Majutsu

Disclamer : Rien ne m'appartient, les personnages sont à J.K.R et la trame à Orson Scott Card

Voilà la suite du chapitre Le baiser.

Je remercie tous ceux qui m'ont laisser des reviews, cela m'a énormément touchée. Alors encore merci, et voilà les réponses :

Osmose : merci beaucoup, et je suis aussi ravie de voir que cette histoire te plaît toujours !

Marjo76 : Voilà la suite ! Désolée de ne pas avoir pu te répondre avant de publier, mais bon...pour être honnête je pense me remettre sérieusement à écrire et plus particulièrement Majutsu; et publierait à raison de un chapitre par semaine.

Belladu57 : Eh bien, la suite est là, j'espère qu'elle te plaira !

Ceci est un slash (en général), il y a donc sentiments entre deux personnes de même sexe.

Read & Enjoy

en italique; pensées

«entre»; paroles

en gras; mots en russe



Partie II :


Draco repartit vers le bois en suivant à pas comptés une ligne droite et en s'assurant qu'il n'y avait aucun obstacle sur le chemin, puis il effectua une première course pour rien – sa vie dépendait d'une bonne prise d'appel. Il entendit le serpent remuer doucement dans la fosse lorsqu'il se lança pour de bon dans sa course en accélérant sans cesse. Il prit appuie sur le rebord du trou, poussa sur ses jambes, s'éleva au dessus de la fosse et se rendit compte seulement à ce moment là qu'il n'y avait aucune place sur le piédestal lui permettant de revenir. Même s'il parvenait à son but, il resterait bloqué, à moins de trouver sur ce monticule un manuel expliquant comment effectuer le chemin inverse.

Il avait cependant des soucis plus immédiats car, à mi-bond, il lui apparut que la distance à franchir était plus grande que ce qu'il pensait, ou alors était-ce la blessure qui avait amoindrie son élan, toujours est-il qu'il n'atteindrait pas le piédestal les pieds les premiers. Il eu juste le temps de fléchir légèrement les jambes afin de ne pas rebondir ; puis s'étala sur l'herbe qui couvrait le piédestal; le buste au sommet et les jambes dans le vide.

À l'instant ou il commençait à glisser, il entendit le reptile siffler furieusement. Il agrippa l'herbe d'une main et griffa le sol de l'autre sans prêter attention à la douleur fulgurante qui lui traversa le bras, il s'efforçait de s'arracher de la fosse. Il tenta de remonter les pieds, lorsqu'une autre douleur cuisante dans sa jambe gauche lui apprit que même borgne et assommé le serpent avait trouvé la force de l'effleurer de ses crocs. Du bouts des doigts, il accrocha la base en bois sur laquelle reposait son inconnu et se hissa hors d'atteinte du reptile, les jambes enfin en sécurité sur l'herbe fraîche.

De l'herbe ! Les feuilles s'étaient envolées même sur le piédestal.

Le jeune homme examina sa nouvelle blessure : la jambe gauche de son pantalon était en lambeaux et le crocs du serpent avait ouvert une grande entailles dans le côté de son mollet. La plaie saignait abondamment mais ce sang ne s'écoulait pas en saccade ; nulles artères n'avait donc été touchées. Il retira son pantalon, déchira le tissus en lanières dont il s'enveloppa le mollet afin de refermer la plaie et l'empêcher de saigner trop abondamment. Désormais, tout espoir de retour était perdu, se laisser glisser dans la fosse et distancer la créature à la course ou toute autre plan farfelu qui aurait pu lui venir devenait impossible. Il était parvenu auprès de l'inconnu, mais à quoi bon le ou la réveiller si c'était pour mourir ensemble ?

Le serpent continuait à siffler au fond de la fosse. Draco se redressa pour l'observer, mais la douleur et la perte de sang provoquèrent en lui un léger étourdissement et il vacilla. L'espace d'un instant, il se vit tomber sur le reptile aux aguets ; il fit basculer son poids en arrière et s'écroula sur le lit de l'inconnu. Et là il réalisa ce qu'était son inconnu; car il s'agissait bel et bien d'un jeune homme, allongé là. Il était tout contre ce jeune androgyne, la main posée sur son bras nu, frais mais bien vivant.

Mais peu importait son sexe, il l'avait enfin rejoint et pouvait le voir de prés. Vêtu de soie probablement importée d'Orient comme un jeune Rus, il avait les pommettes hautes et des traits fins d'une extrême douceur. Selon n'importe quel critères de beauté, l'inconnu était indubitablement un bel homme, jeune, à la peau satinée et au cheveux d'un noir de jais, entretissé de fils bleutés qui, au soleil de la fin d'après-midi, brillaient comme du saphir. On avait écrit des poèmes d'amour pour moi que ça.

Malheureusement, Draco n'était pas amoureux de lui, il ne le connaissait même pas : il ne voyait en lui que l'image : celle de la « princesse » des contes de fées. Il dormait à cause à cause d'une malédiction lancé par un rivale, un sorcier puissant qui le détestait. S'était-il piqué le doigt sur un fuseau ? Ou avait-il mordu dans un pomme empoisonnée ? Qui savait quels détails des vieilles légende étaient fondés et lesquels inventés ? Le seul élément qui clochait dans le tableau était qu'apparemment tout les princes et chevaliers avaient loupé leur coup ; peut-être, en cherchant bien trouverait-on un fatras d'armures rouillés au fond du nids du serpent, mais le fait demeurait que l'époque de la chevalerie n'avait pas ramené ce mystérieux jeune homme à la vie.

Draco, loin d'être un prince ou un chevalier de l'époque médiéval, allait devoir combattre le reptile, ou du moins le distraire assez longtemps pour permettre au bel au bois dormant ici présent de se laisser tomber dans la fosse, de préférence sans se fracturer les jambes, puis d'escalader comme il pourrait la paroi du trou.

Je ne vous connait pas, bel inconnu, mais on dirait bien que je vais devoir mourir pour vous .

Il caressa l'idée de le laisser dormir et de chercher un moyen de se tirer tout seul d'affaire.

Puis la perte de sang et l'épuisement d'avoir courut toute la sainte journée réclamèrent leur dû. Il s'étendit dans l'herbe auprès du lit de bois, ferma les yeux et sombra dans le sommeil alors que le soleil descendait vers l'horizon. Il se réveilla dans le noir et sentit un contact froid et sec sur son visage : une feuille, rectification des feuilles. Il les écarta de la main. Une lueur annonciatrice de l'aube pointait à l'est, derrière les arbres, et il se rappela soudain la situation. Avait-il passé toute la nuit ici ? Oncle Sirius devait se faire un sang d'encre. Il devait le rechercher partout – Draco n'y avait pas songé : Sirius retrouverait peut-être sa piste, et lui au bout.

Le jeune homme se mit sur son séant. La clairière, à nouveau couverte de feuilles , était redevenue unie. Si Sirius arrivait à cet instant, il risquait de tomber dans la fosse. En ce moment-même, il était peut-être en train de parcourir la forêt comme un fou en agitant une lampe-torche à droite et à gauche, et il ne se rendait compte de rien avant que les feuilles s'écartent sous son poids et que le piège s'ouvre sur lui...

« Arrête ! Recule ! »

Draco resta saisi par le son de sa propre voix retentissant ainsi dans le silence du petit matin. Bien sûr Sirius n'était pas là ! Autrement, le jeune homme apercevrait les éclats de sa lampe et entendrait le bruit de ses pas.

Tout prés de sa main gauche, les feuilles se mirent à bruire violemment puis s'ouvrirent en tourbillonnant sur le reptile essayant de ramper au bord du piédestal, la gueule béante, les écailles de sa queue griffant l'herbe. À l'instant ou il apparut, le faible sifflement qu'il émettait se transforma en un quelque-chose de plus fort, plus menaçant et l'énorme serpent se mit à claquer des mâchoires à l'adresse de Draco. Le jeune blond fit un saut en arrière et se prit les pieds dans le lit de la « princesse ». Le serpent se hissa davantage sur le promontoire ; grâce à sa queue il allait parvenir à prendre complétement place sur le piédestal ; le serpent allait réussir à le rejoindre – et il ne servirait à rien de sauter dans la fosse, car il n'en ressortirait jamais. Il n'avait qu'une solution: empêcher le serpent de ramper sur le promontoire.

Pas de coups de pieds dans la gueule, se dit-il : il à les mâchoires rapides et, une fois croché, il ne doit plus lâcher prise.

Aussi grimpât-il sur le lit et sauta de toutes ses forces sur les anneaux rampant du serpent. Il n'obtint rien d'autre qu'une douleur fulgurante lorsque sa plaie au mollet se rouvrit et que le sang se remit à couler sur sa cheville encroutée. Il gémit de souffrance. Le serpent poussa un sifflement de mécontentement et rampa davantage sur l'herbe.

Draco roula à terre, s'agenouilla prés du corps du reptile – à bonne distance de sa tête et ses crocs qui lui avait déchirés la jambe- et le souleva dans l'espoir de le décrocher du sol et de le faire chuter dans la fosse. Mais le reptile jeta sa tête dans sa direction en faisant claquer ses crocs au ras de ses doigts. Draco se recula et bondit en arrière, par dessus le corps de l'inconnu.

Et à lui, que va-t-il faire ? Se demanda-t-il, empli d'une angoisse nouvelle. Puis il comprit que, si le serpent avait dû lui faire du mal, il aurait effectué l'ascension depuis belle lurette ; il ne craignait rien. Lui seul était en danger.

Eh bien, s'il devait mourir, il assisterait à sa mort. Ainsi, il y aurait au moins un témoin de tout ce qu'il avait donné pour ce jeune homme qui n'était rien pour lui, en dehors du fait qu'il hantait ses rêves depuis son enfance. Comme le serpent commençait à se rapprocher dangereusement d'eux, Draco s'agenouilla prés du lit, se pencha et posa ses lèvres sur celle de son inconnu brun, dans un baiser chaste et plein de douceur.

Ses lèvres était douces et vivantes. Il lui rendit son baiser.

Il ouvrit ses yeux émeraude, sa bouche s'entrouvrit, puis il poussa un petit cri et recula la tête.

Toujours agenouillé, Draco se redressa pour observer le serpent : le reptile poussait maintenant sur ses anneaux postérieur pour se hisser sur le piédestal.

D'une voix hésitante, l'inconnu prononça quelques mots dans une langue slave, mais avec une prononciation bizarre. Il devait être capable de le comprendre, il en était sûr.

Au bout d'un petit moment, la lumière se fit en lui : malgré son accent étrange, il devait lui parler un dialecte proto-slave, proche parent du vieux slave que son père et lui parlait si souvent.

« Qu'avez-vous dit ? Demanda t-il dans cette langue

Pardon ? » répondit l'inconnu.

En articulant lentement, en s'efforçant d'accentuer les nasales et de rapprocher sa prononciation de la sienne, il répéta sa question : « Qu'avez-vous dit ?

Prosi mene posagnôti za tebe », répondit-il lentement en séparant chaque syllabe. Cette fois-ci il comprit – et sans mal : Demandez-moi de vous épouser.

Le moment est mal choisi pour les grandes déclarations d'amour, se dit Draco.

Mais le brun avait le regard fixé sur le serpent : le reptile les dominait de toute sa taille, un sifflement de triomphe s'échappait de sa gueule. Draco comprit alors que le jeune brun ne lui proposait pas une relation romantique, mais qu'il lui indiquait un moyen de vaincre la créature.

« Proshô tebe posagnôti za mene ? » cria-t-il en vieux slave. Veux-tu m'épouser ?

L'androgyne hésita un instant, un masque d'angoisse sur ses traits délicats.

« Ei, posagnô ! » , répondit-il enfin.

Le serpent disparut tandis que les derniers écho de son sifflement haineux ébranlait encore l'air.

Draco se releva et se rapprocha du bord du piédestal : aucun signe du reptile, aucun bruit non plus qui le signalait en train de rôder autour de la fosse. Nulle trace non plus de feuilles : alors qu'elle emplissait encore la fosse l'instant précédent, elles s'était évaporées .

Mais à leur place était apparu quelque chose de nouveau : un pont, arc de pierre blanche et lisse jeté par-dessus la fosse.

« Merci mon Dieu », murmura Draco. Il posa le pied sur le pont : compact et solide. Il fit deux pas de plus.

Le jeune brun derrière lui poussa un cri; il se retourna : l'inconnu le regardait les yeux écarquillés, avec peut-être une expression d'horreur.

« Vous marchez en l'air !, s'exclama-t-il.

Mais non, sur un.... ».

Il voulait dire sur un pont, mais il ne se rappelait plus le terme en vieux slave. Il essaya en russe, puis en ukrainien : mais rien n'y fit, le brun ne fit que secouer la tête, puis, du doigt, lui indiqua l'autre côté du piédestal.

« Là, dit-il, c'est là qu'est le pont. »

Le jeune athlète reconnu le mot dés que le petit brun le prononça car il n'était finalement pas si éloigné du terme russe : il avait donc dû comprendre ce que le blond avait chercher à exprimer.

Avec effarement, il regarda le brun poser le pied dans le vide et faire trois pas sans rien pour soutenir son corps frêle.

« Attendez ! », s'écria-t-il. Il était évident que le brun marchait sur quelque chose, mais qu'il ne pouvait apparemment pas distinguer. Pourtant, le voir ainsi tenir en l'air le faisait trembler jusqu'au os : il allait tomber, il ne pouvait faire autrement que tomber !

« Venez, dit l'inconnu. Vous êtes mon promis et je doit vous ramener chez moi.

C'est impossible, répondit le blond. Là ou vous voyez un pont je ne vois rien. Le seul que je vois se trouve de l'autre côté. »

Le petit brun revint sur le piédestal et lui tendit la main. « Vous n'êtes qu'un paysan, fit-il, mais vous êtes celui qui à rompu le maléfice qui pesait sur moi et dont j'ai accepté l'offre de mariage. »

Un paysan ? Draco baissa ses yeux sur ses vêtement : un chevalier ne s'habillait pas ainsi, mais un paysan non plus.

« A moins que le serpent vous ai arraché votre épée ? Poursuivit le brun. Avez-vous ôté votre cotte de mailles pour monter jusqu'ici ?

Je n'ai jamais porté de cotte de mailles de ma vie ni manié l'épée. Je suis un paysan, en effet. »

Smridu, était le terme que le brun avait employé : ouvrier, roturier – mais homme libre, au moins. Le petit brun ne l'avait pas prit pour un esclave : c'était déjà ça !

« Le serpent avait perdu un oeil, observa-t-il.

Je lui ai jeté une pierre.

Alors vous avez vaincu le serpent. S'il ne vous a pas tué alors que vous étiez penché sur moi, c'est uniquement parce qu'il essayait de vous apercevoir par son oeil crevé.

Non : s'il ne m'a pas tué, c'est parce que vous avez accepté de m'épouser.

Vous parlez très étrangement, dit le plus petit. Êtes-vous romain? »

Il devait le croire originaire de l'empire byzantin, le territoire que contrôlaient encore les derniers vestiges de l'empire de Rome.

« Mes parents vivent dans un pays très lointain, au-delà des océans. »

Le brun se détendit. « Et vous êtes venu me sauver ?

A vrai dire, l'objet de mon vol ici était l'étude de manuscrits anciens, mais... »

Au mot vol, le brun se raidi en se couvrant la bouche de la main, l'air effrayé.

« Je ne veut pas dire que je sais voler, fit Draco.

Qu'êtes-vous donc ? Un magicien ?

Non je ne suis pas un magicien.

Vous n'avez pas d'arme, vous parlez d'une façon étrange, et pourtant vous êtes arrivé ici en volant et avez éborgné le grand Serpent d'une pierre. Quelle étoile va s'éteindre maintenant à cause de votre pierre ? Qui que vous soyez, vous deviendrez mon époux. Si vous ne voyez pas le pont prenez moi la main et je vous ferai traverser. »

Le petit brun lui tendit la main ; Draco la saisit.

À l'instant ou le contact fut établi, il vit le pont sur lequel il se tenait. Il était très différent de celui qui lui apparaissait jusque-là : là ou le sien était une formation rocheuse naturelle, celui de son bel inconnu était un ouvrage en bois, surchargé de gravures et de décoration, avec des parties supérieures dorées. Il en reconnut l'exécution: on pouvait la faire remonter avant l'an mille, tout comme la robe que portait le petit brun.

Où menait ce pont ? Que trouverait-il au delà ?

« Je suis fiancé à une femme, murmura le blond.

Plus maintenant, répondit le plus petit, l'air horrifié qu'il pût y voir quelque importance. Si vous ne m'épousez pas tout de suite, tout est perdu, et Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom détruira mon peuple et tout notre royaume.

Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom ?

Même dans votre pays, vous avez dû entendre parler de lui : le descendant maléfique de Salazar Serpentard, sorcier très puissant et co-régent de notre royaume qui fut chasser par mon ancêtre Godric Griffondor. Et il se prétend aujourd'hui seul héritier légitime de la couronne.

Et c'est lui qui vous a emprisonnée ici ?

'Tant que Harry n'aura pas de mari, a-t-il déclaré à mon grand-père, moi, Voldemort - c'est son vrai nom – je suis l'héritier de toutes ces terres'. Et il à lancé le grand Serpent à ma poursuite. Il ma pourchassé jusqu'ici, ou je me suis trouvé acculé. Je suis tombé endormi et il a monté la garde jusqu'à votre arrivée, où vous m'avez donné votre parole, ce qui m'a libéré de lui. À présent je dois rentrer auprès de ma famille.

Mais, vous êtes un homme. Alors pourquoi le besoin de vous marriez à moi ? »

Le petit brun nommé Harry, fronça les sourcils surpris par la question, dont la question devait lui paraître évidente. Il montra son poignet à son fiancé, sur celui-ci se tenait un magnifique tatouage ; une fleur de lotus entrelacée par des arabesques d'un noir profond, le tout formé un signe qui n'était pas inconnu au jeune homme blond. C'était le symbole de Freya, une déesse slave, elle avait pour domaines la fertilité et aussi la féminité; mais que signifiait se tatouages sur le poignet du petit brun.

« Je suis un Freya, un dominé, un homme pouvant porter la vie comme une femme, et dans mon royaume non avons le même statut qu'elle. C'est pour cela que je ne peut accéder directement au trône contrairement à Voldemort.

Voldemort, répéta Draco. Lord Voldemort ? Le seigneur des ténèbres ? »

Se pouvait-il que ce mauvais roi fût le méchant sorcier des conte de fées ?

Harry posa la main sur les lèvres du plus grand avec un hoquet d'épouvante. Il avait la main calleuse et plus forte que ce que le blond s'attendait mais ce contact lui plus étrangement, bien que le geste du petit brun n'exprimât que peur et contrariété.

« Êtes-vous fou de prononcer son nom entier tout haut, même ici ? » Il parlait donc bien de Lord Voldemort. Si Draco avait cherché inconsciemment des contes de fées, il venait de tomber dedans à pieds joints.

Harry retira sa main de sa bouche.

« Pardon d'avoir prononcer son nom, dit le blond, et je regrette pour votre royaume mais...

Mais quoi ?Nous n'avons pas le choix : il faut nous marier. Oubliez l'autre femme; ou bien prenez-la comme concubine une fois que nous serons unis.

Mais mille ans on passé ! Il y a plus d'un millénaire que vous gisez là ! »

Le petit brun le dévisagea comme si il était fou.

« Mille ans n'ont pas passé, répondit-il. Nous sommes aujourd'hui. Ce matin c'est aujourd'hui. »

Il lui prit la main, l'entraîna sur le pont et lui fit traverser.


HpDmHpDmHpDmHpDmHpDm


C'était la fin du jour. Lucius et Narcissa, au lit regardaient Johnny Carson parce que Lucius adorait cette émission ; Narcissa, elle, n'y comprenait quasiment rien. Même quand le sens des échanges en anglais lui apparaissait, elle saisissait rarement pourquoi tout le monde éclatait de rire ; mais elle restait devant le poste parce que Lucius avait envi d'y rester. Carson, coiffé d'un turban, portait des enveloppes à sa tête en disant des choses qui faisait hurler de rire le public.

Lucius riait lui aussi ; elle sentait chaque fois le tremblement de son torse dans son dos.

Soudain, elle eut l'impression de tomber. Son estomac lui remonta dans la gorge; ou plutôt non, c'était comme si un bébé dans son ventre venait de lui donner un coup de pied. Non non ! C'était comme si son bébé ne donnait plus de coup de pied, comme si elle portait un enfant et venait de sentir brusquement qu'il était mort et ne donnerait plus jamais de coup de pied.

« Il a disparu, dit-elle dans un souffle.

Quoi ? » fit Lucius.

Narcissa éclata en sanglots. Son mari coupa la télévision , alarmé. « Qu'y a-t-il mon amour ? Tu es malade ? Qu'est ce qui ne va pas ?

Mon petit...il n'est plus là ! Il n'est plus là ! Il à quitté ce monde ! »

Lucius la prit dans ses bras. « Chut,chut, mon amour c'est impossible, ça ne peut pas être vrai. Et puis comment le saurais-tu, si loin de lui ? Tu es inquiète pour lui, c'est tout, c'est l'angoisse normale d'une mère pour son enfant, mais ne t'en fait pas, il est chez le cousin Sirius, il va bien, il va bien. »

La voix et les mots se voulaient rassurants mais elle ne tirait de réconfort que de ses bras qui l'enserraient, de la chaleur de son corps contre le sien.

Notre amour ne nous a donné qu'un seul enfant, Lucius, un seul petit, et il n'est plus là.


Voilà un nouveau chapitre, le prochain est prévu pour la semaine prochaine, j'espére que celui-ci vous as plus.

Prochain chapitre : Lord Voldemort

Bonne soirée

Kuchi