Majutsu
Disclamer : Rien ne m'appartient, les personnages sont à J.K.R et la trame à Orson Scott Card
Voilà un nouveau chapitre de Majutsu, je m'excuse de mon absence longue et non expliquée. Mais croyait moi j'avais de bonne raison et je vous prie de ne pas m'en tenir rigueur.
Je remercie Yllis, qui grâce à son review m'a donnée envie de continuer cette histoire.
Je tient à m'excuser encore de cette absence. Le chapitre qui suis ne me satisfait pas totalement et le prochain bien plus interessant devrait arriver sur fanfic d'ici la fin de la semaine.
Ceci est un slash (en général), il y a donc sentiments entre deux personnes de même sexe.
Read & Enjoy
en italique; pensées
«entre»; paroles
en gras; mots en russe
chapitre 4 : Le baiser partie I
La créature parvint au bord de la fosse et s'arrêta, enfin le mouvement des feuilles indiqua qu'elle reculait lentement. L'espace d'un instant, le soulagement envahit Draco : il avait imaginé la voir bondir pour l'attaquer; mais, tel un bon chien de garde, elle se plaçait en retrait en attendant qu'il fasse un mouvement.
Soudain, il y eut un violent bruissement de feuilles comme si, la chose qui habitait la fosse, s'activait furieusement au fond, puis le silence revint.
Bon et maintenant ? Se demanda le blond.
Et il fit quelques pas le long du trou.
Les feuilles s'envolèrent et il en jaillit quelque chose qui manqua de peu la tête blonde du jeune homme. Par réflexe, il se recula et tomba à la renverse alors que retentissait un « tchac ! » sonore. Il se retourna et vit une pierre de la taille d'un poids de neuf livres incrustée dans le tronc encore tremblant d'un vieil arbre. Mais qui avait-il donc dans cette fosse ? Un obusier ?
Les feuilles s'agitèrent de nouveau. Draco se jeta aussitôt à plat ventre et roula sur le flanc. Une autre pierre sortie en sifflant de la fosse. Le jeune homme se précipita derrière un arbre et observa la zone d'où venaient les projectiles.
Voilà pourquoi la créature s'était écartée du bord : pour avoir un meilleur angle de tir. Apparemment, elle voyait à travers les feuilles.
La première impulsion de Draco fut de retourner ventre à terre chez oncle Sirius. Qu'avait-il à faire ici?
Il lui vint ensuite à l'esprit que Sirius possédait sans doute une arme à feu; le blond n'avait jamais pratiqué le tir, mais cela ne devait pas être très compliqué.
Pour finir, il se rendit compte que c'était irréalisable ; il n'avait nulle envie d'expliquer la présence de cette clairière à Sirius,ni à quiconque d'ailleurs : c'était sa propre folie qui lui donnait sa réalité.
Et pourtant non, ce n'était pas de la folie : la clairière existait bel et bien. Il y avait pénétré dans son enfance et s'en était enfui, mais il n'avait jamais pu l'oublier. Il en avait été obsédé, et à présent qu'il était adulte il devait jouer son rôle jusqu'au bout – lui et personne d'autre que lui. Si cette découverte avait été destinée à l'oncle Sirius, il l'aurait faite depuis longtemps. Il y avait une personne sur un piédestal au centre de la fosse, cela ne faisait pas de doute, et c'est pour la secourir qu'il été aujourd'hui ici.
Il avait été guidé, mais pourquoi, pour mourir ? Pour se faire détruire le crâne à coups de pierres ?
Il courut se cacher derrière un autre arbre. La chose de la fosse se déplaça de façon à se retrouver entre lui et l'inconnue. Il répéta la manœuvre, et cette fois ne s'arrêta qu'un instant avant d'atteindre l'arbre suivant : la créature le suivit. Draco quitta l'abri du bois et se mit à courir au trot le long du trou, en surveillant le sol devant lui où chacune de ses foulées soulevait des feuilles : il serait idiot de tomber dans la fosse et se retrouver ainsi à la merci de la créature. L'être semblait posséder une force importante ou posséder une arme de jet, dans les deux cas le jeune homme n'avait nulle envie de ce mesurer à lui.
Il poursuivit donc sa course jusqu'à ce qu'il eût effectué un tour complet de la fosse, puis il se mit à l'abri d'un arbre afin de voir la réaction de son adversaire.
Celui-ci l'avait suivi à une telle vitesse que les feuilles soulevées à son passage et saisies par la brise retombaient hors de la fosse; leur niveau avait d'ailleurs baissé de prés de trente centimètres dans le trou, et sont contour était maintenant visible.
Draco se demanda quelle quantité il pourrait ainsi ôter et, sans attendre que la chose l'ai rattrapé, il remit à courir – mais à un vrai pas de course cette fois. Il ne lui était plus nécessaire de surveiller le terrain devant ses pieds, puisque le circuit qu'il suivait était presque entièrement débarrasser des feuilles qui le tapissait plus tôt et que le pourtour de la fosse était bien délimité.
Parvenu au bout de son second tour, il ne s'arrêta pas et continua de courir car le niveau des feuilles avait encore baissé : son idée se réalisait, et la créature n'allait pas tarder à lui apparaître. Quand il la verrait aussi bien qu'elle le voyait, il aurait peut être une illumination et un plan pour dénouer cette situation, il poursuivit donc sa course en accélérant encore le pas. Les circuits se succédaient ; le chemin à parcourir n'était pas très long, et Draco commençait à trouver son rythme quand il s'aperçut qu'à force de distancer la chose il était en train de la rattraper par -derrière. En courant un peu plus vite il parviendrait à l'apercevoir, d'autant plus que le niveaux des feuilles était maintenant de deux mètres en dessous du rebord. Elle devait avoir une taille suffisante pour être visible, sans quoi elle n'aurait pas pu projeter ses pierres avec une trajectoire aussi rasante.
En donnant un coup de collier, il entrevit, puis vit une vaste masse couverte d'écaille d'un vert profond, suivi d'un coup long et sans fin et une queue sortant de la fosse qui battait furieusement l'air, puis la créature baissa se qui devait lui servir de tête et disparut sous le tas de feuilles. C'était un reptile- et plus précisément un énorme serpent ! Le corps étendu, la tête seule sortant des feuilles, il semblait être capable de faire le tour de la fosse avec son corps. Pas question de l'emporter dans une lutte de corps à corps avec un animal pareil ; même si Draco s'était pris pour un guerrier, il n'avait rien d'un Clark Kent russe.
Il cessa de courir tandis que la tête du gigantesque serpent disparaissait derrière le piédestal. La majeure partie des feuilles avaient été évacuées et Draco constata qu'une personne se trouvait bel et bien étendu sur un lit bas en bois, les mains croisées sur la taille, les yeux clos.
De si loin, à la lumière qui tombait dans la clairière, elle paraissait éthérée, sereine, l'image même de la beauté. Combien de contes avait-il lus qui relatait ce moment ? Pourtant la description qu'ils en donnaient lui semblait à ce moment bâclée : le héros aperçoit la jeune femme et de cet instant sa vie toute entière est bouleversée; ce qu'elle désire, il l'obtient, il surmonte tout les obstacles qui se dressent devant eux- mais jamais on n'explique pourquoi il agit ainsi.
A présent, Draco le savait – il le savait d'ailleurs depuis qu'il avait dix ans, depuis qu'il avait aperçu cet délicate silhouette sans jamais pouvoir l'oublier et sans pouvoir s'empêcher de vouloir la rechercher. Il se croyait obsédé par la créature de la fosse et la peur qu'elle lui inspirait, mais, maintenant qu'il revoyait le visage de cet personne endormie, qu'il reconnaissait se profil fin et androgyne, qu'il sentait le coup au cœur que cette vision lui provoquait, il savait pourquoi cette clairière hantait ses rêves, pourquoi il n'avait jamais pu en oublier le souvenir. Ce n'était pas à cause du serpent ni de l'étrangeté du lieu : c'était à cause d'elle ou de lui, peut importait son sexe. A cause de ca seule présence, uniquement cela.
Le serpent s'était apparemment rendu compte que le jeune homme avait un tour d'avance car il émergea de derrière le piédestal et se dressa avec un sifflement qui laissa voir ses crocs acérés.
Une mâchoire redoutable songea le blond.
La dentition du reptile n'était cependant pas son souci principal pour l'instant car le serpent laissa sa queue retombée sur le sol avant de la relevée, une grosse pierre enroulée dans celle-ci. Il se recula dangereusement. Ce n'était pas un serpent ordinaire, voilà qui était certain, et Draco trouva préférable de s'éloigner d'urgence.
La pierre devait déjà fendre l'air le temps que Draco retourne dans le bois, et le reptile devait avoir un bon coup d'œil, car, alors que le jeune homme démarrait, le projectile le frappa en haut du dos, sous l'épaule gauche ; le jeune homme fit une pirouette et s'écroula au bord de la fosse, un bras dans le vide.
Le souffle coupé, il perdit connaissance une seconde. Il lui fallut un moment pour se rendre compte de ce qu'était ce fort bruissement qu'il entendait.
Ah oui ! Un ours qui courait dans les feuilles...
Dans ma direction !
Draco ouvrit les yeux : la créature se trouvait à moins de deux mètres de lui, sa gueule déjà lancée, les crocs prêts à lui accrocher le bras et à l'entraîner au fond du trou. Il roula sur le côté à l'instant ou la tête du reptile s'abattait ; il sentit le coup de vent, perçut la trépidation du sol sous l'impact, ainsi que le sifflement strident qui le succédèrent. Il continua à rouler malgré la douleur, puis se remit debout tant bien que mal. Son bras gauche pendait, inerte. Fracturé ? Non, mais insensible. Tout en s'enfuyant entre les arbres, il se demanda ce que cela pronostiquait. Une déchirure des nerfs ? Une lésion de l'épine dorsale ? Un traumatisme temporel qui finirait par disparaître ? Son bras gauche inutilisable...l'idée à elle seule le faisait frissonner de peur. Mais qu'est-ce qui lui avait prit de jouer avec un reptile pareil ? Si on pouvait réellement parler de reptile dans le cas de ce serpent de couleur étrange, gigantesque et qui aurait survécu au moins quinze ans sous un amas de feuille pour protéger une personne étendue, intacte, sur un piédestal; mais d'ailleurs il ne s'agissait probablement pas de quinze ans; mais probablement des siècles !
Malgré tous les contes qu'il avait lus et étudiés, il y avait une éventualité qu'il n'avait pas envisagée; qu'ils soient vrais, ou du moins possèdent une part de vérité, que le monde admette pour de bon l'existence de serpent magique douer d'intelligence capable de lancer des pierres, de jeunes personnes ensorcelée qui pouvaient demeurer éternellement dans le coma en attente de....
Quoi exactement ? Un chevalier ? Voilà ce qui fallait à son inconnue : un chevalier en armure, de préférence muni d'une très grande lance propre à embrocher un serpent gigantesque à distance. Dans tous les contes, le héros avait une épée magique, un sac magique dont il tirait tout les objet dont il avait besoin, ou un assistant capable d'accomplir l'impossible pour lui; Draco, lui, n'avait rien de tout cela, il ne disposait que l'intelligence limitée d'un étudiant, et la force et l'agilité d'un décathlonien qui n'avait plus pratiqué depuis trois ans. En d'autres termes rien de rien , et il allait avoir besoin d'un miracle.
« Draco le manchot et le serpent magique » : cela ne ressemblait pas à un bon conte de fées, surtout si on lisait le passage ou Draco se carapatait en tenant son bras inutile et pleurnichant sur l'injustice d'un sort qui l'opposait seul fasse à un reptile magique.
Il s'arrêta contre un arbre et de là observa la fosse. Les feuilles retombaient lentement comme des flocons de neige, et il sut qu'aucune n'avait été perdue : elles allaient toutes reprendre leur place dans le trou et le combler à nouveau, et la clairière retrouverait son aspect initial, recouvrant de nouveau son inconnu.
Qu'est-il/elle pour moi? Je ne la connais pas. Cette personne à manifestement des ennemis plus puissants que moi : pour quelle raison prendrait-je fait et cause pour elle ? Pourquoi moi ?
Pourtant, alors même qu'il se souhaitait délivré de cette impossible mission, il imagina alors quelqu'un d'autre pénétrant dans la clairière, parvenant au piédestal, se penchant vers sa douce inconnue et l'éveillant d'un baiser.
C'était insupportable.
C'est moi qui suis là . C'est moi qui doit m'en occuper, moi et personne d'autre !
Et, néanmoins, la partie rationnelle de son esprit criait : Voilà ce qui à causé la mort de tant de chevaliers ! C'est une personne comme celle-là qui à provoqué la chue de Troie !
Il agita les doigts de sa main gauche.
Bon : l'insensibilité était donc temporaire. Quant à la douleur de son dos, elle disparaîtrait sans doute aussi, bien que ce n'était pas le message qu'elle lui transmettait pour l'instant.
L'inconnu attendait toujours. Les feuilles retombaient. Le serpent pensait avoir gagné, d'une seule pierre dans le dos d'un soi-disant héros qui avait prit ses jambes à son cou.
Et, s'il reprenait sa course autour de la fosse, mais plus lentement, de manière à rester derrière le reptile ? Pourrait-il parvenir à essouffler la créature magique ?
Naturellement, il était possible qu'une tel chose puisse ignorer la fatigue. Mais un serpent de cette taille, avait-il réellement besoin de magie ? C'était avec ses crocs et non un quelconque sort qu'elle avait essayé de mettre son bras en charpie. Certes, ce serpent était intelligent pour un simple reptile: avoir l'idée d'utiliser des pierres comme projectiles, çà, c'était un comportement que le jeune homme n'avait jamais vu aux « animaux du monde »; mais il ne lui avait pas jeté de sort. D'ailleurs, comment représenterait-on les serpents en conte ? La plupart étaient vicieux et malin certains bavards ; mais les sortilèges étaient réservés aux diables, démon, sorcières et sorciers comme Voldemort, aux grands magicien et dieux comme Dumbledore- bien que le vieux Dumby eût tendance à se contenter de donner des conseils. Les serpents, eux, mêmes magiques, restaient de « simples » reptiles.
Draco repartit au petit trot vers la fosse. Comme le rythme saccadé de sa course lui faisait mal au dos, il passa à une foulée plus allongée, plus rapide et moins heurtée, et parvint rapidement au bord du trou. Aussitôt, il entendit un bruissement et vit les feuilles s'agiter à l'autre extrémités du trou, d'où le serpent avait apparemment aperçu sa présence. Le jeune homme attendit de l'apercevoir, puis se remit à courir le long du fossé, en veillant cette fois à ce que la créature le vît constamment tout en restant derrière lui.
Les circuits s'enchaînèrent jusqu'à ce que toute feuille eût disparu du fond de la fosse, chassée par le vent de la course ; là, Draco vit que la base du piédestal – la paroi intérieure du trou – était faite de pierre lisse qui s'incurvait vers l'intérieur en montant puis s'évasait à nouveau vers le sommet, tel un trognon de pomme. Impossible d'escalader cette surface.
Dans ce cas, pourquoi se donner tant de mal à faire ramper ce serpent si l'inconnu restait inaccessible ? Chaque épreuve en cachait une autre, et il n'en réussirait sans doute aucune.
Le reptile ne manifestait aucun signe de fatigue tandis que le dos et le bras du jeune blond se faisait de plus en plus douloureux. Tant pis : il devait terminer le travail dés aujourd'hui ou il serait obligé de tout recommencer un autre jour. En tout cas, il n'était plus question qu'il disparaisse à nouveau une dizaine d'année : ce n'était plus un enfant, c'était un homme et, à son âge, on tâche de finir ce que l'on a commencé.
Jusque-là je fais ce que je peux ; pas plus mais pas moins non plus.
Le soleil atteignait son zénith et la journée était chaude. Sans s'arrêter, Draco ôta son chandail et le jeta vers le bois ; un peu plus tard il déboutonnait sa chemise. Il regrettait d'être si mal chaussé – il portait une vieille paire fatiguée de basket de cours, pas à la hauteur du marathon qu'il livrait contre le serpent.
Un pied devant l'autre, comme lors d'un marathon, mais sans couvrir le moindre terrain. A forcer de voir passer les troncs, il finirait par en connaître les moindres caractéristiques, puis par cesser d'y faire attention, et ils ne devinrent plus qu'un seul arbre qui tournait en ronde infinie autour de lui.
En milieu d'après-midi, le reptile commença à se lasser. Son rampement gracieux et fluide, se fit plus lourd et pataud et il ne cessait de pousser des sifflement rageurs; il tenait également la tête plus bas. Sa course n'avait en rien perdu de son caractère implacable, mais on sentait un certain manque d'énergie. Ve n'était donc pas un serpent omnipotent, et Draco sourit : jusque-là tout allait bien – sauf qu'il n'avait toujours aucun plan.
À chaque tour, il était passé devant l'arbre qu'avait percuté la première pierre du serpent, et il avait cessé depuis belle lurette de remarquer la forme arrondie de la pierre. Mais il se la rappela soudain et ralentit pour l'observer mieux : guère enfoncée, elle serait facile à retirer.
Au tour suivant, Draco accéléra brusquement, dévia du bord de la fosse et courut droit vers l'arbre. Prenant appuie sur la base du tronc, il se laissa porter par son élan jusqu'au bloc de rocher. La pierre se détacha beaucoup plus facilement que prévu et elle le heurta au menton. Un peu de sang tomba sur ces doigt, mais il ne sans formalisa pas; la blessure devait être superficielle. Il ramassa le bloc et regagna le bord de la fosse.
Comme prévu, le serpent l'avait rattrapé et entortillait déjà sa queue devant un bloc de pierre. Inutile d'attendre : Draco souleva le bloc dans la main droite, dans son meilleur style de lancer de poids. Malheureusement, il ne s'agissait pas là d'une compétition habituelle. Dans une compétition, le but est simplement de lancer le poids le plus loin possible, pas de toucher une cible et surtout pas si celle-ci est mouvante.
Tant pis : il fallait essayer et voir ce qui se passait: s'il manquait son coup, le serpent lui avait envoyé d'autres pierres , il lui suffirait de les récupérer, mais adieux l'effet de surprise !
Il se retourna, pivota sur lui-même et projeta la pierre.
Elle partit au-dessus de la fosse et Draco s'aperçut aussitôt que son lancer avait été trop puissant : le projectile allait frapper la paroi derrière la créature.
Mais à cet instant le reptile se redressa. Le mouvement fut si rapide que sa tête alla se placer directement sur la trajectoire de la pierre, qui vint le frapper dans l'œil gauche : la créature fut rejeté en arrière et son crâne heurta violemment le piédestal.
Avec un sifflement, le serpent tomba brutalement sur le sol, le sang ruisselant de son orbite gauche maintenant vide. L'œil lui-même était répandu sur les écailles de sa joue.
Qu'ai-je fait ?songea Draco, le cœur aussitôt plein de pitié pour le reptile blessé.
Hé mais qu'est-ce qui me prend ?se dit-il l'instant d'après, en se rappelant ses propres blessures, et les pierres qui visaient sa tête.
N'empêche, c'est moi l'intrus ici, se dit-il en réponse à son sens de la justice qui insistait pour se faire entendre.
Oui, mais c'est cette chose qui maintient cette personne prisonnière, rétorqua-t-il.
L'inconnu ! De combien de temps disposait-il avant que la créature ne se réveille, plus enragée que jamais ? De combien de temps disposait-il pour trouver comment atteindre le piédestal ?
S'il était incapable d'escalader le pilier de pierre lisse, il ne servait à rien de descendre dans la fosse, au risque de ce retrouver coincé et dépecer par le serpent furieux. S'il avait un moyen de les abattre, nombre des arbres qui entouraient la clairière étaient d'assez haute taille pour franchir la distance nécessaire. L'ennuie était que les branches de ces arbres risquaient de blesser l'inconnu, et il imaginait bien qu'entre poursuivre un sommeil enchanté et se faire broyer par une grosse charpentière, la jeune personne ferait le premier choix.
Quelle distance séparait le bord du trou et le piédestal ? Six mètres ?
Au saut en longueur, il avait atteint sept mètres vingts , pas de quoi battre des records mondiaux, mais assez loin pour gagner certaines compétitions. Cependant imaginons qu'il ne s'agit pas de six mètres mais de sept ou huit mètres ? Toutefois nul besoin d'un atterrissage dans les règles : il n'y aurait pas de juge pour le disqualifier s'il laissait traîner une main. D'un autre côtés si il ratait son saut et tombait dans la fosse, le serpent le tuerait, s'il ne s'était pas déjà rompu le cou dans sa chute.
Du bout du pied, il traça une ligne représentant le bord extérieur de la fosse, puis une autre à une distance équivalente à celle du piédestal. Son estimation était-elle bonne ? Il la mesura en plusieurs enjambée : six mètres soixante. Mais qu'est-ce que cela prouvait ? Il ignorait totalement s'il s'était montré précis en traçant les lignes, et puis estimer une distance à l'aide d'enjambées n'avait rien non plus de précis : il n'obtenait jamais deux fois le même résultat.
Le serpent s'agita en gargouillant.
Bon, le temps n'était plus au sauts d'essai.
S'il voulait atteindre le milieu de la fosse pour éveiller son inconnu, c'était maintenant ou jamais.
Voilà, la premiére partie du chapitre 4 est terminée, j'espére que vous n'avez pas trop détester. Ciao
Obusier : Espèce de mortier monté sur un affût à roues, qui se tire sous un degré peu élevé, et avec lequel on lance les obus.
