L'avant avant dernier chapitre.
Chapitre 13: La soirée tant attendue partie 2
Le maître l'entraîna dans un dédale de couloirs. Elle avait des doutes sur l'endroit où il allait l'emmener, mais plus ils avançaient plus elle comprenait. Il espérait ne pas croiser son mari, car même s'il pouvait le battre sans le moindre problème, les gens parleraient et ça ferait scandale. Lui s'en moquait royalement, mais pas Bellatrix.
Quand il entendit des pas, il se rapprocha d'elle. L'étranger se rapprochant de plus en plus, le lord lui attrapa la main, il les fit tourner et ils entrèrent dans un placard à balais. Il plaqua sa main contre la bouche de sa mangemorte pour qu'elle ne fasse pas de bruit. Sa main sur sa bouche lui rappela des souvenirs plutôt agréables, mais il devait rester concentré sur son objectif. Le placard était tellement étroit qu'ils étaient collés l'un à l'autre. Il la tenait fermement serrée contre lui. Elle sentait ses grandes mains froides contre elle, ça lui évoquait des souvenirs qu'elle voulait, ou plutôt qu'elle se forçait à oublier. Il se retenait de lui enlever sa robe qui était si légère. Quand elle entendit un bruit elle recula encore plus, ce qui eut pour effet de plaquer le maître contre le mur, et pour elle, d'être encore plus collée contre lui. Il rapprocha sa bouche de son oreille et murmura:
«Du calme Bella.»
La respiration du maître dans son cou la fit frémir, il le sentit, ça lui donnait encore plus envie d'elle. Elle était presque enfouie dans ses bras, il la frictionna car elle était gelée. Tout cela ne les aidait pas franchement à se contrôler. Il échangea les rôles, elle se retrouvant entre lui et le mur et lui entre elle et la porte. Elle était un peu surprise de ce changement, mais elle sut où il voulait en venir quand elle sentit sa main dans ses cheveux. Il la plaqua encore plus contre le mur et attendit. Ils n'osaient pas se rapprocher encore plus. Il en avait marre d'attendre, il l'embrassa violemment, lui arrachant un gémissement de plaisir. Il savait exactement où la toucher pour qu'elle cède, et elle savait qu'il le savait. Elle lui rendit son baiser avec passion, et passa ses bras autour de lui. Il la souleva et la plaqua encore plus brutalement contre le mur. Toutes ses actions lui arrachaient des gémissements ou des cris. Il commença à l'embrasser dans le cou et à chercher avidement la fermeture de sa robe. Il la lui arracha plus qu'il ne l'enleva. Elle fit de même pour lui. Il descendit vers sa poitrine qu'il embrassa et lécha avidement. Elle se cambrait sous ses actions. Quand il entra en elle, elle ne réalisait même plus où elle était et avec qui. A chaque coup de reins, elle oubliait tout et allait de plus en plus vers l'orgasme. Peu de temps après, il sentit les muscles internes de la jeune femme se contracter. Elle atteignit l'extase, et il se déversa en elle juste après. Il l'embrassa une dernière fois, la reposa doucement et la serra un moment contre lui.
Heureusement pour ces deux-là le fameux étranger ne les avait pas entendus. Ils se rhabillèrent en vitesse et sortirent du placard à balais. Le lord prit son amante par la main et l'amena en vitesse dans ses appartements. Il la mit face à lui et dit:
«Tu ne sors sous aucun prétexte et tu n'ouvres à personne.
Oui maître.»
Il la regarda une dernière fois et se tourna pour s'en aller, sauf qu'il fut retenu. Il se retourna et vit dans ses yeux de l'inquiétude. Il passa la main sur sa joue et l'embrassa, avant de partir une bonne fois pour toutes.
Pendant ce temps, un certain mari bouillonnait de rage envers son épouse. Il la détestait pour plein de raisons. Tout d'abord parce qu'elle ne l'aimait pas, certes ils couchaient ensemble mais elle simulait toujours. Ensuite elle était belle, trop même. Il détestait l'emprise qu'elle avait sur lui, sur les choses, sur les autres . Quand les gens pensaient Lestrange, ils pensaient Bellatrix. Il était parti à sa recherche il y a peu mais ne l'avait pas trouvée. Il voulait la tuer, il allait la tuer. Il pensa «Cette salope doit mourir pour son attitude. Et puis elle ne peut pas me battre, c'est juste une femme, elle ne peut rien contre moi.» C'est sur cette pensée qu'il repartit à sa recherche. Mais il dut très vite y renoncer car le maître l'appelait. Au début il hésita bien sûr mais quand le maître tripla la douleur il courut presque le rejoindre. S'il avait su ce qui l'attendait il n'aurait certainement pas agi comme ça cette nuit-là.
Le fameux mari arriva 3 minutes après le deuxième lord était furieux, non seulement pour l'attente mais aussi pour son attitude. Il allait avoir mal, c'était certain. Il frappa enfin à la porte et entra. Il ne fuyait pas vraiment le regard du maître. Il était d'une insolence inouïe, il devait être puni, il serait puni. Tout ça pour elle, même si dans tous les cas il l'aurait puni pour son action contre lui.
«Vous vouliez me voir maître?
Oui. J'ai une mission à te confier.
Oui maître, mais pas là tout de suite.
Et pourquoi? Ton emploi du temps ne te le permet pas? Je ne vois pas ce qui te retiens ici.
Ma femme.
(il ne put se retenir de rire) Ah oui, c'est vrai que tu lui manqueras terriblement.
...
Tu partiras un mois au moins au sud de l'Australie, chercher de nouveaux mangemorts.
Y a pas plus près?
J'avais pensé à l'Antarctique mais je ne veux pas des pingouins, je veux des sorciers.
Vous m'éloignez!!
Oui.
Et vous le niez même pas!!!
Non, et ne te plains pas, tu aurais dû avoir pire.
Vous voulez juste vous faire ma femme!!!
Il n'y a pas qu'elle dans la vie (il pensa «Il y a elle et Nagini»). Et je te trouve bien insolent.
Vous vous tapez ma femme!!!! (Il était tellement furieux que ses cheveux s'étaient dressés sur sa tête).
Je t'interdis de me parler comme ça!!! (Il lui envoya un puissant sortilège qui le fit se tordre de douleur et bien sûr crier).
Ahhhh!!!
Tu peux partir.»
Quand Rodolphus passa la porte, le lord lui en envoya un autre pour être sûr que le message soit bien passé. L'époux pensa qu'il devait se venger très vite de sa chienne de femme et de son enfoiré de maître.
Le lord aurait rêvé de le torturer encore plus, mais il ne pouvait pas à cause des invités. Il entra dans les pensées du mangemort et prit connaissance de ses plans. Il devait agir relativement vite et en toute discrétion. Il se dépêcha de rejoindre sa belle pour la protéger.
Pendant ce temps, Bellatrix se reposait sur le lit du lord. Elle était en train de s'endormir quand elle sentit une lame se poser sur son cou. Cela la réveilla tout de suite. Son mari était penché sur elle, ses yeux remplis de rage. Elle pensa qu'il allait la tuer, lui en était persuadé. Elle ne bougea pas et attendit qu'il agisse. Il enfonça un peu plus sa lame, au point qu'un filet de sang glisse le long du cou de sa femme. Elle connaissait la douleur, elle avait l'habitude mais là ça faisait nettement plus mal qu'ailleurs. Son visage était à quelques centimètres du sien.
«Pourquoi?
Pourquoi quoi? (elle ne savait pas de quoi il voulait parler)
Tu te fous de moi!! Je te retrouve sur le lit d'un autre, qui soit dit en passant avoue qu'il te baise, et toi tu me dis pourquoi quoi? Tu te rends compte de la honte que tu fais subir à mon nom!! (Il hurlait, elle ne savait pas quoi faire pour le calmer).
Calme-toi!!
Tu te prends pour qui en me parlant ainsi!!! Je suis ton mari !!! Je te suis supérieur!! (là c'était trop pour elle)
Tu m'es supérieur!! Laisse-moi rire!! J'ai toujours été meilleure que toi!! Je suis plus forte que toi!! Je suis nettement plus riche!! Et toi tu crois idiotement que je puisse te respecter!!! Tu m'es inférieur! Et je me suis mariée avec toi uniquement parce que ton sang est pur et que mes parents voulaient que ce soit fait le plus rapidement possible!!»
Il fut tellement surpris par sa réponse qu'elle réussit à se dégager rapidement tout en appelant le maître. Il la rattrapa juste avant qu'elle ne sorte de la chambre. Il lui planta le bout du couteau dans le ventre. Ca l'arrêta tout de suite, elle s'écroula par terre. Lui prit peur car il était incapable d'assumer avoir tué sa propre femme. Il partit en courant du manoir en se débrouillant pour que personne ne le voit.
Le maître arriva 5 minutes après le départ du mari fou de jalousie. Quand il vit la belle couchée par terre avec une énorme flaque de sang qui s'élargissait sous elle, il courut tout de suite à son secours. Elle était très faible et arrivait à peine à ouvrir les yeux. Il murmura à son oreille en regardant la plaie:
«Ce n'est pas trop grave, je vais te soigner.»
Il ne savait pas si ce qu'il disait était vrai ou c'était pour se rassurer. Il l'embrassa sur le front et tenta un sortilège. Il était bien content d'avoir lu ce livre sur l'art de la guérison. La plaie se referma immédiatement, et Bellatrix commença à revenir à elle. Il la porta jusqu'au lit et la posa dessus. Il n'aurait jamais dû le laisser partir, il le savait et le regrettait amèrement.
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