Ministère de la magie, Jeudi 14 novembre 1996; 12h52
Cela ne présageait rien qui vaille. La dernière fois que Voldemort avait dit à un mangemort qu'il avait une surprise pour lui, il lui avait présenté la tête de son épouse sur une pique en lui disant que c'était la dernière fois qu'il échouait à une mission d'une telle importance…
Le Dark Lord descendit du rebord de la fontaine sur lequel il se tenait debout et se tourna vers ses mangemorts, dont le plus proche eu un mouvement de recul.
« Vas me le chercher, Damius » Ordonna t-il.
« Oui maître. » Fit l'homme encapuchonné avant de quitter la pièce d'un pas vif.
Voldemort restait debout, face à Snape et le scrutait attentivement. Le maître des potions soutint le regard du mage noir, et ce, malgré la brûlure du doloris sur sa peau, et celle des pupilles ensanglantées du Dark Lord.
« Je n'ai jamais rien vu dans tes yeux, Severus… » Fit-il a mi-voix. « Je n'ai jamais rien su lire, même lorsque tu étais jeune… Un occlumens… Cela aurait du me mettre sur la voix… »
Il avança d'un pas lent vers lui, mais Snape fit de son mieux pour ne pas reculer.
Il était sur le point de céder à la panique, mais il lui restait encore un espoir. Un seul, unique espoir…
« C'était astucieux, j'accédait aux souvenirs que tu désirais, entrevoyait les pensées que tu permettait… »
Il plongea ses deux perles de sang dans les onyx de Snape. Le maître des potions sentait l'intrusion, et la repoussa, comme toujours.
« Et malgré le fait que je sais tout, tu continue… » Murmura le seigneur des ténèbres.
Il se mit à tourner autour de Snape d'un pas lent, un peu comme à la façon d'un requin, avant de mordre sa proie.
« Tu es courageux, tu aurais été bon pour Gryffondor… »
Les mangemorts présents éclatèrent d'un rire mauvais. Snape serra les dents, bien décidé à ne pas répondre à cet affront.
« Et tu y aurais été très bien accueillit, étant sang mêlé… »
Les rires des mangemorts s'arrêtèrent immédiatement. Des chuchotements s'élevèrent dans la pièce. Snape ferma les yeux. Une veine battait furieusement dans sa tempe.
« De plus, avec une histoire comme la tienne… Pauvre petit Snape, au fait votre père s'est-il remis ? Oh… Non, pardon excusez moi, il est mort… »
La main de Severus se referma sur sa baguette.
« Hmm… Je serais toi, je ne ferais pas ça… » Désapprouva Voldemort.
Une porte s'ouvrit dans le fond de la salle. Damius pénétra dans la pièce, suivit de…
« Dumbledore !! » S'écria Snape.
Cette fois ci, il était véritablement fini.
Il n'y avait plus aucune lueur malicieuse dans le regard du vieil homme. Sa fatigue et l'ampleur de son incommensurable douleur se lisaient dans ses traits. Il fixait le sol, tête baissée et suivait Damius.
Severus n'osait imaginer ce qu'il avait subit pour ne même plus être en mesure de combattre l'effet de l'impardonnable.
« Alors, comment le trouve tu, ton Dumbledore ? » Demanda Voldemort dont les lèvres s'étaient étirées en un grand sourire.
Snape contemplait l'homme aux cheveux blancs. Son regard était vide de toute émotion.
« Au pied, Dumbledore ! » Aboya Voldemort.
Severus jeta un regard effaré au vieil homme lorsqu'il s'empressa de se jeter aux pieds du Dark Lord.
« Mais comment est ce possible ? » S'insurgea Snape en perdant toute impassibilité.
Albus Dumbledore soumit à l'imperium ? Cet homme était cent fois capable d'en combattre les effets. A moins que…
Les yeux de Severus s'écarquillèrent d'effroi. Voldemort lu la lueur de compréhension dans son regard, et l'accueillit avec un sourire satisfait.
« Non… Vous n'avez pas osé… » Bégaya Snape pour la première fois depuis bien longtemps.
Le mage noir acquiesça d'un mouvement de la tête. Severus crut mourir cent fois en ce dixième de seconde.
« Alors… Comment te sens tu, maintenant que tu as tout perdu ? » Fit Voldemort d'un voix faussement douce.
Snape était sous le choc. Il ne parvenait à dire quoi que ce soit.
« Maintenant je vais te donner le choix. »
L'homme aux yeux noir leva la tête vers son maître.
« Tu as trois possibilités. Tu peux, fuir, rien ne t'en empêches, seulement, lorsque je te retrouverais, tu mourras dans les pires souffrances, Severus. Seconde possibilité, tu reste à me servir, et que ta loyauté ne faillisse plus jamais, maintenant que je suis ton unique maître, ou, tu peux encore me supplier d'abréger tes souffrances… »
Snape ne distinguait que peu la silhouette du mage noir, tant ses contours semblaient flous.
Puis son regard se durcit, il se redressa et rit au visage de Voldemort avant de transplaner.
London Magic Supermarket, Dimanche 17 novembre 1996; 08 :17
Snape et les deux adolescents avaient été contraints une fois de plus à prendre les transports en commun, de peur d'être retrouvés si ils transplanaient. Harry tourna sur lui-même d'un air incrédule.
Il se trouvait dans un hall circulaire gigantesque. De ci et de là, luisaient de lumineuses boutiques magiques dont les étendards clamaient joyeusement divers slogan. Des familles de sorciers se mêlaient en une marée colorée.
Non loin d'eux, se dressait un arbre gigantesque aux feuilles bleues.
« On est où, ici ? » S'exclama Harry.
« Potter, J'vais finir par croire que t'es même jamais sortit de ta petite banlieue moldue -»
«- Silence, Parkinson. »Fit Snape mettant momentanément fin à leur querelle quotidienne. « Je dois aller acheter quelques affaires. Soyez à cet endroit précis dans une heure, et tachez d'être ponctuels. »
Puis il les laissa là dans un tourbillon de cape noir.
Harry adressa un regard effaré à Pansy. Celle-ci eu un rire amusé et consentit à l'éclairer.
« Galerie magico-marchande de Londres. » Fit-elle simplement.
Harry se sentit stupide d'avoir pu penser que le chemin de traverse était le seul lieu où tous les sorciers de Londres faisaient leurs courses.
« Mais… P-Pansy, je n'ai pas d'argent sur moi… » Risqua Harry.
La jeune fille se contenta de lui jeter un regard incrédule, mais ne lui sembla pas s'offusquer plus que ça.
« Viens, on va aller retirer un peu d'argent. Potter. »
Elle se retourna, faisant voler capes et cheveux bouclés autour d'elle avant de s'engouffrer entre deux boutiques.
Harry s'arracha à sa contemplation de l'arbre aux feuilles bleues et lui emboîta le pas.
Elle entreprit de se diriger vers ce que Harry devina comme étant une banque de Gringotts.
Il lui fallut tout de même un certain temps pour comprendre le fonctionnement de la billetterie automatique sorcière, ce qui lui avait valu un nouvel éclat de rire de la part de Pansy.
« Allez viens, je vais devenir mad si je dois ne serais-ce qu'une journée de plus porter la même robe de sorcière. »
oOo
Harry enfourna les cinquante gallions dans sa poche et lui emboîta le pas sans top savoir où elle le traînait.
« A Gringots, on nous demande une clé… Je veux dire, au chemin de traverse… pourquoi pas ici ? » S'étonna t-il tandis qu'ils dépassaient un grand magasin de meubles sorciers.
« Reconnaissance magique. » Répondit simplement la jeune fille en remettant une boucle d'ébène derrière son oreille. « Pas besoin de clé ni de quoi que ce soit. Il te suffit de remuer ta baguette, pour qu'on te reconnaisse à ta signature magique. »
Malgré les cinq ans qu'il avait passé à Poudlard, Harry avait toujours l'impression qu'il resterait un étranger au monde sorcier.
Puis ils arrivèrent devant une boutique de vêtements. Ils y pénétrèrent, et Pansy partit sans un mot de son coté. Harry acheta quelques robes et s'empressa de quitter la boutique, fuyant le regard empli d'avidité de la vendeuse. A sa grande surprise, Pansy l'attendait déjà à la sortie. Elle lui lança un regard moqueur, et ils reprirent leur route. Après un certain temps, Harry se risqua à briser le silence.
« Le jour où on était à pré-au-lard… »
Pansy n'eu aucune réaction et continuait d'avancer sans lui adresser le moindre regard.
« …Pourquoi n'étais tu pas à Poudlard ? »
« J'étais sortie chercher Draco avec Blaise… Et on a vu la marque. » Grogna t-elle. « Alors on a fuit… Et on a vu qu'ils avaient saccagé pré-au-lard. »
Harry acquiesça d'un signe de tête.
« Je… je suis vraiment désolé pour ton… ton petit ami… » Fit-il après maintes hésitation.
Pansy s'arrêta brusquement et contre toute attente éclata d'un rire cristallin, faisant sursauter une sorcière assise non loin d'eux qui leur lança un regard outré avant de changer de banc.
« Blaise ?? Mon petit ami ? Mais Potter, t'es encore plus demeuré que ce que je pensais ! »
Harry sentit une chaleur se répandre dans ses joues.
« Il vaut mieux que tu te mêle de tes affaires. »
Elle se remit à marcher furieusement. Elle s'arrêta après quelques pas et se retourna.
« Rappelle toi, dans quarante minutes auprès du grand arbre. »
Puis elle le planta. Là. Harry la regarda partit bouche bée. Peu être étais-ce encore trop tôt pour essayer d'en parler.
Il passa le reste du temps à visiter l'immense galerie, et à acheter le peu de choses dont il avait besoin. Puis, il vint s'asseoir sur un banc de bois, auprès de l'arbre aux feuilles bleues.
Worse night motel, Dimanche 17 novembre 1996; 09 :20
Pansy était plongée dans la lecture d'un énorme grimoire sur lequel Harry avait pu lire 'Enchantements interdits', son chaton lové contre ses pieds nus. Snape quand à lui, dépoussiérait minutieusement son chaudron (bien que celui-ci soit neuf). Un silence de mort régnait dans la petite chambre.
Lorsqu'une odeur de brûlé caressa ses narines, Harry se rappela qu'il était temps de retourner la piteuse tranche de jambon qu'il était en train de faire cuire, et dont l'apparence était désormais plus proche de celle d'une semelle de chaussure que d'un petit déjeuner.
Il pencha la poêle au dessus d'une assiette d'œufs pochés pour y faire glisser la tranche de jambon. Il signala à Pansy et Snape que le déjeuner était servit, et ils firent tous deux voler deux assiettes jusqu'à eux. Harry s'installa sur son lit et se replongea dans sa contemplation du plafond écaillé. Il avait l'estomac trop noué pour manger quoi que ce soit.
Snape était assit sur le lit jumeau au sien. La dernière chose qu'Harry vit avant de détourner le regard fut son air dégoûté à la première bouchée de jambon carbonisé.
« Potter, vous devriez manger ! » Conseilla t-il. « Où habite votre amie ? »
« A Canterbury » Rappela Harry sans détacher son regard émeraude du plafond miteux. « A supposé qu'elle soit encore en vie… » Fit-il en aparté, plus pour lui-même que pour Snape.
Le chaton émit un miaulement sonore. Harry se tordit pour regarder dans sa direction sans avoir à se redresser, décalant légèrement sa jambe droite qui lui obstruait la vue.
Pansy remuait avec amusement une tranche de jambon au dessus de la tête du félin qui était monté sur ses deux pattes arrière, dévorant le morceau de viande des ses yeux avides. Il se lécha le nez lorsqu'une goutte d'huile dégoulina sur son museau humide.
Snape leva les yeux au ciel en détournant à nouveau son attention vers Harry.
« Nous nous rendrons chez les parents de miss Granger dans une demie heure. Mais pour le moment, vous devriez manger, Potter. »
Harry lui jeta un regard surpris.
« Je ne tiens pas à devoir vous porter tout le trajet » Ajouta Snape d'une voix glacée, comme s'il tenait à marquer une distance plus qu'existante entre eux.
Mais jours après jours, Harry sentait cette barrière s'amoindrir. Après tout, combien de temps pouvait on rester étranger à la personne qui dormait dans le lit voisin ?
Harry sentit l'air vibrer non loin de lui. Sans s'arracher à sa contemplation du plafond, il devina que Snape venait d'utiliser sa baguette. Ses soupçons furent confirmés lorsqu'il entendit un cliquetis de vaisselle dans le lavabo miteux de la salle de bain.
Pansy quand à elle avait posé son assiette au pied son lit, et son chaton était occupé à la laper joyeusement, sous le regard écoeuré de Snape.
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« Soyez de retour dans vingt minutes. » Rappela simplement la voix de Snape dans un bruissement de cape.
Harry devina de Pansy se tenait sur le pan de la porte.
« Je ne compte pas venir avec lui pour aller chercher sa sang-de-bourbe ! » Cracha t-elle avant qu'un claquement de porte ne retentisse.
Elle semblait toujours en vouloir à Harry pour son indiscrétion, et celui-ci n'en était pas surprit. Snape, quand à lui, ne semblait pas s'en préoccuper le moins du monde.
Lorsqu' Harry tourna la tête vers lui, il détourna subitement son attention vers le bureau occupé par les potions.
oOo
Harry se redressa sur son lit. Il s'était assoupit sans même s'en être aperçut. Des brumes de fumée virevoltaient tout autour de lui, et une douce odeur de magnolia lui intimait l'éveil, lui caressait les sens.
Il tourna un regard vitreux à sa droite, et devina la présence de Snape malgré la fumée. Lorsqu'elle se fut un peu dissipée, il vit que l'homme était occupé à la confection d'une potion, et se demanda, l'espace d'une seconde pourquoi il ne l'avait pas deviné plus tôt. Les brumes de son sommeil étaient t-elles aussi épaisses que celle de cette fumée stérile ?
« Potion calmante » Expliqua Snape, devinant qu'Harry était réveillé. « J'imagine que si votre amie est encore en vie, elle en aurait besoin. » Rajouta t-il sans le moindre tact.
Harry baissa les yeux vers le contenu verdâtre du chaudron.
« Donnez moi la fiole de sang de cafard, dans mon sac » Ordonna Snape, occupé à découper minutieusement des rondelles de gingembre.
Harry se leva de son lit, et fit le tour de celui de Snape. Il se baissa pour ouvrir la sacoche noire, au pied du lit. Il hésita entre plusieurs fioles, et se saisit finalement de la plus petite de toute. Au moment de refermer le sac, son regard se posa sur un bocal de verre contenant une perle étincelante bleutée. Une 'feuille' de l'arbre magique, reconnut-il avec surprise.
Snape laissa échapper un grognement rauque qui ramena brusquement Harry à la réalité.
Il se leva précipitamment et s'empressa de lui tendre la fiole de sang de cafard. Snape lui lança un regard brûlant. Un de ceux qui mettaient Harry si mal à l'aise.
« Heu… Pourquoi ajouter du sang de cafard à la potion ? Le sang de cafard n'a pourtant aucune vertu calmante… » Demanda t'il, bien qu'il n'en avait cure, bien décidé à dissiper sa gêne.
« Le sang de cafard est un des ingrédients permettant de re-équilibrer le sang de tortue dont la puissance est quadruplée par la présence des racine de gingembre, qui lui, est un calmant. Il sera donc utile pour nous éviter d'avoir à mettre votre amie dans un cercueil… A moins que -»
« -Très bien… » Fit Harry, sentant venir la remarque cinglante.
« Et pour ce qui est de la perle bleue » Reprit Snape en couvrant la voix de Harry. « Peu de personnes savent vraiment ce que c'est. Mais elle contient un ingrédient très rare nommé Culitard. Je devine qu'elles doivent posséder un maléfice attractif, ou quelque chose dans le même genre. Elle me sera certainement utile dans une des mes potions.»
Harry se sentit rougir. Mais il était tout de même soulagé, dans un sens, que Snape ai répondu à ses interrogations.
« Combien de temps est-ce que j'ai dormi ? » Demanda t-il en se frottant les yeux, toujours incrédule.
Il distingua les contours de la silhouette de Snape dans la brume.
« A peu près vingt minutes, Potter. » Répondit l'aîné, avant de se remettre à la préparation de sa potion.
Harry n'arrivait pas à croire qu'il ai pu s'endormir alors qu'il savait qu'ils devaient partir à la cherche d' Hermione. Snape semblait avoir remarqué sa gêne.
« Les vapeurs d'œufs de Doxy, Potter. » Dit-il simplement.
Une lueur de compréhension scintilla dans son regard.
« Mais dans ce cas… Pourquoi vous ne vous êtes pas endormit, vous aussi ? » Demanda t-il en s'asseyant sur son lit, non loin de Snape.
Harry devina malgré la fumée qu'il était en train de secouer la tête, agacé.
« Vous étiez dans des conditions favorisant l'endormissement, Potter. Position allongée, fatigue récurrente… » Sa voix se durcit soudainement. « Mais cela n'est en rien étonnant venant de vous. Un feignant, Un paresseux dans votre genre. »
Harry fronça les sourcils, ne comprenant pas la raison de cette colère soudaine.
Puis, après quelques minutes, Snape remplit quelques fioles de potion calmante et les rangea dans son sac. Il se saisit de sa cape posée sur son lit, et s'enroula dedans d'un mouvement si magistral que Harry le soupçonnait d'avoir utilisé la magie.
« En route, Potter. »
Harry se leva précipitamment de son lit.
« Mais… Ne devrions nous pas attendre Parkinson ? Canterbury, c'est pas la porte à coté… »
Au moment même où il finit sa phrase, la porte de la chambre s'ouvrit, et Pansy pénétra d'un pas rageur dans la pièce. Harry leva un sourcil surprit et jeta un regard en coin à Snape. Il devrait vraiment se méfier de ce sorcier à l'avenir.
« Demi-tour, Parkinson » Fit-il au moment même où elle posait sa cape sur son lit.
Résidence des Granger, Canterbury, Dimanche 17 novembre 1996; 13 :40
« Peut être que ce détail t'as échappée, Parkinson, mais on étais supposé être discrets. » Fit Harry avec froideur.
« La ferme Potter » Crachat-elle en enjambant les restes de la porte d'entrée qu'elle venait de faire exploser.
Snape pénétra à son tour dans le hall d'entrée. Un grand miroir recouvrait entièrement le mur de droite. Des plantes vertes avaient été entreposées un peu partout dans la pièce allongée. Pansy jeta un regard dédaigneux aux boites aux lettres argentées non loin d'elle. Moldus, Harry l'entendit-il marmonner froidement.
Il s'efforça de desserrer son poing, et se dirigea vers l'ascenseur, dans le fond de la pièce. Les deux sorciers le suivirent dans la pièce exiguë. Harry appuya sur le bouton '4', comme il l'avait lu sur le panneau d'affichage, à l'entrée de l'immeuble.
Un silence gênant s'installa entre eux tandis qu'ils s'élevaient aux travers des étages. Snape regardait distraitement la porte et Pansy avait sortit une bouteille de whisky-pur-feu de sa poche et en avait but quelques gorgées. Snape fronça les sourcils en sentant l'odeur d'alcool qui en émanait.
'Ding'
Ils sortirent de l'ascenseur, et marchèrent le long du couloir, à la recherche de la porte des Granger, puis Harry sonna timidement.
Aucune réponse.
« Heu… Peut être qu'on devrait -» Commença Harry.
« - Avada… -» Commença Pansy en levant sa baguette, mais Snape l'interrompit. Elle avait déjà fait explosé suffisamment de portes aujourd'hui.
« Alohomora » Lança t-il.
La porte s'ouvrit en un grincement. Ils pénétrèrent dans un couloir étroit, décoré de divers portraits familiaux. Une porte vitrée menait à la salle à manger. Harry et Pansy gardèrent leur baguettes, au cas où.
Snape se mit dos au mur, et ouvrit lentement la porte vitrée avant de lancer un regard furtif à l'intérieur de la pièce. Il leur fit ensuite signe de les suivre.
Ils visitèrent l'appartement complètement et Harry dut se faire une raison. Il n'y avait personne. Il sentit son coeur manquer un battement. Mais alors, si elle n'était ni sur son lieu de travail, ni chez elle, où pouvait-elle bien être ? Plus le temps passait, plus ses chances de retrouver Hermione s'amoindrissaient. Il s'adossa contre le mur derrière lui, considérant que ces jambes n'étaient plus assez fortes pour le soutenir seul.
Il allait se retrouver seul. Encore. Il avait trouvé Ron, Hermione, Sirius, et les avait perdus. Mais dans un sens, il était rassuré, maintenant qu'il n'avait plus rien à perde, il savait que la douleur ne pourrait pas augmenter.
Comment le pourrait-elle ? Ne semblait-elle pas avoir atteint son paroxysme?
« Venez Potter. » Dit Snape d'un ton moins rude que d'ordinaire.
Même Pansy jugea le moment inadéquate pour lui reprocher des les avoir fait venir jusque ici pour rien.
Poudlard, Samedi 14 novembre 1996; 13 :13
« Alors, bébé Potter… Prêt pour une seconde manche? » Fit la voix glacée de Bellatrix Lestrange.
Harry ne put se résoudre à ouvrir les yeux. Il était certain que l'image du cadavre de Hannah le hanterait à tout jamais. Il eu un haut le cœur et sa tête se mit à tourner.
« Harry s'il te plait, s'il te plait !! Ne bouge pas !» Hurlait la voix hystérique de Cho.
« Ta gueule Chang ! » Grogna Ron. « Harry, fait de ton mieux ! Ce ne sera pas de ta faute… » Ajouta t'il, réconfortant son ami.
Malfoy fit taire le rouquin d'un revers de la main.
« Hmm… Et pourquoi pas celle là ? » Demanda Jugson avec un air mauvais en pointant Padma du doigt.
Macnair se lécha les lèvres d'un air malsain.
« Non ! Je vous en supplie ! » Hurla Parvati, toujours la tête en bas et tenant la main de sa sœur. « S'il vous plait, prenez moi à sa place, je vous en prie ! »
Macnair et Jugson se regardèrent avec un sourire affreux.
« Une double? Ca vous vas ?» Demande ce dernier.
« Vas pour une double » Répondit Quedver en frétillant.
Malfoy remua sa baguette en commençant à faire monter les deux jumelles.
« NON ! » Hurla Bellatrix.
Les mangemorts tournèrent vers elle un regard étonné.
Une lueur d'espoir naquit dans l'esprit d'Harry.
« Le jeu d'abord, Voyons ! » Fit-elle en ricanant.
Tous les mangemorts présents éclatèrent d'un rire mauvais.
« Pas bouger » Rappela t-elle en tournant autour de la chaise de Harry. Puis elle s'arrêta devant lui, et tendit sa baguette sur son ventre. « Endoloris »
C'était comme si Harry avait avalé des scorpions et qu'ils le grignotaient de l'intérieur, dans une vaine tentative de sortir. Harry n'avait jamais été poignardé, mais il pouvait maintenant, sans difficulté imaginer à quel point cela faisait mal. C'était comme si chacun de ses muscles abdominaux se déchiraient un à uns. Il lutta de toutes ses forces contre cette envie de se plier en deux.
Puis il hurla. Il hurla à s'en arracher les cordes vocales sans même s'en rendre compte.
Il rabattit ses bras sur son ventre endoloris, et le maléfice cessa.
Il leva les yeux vers Bellatrix, et il su sans difficultés qu'il avait perdu cette manche.
Ses lèvres s'étirèrent en un sourire affreux.
« C'est toi qui voit, Lucius. » Fit-elle d'un ton enjoué en sautillant dans toute la pièce.
Malfoy leva sa baguette et les jumelles amorcèrent leur funèbre ascension.
Mais cette fois ci, il s'arrêta à mi chemin.
« Plait-il ? » Demanda Jugson en le regardant, l'air étonné.
Malfoy eu un sourire qui glaça le sang de Harry. Cette fois si, il fit un mouvement vers l'avant, de sa baguette, et les deux jeunes filles lévitèrent vers le fond de la pièce. En direction de l'âtre de la cheminée.
Bellatrix éclata de rire, et fit pivoter la chaise de Harry pour qu'il ne manque pas une miette du spectacle.
Harry ferma les yeux, lorsqu'il entendit les premiers hurlements de douleurs des jeunes filles.
Jugson avait fait léviter des chaises dans leur direction.
« Je sens que tout cela s'annonce… Distrayant… Pas vrai Macnair ?» Fit-il en s'asseyant confortablement sur l'une d'elle.
Mcnair ne répondit pas.
Le reflet des flammes miroitait dans ses yeux tel une lueur démente. Il ne pouvait arracher son regard de la scène qui se déroulait sous ses yeux et qu'il semblait apprécier avec délectation.
Worse night Motel, Lundi 18 novembre 1996; 03:42.
"Non!! Arrêtez ! Laissez les! Laissez les!" S'entendit hurler Harry.
Puis, surpris, il ouvrit les yeux, et vit qu'il se trouvait dans la chambre d'hôtel, et que Snape le tenait par les épaules en le secouant fermement.
« Potter reprenez-vous, nom de Merlin ! »
Harry se débattit violement sous ses couvertures et sortit du lit précipitamment. Il avait la tête qui tournait. Il entendait des voix, mais ne savait pas d'où elles provenaient. Il voyait des visages autour de lui, mais ne savait pas à qui ils appartenaient. Son cœur battait à lui en rompre les côtes. Il courut vers la porte la plus proche et s'engouffra dans la salle de bain. Il claqua la porte derrière lui.
« Potter ! » Hurla Snape derrière la porte. « Cessez immédiatement vos gamineries. Potter ! Oh, Pour l'amour de Dieu ALOHOMORA ! »
La porte s'ouvrit en percutant violemment le mur carrelé. Harry paniqua. Il voulut, courir, mais il ne savait pas où aller. Il fit volte face et le lavabo heurta son ventre avec force. Il en eu le souffle coupé.
Cette douleur abdominale lui rappelait affreusement quelque chose. Harry se sentit défaillir. Ses jambes lâchèrent sous lui, et il se retrouva assis au sol, adossé contre le placard sous le lavabo. Il replia ses jambes contre lui et les serra entre ses bras. Il se mit à se bercer lentement, en prononçant des paroles incohérentes.
« Potter… » Snape lui-même ne savait pas quoi dire.
Il sentit son cœur se serrer devant le désarrois du jeune homme, et pendant une seconde, il se surprit à penser que personne de devrait avoir à subir cela, même ce prétentieux de Potter pourri gâté.
Le survivant venait de se briser devant lui.
Snape s'accroupit à ses cotés, sans jeter un regard à Pansy qui se tenait debout dans l'encadrement de la porte, alarmée par tout ce bruit.
« Potter… » Répéta t-il.
Il détestait ressentir cela. Severus Snape était impuissant.
Le jeune homme continuait à répéter en boucles des paroles incohérentes que Snape ne pouvait comprendre. Le serpentard tendis lentement la main vers lui.
Harry se mit recroquevilla d'avantage lorsque ses doigts entrèrent en contact avec ses épaules dénudées.
« Pas Bouger, Pas bouger… » Semblait-il répéter plus fort, cette fois ci.
S'il vous plait, non… Non…
« Potter, s-il vous plait… » Fit-il en essayant de masquer au maximum la peur dans sa voix.
Snape avait caressé la mort de bout du doigts mainte et maintes fois, avait combattus des endoloris, avait assisté à des scènes plus sanglantes les unes que les autres, avait été présent le jour de la mort de son père, avait mentit effrontément au DarkLord en le regardant droit dans les yeux. Mais Snape n'avait jamais, au grand jamais été confronté à l'enfant qu'il avait été.
Hors, il revoyait cet être fragile à l'âme mutilée aux travers des traits de Harry.
Lorsqu'il le voyait, ainsi renfermé sur lui même, c'était lui qu'il revoyait dans les heures les plus sombres de son enfance.
S'il existait un Dieu, Snape l'aurait prié maintes et maintes fois pour ne jamais être confronté à ça.
Il devenait de plus en plus difficile de prendre un air détaché.
Harry Potter était-il parvenu à briser le masque d'impassibilité de Severus Snape ?
Etre confronté à son pire cauchemar, ou fuir ? Le choix était pénible.
Soudain son regard se durcit. Sa mâchoire se crispa. Ses yeux sombres fusillèrent le jeune homme.
Il posa sa main droite sur le rebord du lavabo en faisant sursauter Harry, et se hissa sur ses jambes. Il fit volte-face, quitta la salle de bain, et claqua la porte derrière lui, laissant Harry seul dans la pièce.
Pansy lui jeta un regard incrédule. Snape s'assit sur son lit et pivota sur lui-même pour se recoucher.
« P-Professeur… Vous n'allez pas oser ? » Souffla t-elle, indignée.
« Bonne nuit Parkinson. » Répondit-il d'une voix glacée.
Professeur…Voulut-elle répéter, mais elle comprit que c'était peine perdue. Elle fronça les sourcils et marcha d'un pas lent vers la porte de la salle de bain.
« Si vous faite cela, je considèrerait que vous avez désobéit à un ordre direct. » Prévint-il simplement.
Pansy s'arrêta, la main sur la poignée, attendit un instant, puis l'enclencha.
La porte claqua derrière elle.
Fuir.
Hôpital Sainte-Mangouste, Londres., Jeudi 14 novembre 1996; 12 :05
« Miss Granger, Vous êtes vous occupé de M. Willow, en chambre 971 ? (*)» Demanda Mrs Williarmson.
Hermione leva les yeux vers la medicomage debout devant elle en manquant de faire tomber les fioles des potions qu'elle avait entassé dans ses bras surchargés.
« Heu… Non, pas encore, je vais… -»
« - Ne vous justifiez pas, Granger. Agissez. » Claqua t-elle sèchement, avant de tourner les talons, et de la laisse seule.
Hermione reposa avec difficulté les potions sur le chariot et s'empressa de monter à l'étage des maladies mentales en tout genre.
Cela faisait déjà six mois que était interné. Il était réputé pour être un patient particulièrement dangereux. Toute les deux heures, une interne était chargée de lui faire prendre une fiole de potion calmante, soit trois fois la dose recommandée.
Le mauvais sort avait voulut que cette tache revienne à Hermione.
« M. Willow? » Appela t-elle doucement en ouvrant la porte.
La chambre de ce patient avait la particularité d'être toujours plongée dans une quasi-obscurité. Quelques rayons de lumières s'introduisaient dans la pièce au travers des volets baissés.
Mais quelque chose clochait. Il manquait un élément important.
Hermione fronça les sourcils, et s'aperçut, malgré la pénombre ambiante que le patient n'était plus dans son lit.
« Merlin » Murmura t-elle catastrophée.
Il fallait absolument qu'elle prévienne quelqu'un. Mais lorsqu'elle voulut faire volte face, une main s'abattit sur sa bouche, la réduisant au silence, et se sentit tirée en arrière, jusqu'à se retrouver le dos collé contre le buste de son assaillant.
Elle voulu se débattre, mais elle sentit le bout d'une baguette magique pointée sur sa gorge. Paniquée, elle descendit sa main droite jusqu'à sa poche, où se trouvait sa propre baguette.
« A votre place, je ne ferais pas ça… » Souffla la voix de l'inconnu à son oreille.
Elle pu sentir son souffle chaud contre son cou. Sa poitrine s'élevait et retombait rapidement, et son cœur battait à tout rompre.
« Vous allez leur dire que vous m'emmener à ma visite hebdomadaire chez le mage Bersimon. Vous leur direz ensuite que c'est le docteur Wiliarmson qui vous a chargée de cette tache. Et surtout -La pression du bout de la baguette se raffermit sur sa gorge.- vous obéirez à tout se que je vous dit, est ce bien clair ? Faites 'oui' de la tête. »
Hermione acquiesça silencieusement.
« Vous savez déjà se qui vous arrivera si vous tentez quoi que se soit. Maintenant, allons y.»
Il relâcha lentement Hermione. La jeune fille amorça un mouvement pour se saisir de sa baguette.
« Avada -» Commença l'homme.
Hermione cessa immédiatement. Il l'attrapa par la taille et vint se placer devant-elle sans la lâcher.
Son visage était émacié, vieillit par l'age, comme par la démence. Ses yeux verts olive étaient profondément cernés. La jeune fille tressaillit lorsqu'elle croisa son regard. C'est comme si ses deux perles inquisitrices la brûlaient de l'intérieur.
« Tss, tss tsss… Vous prenez des risques Miss… Mais assez jouer. » Fit-il en rapprochant son visage très près du sien.
Il laissa sa main glisser le long du corps de la jeune fille et se glissa dans sa poche droite. Il en ressortit sa baguette et la rangea dans sa propre poche.
« Maintenant, c'est à vous de jouer. » Fit-il en la relâchant avec méfiance, cette fois ci. « Je sais que vous ne ferrez pas de bêtises… » Ajouta t'il tout en retirant la baguette de son cou.
Hermione ouvrit la porte de la chambre et en sortit, suivie de près par l'homme. Elle descendit l'escalier et le mena dans le couloir principal de l'aile psychiatrique.
Des internes, des médecins et des médicomages étaient en vas et viens constant dans cette pièce.
Hermione se demanda amèrement comment on pouvait être aussi entouré, et être si seul, en réalité.
« Oh ! Mais qu'est ce que tu fais toi ! » L'interpella une jeune médicomage qu'elle venait de dépasser.
Hermione se tourna vers la jeune femme noire. « Docteur Pleassed. » Fit-elle. « Je… Je… j'emmenait ce patient à sa visite hebdomadaire avec le mage Bersimon. »
Le docteur Pleassed la fixa de son regard inquisiteur.
« On vous a confié cette tache à vous, stagiaire ? »
« Uh…. c'est le docteur Williarmson qui… -»
Elle l'interrompit. Son visage s'illumina d'un grand sourire.
« Ah, elle ? Pfff… Je vous comprends. Elle aime bien faire souffrir les petites nouvelles. Pas facile facile, hein ? » Demanda t-elle d'un air compréhensive. « Mais vous allez voir, on s'y habitue. Moi, à mon arrivée, j'ai m'occuper des enfants en bas ages du services des urgences magiques victimes de maléfices de régurgitation… »
Hermione feignit de sourire.
« Mais dites moi, ce n'est pas le jour de la visite de ce patient ? Fit-elle en posant les yeux sur Wilow. »
Les battements de son cœur accélérèrent.
« Peut être faudrait-il vérifier si elle ne s'est pas trompée. » Tenta Hermione en entendant l'homme pousser un imperceptible grognement.
« Uh… Non, la date a sûrement été simplement été changée. Allez y. Moi, j'ai encore du travail. »
Les yeux de Hermione s'écarquillèrent d'effroi tandis que son unique espoir lui filait entre les doigts.
« Avancez, on règlera ça plus tard… » Murmura Willow derrière elle.
Hermione frissonna et le conduit jusqu'à l'ascenseur le plus proche. Dés que la porte fut refermée derrière eux, il se tourna vers elle.
« Bloquez le. » Ordonna t-il en tendant à Hermione sa baguette.
La jeune fille sentit encore la sensation désagréable du bout de sa baguette s'enfonçant dans son cou.
« Attention… » Ajouta t-il d'un voix menaçante.
Hermione pointa sa baguette sur le tableau de bord de l'ascenseur magique.
« Finite Incantatem »
La descente cessa, et les lumières s'éteignirent.
« Bien… » Fit-il après un moment. « Bien essayé… »
Hermione su tout de suite de quoi il parlait. Elle serra les dents, et se contracta, se préparant à recevoir un endoloris. Elle sentit la main de l'homme sur la sienne. Ses doigts glacés se refermèrent sur sa baguette, et il la lui arracha. Il vint à nouveau se coller derrière elle.
« Maintenant, vous allez dire que vous m'emmenez faire ma balade dans le parc de l'hôpital. Et inutile de tenter une nouvelle ruse, les internes de cet étage ne me connaissent pas. »
Hermione frissonna en sentant son souffle humide dans son cou.
« Faites 'oui' de la tête »
Hermione s'exécuta, et remit l'ascenseur en marche.
Ils étaient maintenant dans le hall principal. Cette fois ci, personne ne vint lui poser de questions. Ils quittèrent l'hôpital.
« Traversez !» Fit-il. « Vite ! »
Hermione s'exécuta, en évitant les voitures de justesse. L'homme jeta un coup d'œil à sa montre.
« Vite ! Courrez ! Tournez la ! » Lui ordonna t-il.
La jeune fille obéit, sans trop savoir pourquoi. Ils s'engouffrèrent dans une ruelle. Willow la tira derrière une beine à ordure et la força à se baisser.
« Mais qu'est ce que… -»
« Fermez la ! » Cracha t-il.
Il jetait des regards inquiets en direction de la rue. Soudain, des hurlements retentirent. Hermione regarda à son tour la rue passante.
« Des mangemorts ! » Fit-elle, catastrophée.
« Shhh… » Fit l'homme en plaquant sa main sur sa bouche une fois de plus.
Ils devaient être une centaine. Des maléfices verts volaient dans tout les sens. Jusqu'à se qu'ils pénètrent tous dans l'hôpital.
Wilson sentit les larmes de la jeune fille rouler sur ses doigts.
Le massacre dura environ une heure. Les bruits s'étaient calmés, et Hermione devina que les mangemorts avaient simplement transplanné, en laissant l'hôpital à feu et à sang. L'homme s'était à nouveau collé contre elle et sa main étouffait ses hurlements effrayés.
« Du calme Hermione… » Fit-il. Il caressa son dos de sa main libre pour l'apaiser. « Je n'ai pas l'intention de vous faire de mal. Je n'en ai jamais eu l'intention. »
Il ôta lentement sa main de sa bouche.
« Seulement, comme vous le voyez, il fallait vraiment que nous sortions. »
Les larmes coulaient silencieusement sur les joues de Hermione.
« Il se passe des choses très graves, Miss Granger. » Elle se retourna pour lui faire face. « Tout ça, n'était qu'une diversion. »
« Qu'entendez vous pas une diversion ? » Demanda t-elle d'une voix rauque lorsqu'elle eu retrouvé l'usage de la parole.
« Cette attaque n'en était qu'une parmi tant d'autres. Le seigneur noir a prit le contrôle du ministère. »
« Mais comment est-ce possible ? » S'étonna la jeune fille.
« Il a mené plusieurs attaques quasi-simultanément, ainsi, le ministère ne savais plus où donner de la tête. Sainte-Mangouste, le siège principal de 'La Gazette du sorcier' et… »
Il marqua un temps de pause.
« Et quoi ? » Demanda Hermione en écarquillant les yeux, certaine de ne pas vouloir entendre la réponse.
(*) J'ai vu que des lecteurs sortaient tout droit du 971, alors je leur fait un p'tit Big-up x'D
Alors qu'est ce que vous pensez de ce nouveau chapitre ? =)
Critiques, conseils ?
Je suis toute ouïe, et pardon encore pour ma longue absence… ^^ °Pas taper l'auteuuur !!°
