Hello tout le monde!!! Voici ainsi le petit chapitre 10. Petit parce qu'il est indéniablement court, mais tellement riche en enseignement...
ilai: Et oui! J'ai survécu cette nuit!! Je sais, je sais, cela aurait été une tragique perte pour toute l'humanité (comment ça non?). Bref, encore une fois merci pour ta review... T'en fais pas pour la romance, elle pourrait peut-être venir...
Princess Yuu: Merci pour ta review! Oui, un chapitre c'est bien, et ça restera un chapitre. Niark niark. Sinon ça ne serait pas drôle. On en a en effet un peu plus appris sur Will, mais on en apprenra encore plus ici. Alors... bonne lecture!
lyosha: Mais non on s'en fiche pas de tes hypothèses! Mais franchement, je me demande où tu es allée chercher tout ça... Heureusement que ce chapitre est là pour t'éclairer un peu plus... Une dernière chose, ce n'est pas parce que tu me laisses des reviews que je te permets de t'approprier mon Sevy, alors oublie! En tout cas merci pour ton chtit message!
Chapitre X
Où la mascarade prend fin
Une semaine avait passé depuis que Snape avait fini dans…, je veux dire sur mon lit…, pour que je le soigne bien sûr…, qu'est-ce qu'on aurait pu faire d'autre ? Ah oui… c'est vrai que… humm… passons… Le fait est que depuis ce fameux soir, il ne m'adressait plus la parole, ne me regardait même plus. J'avais l'impression d'être redevenue à ses yeux l'insignifiant Will Murray. Je ne savais pas s'il faisait ça pour m'énerver, pour se venger du fait que je ne lui aie pas dit toute la vérité, ou tout simplement parce qu'il ne supportait pas l'idée d'avoir une dette de vie envers moi. Quelque soit la raison, le résultat était le même, je souffrais de cette situation.
C'est pour ça que ce soir j'avais pris ma décision. J'irai le voir et lui dirai tout. Je répondrai à toutes ses questions pourvu qu'il cesse de me traiter comme si je n'existais plus. Il est 22h, à cette heure ci aucun élève ne se trouve dans les couloirs. Je fais le pied de grue devant le bureau de Snape. Je me décide enfin à frapper. Je patiente dix bonnes minutes avant que Monsieur daigne venir m'ouvrir. Il me dévisage d'un air surpris.
- Que me vaut le plaisir de votre visite Murray ? Vous êtes venue faire perdre des points à votre maison ? Si tel est le cas, vous êtes la bienvenue.
- Vous avez vraiment un humour spécial, mais je m'y ferai. En fait, je suis venue vous raconter une histoire. Elle parle de serpents, d'une légende, de ma famille,… ça vous intéresserez de l'entendre ?
- Entrez, ordonne précipitamment le professeur qui n'avait pas l'intention de laisser s'échapper une si belle occasion.
Je souris malgré moi. Il me fait signe de le suivre dans une pièce attenante. Celle-ci est en fait un salon, d'aspect assez simple mais qui a l'air confortable et chaleureux. Le maître de potions prend place dans un des fauteuils qui fait face à la cheminée dans laquelle brûlent quelques bûches. Il me montre le siège qui lui fait face. Je m'installe.
- C'est quand vous voulez, me pousse le professeur. Mais je vous interdis de commencer par « il était une fois ».
- Bien, dis-je en prenant une grande inspiration. Avez-vous lu la Bible ?
- J'en ai quelques vagues notions.
- Bon vous devez connaître le passage avec le serpent tentateur qui pousse Eve à manger la pomme, etc… Saviez-vous cependant qu'avant de créer Eve, Dieu avait donné une autre épouse à Adam ? Elle s'appelait Lilith. Le fait est qu'elle n'a pas dû plaire au Créateur car il l'a chassée du Paradis originel.
- Si vous êtes ici pour me faire un cours de catéchisme, je vais me coucher.
- Et si vous m'interrompez sans arrêt, je ne suis pas prête d'arriver au bout de l'histoire. Bon. Il y a dans ma famille une légende qui découle de ce rejet. On raconte que Lilith, de dépit, se serait accouplée avec le serpent qui a tenté Eve. Donnant ainsi naissance à l'espèce de Nagini et à des humains ayant des capacités un peu spéciales. Autrement dit, ma famille serait la descendance d'un serpent et d'une femme que l'on considérera plus tard comme un démon femelle, une succube.
- Charmante famille. Cela est étonnant, qu'avec votre ascendance, vous ne soyez pas plus… bizarre, se moqua Snape.
- Je vous jure que je suis à deux doigts de vous jeter un sort, le menaçais-je. Les descendants de cette… union dirons nous étaient reconnaissables grâce à la couleur de leur yeux bleus glace. Ils étaient également immunisés contre le venin de leurs frères reptiliens. Ils avaient de plus la faculté de communiquer avec cette espèce de serpent.
- On appelle ça le Fourchelang pour information.
- Pas dans ce cas. Notre moyen de communication est plus puissant que le Fourchelang, nous rentrons directement en contact avec l'esprit de l'animal, nous ressentons ce qu'il ressent. Un peu comme si on le possédait. Le Fourchelang ne peut rien contre ça. Une fois que le serpent est sous le contrôle mental d'un membre de ma famille, plus rien ne peut avoir d'emprise sur lui. Pour faire plus clair, si mon esprit entrait en contact avec celui de Nagini, Voldemort ne pourrait plus la faire obéir. Le Fourchelang c'est juste une sous-capacité, une erreur.
- 50 points pour Gryffondor ! s'exclame Snape.
- Ben, qu'est-ce qui vous prend ?
- Vous venez de traiter Potter d'erreur, ça n'a pas de prix.
- Lamentable, me contentais-je de lâcher. Nous allons maintenant avancer de quelques siècles. Pendant des années, ma famille a veillé à ce qu'aucun serpent de l'espèce de Nagini ne tombe entre de mauvaises mains. Ma grand-mère était à la base la vraie propriétaire de Nagini et elle vivait en Finlande. Je sais ce que vous allez me dire, les serpents sont plus habitués à un climat chaud. Sauf que vous remarquerez que Nagini supporte très bien le froid de l'Angleterre sans avoir besoin de terrarium. C'est parce qu'elle a connu pire comme climat.
- Si Nagini était à votre grand-mère, comment a-t-elle atterri avec le Lord ?
- Mon père, qui était un descendant de Lilith et du serpent, et ma mère en sont venus à adhérer aux idées de Voldemort. Et pour être acceptés, ils lui ont offert Nagini en lui disant que s'il buvait le sang du serpent, il gagnerait en force. Ce que le Lord Noir a fait. Sauf que ça ne s'est pas passé comme prévu par la suite. Mes parents ont fini par se rendre compte de l'erreur qu'ils avaient commise et commençaient à essayer de vouloir se retirer du cercle des Mangemorts.
- Sauf que l'on ne quitte pas le Seigneur des Ténèbres comme ça.
- Exactement, lui confirmais-je. Ma mère est tombée enceinte de moi et savait que le Lord Noir voudrait m'utiliser pour le servir. Le pire a été quand mes parents ont vu que j'étais une fille. Nous savons tous les deux ce qui arrive aux femmes chez les Mangemorts. Dans le meilleur des cas, elles sont mariées de force à l'un d'eux, et dans le pire, elles servent de… divertissements. Mes parents ont donc fait croire que ma mère avait accouché d'un garçon mort-né et ils m'ont envoyée vivre en Finlande chez mes grands-parents en secret. Mon nom complet au passage, c'est Wilhelmina Nevalainen. Murray est le nom de jeune fille de ma mère. Mes parents sont morts peu de temps après, tués par Voldemort alors qu'ils essayaient de s'enfuir. C'est mes grands-parents qui m'ont élevée, enfin surtout mon grand-père parce que ma grand-mère se sentait coupable et s'est suicidée.
- Je réitère ce que j'ai déjà dit, vous avez vraiment une famille des plus charmantes, et qui a l'avantage de pas être trop morbide.
- Attendez, vous ne savez pas tout encore. La suite va pas être triste non plus. Donc, mon grand-père m'a élevée comme un garçon, il m'a enseignée l'Occlumancie et la Legilimancie et lorsqu'il a fallut m'envoyer dans une école de sorcellerie, il a choisi Poudlard, le plus grand repère d'enfants de Mangemorts.
- C'était risqué.
- J'en conviens, mais il vaut mieux être proche de l'ennemi pour savoir ce qu'il prépare. Bref, maintenant je vais vous expliquer pourquoi Voldemort a tant besoin de moi. Mais avant je vais faire un détour par la case… reproduction.
Le professeur Snape avala sa salive de travers et se mit à tousser à s'en décrocher les poumons.
- Vous avez vraiment l'esprit mal placé professeur, ironisais-je lorsqu'il eut repris son souffle. Les serpents comme Nagini s'accouplent avec un partenaire né dans un climat radicalement différent. Le serpent de Voldemort étant né dans un pays froid, son futur compagnon devra venir d'un pays chaud.
- Ne me dites pas que le serpent que j'ai vu dans vos souvenirs est le partenaire de Nagini.
- Et 20 points pour Serpentard ! Pardon, dis-je aussitôt en voyant le regard noir de mon interlocuteur, j'ai toujours rêvé de pouvoir dire ça. Mon grand-père et moi l'avons trouvé lors d'un voyage en Amazonie. Nous l'avons ramené en Finlande et lui avons créé un terrarium pour qu'il ne dépérisse pas. Il s'appelle Najar. Depuis la mort de mon grand-père, c'est notre elfe de maison qui s'en occupe.
- Je peux savoir pourquoi vous maintenez cette bestiole en vie ? Vous imaginez si le Lord tombe dessus ?
- Oui. L'ennui c'est que je ne peux pas faire autrement. Voyez-vous, il n'y a qu'un moyen de tuer définitivement ces serpents, c'est de leur faire boire le venin de leur partenaire.
- Autrement dit, si l'on veut tuer Nagini, il faut lui faire boire le venin de Najar, et vice-versa ?
- Et encore 20 points pour… je plaisantais. C'est tout à fait ça. L'avantage, c'est que Voldemort a commis une erreur en buvant le sang de Nagini. Il s'est retrouvé lié au serpent et dépend maintenant de sa santé.
- Vous voulez dire que si Nagini meurt, le Seigneur des Ténèbres meurt aussi ?
- Non, ce que je veux dire c'est que si Nagini venait à mourir, cela affaiblirait suffisamment l'autre face de serpent pour que quelqu'un à proximité lui donne le coup de grâce.
- Mais Nagini est en train de s'affaiblir en ce moment.
- Oui. Lorsque ces serpents passent trop de temps séparés de leur partenaire, ils commencent à dépérir. Mais comme je vous l'ai dit, ils peuvent se réincarner. La seule manière de les tuer est de leur faire ingurgiter le venin de leur compagnon.
- C'est pas gagné, soupira le maître des cachots. Si vous me parliez maintenant du fait que le Lord Noir vous recherche.
- Ah oui ! Vous savez déjà que mon sang contient quelque chose qui m'immunise contre le venin de Nagini, ou celui de Najar d'ailleurs. Et bien, il se trouve qu'il a une autre capacité. Figurez-vous que les serpents de cette espèce naissent stériles et que mon sang contre ce problème. Nagini et Najar sont tous les deux infertiles, mais s'ils boivent mon sang, s'ils me dévorent disons le franchement, ils pourront alors se reproduire. Et je vous laisse imaginer ce que cela donnerait d'avoir des dizaines de serpents au venin mortel et sans antidote. Voldemort pourrait obtenir autant de litres de venin qu'il voudrait, et personne ne pourrait s'en protéger. Voilà pourquoi il a besoin de moi. Voilà pourquoi il me considère comme une arme. Je suis la clé qui lui fournira la matière première de sa victoire par mon sang. De plus, comme les serpents m'auront dévorée, plus personne ne pourra l'empêcher de les commander en utilisant simplement le Fourchelang. Comme je suis la dernière de ma lignée, personne ne pourra exercer de contrôle mental sur les serpents autre que Voldemort.
Un silence pesant s'abattit sur la pièce suite à mes propos. Voilà, il savait tout maintenant J'observe le professeur fixer les flammes dans la cheminée avec intensité. Il se tourne brusquement vers moi.
- Et pourquoi n'en avez vous pas parlé au Directeur ? s'enquit-il.
- Trop risqué. Voldemort est au courant de tout ce que je vous ai raconté. Dumbledore m'aurait placée sous protection et ça aurait éveillé les soupçons. Poudlard éduque beaucoup d'enfants de Mangemorts. Une protection rapprochée aurait pu mettre la puce à l'oreille de l'un d'entre eux. Il serait allé en parler à Voldemort, qui m'aurait reconnue. Il suffisait ensuite juste que quelques élèves de Serpentard me coincent au détour d'un couloir pour me prélever du sang et,… bonjour bébés Nagini ! Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants.
- Vu comme ça…
- Bon, ben, ce n'est pas tout ça, dis-je en m'étirant, mais je suis crevée. Je crois que je vais vous laisser méditer à tout ça. Hyvää yötä (1), professeur !
Snape regarda Wilhelmina sortir de la pièce. Il reporta son attention sur le feu dans la cheminée. Là, dans les flammes, il put voir le visage de Dumbledore hocher la tête puis s'effacer progressivement. Il s'en voulait.
- Je suis désolé Wilhelmina, murmura-t-il.
Il l'avait trahie.
Alors, que pensez-vous de l'idée? J'espère que vous avez tout compris. Si jamais ce n'est pas le cas, n'hésitez pas à demander des explications (je sais que mon histoire est un peu tordue, mais il était trois heures du matin environ quand je me suis lancée dans la grande révélation alors...). Bref, si l'idée vous a plut (ou pas...) n'hésitez pas à me le faire savoir. Prochain chapitre dimanche soir ou lundi. Bisous à tous, et bon week-end!!!
