Note : Ceci est la fic la plus barrée que j'aie écrite... Totalement sans scénario et cent pour cent stupide.

Je rappelle qu'elle a été écrite pour le défi 30 Baisers, et exceptionnellement, je vous donne le thème : "scandale".

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ALERTE ROUGE

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– Okay les gars, c'est l'alerte rouge, déclara Sirius Black.

– Que se passe-t-il ?

– L'auteur est en retard de près d'un mois pour "30 Baisers".

– Trente quoi ? demanda James.

– Baisers.

– C'est-à-dire... ?

– Un bar gay ! s'exclama Peter.

Tout le monde lui jeta un regard intrigué. Le garçon rougit.

– Non, je disais juste ça au hasard... Connaissant l'auteur...

– Tu sais bien, Prongs ! l'ignora Sirius. Cette communauté sur internet...

– Mmh, rappelle-moi exactement ce qu'est internet ?

– Un bar gay !

– Pas vraiment, Pete, soupira Sirius. Tu ne remporteras pas le presse-orange et le voyage pour deux personnes aux Cornouailles, mais merci de ta participation. (Il se tourna vers James.) Allons, tu sais bien, "30 Baisers", c'est ce qui oblige l'auteur à écrire trente fanfictions sur Severus Snape et moi au rythme d'au moins une tous les deux mois.

– Ah ! Ah, oui. Oui oui. Dis-moi, j'espère que tu es bien payé pour ce job...

– Je t'ai entendu, Potter, grommela Severus.

– Tu étais là, toi ?

– Je viens d'arriver, je suis en retard.

– Laisse-moi en deviner la raison – tu étais encore en train de te faire des trucs en fantasmant sur mon meilleur ami ? renifla James, qui n'approuvait manifestement pas le fond de l'idée.

– Non, je sciais le plancher sous tes pieds.

– Haha, c'est ça, tu sciais le – AAAAAAAAAAAAAAAH... !

– Oups, plus profond que je ne le pensais, ricana Severus, penché au-dessus du trou.

– Tu sais que je n'apprécie pas que tu fasses ce genre de choses, le réprimanda Sirius.

– Il n'est pas important pour l'histoire. Bon, quand est-ce qu'on couche ensemble ?

– C'est tout le problème.

– Quoi ?

– L'auteur ne nous a pas encore écrit de fanfiction.

– Ha ! communistes. Mais alors, comment se fait-il que nous nous trouvions là ? Et qui est là, d'ailleurs ?

– James vient de nous laisser, mais il reste Peter et Remus.

– Lupin est là ? s'étonna-t-il. Pourquoi n'est-il pas encore intervenu ?

– L'auteur tient à rester In Character.

– Certes, approuva Severus. C'est donc l'auteur qui nous a réunis ici ?

– Evidemment ! Mais seulement pour nous faire savoir qu'elle n'a pas d'idée d'histoire...

– Excuse-moi, j'ai cru entendre quelque chose de grotesque. Est-ce que tu as dit "elle est coincée dans sa baignoire" ?

– Non, j'ai dit qu'elle n'avait pas d'idée d'histoire.

– Ouf, me voilà rassuré. Non, mais, COMMENT CA, pas d'histoire ? C'est un scandale !

– Bravo, tu viens de répondre au thème du jour. Il ne reste plus qu'à trouver un scénario.

– Ecrire la fanfiction nous-mêmes ? Brillante idée ! Et après, on fera des tartes à la myrtille et on dansera la carioca en polonais.

– J'aime la tarte à la myrtille.

– C'est ELLE l'auteur ! Elle est payée pour ça, non ?

– Non.

– ... Ouais, bah, c'est pas une raison.

– Allons, on peut bien l'aider, pour une fois ! Après tout, elle est en vacances, c'est un peu normal. Et dis-toi que ça va être l'occasion de nous mettre en scène comme jamais l'auteur ne le ferait !

– Tu veux dire qu'on peut écrire du NC-17 ?

Sirius se détourna pour calmer une subite quinte de toux et stopper discrètement le saignement de son nez.

– On peut écrire ce qu'on veut, marmonna-t-il en rangeant sa baguette.

– Mmh, dans ce cas, ce peut être une expérience enrichissante...

– Euh... commença Peter.

– Oui ?

– On fait quoi, nous ? demanda-t-il en désignant Remus.

– Bonne question, dit Sirius, pensif. Eh bien, on peut vous toruver un rôle dans l'histoire, ou bien...

– Est-ce que je peux m'en aller ?

– Non, Pettigrew, ironisa Severus. Ta présence est si indispensable dans un Moi/Lui qu'on va doubler ton salaire pour que tu restes.

– C'est vrai ? fit naïvement Peter.

– Bien entendu, répondit Severus d'un air machiavélique. Nous avons besoin de toi pour la scène du threesome, celle avec le pot de Nutella.

Peter poussa un couinement d'effroi, se changea en rat et détala à toutes pattes hors de la pièce.

Remus leva la main.

– Est-ce que je peux remplacer Peter dans la scène du threesome au Nutella ?

– Oui ! dit Sirius.

– Non ! dit Severus au même moment.

Les deux garçons échangèrent un regard en coin.

– Non ! corrigea Sirius.

– Oui ! corrigea Severus.

Les deux garçons échangèrent un regard en coin.

– Reste à portée de voix, dirent-ils en choeur.

Remus parti, ils s'attablèrent devant un rouleau de parchemin et Sirius s'empara d'une plume.

– Cela commencerait à Poudlard pendant notre adolescence. Je suis tellement beau et sexy que tout le monde et même le renfrogné Severus Snape veut me mettre dans son lit...

– Pourquoi est-ce qu'il faut toujours que tu sois beau et sexy ?

– C'est mon personnage qui veut ça.

– Genre.

– Ose prétendre que tu ne veux pas me mettre dans ton lit !

– Il me semblait que c'était plus ou moins, comme qui dirait,réciproque.

– Certes, mais tu n'es pas beau et sexy.

– ...

– Sauf à mes yeux, bien sûr.

– ...

– Severus ?

– Tu sais quoi ? J'ai une autre idée. (Il prit la plume de la main de Sirius et raya ce qu'il avait écrit.) Cela se passerait après que tu aies moisi douze ans à Azkaban. Tu ressembles à un cadavre squelettique, tu as l'air complètement cinglé et pas sexy pour deux noises.

– Euh...

– Sauf à mes yeux, bien sûr.

– Je me dois de protester : après Azkaban, je ne suis peut-être plus aussi beau, mais je suis plus sexy que jamais !

– Hahaha. Si tu es sexy après Azkaban, je suis une bombe, Sirius.

– Qu'essaies-tu de me dire, exactement ?

– Tu n'as même plus de fesses dignes de ce nom, ce n'est pas ce que j'appelle sexy !

– Une fois libre, je peux me remplumer !

– Viens un peu là, que je te tâte les côtes ? se moqua Severus.

– Tâte plutôt ça ! gronda Sirius avec un geste obscène.

Severus haussa un sourcil.

– Tu sais que c'est un symbole phallique ?

– Parfaitement !

Severus rabaissa son sourcil.

– Dans ce cas, nous sommes sur la même longueur d'ondes. (Severus déchira le parchemin et en prit un neuf.) PWP.

– PWP... ?

– Cela ne t'évoque rien ?

– Euh... Peter "Wormtail" Pettigrew ?

Severus ferma les yeux, comme pour chasser une image mentale indésirée.

– ... Non, non. Il s'agit en fait du genre de fanfictions où on couche ensemble de façon très graphique à partir d'un prétexte très bidon.

– Du genre ?

– Du genre... Hum, laisse-moi réfléchir... Eh bien au début, on se disputerait, comme d'habitude...

– Jusque là, je suis.

– Ca tournerait en bagarre, et je voudrais te repousser à l'aide d'un sort de ligotage...

– Ca répondrait au thème "Liens" ! s'enthousiasma Sirius.

– Et là, de façon totalement imprévue, tu te retrouverais menotté au radiateur.

– De façon totalement imprévue, hein ?

– Bien sûr, sourit Severus. Oh, et ta chemise se serait déchirée dans la bagarre.

– Zut alors, fit Sirius en roulant les yeux.

– Je m'avancerais alors pour te faire subir ma vengeance, continua Severus tout en approchant son visage de celui de Sirius. Tu serais à ma merci, les lambeaux de ta chemise dévoilant un mamelon tentateur...

– C'est ridicule, rosit Sirius.

– Je m'accroupirais devant toi, pour te sussurer des insultes, avec un regard dans laquelle la haine ressemble étonnamment à du désir...

– Et... ? murmura Sirius.

– Et...

Lâchant sa plume, Severus attrapa le visage de Sirius et l'embrassa violemment sur les lèvres.

-– Ici, l'auteur détourna pudiquement les yeux, et on ne la traite pas de sale menteuse, merci. --

Une fois qu'ils se furent rhabillés et rassis sur leur chaise respective, Sirius se recoiffa d'un air dégagé et dit :

– Je crois que le PWP est une mauvaise idée ; on n'est pas près d'écrire quoi que ce soit à ce rythme.

– Moi je trouve que c'est une excellente idée, dit Severus avec un rictus.

– Bien sûr, le PWP a l'avantage de savoir restituer mon côté beau et sexy, fruit du péché, enfant de la passion, objet de sensualité complètement irrésistible...

– Comme je le disais, reprit Severus, le PWP est du sous-Harlequin, je déteste ça. Tu as une autre idée ?

– Tu lis des Harlequin ?

– TU AS UNE AUTRE IDEE ?

– On pourrait demander à Remus de nous aider ?

– Euh...

– Moony !

– Attends...

– Oui ? arriva Remus. Où est le Nutella ?

– Je le sens pas, soupira Severus.

– On peine sur notre fanfiction... Tu n'aurais pas quelques conseils à nous donner ?

– Tu veux dire, à part de garder l'idée du pot de Nutella ?

– Oui, s'il te plaît.

Remus prit une chaise et s'installa en face des deux autres.

– Severus... commença-t-il.

– Je sais – moi aussi, je te déteste, Lupin.

– Tu as mis ta robe à l'envers. Premier conseil : n'écrivez pas de PWP si vous vous sautez dessus à la moindre occasion.

– Q-Que.. ? bégaya Severus, rouge de colère. Sale petit voyeur ! Tu nous as espionnés !

– Severus, du calme, rationalisa Sirius en le retenant en arrière par le tissu de sa robe. Tu ne peux pas le tuer maintenant, on a besoin de lui. De plus, jamais Moony ne ferait une chose pareille.

– En fait, si, dit calmement Remus. Mais même sans cela, j'aurais deviné ce qui s'était passé.

Sirius vira écarlate à son tour.

– M-Mais c'est scandaleux ! Moony, comment as-tu pu.. ?

– Vous m'aviez dit de rester à portée de voix, et vous n'étiez pas spécialement silencieux...

– Ce n'était pas une raison pour venir voir !

– Ca aurait pu être des cris de douleur ! se défendit Remus.

– Laisse-moi l'étrangler ! ragea Severus. Juste une fois !

– Je n'ai encore jamais essayé la strangulation, dit Remus d'un air songeur. Il paraît que cela a des effets assez fantastiques...

Severus retomba aussitôt sur sa chaise en fumant, le corps parcouru de tics nerveux.

– Le second conseil que j'aurais à vous donner, c'est d'être plus méthodiques. Quelle est la situation de départ ? L'élément perturbateur ? Le développement ?

– ...

– ...

– On ne peut pas dire que vous vous montriez très utiles, là.

Une mouche bourdonna à travers la pièce et vint de poser au milieu de la table. Elle effectua un bref spectacle de claquettes irlandaises pour le moins impressionnant, Sirius lui lança une noise, et elle s'envola vers d'autres cieux.

– Bon, une chose à la fois, soupira Remus. Situation initiale. Qui, où, quand, comment, par qui ?

– On compte écrire autre chose que du sexe, tu sais, grimaça Sirius.

– On ne pose pas ces question que pour les scènes de sexe, Sirius.

– Même "par qui" ? dit-il en relevant les sourcils d'un air hautement significatif.

– Je pensais au point de vue...

– Le mien ! dirent simultanément Sirius et Severus.

– Narrateur omniscient, griffonna Remus. Où ?

– Une baignoire, hasarda Severus.

Sirius lui donna un coup de coude.

– Pas une scène de sexe !

– Qui te parle de scène de sexe ?

– ... Ah, au temps pour moi.

– La situation initiale ne peut pas être une scène de sexe ? demanda Severus à Remus.

– Si, tout à fait, sourit Remus.

– Très bien, alors, Sirius et moi sommes dans une baignoire...

Sirius lui lança un savon à la violette à la figure.

– J'ai peut-être mon mot à dire !

– J'allais ajouter "tout habillés".

– Ouais, c'est ça, marmonna Sirius, boudeur. Je sais bien que tu ne m'aimes que pour mon corps...

– Ne sois pas ridicule, je t'aime aussi parce que tu fais bien la tarte au citron. (Il se retourna vers Remus.) Sirius et moi, habillés, dans une baignoire vide, vers minuit – aaarhhh... !

– Et Sirius assis sur tes hanches en train de t'étrangler avec un rideau de douche, compléta Remus. C'est assez, hum, spécial, comme situation de départ...

DIS PARDON !

– Arggnfrh...

– Sirius, tu l'empêches de parler...

Qu'est-ce que tu dis, charogne !

– Je.. ahhh... C'est trop bon, continue... dit Severus dans un râle. Bouge encore..

– Oh nom de... Severus...

– Sirius...

– Si vous réglez tous vos conflits de cette manière, ce n'est pas étonnant que vous aimiez tant vous disputer, observa Remus.

– Mmh... ah...

– Je suis toujours là, vous savez.

Sirius tira le rideau de douche.

Un certain temps plus tard, tout étant redevenu silencieux, la voix de Remus s'éleva.

– Bon, euh, et c'est quoi, l'élément perturbateur ?

Severus rouvrit le rideau de douche d'un coup sec.

– A ton avis ? fit-il avec un regard noir.

– Un vaisseau extraterrestre venu de Pluton ? proposa Remus.

– C'est cela. Et ils me kidnappent pour me faire porter leur descendance avec laquelle ils renouvelleront leur race en voie d'extinction. Tu pétilles de génie, Lupin.

– "...en voie... d'extinction..." C'est noté !

– Je te demande par... ?

Mais Severus ne put finir comme un vaisseau plutonien apparaissait au-dessus de sa tête et l'enlevait dans une grande lumière blanche.

– Severus ! s'écria Sirius. Qu'est-ce que tu as foutu, Moony ?

– Rien d'autre que ce qu'il m'a demandé !

– Mais il a disparu !

– Oui, et je te suggère d'aller vite le secourir avant qu'il ne se fasse engrosser par tous ces extraterrestres. Ils sont plutôt sexy, tu sais, tu ne ferais pas le poids.

– JE SUIS EXTREMEMENT SEXY ! – Oh, mon pauvre Severus... On vient de m'arracher la moitié de mon âme, et mon coeur avec... Severus ! Comment te retrouver... – Bon sang, Moony, arrête de m'écrire ces répliques trop nulles.

– Je fais ce que je peux.

– Aide-moi plutôt à le retrouver !

– Qu'est-ce que tu veux faire ?

– Les poursuivre !

– Tu ne veux pas te rhabiller décemment, d'abord ?

– Occupe-toi de ce genre de détails, veux-tu ?

– J'essaie, mais après tu râles...

Il y eut un blanc.

– Remus, c'est quoi cette tenue ultra-moulante et ces bottes en fourrure ?

– Ton costume de SuperPadfoot.

Il y eut un nouveau blanc.

– Je ne sais pas quel genre de fantasmes bizarres tu as sur moi, Moony, mais arrête ça tout de suite.

– Qu'est-ce que je disais ? Tu n'aimes pas mes initiatives...

– Faisons simple : jean et tee-shirt ; et je garde les bottes, elles sont cool...

– Où vas-tu ?

– Chercher un balai pour rattraper ces enfoirés !

Les longs poils noirs et soyeux de ses bottes volant au vent, Sirius Black fendait les airs sur l'Eclair de Feu de son filleul qu'il s'était procuré on ne sait trop comment, arrivant déjà à la hauteur du vaisseau plutonien.

– C'est un peu trop facile, Sirius, tu brises le peu de réalisme que cette histoire avait encore une chance d'avoir.

– Rien à foutre !

– C'est une façon de voir les choses.

Sirius fit exploser une des portes à l'aide de sa baguette magique et s'engouffra dans les entrailles du vaisseau ennemi.

Les Plutoniens étaient effectivement très sexy. Elancés, la peau brune, légèrement dorée comme de la brioche grillée, ils dégageaient une irrésistible odeur de chocolat, qui différait selon chacun d'eux. Chocolat noir, blanc, au lait, aux noisettes, au caramel, à l'orange...

– Inutile de s'apesantir sur les Plutoniens, Moony. Je vais les descendre s'ils se mettent en travers de mon chemin, de toute façon.

Par chance, les Plutoniens effrayés laissèrent passer Sirius et aucun d'eux ne fut tué, ce qui enchante particulièrement le narrateur de cette histoire.

– Tu abuses, Moony.

– Va donc retrouver Snape et laisse-moi mes fantasmes.

Sirius débarqua enfin dans la salle du vaisseau où son bien-aimé était retenu prisonnier. Celui-ci, dont la robe déchirée dévoilait partiellement le torse, était menotté à un radiateur.

– Severus ! cria Sirius. Que t'ont-ils fait ?

– En fait, rien, tu es arrivé trop vite. Ils sont vraiment nuls, ces Plutoniens.

– Mais ta robe... ?

– Elle s'est accrochée à une poignée de porte.

– Oh.

– Je ne voudrais pas t'alarmer, mais deux animaux bizarres et poilus sont en train de dévorer l'extrémité de tes jambes.

– Ce sont des bottes en fourrure.

– Je ne voudrais pas t'alarmer, mais des bottes en fourrure sont en train de dévorer l'extrémité de tes jambes.

Sirius ignora le mauvais goût vestimentaire de son cher et tendre et s'agenouilla pour le libérer de ses chaînes. La minute suivante fut happée par les yeux noirs d'un Severus à demi-nu sur le sol.

– Non, finit par raisonner Severus en se mettant sur ses pieds, non non, ce n'est vraiment pas le moment.

– Tu as raison. Il faut vite se tirer d'ici, tout va exploser !

– Hein ?

– Non, rien, je me disais que ça ferait une sortie sympa.

Mais les Plutoniens qui s'étaient préparés à l'accouplement et arrivaient maintenant dans la pièce ne semblaient pas de cet avis.

– C'est quoi ce plan ? s'alarma Sirius. Moony !

Répondant à l'appel de détresse de son ami, le narrateur de cette histoire transplana immédiatement à l'intérieur de la salle, muni d'une énorme besace.

– Fuyez, je les retiens ! lança-t-il avec bravoure.

– Pas question de te laisser en arrière ! répliqua Sirius.

– Pourquoi pas, s'il insiste ? ronchonna Severus qui s'apprêtait déjà à prendre la fuite sans plus de scrupules.

– Moony, tu as amené des armes ?

– Eh bien, c'est-à-dire que...

Mais Sirius avait déjà ouvert son sac, qui révéla son surprenant contenu.

– Des pots de Nutella !

Remus haussa les épaules avec un sourire d'excuse. Pas près de se laisser abattre, Sirius lança un à un les pots de Nutella à la tête des Plutoniens, jusqu'à ce que l'un d'eux s'écroule sur tous les autres et dégage la sortie.

– Strike ! jubila Sirius.

– Mais... Mais... bredouilla Remus.

– Ca n'aurait pas été plus simple de leur lancer un sort ? fit remarquer Severus.

– Vous ne comprenez rien à mon panache. Allons, il n'y a pas de temps à perdre !

Ils sautèrent sur l'Eclair de Feu, même s'ils savaient transplaner, même si cela les obligeait à s'entasser de façon fort peu convenable, et jaillirent au-dehors tel un bouchon de Champagne, le pop ! en moins parce que cela aurait été trop ridicule. Un atterrissage raté plus tard, ils se retrouvèrent tout enchevêtrés sur le sol de façon encore moins convenable.

– A qui est cette jambe ? s'enquit Severus tandis qu'ils essayaient de se démêler.

– Laquelle ?

– Celle qui est entre mes cuisses.

– Hum, désolé, toussotta Remus.

– Au fait Moony, pourquoi avoir emmené tous ces pots de Nutella ?

– Ca paraît bizarre de secourir des gens armé de Nutella, hein ?

– Pas du tout, rétorqua Severus, c'est d'une telle évidence que je me demande pourquoi ils n'en utilisent pas dans l'armée.

– En fait, je comptais offrir aux Plutoniens de te remplacer, et le Nutella aurait juste servi à rendre la chose plus amusante.

– Oh, Moony, quel sens du sacrifice !

– Ça, c'est ma fesse, Sirius.

– Oui, je sais.

– Oh, d'accord.

– Ne vous gênez pas pour moi, surtout, ronchonna Severus.

– J'ai deux mains, tu sais.

– ... En effet.

A ce point de l'histoire, complètement affligée par la tournure que prenait la simili-fanfiction, le regard perdu dans un enchevêtrement incompréhensible de bras et de jambes, l'auteur se dit qu'elle devait reprendre les choses en main.

– Tiens, il reste un pot de Nutella dans le fond du sac, signala Remus.

Et vite.

Euh...

Hum, hum.

Lorsque nos amis eurent fini leurs petites affaires, les Plutoniens revinrent avec l'intention de faire de Remus leur Dieu pour leur avoir amené l'Or Brun (a.k.a. le Nutella). Remus accepta avec un certain enthousiasme, d'autant plus qu'on ne voit pas la Lune depuis Pluton.

– Eh, mais c'est moi qui leur ai balancé le Nutella à la figure, objecta Sirius.

Et Sirius Black fut brusquement et inexpliquablement frappé de mutisme.

FIN.

– Ha, bien sûr, "fin", fit Severus d'un air consterné. C'est ridicule de finir comme ça ! En plus, toutes les scènes intéressantes sont censurées !

Et James, qui avait passé tout ce temps à remonter du fond de son trou, assoma Severus avec un couvercle de poubelle.

FIN (bis).

– Comment ça, "fin" ? s'étonna James.

– Un bar gay ! s'exclama Peter.