Voila un chapitre important (et plus long que les autres), on approche du dénoument même si tous s'embrouille au manoir.
Chapitre 11: Le grand jour
Ca y était, c'était aujourd'hui, tout le monde allait courir à droite à gauche pour parachever les derniers détails. Mais revenons plutôt à l'instant présent. Tout le manoir dormait encore, les habits étaient dans leur housse, les chaussures dans leur boîte, l'alcool dans la cave et tout le reste pas encore arrivé. Chaque sorcier(ère) dormait plus ou moins paisiblement. Certains rêvaient de ce jour, d'autres de leur avenir.
Nous étions un jour de décembre, le jour de décembre cliché même. Il y avait de la neige et il faisait froid, tout le monde avait ses draps tirés jusqu'aux oreilles, même si la maison était chauffée correctement. A huit heures précises un coq chanta, on ne sut jamais d'où provenait ce chant tout sauf majestueux, certains penseront que c'était un chant d'outre-tombe du défunt coq sacrifié à l'Oréal.
Ce chant réveilla tout le château. Tout le monde sauta dans ses pantoufles, enfila son peignoir, enleva le bonnet de nuit et s'étira pour se donner du courage, qui avait du mal à venir aujourd'hui.
Tout le peuple se retrouva autour du petit déjeuner. Ce n'était pas très joli, entre ceux qui avaient le nez dans le café, ceux qui tartinaient leur cheveux sur leur tartine et ceux qui s'étaient carrément rendormis en ronflant bruyamment, l'honneur n'était pas au rendez vous. Chacun lisait son journal après avoir déjeuné, on pouvait les voir tous tourner la page en même temps, une synchronisation parfaite.
Ensuite ce fut la guerre pour la salle de bains, surtout du côté des couples car quand on est célibataire une salle de bains par chambre ça suffit largement. Puis ce fut le moment pour chacun de choisir l'une de ses plus belles tenues pour la réception.
On fit installer les tables pour la réception. On arrangea les nappes, mit les couverts, les verres, les fleurs et les bouteilles sans oublier le petit carton où était inscrit le nom de chaque invité.
Soudainement, un cri s'éleva dans le manoir. Tout le monde courut voir qui avait crié et pourquoi: c'était Narcissa, qui venait de découvrir le corps massacré par des dizaines et des dizaines de coups de couteau du malheureux monsieur Larbin, qui était le tailleur officiel de la famille Malefoy. Le tueur avait écrit avec le sang de sa victime: «Le prochain sera un habitant de ce manoir.». Tout le monde était stupéfait de cette découverte, et bien sûr le Lord déclara ou plutôt cria: «Réunion de crise tout de suite!»
Tous les Mangemorts se retournèrent en même temps comme un seul et unique homme. Le maître se rendit compte qu'il ne savait pas vraiment quoi dire, alors il regarda chacun de ses hommes dans les yeux (même s'il eut du mal à maintenir son regard dans les yeux de sa Mangemorte, car ses yeux avaient tendance à regarder plus bas). Et il sut enfin ce qu'il allait dire:
«Ceci est un acte direct envers moi!! (Ils pensèrent tous «plutôt en direction des Malefoy»)
Et que voulez-vous que l'on fasse maître?
Déjà évacuer le corps discrètement... (Il fut coupé)
On le balance dans les égouts.
Oui, et... (on le recoupa encore)
On trouve l'assassin.
Vous allez arrêter de me couper à chaque fois que je parle oui!!!!!
Et là comme vous avez fini on peut... (cette fois-ci ce fut le Mangemort qui fut coupé)
Non vous vous la fermez!!! C'est clair?!!! (et pour accompagner il lui lança un sort qui lui cousut la bouche).
C'est vache maître, on va bientôt passer à table.
M'en fous!! De toute manière Severus a du bide, ça ne lui fera pas de mal de louper un repas.
C'est pas faux.»
Ils quittèrent tous la salle, sauf le maître qui demanda à Bellatrix de rester également.
«Bella, je voudrais te parler.
Oui maître?
Malgré ton insolence envers moi certaines fois, tu as toujours été une fidèle et loyale Mangemorte jusqu'à présent. Mais certaines choses ont changé.
Que voulez-vous dire?
A ton avis.»
Un long silence s'installa, elle savait de quoi il voulait parler et lui savait qu'elle savait. Il parlait de ces nuits passées ensemble, de ces nombreux baisers échangés, volés entre eux, de ces moments passés dans les bras du Lord, ces paroles blessantes, de leur irrépressible envie l'un de l'autre, de leur regard tellement éloquent, de leur comportement. Elle ne savait pas quoi dire, elle aurait préféré de ne pas en parler, de ne jamais en parler. Elle était mariée, il était son maître. Elle allait souffrir, elle ferait honte à son rang de sang-pur si elle continuait, même si elle culpabilisait déjà. Elle ferait honte à son entourage, sa famille la renierait. Il connaissait ses craintes. Lui non plus ne pouvait pas se le permettre, il était censé ne pouvoir aimer personne. «Ce n'est que sexuel, ça n'ira jamais plus loin», il se le répétait tout le temps, au point que ça sonne comme une obligation et non plus comme une réalité.
«Bella...
Maître.
Je pensais...
Nous ne devrions pas.
Je sais.»
Elle baissa les yeux, lui était bizarrement gêné. Sauf qu'il ne voulait pas qu'elle parte, et elle ne pouvait pas s'imaginer sans lui près d'elle. Le mal était déjà fait, alors pourquoi arrêter? Il se rapprocha, prit son menton entre ses doigts et lui releva la tête pour la forcer à le regarder dans les yeux, car il savait qu'elle ne pouvait pas lui mentir.
«Je ne veux plus...
En es-tu sûre?
Oui. (elle mentait, ils le savaient tous les deux)
Pourquoi?
Vous le savez très bien maître. (Elle essaya de partir mais il la retint contre lui)
Je n'en suis pas si sûr.
Pourquoi?
Ose me dire que je ne te fais plus d'effet, ose me dire que tu ne ressens rien.
Maître, s'il vous plaît, ne rendez pas les choses plus difficiles qu'elles ne le sont.
Si tu en étais si sûre ça ne serait pas si dur pour toi.»
Il ne voulait pas la laisser partir sans être sûr à 100% qu'il puisse encore l'avoir, alors il l'embrassa. Elle le repoussa tellement légèrement qu'elle ne se trouvait pas convaincante et même pitoyable. Quand il la poussa contre le mur elle se laissa complètement faire. Elle ne pouvait pas lui résister, alors elle lui rendit son baiser. Ils se dirent que c'était le dernier, c'est pour ça qu'ils s'embrassèrent une seconde fois, mais cette fois il y avait plus d'ardeur des deux côtés. Elle savait qu'elle regretterait de ne plus l'avoir, et lui ne pas l'avoir eue plus tôt. Ils se séparèrent, se regardèrent une dernière fois dans les yeux puis se quittèrent. Il lui lança en partant:
«Fais attention.
Vous aussi.
Ce tueur est parmi nous et nous n'avons rien vu alors il est très dangereux.
Je sais maître. Vous avez une idée de qui pourrait être la prochaine cible?
Un Mangemort. (Il pensa «Il y a de grandes chances que ce soit toi», et elle sut qu'il pensait à elle.)»
Personne ne mangea ou très peu, car un meurtrier le soir où avait lieu l'une des plus grandes fêtes de l'année était le pire des ennuis possible mais en plus il visait le maître, et tout le monde savait que quelqu'un mourrait avant. Personne ne savait qui pouvait être le tueur.
L'après-midi passa très vite, il fallut nettoyer la salle du crime et finir les derniers préparatifs.
Chacun avait mis la plus belle de ses plus belles tenues. Pour Bellatrix ce fut une robe assez moulante resserrée à la taille par une ceinture d'un noir profond qui mettait en valeur sa peau très pâle, avec un décolleté plongeant carré. Un collier en or brillait autour de son cou, avec ses cheveux relevés elle était sublime. Narcissa avait une robe noire très longue avec un décolleté lui aussi plongeant en V et un dos nu. Sa robe était ajustée d'une très fine chaîne en or autour de la taille. Elle avait une parure de bijoux en or. Les hommes avaient des robes de sorcier noires, les plus chic de toute l'Angleterre.
La salle de bal était un immense salon qui prolongeait l'entrée et donnait sur le jardin avec une immense baie vitrée qui couvrait tout le mur. Des lustres avec des bougies éclairaient la salle comme en plein jour. Les invités attendaient derrière l'immense porte. Les Lestrange étaient à côté des Malefoy quand les deux immenses portes s'ouvrirent pour laisser passer des dizaines d'invités.
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