Daybreak

CHAPITRE 3 : Désir incontrôlable

Resnemée tendit les bras pour que je l'attrape.

Elle avait beau n'avoir qu'un an, elle ressemblait déjà à un enfant de six ! Elle grandissait tellement vite. Je me souvins qu'au début, cela me terrorisait. En calculant un peu, on estimait son espérance de vie à quinze ans et c'est à cet âge qu'elle aurait eu l'apparence d'une octogénaire. C'était terrifiant…

Or, quel ne fut pas mon soulagement lorsque j'appris que sa croissance ralentissait de jour en jour et qu'elle se stopperait vers l'âge de sept ans. Jamais alors ma fille ne serait vieille et elle partagerait ainsi notre vie éternelle.

Consentante, je la pris dans me bras et embrassai son front. Elle posa alors sa paume sur ma joue gauche et des images frappèrent mon esprit avec la plus grande clarté.

Je pus me voir, les sourcils froncés regarder avec inquiétude mon mari qui paraissait tout aussi perplexe. Elle s'interrogeait sur notre expression lorsqu'elle est entrée dans la pièce.

Je la secouai légèrement et avec le plus doux des sourires, je la rassurai.

Ne craint rien mon cœur, ce n'était vraiment pas important.

Je souris et jetai un regard en biais à mon mari.

Tu ne fais donc pas confiance à ton père que tu viens me demander de confirmer ce qu'il vient de te dire ? Dis-je avec malice.

La petite s'offusqua et se retourna brusquement vers son père pour vérifier qu'il n'était ni vexé, ni fâché.

Pour la taquiner, celui-ci pris un air des plus déchirant et fit mine d'avoir le cœur brisé par le manque de confiance de sa fille. Il simula même un sanglot.

Renesmée poussa un petit cri de panique, exigea que je la dépose par terre et se rua sur son triste père avec la mine déconfite.

Elle le serra le plus fort qu'elle put dans ses petits bras et s'excusa. Elle pleurait presque !

Voyant la tournure dramatique que prenait son petit numéro, Edward lui rendit son étreinte et lui sourit.

Tu n'es pas trop fâché contre moi, papa ? demanda-t-elle de son léger soprano, mélodieux et aigu.

Il la contempla avec émerveillement et cligna quelques fois des yeux.

Tu es bien la même que ta mère, répondit-il sans me regarder. Tes réactions sont tellement démesurées que tu n'en comprends plus l'humour. Mon pauvre enfant, ajouta-il en ébouriffant ses cheveux.

Il faut dire que ton père n'a jamais vraiment su être drôle, lançai-je avec un sourire en coin.

C'était un blague ? s'écria Renesée.

Elle tapa doucement l'épaule de son père et se détacha de lui, irritée. Il rit à gorge déployée et nous ne pûmes nous empêcher de le suivre dans son euphorie.

La journée commençait bien…

La petite se tourna alors vers moi mais avant que je ne comprenne ce qu'elle me demandait, Edward avait déjà filé dans la cuisine pour préparer le petit déjeuner de Renesmée. Nous nous sourîmes et allâmes le rejoindre en silence.

Les deux heures qui suivirent se passèrent calmement. Edward et moi constatâmes tout de même que notre fille paraissait un peu plus excitée qu'à la normale.

Lorsqu'un coup frappé à la porte retentit, elle se leva d'un bond et courut vers l'entrée. Je regardai mon mari avec amusement. Nous comprîmes automatiquement pourquoi elle était si impatiente ce matin : Jacob était là !

Renesmée le fit entrer en le tenant par la main. Les gouttes d'eau dégoulinant de ses cheveux tombaient lourdement sur son passage. Prévoyante, je lui apportai un essui pour qu'il se sèche.

Il devait juste de reprendre forme humaine vu son pantalon sec. Du haut des ses deux mètres dix, Jacob Black était vraiment impressionnant. Son corps musclé ruisselait, mettant en valeur les courbes de ses abdominaux et des ses pectoraux. Je regardai sa peau halée avec attention sans pour autant me sentir attirer par son contact.

Cet examen n'échappa pas à Edward qui fronça les sourcils et fusilla Jacob du regard. Mais si vite que l'intéressé ne le remarqua même pas, il se détourna et me fixa avec mélancolie.

Je soupirai et le rejoignis sur le divan. Mon mari avait toujours cette fâcheuse tendance à être jaloux. C'était déjà le cas alors que j'étais encore humaine avec le pauvre Mike Newton, qui plusieurs fois fut menacé sans le savoir de perdre la vie à cause de la rage d'Edward.

Mais cette jalousie s'amplifiait encore davantage lorsqu'il s'agissait de mon meilleur ami. J' avais été très proche de lui à une certaine époque et je pensais même l'aimer. Or, et tous les deux le savaient, jamais un amour ne pourra égaler celui que je ressens pour Edward. C'était d'ailleurs lui à qui j'avais toujours dit oui.

J'aimai Jacob pour sa bonne humeur constante, son sourire éclatant, son humour, sa gentillesse mais surtout parce que malgré tout ce qui s'était passé entre nous, malgré le fait que je lui ai brisé le cœur, il était toujours là. Certainement grâce à mon adorable fille d'ailleurs.

Un lien unique s'était tissé entre Jacob et Renesmée et ils étaient désormais soudés comme les doigts de la main. Ils étaient imprégnés l'un de l'autre.

Bref, nonobstant toute l'affection que je portais à Jacob, jamais Edward ne devait se sentir en danger. Il 'y aurait jamais de concurrence et j'étais persuadée qu'au fond de lui, il le savait.

Je me penchai pour l'embrasser tendrement, mettant tout mon amour et mon adoration dans ce baiser. Il parut satisfait car il me rendit mon baiser.

Comme à chaque fois qu'Edward me touchait, un feu ardent s'alluma dans mon ventre et je sentis le désir monter en mois. Lorsque cela arrivait, je ne contrôlais plus rien. Je fis glisser mes doigts dans sa chevelure rousse et brillante. Je plaçai une de mes jambes autour de ses reins et je montai à califourchon sur lui, approfondissant notre baiser, devenant plus passionné. Il mis ses mains sur les hanches et poussa un petit gémissement de plaisir.

Haletante, je me délivrai de ses lèvres incandescentes et entrepris de passer avec le bout de ma langue le long de sa mâchoire. Ses mains de feu remontèrent dans mon dos et l'une d'elle se colla à ma nuque, m'incitant ainsi à retrouver le chemin de ses lèvres divine.

Ce fut lorsque mes mains avides de son corps commencèrent à descendre le long de son torse pour arriver à l'entre-jambe qu'il me stoppa, interrompit notre baiser et me regarda avec panique.

Je compris automatiquement pourquoi il avait peur et me retournai avec empressement.

Heureusement, Renesmée et Jacob avaient déjà filé dehors pour s'amuser sous la fine pluie. Je regardai par la fenêtre pour vérifier qu'ils ne nous observaient pas.

Ils sont loin déjà, me rassura Edward. Jacob a emmené Renesmée à la villa pour dire bonjour à la famille.

Il recommença ses caresses dans mon dos et , sans pouvoir m'en empêcher, je fonçai sur ses lèvres qui m'appelaient avec persuasion. Il rit et me retourna brutalement sur le dos, couchée sur le divan, il me dominait de tout son corps.

Je pus lire dans ses pupilles le même désir passionnel qui déchirait mes entrailles. Il me voulait et rien que la puissance de son regard mes brûla la peau. Il reprit alors ses caresses et nous ne pûmes nous empêcher de nous faire l'amour avec fougue et chaleur.

Je savais que nous aurions dû aller rejoindre Jacob et notre fille à la villa mais impossible de résister à l'appel de l'autre. Je plongeai alors dans l'extase, le bonheur total et infini, emprisonnée dans les bras d'Edward, les milliers de papillons dansant dans mon ventre. Plus rien ne comptait sauf lui et moi.

Alors qu'il poursuivait ses vas et viens à l'intérieur de moi, je ne pus retenir un cri de plaisir. Il sentit que j'étais prête à atteindre le septième ciel et il accéléra ses mouvements. Brûlants, haletants, suants si cela était possible, nous criâmes à l'unisson sous l'effet de cette apogée, de cette jouissance extrême et finirent en nous en embrassant tendrement.

Il mordilla mon oreille et je ris. Je ne pouvais m'empêcher de sourire et, si mes yeux avaient pu, j'aurai certainement pleuré de bonheur.

Ses yeux pétillaient de milles étincelles colorées et l'or de ses iris se liquéfia encore plus.

Je t'aime, murmura-t-il à mon oreille.

Autant que je t'aime, lui répondis-je tout simplement.

Je devrais me montrer jaloux plus souvent si tu réagis comme cela à chaque fois, dit-il en riant.

Je ris avec lui et pressai ma tête contre sa poitrine, contre son cœur éteint. Je respirai profondément, me délectant de l'odeur subtile et apaisante de sa peau. J'étais bien, il était là, tout était bien.