Bonjour à tous!! Voilà le dernier chapitre de cette fic. Mais il y aura un épilogue encore ensuite que je posterai sans doute lundi.

poulpe1er: Merci encore à toi, pour ta review, et pour les compliments! Si je poste si vite c'est tout simplement parce que j'ai fini d'écrire en entier cette fic il y a longtemps, et que je l'avais déjà postée sur un autre site avant celui-là. Je peux te dire que sinon, tu attendrais un moment entre chaque chapitre. Merci encore à toi!

Essaidel: Ah oui! Vraiment pas super comme emploi du temps! Contente de voir que je suis une privilégiée ^^ et que tu aimes vraiment cette fic. Donc, merci encore pour une de tes reviews difficile à obtenir! Biz.

Seamrag: Et bien! On peut dire que tu m'as donnée de la lecture, ce qui fait bien plaisir d'ailleurs. Je ne sais pas trop par où commencer. Tes reviews m'ont en tout cas bien faite rire par moment (surtout le coup de Sevy dans la boulangerie moldue). Elles m'ont aussi faite bien plaisir! Merci des compliments! Pour ce qui est de l'histoire familiale de Will, au début je ne pensais pas à ça du tout, et puis ça m'est venu vers deux ou trois heures du mat'. Tu vas aussi enfin savoir comment Will a réussi à se débarrasser de notre cher Voldy (à qui tu en mets décidément plein la tronche). Oui, ceci est bien le dernier chapitre, même s'il y a un épilogue après. Moi aussi ça m'a fait bizarre de la finir cette fic. Pour répondre à ta question, oui je posterai encore autre chose. Ma future fic est déjà prête. Elle comporte 23 chapitres et sa rédaction est entièrement terminée. Je posterai aussi un chapitre par jour. Voilà. Merci encore pour tout!

Chapitre XV

Du bonheur simple que nous procure la vie

Mes narines s'emplissent d'une curieuse odeur de potions et de médicaments. Mince alors ! Je ne pensais pas que le Paradis avait cette odeur. L'Enfer peut-être alors ? Non, ça doit plutôt sentir le souffre. Je dois encore être au Purgatoire. Ils doivent attendre pour me juger, ne les faisons pas patienter plus longtemps. J'ouvre lentement mes yeux. Je me retrouve à contempler un plafond immaculé. Ils ont refait la déco au Purgatoire (même ici il a fallut que Valérie Damidot laisse sa trace) ? Je tourne la tête lentement en grimaçant de douleur sur ma gauche. Je vois quelqu'un qui me tourne le dos en train de faire je ne sais quoi. Ma vue est trouble. Je me racle la gorge pour signaler ma présence. La personne se retourne et se dirige vers moi.

- Enfin réveillée ! On n'y croyait plus !
- Je… suis… où ? parvins-je tant bien que mal à articuler avec ma bouche pâteuse.
- Poudlard, section infirmerie. Une semaine que vous êtes inconsciente ! Attendez, je vais vous donner quelque chose qui vous fera du bien.

J'entends un bruit de verrerie qui s'entrechoque. Puis, je sens que l'on presse le goulot d'une fiole contre mes lèvres, je les entrouvre, laissant la potion qu'elle contient couler dans ma gorge. À peine ai-je avalé le liquide que je sens mes forces me revenir, ma vue se fait plus nette. Je me redresse sans peine sur mon lit. Je suis la seule à occuper l'infirmerie. J'ai un pincement au cœur en voyant que personne ne m'attendait à mon réveil. Je me tourne vers l'infirmière.

- Il m'en veut n'est-ce pas ? lui demandais-je les larmes aux yeux.
- Oh non ma chère enfant ! s'exclame-t-elle. Il vient vous voir tous les jours dès que ses cours sont terminés. J'ai du mal à le faire partir.

Ces quelques phrases ont le don de me rendre le sourire. Enhardie par les effets de la potion, je tente alors de m'extirper du lit sous les cris de désapprobation de l'infirmière. Je parlemente quinze bonnes minutes avec elle et elle finit par céder en soupirant. J'aperçois alors que l'on m'a laissée des vêtements sur la chaise à côté de mon lit. Je laisse échapper une exclamation de surprise quand je reconnais la version féminine de l'uniforme de Poudlard. Je l'enfile vite et sort précipitamment de l'infirmerie. Je me dirige alors vers les cachots. Je ne croise personne dans les couloirs, visiblement tous les élèves sont en cours. Arrivée devant l'antre du maître de potions, mon cœur s'accélère. Comment va-t-il réagir ? Me pardonnera-t-il de l'avoir trompé ?

Un groupe d'élèves sort limite en courant de la salle. Il doit être de bonne humeur aujourd'hui. Je me glisse par la porte laissée ouverte. J'aperçois alors mon cher et tendre en train de fusiller du regard un élève qui éponge manifestement un débordement de potion au sol. Severus lève alors la tête vers moi. Je lui souris bêtement.

- O'Connelly, fichez-moi le camp en vitesse ! Et je retire 30 points à Serdaigle ! hurle le professeur sur le pauvre élève qui ne se le fait pas dire deux fois.

Nous nous retrouvons seuls à nous fixer dans le blanc des yeux. Il s'approche enfin de moi. Je sens tout mes muscles se contracter sous l'effet de la peur. Il s'arrête à quelques centimètres de moi, le visage fermé, me dévisageant de manière froide et distante. Et, brusquement, il me prend dans ses bras et me colle contre lui. Passé l'effet de surprise, je ne peux m'empêcher de lâcher un soupir de soulagement. Je me laisse aller contre lui, me mettant silencieusement à pleurer.

- J'ai eu peur, hoquetais-je contre les plis de sa cape.
- Moi aussi, murmure-t-il.
- Dis-moi que c'est fini. Dis-moi que Voldemort ne pourra plus rien faire.
- Il est actuellement enfermé à Azkaban, sous très haute surveillance. Sa baguette a été brisée et vingt Détraqueurs lui tiennent compagnie en permanence. Il s'en est fallut de peu pour qu'il y reste, mais il a survécu. Najar l'a complètement défiguré, il n'est pas beau à voir.
- Alors j'ai réussi, me contentais-je de répondre, soulagée.
- Oui, j'ignore comment mais oui.

Il s'écarte de moi.

- Tu m'expliques ? me demande-t-il.

Il me fait alors asseoir sur une table et prend place sur une chaise en face de moi. Ses mains capturent les miennes et les posent sur mes genoux. Attentif à ce que je vais lui dire, il commence à jouer avec mes doigts.

- C'est toi qui m'as donné cette idée, lorsque tu as dit que nous n'avions plus qu'à attendre que Najar et Nagini s'entretuent. Je me suis rendue compte que c'était possible qu'ils le fassent, sans le savoir. J'avais besoin d'aide et je suis allée chercher Harry. Je ne pouvais pas te demander parce que Voldemort risquait de tout deviner s'il pratiquait la Legilimancie sur toi. Et puis Harry parle Fourchelang. Nous sommes sortis avec sa cape d'Invisibilité et une fois le portail passé, j'ai appelé mon elfe de maison, celui qui est en Finlande et qui s'occupait de Najar. Je lui ai demandé de m'amener le serpent, ce qu'il a fait. Puis, je me suis rendue au manoir Malefoy. Je ne savais pas où était Voldemort mais je me doutais que Lucius me mènerait à lui. Harry nous a suivis, toujours sous sa cape. Il nous a quittés lorsque nous sommes arrivés au repaire du Lord. Il a alors fait parvenir un message à Dumbledore pour lui dire où on était.
- J'imagine que le Seigneur des Ténèbres t'a accueillie à bras ouverts.
- Oui, c'était… effrayant. Il m'a fait visiter tout son repaire, étalant ses richesses devant moi. Il m'a ensuite faite me changer. Il disait qu'une invitée de marque comme moi ne pouvait se permettre de porter l'uniforme de Poudlard avec cet affreux écusson de Gryffondor.
- Là, j'avoue que pour l'écusson, il n'a pas tout à fait tort.

Je donne un léger coup de pied dans le genou de mon amant et le fusille du regard.

- C'est là que tout s'est joué, quand il m'a laissée seule avec Najar pour passer quelque chose de plus approprié. J'ai prélevé une très grande quantité du venin de Najar que j'ai mis dans une seringue que j'avais cachée dans ma cape. Puis, je me le suis injecté. Le poison ne pouvait avoir aucun effet sur moi grâce à la spécificité de mon sang.
- Sur toi non, mais sur Nagini oui.
- En effet. Je savais que ce n'était qu'une question de temps avant que Voldemort ne me demande de nourrir son serpent. Et quand le moment est arrivé, j'étais prête, il ne pouvait se douter de rien. J'ai juste vraiment regretté que tu sois là pour voir ça.
- C'était astucieux, rusé. Je sais que ce que je vais te dire ne va pas te plaire mais, c'était digne d'un Serpentard. Tu ne pouvais pas donner le venin de Najar à Nagini intentionnellement.
- Non. Mais le venin de Najar était dans mon sang, si bien que lorsque Nagini l'a bu, elle a ingurgité le poison en même temps.
- Les serpents ne pouvaient mourir qu'en absorbant le venin de leur compagnon, récita le professeur. Sans le savoir, Nagini a bu le venin de Najar, et ça l'a tué. Le Lord étant lié à son serpent, il s'est lui-même mis à souffrir et s'est affaibli. Potter a alors pu demander à Najar d'attaquer le Seigneur des Ténèbres car celui-ci était dans l'incapacité de parler Fourchelang ou de se défendre.
- Je me souviens de l'attaque de Najar sur Voldemort mais après c'est le noir complet.
- Je t'ai ramenée à Poudlard. Dumbledore m'a raconté que tu avais expliqué à Potter comment tuer les serpents. Ce garçon a alors pour une fois dans sa vie eu un éclair de génie. Il a stupéfixié Najar et lui a fait ingurgiter le venin de Nagini. J'espère que tu ne tenais pas trop à cette bestiole, parce qu'elle est morte.
- Tant mieux, dis-je. Tout est rentré dans l'ordre.
- Et ce n'est pas tout, l'intervention du ministère et de l'Ordre du Phénix a permis de capturer un bon nombre de Mangemorts. Bien sûr, certains ont réussi à s'échapper, mais ce n'est qu'une question de temps avant qu'on les retrouve.
- Ça va me faire bizarre.
- Quoi ? demanda Severus.
- De pouvoir mener une vie normale, sans me cacher, me faire appeler Miss Wilhelmina Nevalainen, m'habituer à cette jupe, répondis-je en baissant les yeux sur mon uniforme. Tu comprends, je ne pensais pas qu'un jour je pourrais vivre comme tout le monde.
- Il va falloir que tu fasses attention les premiers temps. Tu pourrais subir les représailles des Mangemorts en fuite.
- Je ne pense pas qu'ils viendront me chercher jusqu'en Finlande.
- Tu comptes y retourner ? me questionna-t-il, inquiet.
- Oui. Ça me manque de ne plus me goinfrer de Korvapusti (1) en regardant les aurores boréales. Et je donnerai tout pour un bon sauna. Et je compte bien amener un certain professeur avec moi. Il faut que je lui fasse travailler son accent.

À ces mots, mon professeur se radoucit. Il se leva et se rapprocha lentement de moi.

Son visage n'était plus qu'à quelques millimètres du mien. Nos lèvres s'effleurèrent… et la porte des cachots s'ouvrit en grand avec fracas. Nous sursautâmes tous les deux. Apparue alors un professeur McGonagall essoufflée, comme si elle avait couru un marathon.

- Severus ! Vous ôtez immédiatement les mains de dessous la jupe de cette jeune fille ! s'exclama-t-elle. 50 points en moins pour Serpentard ! J'étais sûre de vous trouver là Miss quand Mrs Pomfresh m'a dit que vous étiez sortie de l'infirmerie. Il va falloir que je vous surveille tous les deux. Il n'y a pas de mais, Miss Nevalainen ! Si vous êtes assez en forme pour batifoler avec le professeur de potions, vous devez l'être pour assister à vos cours. Je veux vous voir dans ma classe dans cinq minutes.

Je descends de la table en soupirant et me dirige vers la Directrice de ma maison qui fusille Severus du regard. Ce-dernier n'a pas l'air de s'en formaliser. Il me glisse à l'oreille lorsque je passe devant lui :

- Retenue. Ce soir, 20h30, dans mon… lit.

Je ne peux m'empêcher de sourire.

Ce que nous ne savions pas, c'était que nous ne nous verrions pas ce soir là, ni les trois suivants. En effet, le professeur McGonagall était plus déterminée que jamais à empêcher son collègue et moi-même de nous fréquenter. Chaque soir, elle établissait un véritable campement et restait aux aguets devant le portrait de la salle commune des Gryffondors. Tout ça dans le but de m'empêcher de retrouver Severus la nuit. Elle passait toutes ses nuits éveillée sur le pied de guerre.

Elle craqua cependant au bout d'un certain temps. Elle avait fini par s'endormir pendant l'un de ses propres cours, épuisée de surveiller la vertu d'une de ses élèves. De plus, Dumbledore lui avait ordonnée de laisser tomber. En effet, celui-ci devait supporter le caractère irascible du professeur de potions frustré.

Je crois qu'il est inutile que j'explique comment la retenue s'est déroulée le soir où Severus et moi nous sommes enfin retrouvés.


(1) Les korvapustis sont une pâtisserie finlandaises. Ce sont des sortes de petites brioches en forme de trapèze, avec de la cannelle, de la cardamome, du sucre, du beurre à l'intérieur, et des amandes effilées ou des gros grains de sucre dessus. C'est super bon!!

Ils vont finir par lui faire péter un câble à McGonagall, je vous le dis moi... Trêve de stupidités, qu'avez-vous pensé de tout ça? Ceci était donc le dernier chapitre de cette petite histoire. Mais si vous avez le courage de patienter jusqu'à lundi, je vous livrerai l'épilogue. Bon week-end à tous!!!