Bonjour (ou bonsoir) à tous !

C'est avec plaisir que je vous annonce que j'ai enfin repris la traduction de cette fic magnifique (de mon point de vue...)

Si je ne le fais que maintenant, c'est parce que j'ai eu quelques soucis ces derniers temps. D'un part, j'ai attrapé un virus sur mon ordinateur il y a de ça quelques mois. J'ai par conséquent perdu toute la traduction que j'avais déjà réalisée. Je n'ai pas eu le courage de recommencer tout le travail dans l'immédiat, lorsque j'ai récupéré mon ordinateur. D'autre part, j'ai eu une très grande quantité de travail à faire ces derniers mois et je n'ai que rarement trouvé le temps de travailler sur cette fic, ainsi que d'avoir la patience de recommencer la traduction.

J'ai désormais du temps devant moi et compte bien vous présenter la suite aussi vite que possible.

Au passage, je tiens à signaler que j'ai légèrement retravaillé le premier chapitre après une relecture, surtout au niveau de l'orthographe, mais aussi sur certains passages assez peu cohérent au départ. N'aimait que très peu les fautes, j'espère les avoir pratiquement toutes évincées.. ;)

En espérant ne pas voir perdu les quelques, mais néanmoins fidèles lecteurs que j'avais, je vous laisse découvrir la suite de cette histoire. Bonne lecture à tous.



Chapitre 1 : Jamais moi. (2e partie)

Je ne pouvais pas vous laisser vous voir tous les deux après ta confession. Cela m'importait peu que vous vous insultiez l'un l'autre, ou que vous vous regardiez avec mépris, ou juste que vous vous ignoriez l'un l'autre. Je voyais tes regards cachés, attentionnés, traversant tes yeux; ce regard que j'avais surement vu des millions de fois auparavant, sans pour autant le remarquer. Mais maintenant je le voyais, et parfois, j'avais peur, car au travers toute la haine, le dédain et le dégout, je voyais la même lueur, pendant quelques instants, dans les yeux de Malefoy. Et ça me terrifiait plus qu'autre chose encore.

Rien qu'un petit scintillement dans les yeux de Malefoy et je me sentais exploser intérieurement, mon cœur et mon esprit brulant de peur et de haine absolue. Ce n'était pas comme cela que c'était supposé se passer. Ce petit engouement ne vous affecterait pas juste toi et lui, il vous détruirait tous les deux. Je ne vous laisserais pas faire ce genre d'erreur. Qui pourrait s'attendre de moi que je reste simplement assis en vous regardant vous détruire, ainsi que votre réputation, votre vie ? J'essayais juste d'aider...n'est-ce pas?

C'est ce que je me disais à moi-même. Ce que je me répétais quand je sortais de la routine habituelle, quand je voyais clairement la déception et la frustration dans tes yeux saphir, quand, après m'être retrouvé avec toi, je te laissais, sachant que pendant cet instant tu te retrouverais seul, pleurant, mourant et que je m'en allait simplement.

Même encore, d'une façon ou d'une autre, quand je te tenais dans mes bras, plantant des baisers sur ta peau pâle et sentant ton corps contre le mien, de cette façon alors, mon esprit s'en allait. Je perdais la raison, je perdais toute logique et je me perdais moi-même en toi, à l'intérieur de tout ce qui était si faussement agréable et tragiquement magnifique. Lorsque j'explorais ton corps, ignorant et ressentant tes murmures occasionnels de Draco, et la façon dont tu te détournais toujours de moi aux moments les plus intimes, alors cette envie de t'aider sortait de mon esprit. Je disparaissais simplement en toi, et essayait de te ramener avec grandes difficultés dans le présent, celui dans lequel tu étais avec moi, pas avec Malefoy. Et ce n'était pas pour ton bien, plus maintenant. C'était pour assouvir ce besoin, cette faim insatiable de mon corps, ce désir qui pouvait seulement être procuré par toi. Et à chaque fois que tu chuchotais mon nom, ou touchait mon corps, je sentais que cette faim déclinait, et des vagues de plaisirs me transperçais jusqu'à ce que tu sois la seule chose qui compte, tu étais démesurément mon tout.

Puis ensuite ça finissait, et mon esprit redémarrait, comme à chaque fois. Toi, tu fixais le plafond, silencieusement, et je savais que peu importait le nombre de personnes qui pensaient ou rêvaient de moi en cet instant, tu n'étais pas l'un d'eux. Ton esprit planait sur ces cheveux blonds parfaits et son regard perçant. Et instantanément, la faim intérieure qui me rongeait réapparaissait, me ramenant à la réalité, et avant que je puisse faire quelque chose, je m'en allait car ce n'était pas pour moi, c'était pour toi, pour ton propre bien, je ne faisais que t'aider. Tu avais besoin de lui, je t'aidais, et c'était tout. Je n'aurais jamais laisser les choses aller autrement, pas comme s'il aurait pu se passe quoi que ce soit d'autre.

Je ne pouvais pas me le permettre. Je ne pouvais pas me laisser aller, même pour un instant, parce que je savais parfaitement bien que je ne serais probablement pas capable de de me relever une fois encore. Et même si je me laisser tombé, si finalement je devenais complètement immergé, je savais que tu ne serais jamais là pour me rattraper.


« Fais Chier » hurlas-tu, lançant la bouteille aussi fort que tu le pouvais sur le mur.

Je la regardai s'éclater sur le mur dans un milliers de morceaux, des tessons de verre jonchant le sol près de mes pieds et le liquide brun gluant stagnant près du mur de pierre. La lueur d'une bougie se refléta sur les fragments de verres.

Tu t'effondras contre le mur. Tes yeux étaient remplis de sang, tes cheveux en pagaille, tes vêtements froissés. Tu ressemblais à quelqu'un qui n'avait pas dormi depuis des semaines et je savais que c'était réellement le cas.

Je te regardai dans tes tendres yeux azur.

« Il ne me regarde même pas, Harry » chuchotas-tu.

Tu n'avais pas à dire un mot de plus. Je te tenais, posant de légers baisers sur le haut de ta tête.

« Je ne serai jamais assez bien » murmuras-tu contre ma peau.

Je désirais te dire que tu étais tout pour moi dans ce monde mais je me mordis la langue pour m'en empêcher et sentis du sang couler dans ma bouche.

« T'as entendu ? Il baise avec ce connard de Zabini ».

Tu laissas ta tête contre mes épaules et je passai ma main dans tes cheveux.

« J'ai entendu ».

Je te pressai contre moi comme si j'avais peur que tu disparaisses. Comme toujours. J'ai toujours eu peur que tu te volatilises dans les airs et la vérité était que, peu importe ô combien j'essayais de l'ignorer, je n'ai jamais voulu que tu t'en ailles.


On essayait de ne pas dire nous. On était amis, on était rien, il n'y avais pas de nous du tout. Mais parfois tu étais en colère, parfois j'en avais marre, et parfois c'était à cause de nous. Mais même si tu étais en train de crier et que je pleurais, ça n'a jamais eu d'importance parce que c'étaient les plus beaux moments à mes yeux, parce que pour une fois tu étais en train de parler de moi, j'étais celui qui te faisais crier ou pleurer ou frapper, pas lui.. pour une fois c'était pour moi.

Mais la vérité était que, à travers tout ça, je savais, par les faits, que ce n'était en fait jamais pour moi. Je ne te faisais pas pleurer, pas comme lui te faisais pleurer. Je pouvais te faire déprimer pendant un instant mais lui t'en donnais l'existence entière. C'était toujours pour lui et j'étais simplement en arrière plan, une distraction, je n'étais rien, nous n'étions rien, c'était tout pour lui, jamais une seule fois pour moi.

La vérité c'est l'amour. Chaque simple chose que j'ai faite, que tu le crois ou non, était toujours pour toi.


La pression était suffocante. C'était impensable, le poids que j'avais supporté durant sept ans. La cicatrice sur mon front était ma marque de fabrique, ma putain d'enseigne néon, mes pleurs pour une attention non demandée. Je ne voulais pas la gloire, mais c'était ce que j'étais et ce que je devais faire. Il y avait des attentes qui venaient avec le fait d'être l'élu et peu importe combien j'essayais de l'ignorer, j'étais différent, et personne ne me l'a jamais fait oublier. Je me devais d'être parfait. Tu ne peux pas avoir un mauvais étudiant en tant que Sauveur. J'étais le prodige du monde, le sauveur du monde magique en entier, je ne pouvais pas me permettre de tout foirer. Et s'il y avait une chose certaine, c'est que je ne pourrais pas le supporter davantage. J'avais perdu ou été proche de personnes disparues tant de fois. Je savais que ça me détournais de mon but, de ce que je devais faire. Je devais être fort à n'importe quel circonstance. Et je l'ai toujours été. Je n'ai jamais vacillé et tu le sais, ils le savent tous. J'avais été façonné en tant que héro parfait et l'ai été remarquablement bien. J'ai suivi mon rôle à la perfection, sans jamais m'égarer une seule seconde.

Excepté pour t'aider. Tu as toujours été mon meilleur ami, la personne en laquelle j'ai toujours pu compter sans exception. Je n'ai jamais donné cette sorte de confiance en personne d'autre et je savais que toi non plus, tu étais le seul qui l'avait, qui savait comment c'était pour moi. Après tout, c'est pour quoi les amis existent, pas vrai ? Donc je t'ai donné tout ce que je pouvais, ce qui n'était pas beaucoup, tu as tout pris et ne m'as rien donné et il n'y avait pas de problème car c'était pour toi, je tentais de t'aider. Et tu me sourirais, et je me ferais du mal, et tu m'embrasserais, et tu m'entaillerais, et tu te lamenterais, et tu te détruirais, et tu te plaindrais et je me briserais. Mais il n'y avait pas de problème car je n'y faisais pas attention, je n'y ai jamais donné une seule importance. J'avais des responsabilités envers tout le monde, au putain de monde entier, mais en grande partie à ton égard. Et j'ai toujours cru sincèrement que je ne te laisserais jamais tomber. J'étais tout ce que tu avais besoin pour 'être', rien de plus, rien de moins et ça, seul, c'était parfait.


Nous nous sommes toujours utilisés l'un l'autre plus que nous aurions du. Aucun de nous n'avait plus à donner au départ, nous étions tous les deux des fragments de nous-même. Et pourtant, nous avons toujours réussi à prendre à l'autre ce que nous pouvions utiliser, ce qui valait le plus en nous, et ensuite, nous nous enfoncions l'un l'autre autant que nous le pouvions.

Il y avait des jours qui était vraiment insupportable pour toi, lorsque tu le voyais chaque putain de jour sans pouvoir être avoir lui, devant prétendre que tu le haïssais et voulais le tuer au lieu de t'attendrir et de le pousser contre le mur et le prendre comme jamais tu ne le pourrais. À la place, tu me prenais moi. Tu me trouvais et je ne me débattais pas. Tu me pressais contre le mur et me dévorais et je savais que tu pensais à lui. Tu te tenais sur le bout des pieds, ou me pressait vers le bas car il était plus petit que toi, tu me tirais sur les bouts des doigts parce que les siens étaient plus longs, tu fermais tes yeux pour pouvoir imaginer que tu étais avec lui, simulant, pouvoir prétendre que tu étais avec lui, pas avec moi, jamais avec moi. Tu pressais tes doigts dans ma peau et laissait de petites marques de sang épais et je ne m'en souciais jamais, pas même une seule seconde, que tu me laissais des traces. Rien n'était pour moi, je le savais, ce n'était jamais pour moi, mais ensuite tu les enfonçais encore plus fort, les larmes coulant lentement le long de ta joue et tu criais, tu fracassais tes poings contre le mur, mais jamais une fois tu ne m'as frappé. Ta colère sortait dans une frénésie maniaque de pleures salées et de coups durs et je savais que ce n'était pas à cause de moi. J'aurais juste voulu faire un putain de stop, m'enfuir et écouter simplement tes pleurs à distance. Tu pleurais son nom mais pas une seule fois le mien n'a pu s'échapper de tes lèvres, et je ressentais ça plus encore que n'importe quel coup de poing que tu aurais pu m'avoir lancé.

Et il y avait ensuite d'autre moments. Des moments qui simplement te pesaient et te mettaient en dépression. La réalité que tu ne pourrais jamais l'avoir était juste de trop. Je te voyais, tu avais un regard distant dans tes yeux, je devais te trouver. Tu ne me le demandais jamais, je te pressais contre moi et essayais de te faire oublier. Et je savais que tu n'y arriverais jamais, mais pour une seconde peut-être je pourrais te désintéresser de lui, je pourrais te faire crier mon nom et ça serait suffisant.


C'était pire que ce que j'aurais pu imaginer.

Nous n'étions pas seulement des gens qui avaient besoin de tout relâcher, comme ça l'aurait pu être. Si nous ne nous connaissions pas l'un l'autre, ça aurait été plus facile, ou même si nous avions été ennemis, on aurait pu le supporter. Mais nous étions meilleurs amis. Je connaissais chaque chose sur toi et tu savais toutes les maudites choses à propos de moi, mes habitudes, mes gouts, mes peurs.

Mais ensuite, quand j'ai commencé à t'aider, nous connaissions chaque centimètre l'un de l'autre. Je ne te connaissais plus seulement mentalement, chaque centimètre de ton corps était mémorisé à la perfection. Je savais qu'en dessous de ton oreille gauche se trouvait un endroit sensible et que je pouvais te faire gémir en y traçant de légers cercles avec ma langue. Je savais où se trouvait ta tâche de naissance, quel était ton moment le plus embarrassant, chaque petite chose qu'il fallait connaître de toi, Ronald Weasley.

Je te connaissais, à l'intérieur et à l'extérieur. Et la vérité était que toi, tu ne me connaissais pas. Tu me connaissais comme un ami, évidemment, mais tu n'as jamais pris le temps de me connaître comme moi je te connaissais. Parce que la vérité était que, pourquoi devrais-tu être intéressé par moi, alors que tu voulais connaitre chaque centimètre de Drago Malefoy ? Pas moi, jamais moi. Tu voulais trouver les points sensibles de son corps qui le feraient gémir, tu voulais apprendre chaque courbe de son corps, chaque contour. Tu voulais tout savoir sur son passé, les espérances de son futur. Je savais que tu le regardais comme moi je te regardais, et qu'il l'ignorait, comme toi aussi tu l'ignorais pour moi.

J'ai souvent essayé de penser à ce que cela aurait pu être, pendant un moment, si tout ça avait été pour moi. À quel point le monde pourrait être parfait, avec trois petits mots venant de toi, à quel point tout deviendrait si agréable. Mais ça ne le sera pas. Tu ne le savais pas, n'est-ce pas mon bien-aimé ? Tu ne le savais pas. Tu ne savais pas que je m'asseyais la nuit, regardant les étoiles ou fixant le plafond, complètement conscient que ton corps était proche du mien, qu'à chaque instant que tu bougeais ou faisais de légers gémissements dans ton sommeil, je savais que c'était parce que tu rêvais de Drago, pas de moi, jamais de moi. Ce n'était jamais de moi, et tu ne la jamais su, que pour moi, Ron Weasley, c'était toujours de toi que je les faisais, ces rêves...


J'observais les étoiles, souriant légèrement lorsque ton corps s'appuya contre le mien. Ma main se retrouva dans la tienne et je te tins contre moi, pressant ma nuque contre tes cheveux roux, me délectant de tout comme si c'était romantique, comme si c'était un conte de fée, comme si, quasiment, c'était réel.

Tu levas tes yeux vers les miens et dis, « Tu es là, n'est-ce pas Harry ? »

Je haussai les sourcils à ton étrange question, « Oui... »

« Je ne sais pas », chuchotas-tu, plongeant ta tête sous mon épaule, « parfois, il semble que tu ne sois pas là. Parfois il semble que tu es loin, me cherchant toi et moi. Tu comprends ? »

J'effleurai mes lèvres légèrement contre les tiennes.

« Ron, je te promets, je suis toujours là pour toi. »

Je te tenais lorsque la nuit commença à disparaître et nous partions avant le lever du soleil. Nous n'avions jamais partagé un moment si intime auparavant et nous ne le ferions plus jamais. Nous ne nous permettions pas de chose telle que celle-là. Mais la nuit, je ne joue pas les scènes de sexe dans ma tête, la perversion, le besoin d'impuissance. Non, Je ne me les rejouais jamais. Mais je m'en souvenais, chaque putain de nuit.

Cette nuit où je pouvais prétendre, pour une fois, que nous étions juste des gens, et que peut-être, juste peut-être, c'était réel.


Tes baisers étaient toujours comme du poison liquide, comme si je mangeais des bris de verre. Ils me blessaient comme l'enfer, à chaque instant que tu m'embrassais je le sentais partout comme des aiguilles, me déchirant, impitoyablement. Ces baisers étaient mortelles, percutants et incroyablement insupportables, mais l'ensemble était splendide. Cela pouvait être mortel, mais ça ne m'a jamais arrêté, j'engloutissais ce poison, je dévorais encore et toujours ces morceaux de verre. Peu importe le nombre de temps que nous passions ensemble, c'était toujours pareil. Cela ne te semblait jamais t'intéresser qu'à chaque fois que tu me touchais, je sentais tes doigts tels des décharges électriques, que dès que tu me posais légèrement tes lèvres sur ma peau et me goûtais, c'était comme si j'avalais des charbons ardents. Ça n'importait pas que chaque baiser que tu me donnais était une autre blessure inguérissable, une autre cicatrice éternelle. Je m'en foutais car j'aimais me déchirer de l'intérieur avec tes propres armes.

Mais ce qui était le pire, plus qu'autre chose dans le monde, c'était le fait que, meurtris et broyés comme je l'étais, je savais que je n'avais aucune emprise sur toi. Je savais que tous tes pleurs étaient sa faute, et aussi profond qu'ils étaient, je le savais, que je n'en avais même pas effleuré la surface.


Voilà qui termine le premier chapitre.

N'hésitez pas à faire un commentaire, autant sur l'histoire que sur le style.

Toutes les reviews touchant à l'histoire seront traduites et transmises à l'auteure, tandis que celle sur le style et la traduction (tournures de phrases, vocabulaire...) me permettront de continuer à bien ou mieux travailler la suite.

Sur ce, je vous dis à très bientôt pour la suite.

Jjoey, xx.