Seigneur, n'est-ce pas ?
– Bien évidemment Père.
– Ah ! La saleté de Sang-de-Bourbe, elle nous échappe toujours, la sale ...''
Lucius s'éloigna en maugréant, l'air franchement déçu de son fils, tandis que Narcissa le regardait, un sourcil en accent circonflexe. "Vous avez vraiment combattu Draco ?" Bien évidemment, ils ont combattu leurs envies, leurs désirs. Ils se sont affrontés dans un baiser infernal. Leurs peaux ont bataillées dans un corps à corps fougueux et fauve. Malefoy s'éloigna de la déception de Père, d la suspicion de Mère, et de la colère prochaine du Seigneur. Il alla se vider la tête de tout ces souvenirs enchantant et enchantés, le souvenir de sa bouche contre son cou. Ce souvenir qui lui donnait encore plus cette envie de la retrouver.
O.o.O.o.O
Ginny s'était excusée pour tout le monde, mais Hermione ne décolérait pas. Elle voulait le retrouver. Ne plus sentir son torse contre elle était un bel enfer, mais le vrai enfer était cette passion. Passion qui commençait à l'exténuer, Enfer qui commençait à lui plaire. Molly la couvrait d'attention, Harry s'excusait chaque jour sans relâche, Ron la regardait, lâche, Ginny était la même, la seule qui lui plaisait, les autres s'évertuaient à la faire rire. Et elle riait, tous croyaient à leur victoire, mais Hermione riait de leur ignorance, de sa souffrance, de cette fureur non assouvie. Hermione riait de sa fatigue, riait de ses rêves. Hermione riait pour relâcher la pression des derniers jours, riait pour effacer son épuisement. Hermione riait des regards amoureux de Ron, qu'elle faisait semblant de ne pas voir. Elle n'était pas amoureuse de Ron, et quand elle pensait cette phrase, son esprit se tournait vers Malefoy.
O.o.O.o.O
Le Seigneur avait crié, hurlé, contre tous, et quand Malefoy avait raconté sa version de la bataille avec Granger, il avait semblé se calmer. Mais tout le QG des mangemorts avait tremblé. Draco cherchait la sensation qu'il avait eu en se retrouvant contre Hermione, mais rien dans ce manoir ne lui rappelait ce qu'il avait éprouvé, et c'était bien dommage.
O.o.O.o.O
Deux semaines s'étaient écoulées depuis la ruelle. Les deux camps attaquaient, la bataille finale avait sonnée. La Guerre touchait à sa fin, elle arrivait avec une compagne de choix, car la Mort prendrait des hommes, des Ennemis et des Amis.
Une odeur morbide flottait, et les traces de sang jonchaient le sol, Hermione avançait supéfixiant, parfois tuant les Ennemis. Et protégeant les Amis.
Et elle l'aperçut.
Supérieur, narquois, il lançait des sorts qui touchaient leurs cibles, avec une parfaite nonchalance. Il tourna sur lui-même.
Et il la vit.
L'union de leur regard dura quelques secondes, un sort frôla Hermione qui se détourna. La bataille frémissait, ils se cherchaient. La noirceur du ciel pesait sur chaque conscience Amie, mais ils se cherchaient. Ils évoluaient l'un vers l'autre, la ténacité de leur envie de se prendre la main leur sautait au cœur. Ron cria le nom d'Hermione, qui se retourna trop tard.
Bellatrix riait de ce rire fou, qui arrachait les tympans. Son AvadaKedavra fit valser Hermione, sous l'œil horrifié de Ron, sous l'impuissance de Draco qui ne pouvait rien faire, qui ne devait rien faire. Hermione ripostait tant bien que mal, mais le rire de Bellatrix la déboussolait, la tuait avant l'heure. Mais la sorcière finit par s'effondrer, la baguette tremblante de Ginny appuyée dans son dos. Alors le corps mangemort poussa un râle rauque, Bellatrix avait fini par succomber.
La bataille en était plus terrifiante encore, un dernier corps tomba avant qu'Harry et le Seigneur ne se retrouvent face à face, la vengeance des Amis résonna. Un cercle se forma peu à peu, un cercle où là encore Ennemis et Amis était à l'opposé. Hermione s'appuya contre Ginny et croisa le regard fiévreux de Draco, en compagnie de Blaise et de Théo.
Harry accusa, se moqua et menaça. Le Seigneur se contrebalançait de ce qu'avançait le Survivant, et n'attendait que le bruit de son crâne contre le sol. Et quand les sorts partirent ce fut une explosion. L'explosion de l'attente commune, des dernières semaines éreintantes, du poids que la Guerre pesait sur les frêles épaules des jeunes.
Le rayon vert frappa fort. Et le Seigneur s'écroula. S'en était fini de la peur qui régnait, s'en était enfin fini de ce vil serpent qui voulait le monde sorcier pour lui. Les mangemorts se laissèrent tomber sur les genoux, abattus, ils avaient perdu la Guerre. Le Seigneur était mort, parti, loin. Un cri de triomphe, un hurlement de joie, une clameur de soulagement s'éleva dans l'air Londonien.
O.o.O.o.O
Hermione sourit, un vrai sourire, depuis le début du Conflit. Et son sourire réchauffa les cœurs, et son sourire anima les visages. On conduisit les mangemorts à Azkaban, on les rabaissa, on se sentit vainqueur. Mais Hermione ne voyait pas Draco, elle le chercha, mais ne trouva que Blaise, un sourire impudent sur les lèvres.
Alors, elle courut, ne se souciant pas des regards interloqués, elle laissa ses jambes la guider. Son cœur s'affolait plus elle se rapprochait. Ses mains tremblaient.
ChanteFable.
Elle ralentit, noua ses doigts, inspira, et s'avança. Une silhouette était appuyée là, appuyée contre un fatras de pierres et de bois.
''– Alors Granger, toujours pas habituée à la mort ?
– Malefoy ?
– Qui d'autre princesse ?
– Princesse de quoi ? Des idiotes ?
– Peut-être. ''
Soupir. Sourire. Il se pencha sur le rayonnant visage de la Princesse. Et le ciel flamboya. Était-ce ça, l'amour ?
Voilaaaaa !!!
Merci d'avoir lu !!
Malgrè mes nombreuses relectures, il reste certainement des fautes. Je m'en excuse !!
A bientot ?
Amicalement votre,
Pistols
