Hello à tous!!! Encore une fois, nouveau chapitre!!! Snape va-t-il guérir? Succombera-t-il au venin? La réponse dans ce chapitre!!

ilai: Héhé! Comme tu vois, je ne suis pas morte pendant la nuit (un peu la tête dans le pâté comme tous les matins, mais bon...). Bref, voilà la suite. Merci pour ta review!

Seamrag: Résultat du vote: Beaucoup de personnes ont tapé sur Voldy. Ben quoi? Elle est bien Trelawney. Bon, comme dirait mon père, elle a plus une tête d'alcoolique que de représentante d'eau minérale. Mais elle a quand même eu un éclair de génie avec sa prophétie. Bon d'accord, elle a un peu foutu la merde avec sa prédiction, mais bon... Et je suis désolée de te dire que Sevy est venu me voir pour que je le soigne, donc oublie tes fantasmes petite!!

lyosha: Je vois qu'on est toujours aussi pressée... Tu sauras pourquoi Voldemort a besoin d'elle, ne t'en fais pas, patience... Et puis pour la dernière fois, c'est MON SEVY!!! Qu'est-ce que vous avez toutes à vouloir me piquer mon homme à la fin!!

Chapitre IX

Où une partie du masque tombe

Le professeur Snape avait réussi à regagner tant bien que mal le château, il ne savait trop comment d'ailleurs. Le bézoard n'avait cependant pas annihilé tous les effets du venin et un flot important de sang continuait à se déverser de la plaie. De plus, le transplanage n'avait pas arrangé les choses. Il avançait comme il pouvait dans les couloirs de Poudlard qui décidément lui paressaient bien plus longs que d'habitude, s'adossant parfois aux murs pour reprendre son souffle. Il fallait qu'il arrive à son laboratoire d'une manière ou d'une autre. Il maudit le fait de ne pas pouvoir transplaner à l'intérieur de l'édifice, il y serait depuis longtemps déjà sinon. Il arriva dans le couloir des Préfets. Il pensa immédiatement à une élève en particulier. Il devait la prévenir… et il ne parviendrait jamais à ses appartements sans aide. Il se rapprocha de la porte d'où il l'avait vue sortir le fameux soir où il avait découvert son premier secret et il abattit son poing le plus violemment qu'il put dessus.

Je ne parvenais pas à m'endormir. Trois jours avaient passé depuis le bal. Trois jours que j'ai passé à me remémorer ce qui c'était déroulé durant la soirée. Lorsque je fermais les yeux, je me revoyais dansant avec le professeur Snape, comme l'aurait fait n'importe quelle femme. Il avait raison, il m'avait faite me sentir comme les autres ce soir là. Je lui en étais infiniment reconnaissante. Et après… après, je pensais qu'il essaierait de tout me faire avouer, mais il ne l'avait pas fait. Il m'avait laissé lui parler de ce que je voulais. Cet homme était fascinant, il venait de mettre en confiance la fille la plus méfiante que la terre ait jamais portée. Il n'avait plus besoin de venir vers moi désormais. C'est moi qui irais vers lui. Il m'avait rendu dépendante de ce besoin que j'avais de me confier à quelqu'un. Depuis quelques temps, la fille que je suis commence à regarder les choses qui l'entourent d'un autre œil. Et elle se dit que finalement, Snape est avant tout un homme. Je trouve ça assez troublant de penser de la sorte. Je me surprends à espérer qu'il soit là en ce moment même.

Le bruit d'un puissant choc contre la porte me fait sursauter. Je ne sais pas pourquoi j'ai cette impression, mais je sens que c'est lui. Je sors de mon lit et attrape ma robe de chambre. Je la repose aussitôt. Ma part féminine me pousse à séduire, et elle me fait savoir que j'y arriverai mieux avec la simple nuisette que je porte. Je me dirige donc vers l'entrée de ma chambre et ouvre la porte. Mon sourire disparaît aussitôt quand je vois l'expression de douleur et de faiblesse du professeur. Je panique carrément quand il tombe inconscient dans mes bras.

*OooOooO*

Le professeur fut réveillé par l'apposition de quelque chose d'humide et froid sur son front. Il ouvrit tant bien que mal les yeux. La pièce dans laquelle il se trouvait était faiblement éclairée. Il lui sembla qu'il était allongé sur quelque chose de confortable. Il se remémora soudain ce qu'il s'était passé. Nagini, sa blessure, le moment où Wilhelmina avait ouvert la porte, son regard terrifié, puis plus rien. Il sentait toujours cette sensation de froid sur son front. Cela l'agaça et il tenta de sortir de cette emprise.

- Si jamais vous bougez, je vous colle au lit avec un sortilège de Glue Perpétuelle, vous êtes prévenu, dit une voix à ses côtés sur un ton de reproche.
- Mina ? parvint à articuler le professeur.
- Non, Saint Pierre, s'entendit-il répondre. Hyvä Luoja (1) ! Mais dans quoi vous êtes allé vous fourrer ? Est-ce que vous imaginez la peur que vous m'avez fichue quand je vous ai vu ? On aurait dit un Inferius !
- 15 points en moins pour Gryffondor. On ne hurle pas sur un convalescent Miss.
- Oh, je vous en prie ! Vous n'avez pas grand-chose d'un homme qui a failli y rester. Vous vous portez comme un charme.

Le professeur s'apprêta à répliquer quand il se rendit compte qu'en effet, il ne ressentait plus la moindre douleur. Il parvint à s'asseoir sans peine sur le lit. Il regarda son bras gauche où s'étendait il y a quelques heures une large plaie. Plus rien. Même pas une cicatrice. Il passa ses doigts sur la peau nue comme pour vérifier qu'il ne rêvait pas. Peau nue ? Il se rendit alors compte qu'il était torse nu et que ses affaires avaient été déposées sur une chaise plus loin.

- Murray ! s'exclama-t-il en désignant ses vêtements de la main. Comment avez-vous osé ?
- Il fallait bien que je vous soigne, répondis-je en haussant les épaules. Et puisque nous parlons de ça, on n'a pas idée de porter autant de couches de vêtements. C'est d'un pratique à enlever. J'ai bataillé un moment pour atteindre votre blessure.
- Justement, parlons-en de ma blessure. Comment avez-vous fait pour qu'elle se résorbe aussi bien ? Et aussi vite ?
- Le bézoard avait presque tout fait.
- Ne vous fichez pas de moi Murray ! s'emporta le professeur. Vous l'avez dit vous-même, j'étais un cadavre ambulant quand j'ai cogné à votre porte.
- Le principal c'est que vous soyez en vie non ? Soit dit en passant, j'ai quand même épuisé mes réserves de dictame pour refermer votre blessure. Si vous allez sur le Chemin de Traverse, pensez à m'en racheter, concluais-je en me levant.
- Je n'ai pas fini, rétorqua Snape en saisissant violemment mon bras pour me faire rasseoir, m'arrachant un cri de douleur.

Surpris, le maître des potions posa ses yeux sur le bras de la jeune femme qui essayait tant bien que mal de se retirer de sa poigne. Plusieurs blessures, semblables à des scarifications qui n'auraient pas eu le temps de cicatriser, s'étalaient sur le poignet de l'adolescente. Snape fut étonné, il ne pensait pas qu'elle se sentait désespérée à ce point.

- Ce n'est pas ce que vous croyez, expliquais-je en reprenant possession de mon bras. Je devais le faire pour que vous viviez. Faire couler mon sang sur votre bras pour qu'il pénètre dans votre blessure. Mon sang, en quantité suffisante, est un antidote naturel au venin de Nagini.
- Vous plaisantez ?! fut la seule chose que le professeur parvint à dire.

Je lève les yeux au ciel en soupirant. Des semaines qu'il cherche à savoir ce que je cache, et quand je commence à me dévoiler, il ne me croit pas.

- Enfin… je veux dire…, tente-t-il de se rattraper, comment est-ce possible ?
- C'est une assez longue histoire pour tout vous dire.
- J'ai le temps. Je me sens même étrangement en forme. Comme si j'avais bu une potion de Force.
- Ce n'est pas vraiment ça, lui répondis-je en souriant. Mon sang a juste un effet énergisant sur l'organisme. Vous obtiendriez le même résultat si vous buviez le sang de Nagini. Chose que n'est pas sans ignorer Voldemort.
- Il boit le sang de son serpent ?
- Oh oui ! Cela le rend plus puissant, plus endurant, et décuple ses pouvoirs.
- Nagini s'affaiblit. Je ne donne pas cher de sa vie. Peut-être deux ou trois semaines.
- Je sais, dis-je simplement. Seulement, Nagini est un reptile spécial. Mythique même. Elle ne mourra pas entièrement. Elle pourra se réincarner dans un autre serpent, moins impressionnant certes, mais qui possédera les mêmes capacités qu'elle. Notamment celle de pouvoir sécréter un venin réputé être sans antidote.
- Si vous savez tout ça, je ne me demande plus pourquoi le Seigneur des Ténèbres vous cherche.
- Il me cherche ? questionnais-je brusquement.
- Il semblerait que Malefoy ait parlé de vous, et que le Lord vous ait reconnue d'après la description. Il m'a demandé de vous amener à lui. Je crois qu'il a fait le rapprochement entre vous et… vos parents.
- Alors vous êtes au courant pour mes parents.
- Je me doutais bien que vous aviez un petit côté Serpentard.
- Je vous interdis de me dire ça ! lui criais-je. Que vous a-t-il dit au juste sur mes parents ?
- Juste qu'ils étaient Mangemorts.
- Il ne vous a pas dit que c'est lui qui les avait tués ?
- Non, répondit le professeur. Mais je crois qu'il le regrette aujourd'hui car il semble bien décidé à mettre la main sur leur descendance. Il a dit qu'il voulait se servir de vous comme d'une arme. Une arme puissante manifestement. Qui ne pourrait être contrée.

Je ne dis rien, que répondre à ça. Le professeur interprète mon silence comme une confirmation des dires de Voldemort.

- Que savez-vous sur le venin de Nagini ? le questionnais-je.

Il se leva du lit, réfléchissant. Il se dirigea vers la chaise, récupéra ses vêtements et commença à se rhabiller. Il me priva ainsi de la vue de son torse que j'avais eu plaisir à contempler pendant qu'il était inconscient. Il était remarquablement bien fait de sa personne pour un homme de son âge. Un torse glabre et pâle, aussi dur et froid que du marbre. Musclé, chose plus due à son métabolisme naturel et à son rôle d'espion qu'à de réels exercices d'entretien je pense.

- Je sais que ce venin est extrêmement puissant, commença-t-il en me sortant de ma rêverie, et rapide. Il n'y a aucun antidote connu à ce jour. Si nous en recevons cependant une très faible quantité, il est possible de le contrer avec un bézoard, mais ce n'est pas sans risque.
- Et concernant les Moldus ? soulignais-je.
- Les Moldus n'auraient aucune chance de s'en sortir. Ce serait une arme de premier choix pour le Seigneur des Ténèbres. Heureusement, Nagini est un serpent qui ne produit que très peu de venin sinon, ça serait une hécatombe.

Il se tourne vers moi, enfin rhabillé. Je m'épate moi-même de l'effet curatif de mon sang. On ne dirait vraiment pas que cet homme a failli mourir il y a quelques heures.

- Et si j'étais en mesure de lui procurer autant de venin qu'il désire ?
- Cela vous est possible ? s'inquiéta-t-il.
- Oui.
- Alors il aurait raison de vous considérer comme une arme. Aucun de ses ennemis ne pourrait survivre à une forte quantité de ce poison. Et il gagnerait.

Il s'avança lentement vers moi et s'arrêta à une cinquantaine de centimètres.

- Comment feriez-vous pour lui fournir ce qu'il veut ?
- La réponse à cette question sera pour plus tard. Vous devriez aller vous reposer.
- Je me sens très bien, rétorqua-t-il.
- C'est parce que mon sang agit encore. Ça ne sera plus le cas encore très longtemps.

Il me lance un regard agacé. Je crois qu'il n'apprécie pas trop que j'en sache plus que lui. Il se dirige rapidement vers la porte, l'ouvre, sort à moitié dans le couloir, puis se retourne de nouveau vers moi.

- Comment se fait-il que vous en sachiez autant sur Nagini ?
- Parce que se sont mes parents qui l'ont offerte à Voldemort.

Si cette nouvelle révélation étonna le professeur, il n'en montra rien. Il referma la porte en silence, me laissant dans la chambre, seule, comme je l'avais toujours été.


(1) Hyvä Luoja! peut se traduire par: Mon Dieu!

Et voilà la fin. Alors, soulagé de voir que mon Sevy va mieux? Suite de cette histoire au prochain épisode. Et n'oubliez pas le carburant de l'auteur. C'est le petit bouton en bas, celui sur lequel il y a marqué Review... Bizzz.