Alors... pour ceux qui veulent savoir comment Will compte botter le cul de Voldemort, c'est par ici....

poulpe1er: Merci pour ta review! A propos de McGonagall, je dirai que c'est ceux qui en parlent le moins qui en font le plus... En tout cas, je suis bien contente que cette fic te plaise.

Essaidel: Mon Dieu! Une adhérente à mon humour douteux! *En pleine BU? Ah bah bravo! Je te félicite pas!* Mais je vois que tu as des journées bien remplies!!! Moi aussi les cours vont bientôt reprendre. Je suis en fac de langues et je recommence lundi seulement (à cause de tout ces fichus blocages d'université, la rentrée a été décalée, je commençais à en avoir marre de ces vacances prolongées). Je pense aussi que je vais avoir des semaines bien remplies. Contente que le lemon t'ait plu, j'ai toujours un peu d'appréhension à l'écriture d'un tel passage, ça m'a fait pareil pour mon autre fic, c'est assez délicat de ne pas tomber dans le too much, tout en laissant transparaître les sentiments des persos. Mais bien sûr que Sevy est touchant! Ah mais j'oubliais! Il ne l'ai qu'avec moi, tu peux pas comprendre! Biz et bonne chance pour ta guerre de Cent Ans!

ilai: Merci encore une fois pour ta review! Contente de voir que ça t'a fait rire! A la prochaine peut-être!

Chapitre XIV

Ou comment duper alliés et ennemis

Le maître des cachots n'avait pas mis longtemps à répondre à l'appel de Voldemort. Il avait aussitôt après son arrivée était convoqué dans le Grand Salon où en général, le Seigneur des Ténèbres recevait tous ses Mangemorts lorsqu'il faisait une réunion. Au fur et à mesure que Snape avançait dans les couloirs, une sorte d'angoisse montait en lui et semblait l'emprisonner dans un étau. Il avait la désagréable impression qu'il n'allait pas aimer ce qui allait suivre. Il arriva devant la porte en chêne massif du Grand Salon qui s'ouvrit d'elle-même à son approche. Il pénétra dans une pièce outrageusement luxueuse. Le Mage Noir était assis sur un haut fauteuil, faisant dos à la cheminée et, à ses pieds reposait Nagini. Le professeur tourna la tête vers le divan qui faisait face au Seigneur des Ténèbres. Il faillit sursauter en reconnaissant Mina. Vêtue d'une magnifique robe fourreau bleu glace, mettant exquisément ses yeux et ses formes en valeur, et qui était assise nonchalamment sur le canapé. À ses pieds et la tête reposant sur ses genoux, un serpent, copie conforme de Nagini. Il en déduit sans peine qu'il s'agissait là de Najar.

- Entre Severus ! s'exclama le Mage Noir. Ne sois pas timide voyons. Inutile que je te présente notre charmante invitée, vous vous connaissez déjà je crois savoir. Figurez-vous très chère, que j'avais demandé à Severus de vous menez à moi, mais maintenant que vous êtes là…
- En fait, dit Mina, je l'avais justement abordé au bal dans l'espoir qui me mène à vous. Mais il n'avait pas l'air pressé de le faire.
- Severus a toujours été méfiant, il devait craindre que vous attentiez à ma vie.
- Et comment une simple gamine comme moi aurait pu vaincre le plus grand Mage de tous les temps ?
- Vous me flattez, chère, répondit Voldemort dans un élan flagrant de fausse modestie.

Snape ne comprenait strictement rien à la scène qui se déroulait sous ses yeux. Son amante parlait avec le Lord comme si elle faisait partie de sa cour depuis toujours. Elle affichait un air méprisable de supériorité, de suffisance. Elle le dévisageait avec mépris, comme s'il n'était rien, comme s'il ne s'était rien passé entre eux. Pour la première fois de sa vie, Severus Snape eut réellement peur. Peur qu'elle bascule de l'autre côté, peur qu'elle devienne son ennemie, peur de la perdre.

Severus me scrute intensément. Nul sentiment ne vient troubler le masque froid sur son visage, pourtant je peux le sentir se crisper. Pardonne-moi de te jouer cette comédie, je ne veux pas te blesser, mais j'y suis obligée. Fais-moi confiance, tout comme je t'ai fait confiance à toi. J'espère que tu me pardonneras de t'avoir fait souffrir. Ne t'en fais pas, je suis sûre que ça va marcher, sois patient.

- Severus, entama Voldemort, figure-toi que cette jeune personne est venue nous apporter son aide par sa propre volonté.
- Rien ne me ferait plus plaisir que de vous servir Maître.
- Tu entends ça Severus ? Au moins elle n'est pas aussi idiote que ses parents, pauvres imbéciles. Ils croyaient pouvoir me duper.
- Mes parents étaient faibles, ils ne méritaient pas la chance d'être à vos côtés, assura la jeune femme.

Le maître de potions se sentait de moins en moins à l'aise. Il aurait voulu se précipiter sur Wilhelmina et lui asséner une gifle ou la secouer, histoire de la réveiller.

- Oui… oui… vous auriez pu faire un Mangemort prodigieux ma chère. Quel dommage que vous ne deviez bientôt mourir et quel gâchis.

Snape faillit défaillir quand il entendit ça.

- Maître, tenta-t-il, n'est-il pas possible de la garder en vie ? Elle pourrait vraiment nous être utile dans les semaines qui suivront.
- Voyons professeur, répliqua Mina, cela serait un immense honneur pour moi de mourir pour que la cause de notre Maître perdure. N'en feriez-vous pas de même ?
- Certes, se força à répondre Snape, ses yeux ne pouvant se détacher de la jeune femme.

Celle-ci n'avait plus rien en rapport avec la Mina qu'il connaissait, à part son physique. Il ne connaissait aucun sortilège ni aucune potion qui pouvaient altérer à ce point le caractère d'une personne et elle ne semblait pas être possédée non plus, ce qui voulait dire qu'elle agissait de son plein gré.

Soudain, la porte s'ouvrit avec fracas, laissant apparaître un Lucius Malefoy rouge d'avoir couru et essoufflé.

- Maître, s'exclama-t-il avant que Voldemort n'est le temps de le punir pour son impertinence, nous sommes découverts ! Les Aurors, l'Ordre du Phénix et plusieurs délégations du ministère sont à nos portes. L'aile sud a déjà cédé et je ne donne pas cher de la face ouest.

Je ne puis m'empêcher de me réjouir intérieurement. Harry avait réussi à envoyer la lettre indiquant le repère de Voldemort avant que je ne me livre à celui-ci, et Dumbledore l'avait apparemment reçue. Parfait, tout allait pour le mieux pour l'instant. Le Lord se tourna vivement vers moi.

- Il n'y a pas de temps à perdre, il faut le faire maintenant !
- Avec plaisir. Je suggère de commencer par Nagini, elle a l'air plus faible, et comme vous êtes lié à elle…
- Oui ! me coupa la face de serpent. Faites, faites !

Je glisse alors du canapé et m'agenouille au sol. Mes yeux captent le regard de Nagini qui se détend aussitôt. Mon esprit ne met pas longtemps à entrer en contact avec le sien. Je le touche de mon subconscient. Lentement, je lui transmets l'ordre à exécuter. Nagini ne se le fait pas dire deux fois. Elle rampe jusqu'à moi, prend son élan d'un mouvement de sa reptilienne tête et plonge ses crocs à la base de mon cou.

La douleur est fulgurante et je ne peux m'empêcher de lâcher un cri de peine et de surprise. La douleur est bientôt remplacée par une sensation de dégoût lorsque j'entends le serpent déglutir à chaque ingestion de mon sang. Mon liquide vital s'échappe de la plaie et ruisselle sur ma robe, formant ensuite une large flaque rouge carmin sur le tapis. À chaque gorgée pourtant, la douleur diminue. Ma vue se trouble et mon cœur ralentit. J'essaie désespérément de reprendre une bouffée d'air mais mes forces m'abandonnent progressivement. Nagini me vide lentement et surement de mon sang. Je sais que je suis au seuil de l'inconscience, aux portes de la mort. Je tourne tant bien que mal mon visage. Voldemort me regarde d'un air triomphant, Malefoy à l'air de se délecter du spectacle, et Severus détourne les yeux, affichant clairement une expression de douleur profonde sur le visage à me voir souffrir.

Dans un ultime effort, j'ordonne à Nagini par le biais de mon subconscient de me lâcher, ce qu'elle fait malgré sa soif de se repaître de mon sang.

- Parfait…, murmure Voldemort. Je suppose que c'est au tour de Najar maintenant. Essaie de faire plus vi...

Le Seigneur des Ténèbres s'arrêta soudain de parler, fixant curieusement Nagini. Le serpent était en effet en train de se tortiller au sol. Son long corps était parcouru de spasmes, augmentant en violence au fur et à mesure que les secondes défilaient. L'animal se mit alors à régurgiter à grands crachats tout le sang qu'il avait consommé, ainsi que le sien.

- Qu'est-ce que… ? s'étonna le Lord. Arrête ça tout de suite idiote !

Il était paniqué. Severus et Malefoy, impuissants, regardaient le serpent se convulser sans comprendre.

- J'ai réussi, ne puis-je m'empêcher de dire.
- C'est toi ! hurla Voldemort. C'est toi sale garce ! Tu m'as trompé ! Tu vas le payer très cher misérable Sang-de-Bourbe !

Le Prince des Ténèbres se leva alors de son siège, sortant vivement sa baguette, il la pointa vers Mina en s'avançant vers elle. Mais à peine eut-il fait deux pas, qu'il porta sa main libre à sa gorge et lâcha un curieux râle. Sa tête bascula violemment en avant et lorsque la bouche du Lord s'ouvrit, un flot de sang s'écoula au sol, lui provoquant une violente toux, car il était en train de s'étouffer avec son fluide vital.

Malefoy n'avait jamais tout bien compris dans la vie mais à ce moment, il savait que son Maître était très mal en point et que la responsable n'était autre que la jeune femme qui se vidait de son sang au sol, tentant vainement de comprimer sa blessure de la main. Il sortit sa baguette à son tour et la pointa vers Mina. Malheureusement pour lui, Snape avait senti le coup venir et il dégaina plus vite que lui (Snape ou la réincarnation de Lucky Luke).

- Expelliarmus ! cria-t-il en se plaçant devant Wilhelmina pour la protéger.

Le sort de Désarmement atteignit Malefoy de plein fouet, le projetant contre le mur et l'assommant. Un filet de sang s'écoula de sa tempe. À ce moment, la porte s'ouvrit en grand. Snape fit volte face. On pouvait entendre le fracas de la bataille qui faisait rage entre les Mangemorts et les membres de l'Ordre du Phénix dans le couloir. Harry Potter apparut, essayant vainement de se dépêtrer de sa cape d'Invisibilité. Snape abaissa aussitôt sa baguette. Il s'agenouilla près de son amante. En temps normal, il savait toujours réagir au plus vite dans ces situations, sachant immédiatement quoi faire pour soigner la personne. Mais là, il était perdu, peut-être le fait de voir que c'était la femme avec qui il avait partagé une nuit qui se vidait de son sang. Il prit le visage de la jeune femme entre ces mains. Inconscient du fait que Potter était là à le dévisager bizarrement, inconscient de Lord Voldemort qui se tordait de douleur au sol, inconscient de Nagini qui finit par rendre l'âme enfin.

- Mina, reste avec moi, murmura-t-il. Je t'en prie, reste avec moi.

Je ne demandais pas mieux que de lui obéir. La quantité de sang que j'avais perdu était importante, je me sentais partir dans les ténèbres, je ne voyais plus rien. Seule la douleur était toujours bien présente. Je ne désirais qu'une chose, qu'elle cesse.

- Harry, râlais-je, fais-le.

Harry s'avança vers Najar. Le serpent n'avait pas bougé depuis le début. Il n'obéissait qu'à sa maîtresse, et elle ne lui avait pas demandé de faire quoi que se soit. Il vit le jeune homme approcher de lui.

- Tue-le, lui dit celui-ci en Fourchelang, pointant du doigt l'homme à la face de serpent qui agonisait par terre.

Najar obéit à cette voix qui parlait son langage. Il se glissa lentement vers le Lord dont les yeux s'agrandissaient de terreur au fur et à mesure qu'il voyait le serpent approcher. Najar s'attaqua alors directement au visage de Voldemort, le faisant hurler de douleur.

- Professeur, il faut que vous la fassiez sortir d'ici, et vite. L'Ordre a brisé la barrière qui empêchait quiconque de transplaner. Rejoignez Poudlard.
- Je sais ce que j'ai à faire Potter, rétorqua le dit professeur, furieux de se faire ainsi rabrouer par Potter qui semblait mieux maîtriser la situation que lui. Et vous venez avec moi.
- Je ne peux pas, j'ai encore une chose à faire ici.
- Qu'est-ce que vous me racontez ? s'emporta Snape.
- Severus, laisse-le, murmura une voix faible et rauque.

Severus Snape se dit alors que pour une fois Potter avait raison. Que ce maudit gamin aille se faire tuer s'il voulait, il avait plus important à faire.

Je sentis deux bras m'enlacer fermement puis, ce fût le noir complet autour de moi. C'était ça mourir ?


Alors???? Oui je sais, on ne sait pas exactement comment Will a pu faire un truc pareil. Il faudra attendre le prochain chapitre pour connaître la totalité du pourquoi du comment... Mais en attendant, vous pouvez toujours me laisser un petit commentaire pour ce chapitre...^^