Désolé, un peu de retard, d'habitude je poste le chapitre le matin, mais j'avais plein de trucs à faire. M'enfin, le principal, c'est qu'il soit là...
Essaidel: Je confirme, on est des grandes malades, mais en même temps, qui peut résister à Sevy? Contente de t'avoir faite rire, ça fait du bien un peu de bonheur dans la vie. Moi aussi j'ai du mal avec Dumby, que se soit dans les fics ou dans l'oeuvre originale. Je trouve vraiment que c'est un personnage manipulateur. Quand il est mort dans HP6, j'ai été peinée, mais quand j'ai vu tout ce qu'il avait caché à Harry (comme le fait qu'il soit un Horcruxe par exemple), alors que cela aurait été légitime qu'il le sache, et comment il a manipulé Snape par rapport à ses sentiments envers Lily, le forçant à tout sacrifier (jusqu'à sa vie) alors que lui-même n'était pas au courant de tout... Ben, je n'ai pas du tout aimé. Alors pour moi Dumby, je l'aime pas trop.
ilai: Oui, je pense que tu vas beaucoup aimé ce chapitre (sans me vanter). Mais sache que tu n'as pas pensé à tous les plans... Héhé... Je te laisse méditer là-dessus.
lyosha: Tant mieux si ça t'a donnée envie d'apprendre le finnois. Sincèrement, c'est une très belle langue. Oui, Dumby a un certain penchant pour enfermer les gens (je n'ose pas penser à ce que le docteur Freud dirait de tout ça). La folle soirée que tu as soit-disant passé avec Sevy, ça s'appelle un rêve ma chère. Il faut pas confondre avec les pures journées entières d'extase que MOI je passe avec LUI.
Chapitre XII
Ou l'effet de quelques mots
Deux jours. Deux longs jours que j'avais passé à me morfondre. Je ne sortais plus de ma chambre que pour aller en cours et manger. Et encore, je n'allais plus en cours de potions. Ce n'était pas pour plaisanter que j'avais dit à Snape que je ne voulais plus le voir. Une fois, je l'ai croisé dans un couloir. Il a essayé de s'expliquer, ça lui a valut un maléfice Cuisant. Dumbledore m'a fait savoir qu'il m'amènerait en personne au quartier général de l'Ordre du Phénix ce week-end, pendant la sortie à Pré-au-lard pour que personne ne nous voie. À partir d'après-demain, je dirai au revoir à ma liberté. Je ne pleure pas. J'ai passé deux jours à le faire, mes canaux lacrymaux sont à secs. Plus une larme ne coule. Je serre un peu plus ma couverture autour de moi et regarde mon lit vide. Je n'ai plus dormi dedans depuis ma dispute avec Snape. Je pense sans cesse que c'est dans ce lit que je l'ai soigné, que je lui ai sauvé la vie. Je m'étends sur le tapis devant la cheminée et remets mon coussin en place. Je vais encore passer une nuit blanche.
J'entends alors trois coups secs contre la porte. Si c'est Dumbledore qui vient me casser les pieds (pour ne pas dire autre chose) à cette heure-ci, il va m'entendre. Mais ce n'est pas la voix du Directeur qui s'élève de derrière le panneau de bois.
- Mina… Cessez de faire l'enfant… Il faut que nous parlions… Et sans que vous ayez votre baguette à proximité de préférence.
Je rabats ma couverture sur la tête. Je ne veux pas entendre sa voix. Cette voix qui me fait encore de l'effet, surtout quand je l'entends prononcer mon prénom.
- Mina, s'il vous plaît ouvrez. Inutile de faire semblant de dormir, insiste le professeur Snape.
- Allez vous faire voir ! lui criais-je en réponse.
- Wilhelmina, si vous n'ouvrez pas tout de suite, je procurerai le même traitement à votre porte que celui que vous avez fait subir à la mienne.
- Je m'en fiche ! Si vous faites ça je me mets à hurler et je dis à tout le monde que vous avez essayé de me violer !
- Dumbledore ne le croira jamais. Alors maintenant ouvrez cette satanée porte !
- NON !
Le ton était sans appel et ce n'était pas négociable. Il pouvait bien passer la nuit à dormir devant ma porte s'il voulait, je m'en contrefichais. J'avais été claire, je ne voulais plus le voir.
Le professeur Snape désespérait derrière la porte. Par Merlin ! Mais quelle tête de mule cette gamine. Il était conscient du fait qu'il ne s'était pas comporté comme il l'aurait dû avec elle, mais si elle ne lui laissait aucun moyen de s'expliquer… Il soupira et donna un coup de poing dans la porte. Curieusement, cette scène lui en rappelait une autre. Il se revit alors quelques vingtaine d'années plus tôt faire le pied de grue devant la porte de la salle commune des Gryffondors. Puis tentant vainement d'expliquer à Lily Evans qu'il n'avait pas voulu la traiter de Sang-de-Bourbe. Il se souvint de la colère de cette dernière ce soir là. Colère qui n'était pas sans rappeler celle de Wilhelmina cette nuit. Il avait vraiment un don pour mettre les femmes hors d'elles. Quoiqu'il en soit, il s'était juré de ne pas reproduire deux fois la même erreur.
- Wilhelmina, écoutez-moi s'il vous plaît. Je n'ai pas agi contre vous. Mettez-vous un peu à ma place ! Vous vous êtes rendu compte de ce que vous m'avez raconté ? J'ai fait ça dans votre intérêt. Vous serez protégée.
Il n'obtint aucune réponse venant de derrière la porte.
- De savoir que vous ne craignez rien, ça me... rassurerait, continua-t-il.
Il crût percevoir un léger bruit, comme des pas étouffés. Peut-être s'était-elle déplacée jusqu'à la porte ?
- Mina, je sais ce que vous ressentez, et ne me dites pas que je m'en fiche. Rappelez-vous lorsque vous m'avez dit que nous étions pareils, que chacun de nous payait ses erreurs. Vous celles de vos parents et moi les miennes. Vous aviez raison. Et comme vous je veux que cela cesse. Je ne veux plus vivre comme ça, je ne veux plus faire d'erreur. Et je sens que je suis en train d'en commettre une nouvelle avec vous. En vous laissant partir en me haïssant, comme je l'ai fait avec une autre femme il y a bien longtemps. Je ne veux pas vous laisser partir sur une dispute. Je ne veux pas… que vous partiez.
Cette fois le professeur entendit bel et bien un bruit sourd contre la porte. Il imagina la jeune femme indécise, posant son front contre le bois du panneau.
- Wilhelmina… Anteeksi… Rakastan sinua, murmura-t-il.
Je restais immobile derrière la porte. Avais-je bien entendu ? Il venait de me parler en finnois ? Anteeksi… Pardon. Rakastan sinua... Je t'aime. Je pose ma main sur la poignée et la tourne lentement. Le professeur Snape me fait face et c'est bien la première fois que je vois des sentiments transparaître sur son visage. C'est alors que je sais qu'il ne me ment pas. Je sens mes canaux lacrymaux reprendre du service et des larmes rouler sur mes joues.
- Qu'est-ce qu'il y a ? me demande-t-il, surpris que je réagisse comme ça.
- Vous avez vraiment un accent pourri, lui répondis-je.
Et je me jette littéralement sur ses lèvres. Il répond à mon baiser aussi avidement que je lui impose le mien. Il pose une main derrière ma nuque pour l'approfondir, perçant par la même occasion la maigre résistance de mes lèvres afin de glisser sa langue dans ma bouche. Celle-ci ne met pas longtemps à trouver la mienne, lui imposant aussitôt un rythme sauvage et passionné. Mes bras s'enroulent naturellement et fermement autour de son cou. Personne n'aurait pu m'extraire de ses bras ce soir. Je tente alors de l'attirer à l'intérieur de la chambre. Je le sens sourire contre mes lèvres. Il se dégage doucement.
- Qui essaie de violer qui maintenant ?
Je rougis. Je ne sais pas vraiment comment agir avec lui. Dois-je le considérer comme un garçon de mon âge ou comme un homme assez vieux pour être mon père ? Il coupe vite court à mes interrogations, reprenant possession de mes lèvres, il me pousse dans la chambre et m'allonge sans ménagement sur le lit. Ses mains parcourent mon corps pendant que sa bouche dévore la mienne, me faisant échapper de petits gémissements. Il s'arrête soudain, se relevant au-dessus de moi. Je lui jette un regard noir, frustrée. Il me décoche un sourire en coin. Je sens alors ses mains s'engouffrer sous ma nuisette et la relever lentement. Il finit par me l'enlever complètement et je me retrouve en sous-vêtements devant lui. Sous-vêtements qui ne tardent d'ailleurs pas à finir par terre.
Je me retrouve totalement nue devant cet homme qui me scrute de ses yeux noirs brûlant de désir. Je me sens mal à l'aise. C'est la première fois que j'expose mon corps de femme à un homme. Je donnerai cher pour savoir ce qu'il pense de ce qu'il voit. Il se penche vers moi et me souffle au creux de l'oreille :
- Je regrette de ne pas avoir fait ça plus tôt. Tu es parfaite Mina.
Il se remet alors à dévorer mes lèvres mais les délaisse rapidement pour s'attaquer à l'exploration d'autres parties de mon anatomie. Sa bouche descend dans mon cou, s'attaque à ma poitrine durcie par le plaisir, s'attarde sur mon ventre, laissant derrière elle une trainée de feu qui embrase le creux de mes reins et déchire mon ventre. Je retiens ma respiration quand je le vois descendre son visage au niveau de mon entre-jambe. Je ferme les yeux et mords mes lèvres en attente de ce qui va se passer. Je sens alors sa langue caresser mon mont de plaisir. Mes mains agrippent les draps dans une tentative désespérée de rester connectée à la réalité. Mais au fur et à mesure qu'il titille mon intimité je me sens partir. Mon souffle se fait court, mes gémissements deviennent plus prononcés, presque des cris et je sens une vague de plaisir m'emporter.
Il se relève alors et me sourit de nouveau, visiblement content de son petit effet. Je l'attrape alors vivement et parvient à le faire basculer sous moi. Je m'assois à califourchon sur lui et commence à le déshabiller. Je ne peux m'empêcher de râler face à la difficulté de le débarrasser de sa redingote. Je soupire quand je vois qu'il porte encore une chemise en-dessous.
- Je sais, on n'a pas idée de porter autant de couches de vêtements, ironise-t-il.
Son pantalon rejoint bien plus vite le sol, ainsi que son boxer. Je rougis et me retrouve intimidée face à son érection. Il m'attrape alors les mains et m'attire à lui. Nous échangeons encore un long baiser, plus doux cette fois. Je descends ensuite faire l'exploration de son torse, le parsemant de baisers et de caresses. Alors que je sens contre mon intimité son désir encore grandir pour moi, je ne peux m'empêcher de faire quelques mouvements de hanches contre son sexe, lui arrachant quelques gémissements. Je le regarde à mon tour d'un air triomphant.
Il me rebascule alors sous lui. Je sens ses mains glisser lentement le long de mes cuisses et les écarter. Il insère ensuite deux doigts dans mon intimité, me faisant crier de surprise et de plaisir. Quelques va-et-vient lui permettent de savoir que je suis prête à le recevoir. Il se place à mon entrée et me dévisage comme pour me demander la permission.
- Viens.
Et il entre en moi d'un seul coup, brisant la barrière de ma virginité et étouffant un léger cri de douleur de ses lèvres. Il me laisse m'habituer à lui et commence ensuite de doux va-et-vient. Merlin que c'est bon de le sentir enfin en soit. Je m'accroche résolument à ses épaules. Progressivement, mon corps s'adapte à sa cadence et finit par en demander plus. Je lui donne alors des mouvements de hanches plus rapides qu'il ne tarde pas à bien interpréter. Il accélère le mouvement, rentrant plus profondément et rapidement en moi, m'arrachant à chaque fois des cris de plaisir. J'enroule mes jambes autour de sa taille et relève le bassin pour lui faciliter les choses. Dans la semi-réalité dans laquelle je me trouve, j'observe son visage. Les yeux mi-clos, la bouche entrouverte qui laisse s'échapper des râles de plaisir, il est plus que désirable. Je me colle de toutes mes forces à son torse alors qu'il accélère encore la cadence. Je me sens partir. Le plaisir que je ressens commence à me consumer de l'intérieur, ma vue se trouble. Je ne suis plus que feu. Et alors que je pensais ne pas pouvoir ressentir quelque chose d'encore plus fort, je sens un raz-de-marée de plaisir déferler en moi, me faisant hurler le prénom de mon amant. Amant qui ne tarde pas à me rejoindre trois coups de rein plus tard et qui se couche sur moi en lâchant un râle guttural de plaisir.
Nous restons étroitement enlacés quelques minutes, chacun de nous essayant de reprendre son souffle tant bien que mal. Il se retire lentement de moi et s'allonge à mes côtés. Je vais me blottir contre lui, posant ma tête sur son torse alors qu'il passe un bras possessif et protecteur autour de ma taille.
- Tu viendras me voir quand ils m'enfermeront au quartier général de l'Ordre ? lui demandais-je.
- Comment peux-tu en douter ?
- Tu penses que je vais y rester longtemps ?
- Jusqu'à ce que la guerre se termine, me répond-il.
- Et quand tout cela finira ?
- Je ne sais pas. Je ne veux pas t'effrayer mais je pense qu'elle n'est pas prête de se terminer. Sauf si bien sûr Nagini et Najar ne se trouvent pas autant d'affinités que nous et s'entre-dévorent, me dit-il en souriant.
Il m'embrasse une dernière fois et se laisse aller dans les bras de Morphée. Je me dis que je ne vais pas tarder à le rejoindre et commence à fermer mes paupières. Je les rouvre brusquement. Qu'a-t-il dit ? Nagini et Najar s'entretuer ? Une idée vient de germer dans mon esprit et au fur et à mesure que j'établis un plan, je me dis qu'il a de forte chance de marcher, bien qu'il ne soit pas sans risque. Mais il va me falloir de l'aide.
J'attends patiemment que mon professeur s'endorme profondément et je me lève. Je m'habille le plus silencieusement possible. Je me penche sur le visage de mon amant et effleure ses lèvres d'un chaste baiser.
- Désolée. Je te promets que si je sors vivante de ce truc, tu pourras m'étrangler.
Je sors discrètement de la pièce. Je me mets ensuite à courir comme jamais. J'arrive devant le portrait de la Grosse Dame, la réveille, me fais copieusement enguirlander, lui donne le mot de passe et elle me laisse enfin entrer dans la salle commune des Gryffondors. Je grimpe comme une furie dans le dortoir des garçons et repère le lit qui m'intéresse.
- Harry… Harry, lève-toi vite ! le secouais-je.
- Hein ? Quoi ? Qu'est-ce qui se passe ? Will, c'est toi ? Mais qu'est-ce qui te prend ?
- Je t'expliquerai en route. Habille-toi et prend ta cape d'Invisibilité.
- Quoi ? Mais pourquoi ? Où on va ?
- On va botter le cul à Voldemort.
Aahhh!! Romance quand tu nous tiens!!! J'en connais un qui va pas être ravi quand il va se réveiller tout seul le lendemain matin... Des pronostics sur la suite?
