Chapitre 12: La soirée tant attendue partie 1
Les invités rentrèrent dans le manoir et furent subjugués par la beauté des lieux, car les deux sœurs s'étaient donné beaucoup de mal pour tout organiser. Ils les trouvaient aussi sublimes dans leurs robes de grands couturiers, avec leurs parures des meilleurs orfèvres de tout le pays. Il n'y avait pas que les invités qui bavaient sur elles, ils y avait leurs maris respectifs, et le lord.
Quand ils furent tous arrivés, ce fut l'heure de passer à table. Bellatrix (bizarrement) était à côté du Seigneur des Ténèbres, sans son mari. Sa sœur dominait l'autre bout de la table, les autres habitants du manoir étaient avec elle. Bellatrix trouva ce plan de table assez bizarre, et en voyant comment agissait le lord, elle comprit tout de suite qu'il avait modifié toute l'organisation.
Le repas se passa plus ou moins bien. Les convives ne se doutaient pas qu'il y avait eu un drame dans la matinée, par contre ceux qui le savaient y pensaient et croyaient à juste titre que l'assassin était parmi eux. Le lord évitait de trop boire même si la tentation était grande, il devait être à l'affût du moindre fait suspect. Quand il vit Bellatrix se resservir, il l'arrêta discrètement. Il voulait qu'elle soit prête à réagir rapidement s'il arrivait quoi que ce soit. Elle le devina tout de suite.
Aucun incident notable durant tout le repas, aucun invité n'avait senti la tension qui régnait dans l'air. On fit enlever par magie les tables et les chaises (qui en fait arrivèrent directement à l'étage au-dessus) pour faire une piste de danse entourée de canapés avec des tables basses qui portaient des bouteilles d'alcool et des coupes dorées. Des couples se formèrent (bien sûr chacun avec son conjoint) et allèrent danser, dont Bellatrix avec Rodolphus et Narcissa avec Lucius. Et bien sûr 2 personnes restèrent toutes seules, le Seigneur des Ténèbres évidemment et aussi le professeur de potions. C'était évident pour le lord puisqu'il était sensé n'aimer personne, mais pas pour le professeur qui, lui, aurait dû avoir quelqu'un.
Bellatrix était dans les bras de son mari. Il la tenait fermement contre lui, il la voulait vraiment à lui tout seul. Il avait remarqué les regards des autres hommes sur elle, mais il était son mari, c'était à lui qu'elle avait dit oui, pas aux autres. Du moins c'était ce qu'il pensait. Bellatrix n'était pas très à l'aise dans les bras de son mari. Cela la surprit un peu, car les autres fois ça ne lui faisait strictement rien. Il faut dire aussi qu'elle sentait le regard de son maître sur elle. Cela lui rappelait leur conversation d'il y avait quelques heures, sa surveillance durant le repas. Si elle ne le connaissait pas aussi bien elle aurait cru qu'il la surveillait voire même qu'il prenait soin d'elle.
Le maître voyait la scène qui se déroulait devant lui, son ancienne amante dans les bras de son mari alors qu'il n'y avait pas si longtemps elle était encore dans les siens. Il se rendit compte qu'il était jaloux!! Lui, jaloux! Jamais. Il pensait qu'il était juste attiré physiquement par cette femme, rien de plus. Dégoûté par cette vision, il quitta la salle. Sauf qu'en se levant, il remarqua un détail: elle avait l'air mal à l'aise, se pourrait-il qu'elle n'aime pas être avec son mari? Sur cette pensée, il tourna les talons.
Bellatrix vit le maître partir et fut déçue. Bien sûr, elle savait qu'ils n'auraient jamais dansé ensemble, mais elle aurait aimé. Ca faisait déjà un bon moment qu'elle dansait, et franchement elle avait hâte de s'arrêter car son mari devenait de plus en plus étouffant. C'est alors qu'elle ressentit une vive douleur dans le bras. Il l'appelait, inconsciemment il la sauvait d'un époux un peu trop entreprenant. Elle n'arrivait pas à se dégager.
«Lâche-moi! Il m'appelle.
Il peut attendre.
Lâche-moi.
Non.
Mais qu'est-ce qui te prend!! T'es dingue!!
Tu n'iras pas! Tu restes avec moi.
Tu te rends compte de ce que tu nous fais risquer avec tes conneries!!
Ce n'est pas moi qui prendra, il n'en saura rien.
Je te jure que si tu me lâches pas tout de suite...
Et tu vas faire quoi?
Enfoiré, je te promets que si tu me lâches pas tu vas le regretter amèrement.
Je suis ton mari.
Et alors? On ne s'est pas mariés par envie je te rappelle! Tu es mon «époux» seulement aux yeux de la loi et des autres.
Salope...»
Pas le temps de continuer car le maître s'était déplacé pour venir la chercher. Rodolphus était devenu blanc, sa femme était bien contente de le voir aussi mal à l'aise. Elle savait pertinemment qu'elle ne risquait rien. Voldemort avait très bien entendu toute la conversation.
«Bellatrix je t'ai appelée plusieurs fois.
Je sais maître, mais... (il ne lui laissa pas le temps de répondre).
Je sais très bien pourquoi (Rodolphus était bientôt devenu aussi transparent qu'un fantôme). Tu viens maintenant.
Très bien maître.
Et toi Rodolphus je te verrai plus tard pour que parler un peu de ton comportement.»
Rodolphus savait très bien de quoi il parlait. Il allait se faire torturer à cause de sa chienne de femme, et ça il ne le laisserait pas passer. Il aurait adoré la faire souffrir pour ce qu'elle lui avait dit, elle n'avait en aucun cas le droit de lui parler comme ça. Il les vit partir en espérant qu'elle prenne elle aussi.
Bellatrix n'osait rien dire. Elle avait un peu honte devant son maître, mais était en même temps bien contente qu'il soit arrivé, pas parce qu'elle avait peur de son mari ,elle était nettement meilleure en magie que lui, mais peur pour son rang social. Le lord avait lu dans les pensées de Rodolphus et savait très bien ce qu'il allait faire. Il protégerait Bellatrix, il ne savait pas comment mais son mari allait très vite regretter ses actes.
Il osa jeter un œil sur Bellatrix et vit qu'elle était très inquiète. Il posa son bras sur ses épaules et la dirigea vers une pièce éloignée de la réception. Le contact de son bras la rassurait, elle n'aurait jamais pensé qu'il soit capable de faire ça.
Ils entrèrent dans une pièce assez sombre, mais on arrivait à distinguer tous les meubles. Bellatrix s'assit sur un canapé, elle n'osait plus bouger. Le maître s'assit sur un fauteuil juste à côté d'elle et parla:
«Ton mari pose problème.
... (elle n'osait rien dire)
Et ta situation est risquée... j'ai lu dans ses pensées. (Il lui raconta tout).
-J e n'ai pas peur de lui.
Je le sais très bien mais je pense qu'il serait préférable qu'il parte pour une période indéterminée. Est-ce que ça te dérange?
Bien sûr que non maître.
Tant mieux.
Et moi?
Et toi, quoi?
Qu'est-ce que je vais faire? ( il voyait dans ses yeux toutes ses interrogations, ses craintes)
Tu vas rester avec moi pour quelques temps. Notamment pour cette histoire de meurtrier.
Très bien, je vais me retirer.
Non, il n'est pas souhaitable que ton mari te voie, sa réaction pourrait être gênante. Tu vas aller quelque part où vous serez sûrs de ne pas vous croiser en attendant qu'il parte. D'ailleurs ce sera ce soir, juste après que je lui aie expliqué les convenances. (elle comprit tout de suite de quoi il voulait parler mais ça ne la dérangeait pas plus que ça). Suis-moi.
