Voilà le chapitre tant attendu (ou pas); une sorte de séquelle de Et après (ouais un chapitre 2 quoi...)
Donc bonne lecture^^
-Cet endroit…Un message à faire passer ? S'enquit Lelouch.
Ils venaient tout deux de rejoindre le Lancelot Albion (model n°2 de secours) dans l'ancienne ligne de métro du ghetto, là où ils s'étaient retrouvés plus d'un an au paravent, mais où ils s'étaient perdus également.
-C'est toi qui est doué pour les machinations et le symbolisme, pas moi !
-Ne te fais pas passer uniquement pour le bras armé Monsieur–je–veux–changer–les–choses–de–l'intérieur !
-Et dire que c'est toi qui as fini par le faire…Alors que tu ne voulais pas m'écouter ! Soupira le chevalier.
-Non. Je me suis, certes, servit de l'intérieur mais c'est différent.
On pouvait presque entendre un « Na ! » ponctuer sa phrase, Suzaku sourit, le revoilà, le vrai Lelouch, ni prince de Britania, ni son empereur, ni Zéro, juste lui, juste Lelouch.
-Dois-je vous faire la courte, Majesté ? Ou son altesse arrivera à monter tout seul dans mon modeste véhicule ? Se moqua gentiment le japonais, devant la perplexité du brun face à la distance sol/cockpit.
Il secoua la tête en signe de négation, le regard noir et visiblement bien décider à prouver qu'il était très bien capable de se débrouiller tout seul. Il fit plusieurs fois le tour de la machine, évaluant les différentes hauteurs et prises disponibles, échafaudât une poignée d'itinéraire, et choisit celui le plus adapté à ses propres capacités physiques.
Pendant ce temps Suzaku c'était adossé à un monceaux de gravats, et observait, avec un amusement à peine dissimulé, les vains effort de son amant pour ne pas se ridiculiser et prouver qu'il était un grand garçon. Malheureusement pour lui après avoir observer le Lancelot avec le plus grand sérieux pendant près de dix minutes, il se retrouvait maintenant à la case départ et avait commencé son ascension, qui lui posait manifestement bien plus de problème que celle vers le domination du monde... Le brun semblait mettre beaucoup d'application dans sa tache, mais ses mouvements étaient mauvais, il utilisait uniquement la force de ses bras pour se hisser alors qu'il devait pousser avec ses jambes.
-Tu y arriveras pas comme ça, il faut que tu
-Non toi tu te tais, j'y arriverais tout seul !
Suzaku soupira, ce qu'il était buté… Le voilà qui tendait la main vers la dernière prise avant l'arrivée, malheureusement hors de portée pour la seule force de ses membres supérieurs. Le châtain décida alors qu'il fallait mieux oublier les conseils avant que des gens débarquent ici. Il s'approcha donc de l'entêté, chercha un point d'appuis et arriva à son niveau en moins de temps qu'il ne fallait pour le dire. Il le poussa alors énergiquement sur les fesses, Lelouch surpris lâcha prise, mais heureusement, grâce à l'impulsion donnée, atterrit directement dans le cockpit.
-KURURUGI SUZAKU TU VAS ME LE PAYER !! Rugit-il hors de lui.
Mais celui-ci ne se préoccupait gère de lui, et redescendit dans un saut pour aller chercher leurs maigres bagages. Puis le chevalier s'approcha du pied du robot pour ouvrir un capot et presser le bouton qu'il dissimulait. Un long filin descendit alors du haut du véhicule aux pieds de son propriétaire, celui-ci passa un pied dans l'étrier, et pressa de nouveau la commande. Lui et les bagages furent donc hisser sans effort vers un Lelouch abasourdit.
-Tu t'es moqué de moi, ma parole ! S'offusqua-t-il.
-Si tu me l'avais demander je te l'aurais dis… Et puis… Ajouta le brunet avec un petit sourire. Il était plutôt plaisant de voir votre illustre postérieur s'agiter ainsi.
-Arrête avec ça, je suis plus ton supérieur.
-J'ai dit postérieur pas supérieur, plaisanta-t-il en se mettant aux commandes de sa machine. Tu ferais mieux de t'installer, on va décoller dans 8,57 secondes.
-Cette précision… C'est totalem-whaaaaa !!
Le décollage l'avait projeté en arrière contre le siège passager aménager à son intention.
-Je t'avais prévenu non ? Rie doucement le pilote.
Lelouch ne lui répondit pas, bougonnant derrière lui, son orgueil remit à sa place.
-Bon dis moi quel est le plan pour la suite des évènements ? Demanda l'ancien empereur désireux de racheter sa dignité.
-On se fait oublier.
-…*soupire*… Sans vouloir te vexer je trouve ça un chouia léger.
-On va devoir cacher le Lancelot aussi, mais je conte sur toi pour ce coup là… Sinon je vois pas vraiment ce qu'on peut faire de plus, les recherches ne vont pas être lancée pour le cadavre du dictateur le plus détester de l'histoire… Et sûrement pas au milieu du dessert australien.
- Par contre en ce qui concerne le Chevalier de sa Majesté je ne doute pas qu'ils aient comme l'envie de te voir croupir au fond d'une cellule jusqu'à la fin de tes jours. Fit intelligemment remarquer la Majesté en question.
Mais Suzaku ne semblait pas plus inquiet que ça, il souriait tranquillement, le visage serein.
-Tout se passera bien, au pire je prétendrais avoir été victime de ton Geass et que suite à ta mort j'ai repris conscience et que dégoûté par mes actions je suis parti me repentir dans le dessert, loin de toute vie… Ou un truc du genre…
-C'est vrai que ce genre de réflexion stupide te ressembles bien… soupira consterné son interlocuteur, qui visualisait la scène d'un Suzaku les traits contrits racontant son petit boniment aux chevaliers noirs, les poings serrés et les yeux brillant de remords et de douleur.
-Héhé, avoue ! Mais de toute façon on n'en aura pas besoin.
-Ah oui ? Et pourquoi ? S'étonna-t-il.
-Grâce à toi. Répondit simplement le pilote.
-Tu veux dire mon geass ?
Le brunet ne lui répondit pas immédiatement, mais lui jeta un regard en coin plein de douceur, il ne pu s'empêcher de rougir peu habituer à ce genre de regard depuis longtemps.
-Tu n'as pas remarqué alors ? Ton geass n'existe plus. Je l'ai détruit comme son possesseur.
Pour une fois Lelouch était surpris, pire perdu, plus du tout maître de la situation, voir même vulnérable.
-Comment ?.. Parvient-il à articuler dans sa confusion.
-C'est mon geass. Quand je t'ai transpercé je t'ai vraiment tuer, physiquement juste le temps de tuer ton être présent, j'ai tuer une idée, j'ai tuer l'empereur, j'ai tué zéro, j'ai tué le conquérant, j'ai tué ta vengeance, j'ai tué ta haine. Ecoute ton cœur. N'est-il pas apaisé ? Il ne reste que Lelouch, et ce Lelouch n'as pas de geass. C'est aussi simple que ça.
-Te voilà pourvu d'un pouvoir pour le moins complexe, mais c'est tout toi, détruire de l'intérieur hein ? Et le côté tordu aussi…
-Je ne sais pas si je dois prendre ça comme un compliment, mais je vais faire comme si.
-Ca tombe bien, c'était le cas. Mais si je puis me permettre tu fais erreur, j'ai toujours mon pouvoir.
-Vraiment ?
-Embrasse-moi ! Ordonna-t-il.
-Mais de quoi tu parles ? C'est quoi le rapport ?!
-Discute pas et embrasse moi !
Perplexe le chevalier passa sa machine en pilote automatique, et s'exécuta avec toute la réticence d'un enfant devant une part de gâteau au chocolat. Il happa avec délicatesse les lèvres autoritaires, les couvrant de baisers semblables à des frôlements, puis n'y tenant plus, il entrouvrit cette bouche, ses mains saisissant la peau douce de leur écrin, l'amenant à lui.
-Tu vois ça marche encore
-Chut ! Je t'aime…
-Moi aussi idiot…
Dès lors, tout se qui émanait de Lelouch sembla être plus fort, plus intense, le son de son cœur, la respiration furtive, l'éclat de ses pupilles, la couleur de sa peau, l'odeur de son corps, la chaleur aussi. Tout dans cette espace clôt semblait avoir disparut pour lui laisser place, lui-même avait cesser de respirer, leur nez collés, il le tenait toujours. En suspend.
-Tu attends un autre ordre ?
-Inutile, je sais ce que tu veux… rétorqua-t-il en mordant doucement sa joue.
-Tu es bien présomptueux, je veux des réponses…
-Mais tu es infernal ! Soupira frustré le brunet. C'est quoi encore tes questions ?
-Tu as dit qu'on n'aurait pas besoin de plan grâce à moi. Mais sans mon geass j'aimerais bien comprendre comment.
-Déjà je suis sensé être mort je te rappel, une superbe tombe toute vide rien que pour moi. Mais c'est surtout grâce au souhait.
Il y eu alors un silence, une ponctuation lourde de sens.
-Je suis mort n'es-ce pas ? demanda l'ancien seigneur d'une voix grave.
-Oui et non.
-Un peu comme le chat ?
[Pour comprendre se référer à la théorie du chat de Schrödinger sur la physique quantique, qui consiste à dire que si on met un chat dans une boîte totalement hermétique (mais qui réponds à tout ses besoins) dans laquelle une dose de poison est donné à l'animal lors de la première dégradation atomique (qui est un phénomène totalement aléatoire comme chacun le sait), on ne peut alors pas savoir si le chat est vivant ou mort, il est alors dans une nouvelle dimension, où il est à la fois vivant et mort]
-Ca tombe bien, j'adore les chats… attaqua Suzaku qui n'avait à priori pas abandonné ses projets, et devenait quelque peu entreprenant quant à la tenue de son copilote.
-Et en général ils te le rendent bien mal non ? Souligna celui-ci en faisant mine de sortir ses griffes.
Le chevalier se stoppa dans son déboutonnage, le visage contrit version mi-désespéré mi-pathétique.
-… gémit-il comme une supplique.
-Je ne me rappel pas t'avoir dit de t'arrêter. Prouve moi que toi aussi tu es aussi vivant que mort.
-Seul dans une dimension rien qu'à nous.
-C'est une promesse ?
-Loin du monde de C, la dimension 0…
-Toi et moi…
-…pour toujours.
Durant l'échange, le son de leur voix avait diminué, jusqu'au murmure effleuré, ainsi que le distance de leur cœur comme de leur corps. Jusqu'au néant, la fusion. Le tissu, le métal, le plastique tout cela appartenait au monde qu'ils venaient de quitter. Dans le leur, il n'y avait que le contact des peaux, l'éclat des yeux, l'odeur sensuelle, le goût mélangé, le chant des cœurs. Ils jouaient sur les limites, à peine conscient de la différence entre leurs deux identités. Déambulant sur les cordes sensibles des chairs, bien incapable de dire qui touchait, qui embrassait, qui gémissait, ils s'aimaient. Ils se dévoraient hors du temps, les minutes et les secondes perdant de leur sens. Les mots se heurtaient sans bruit, sans signification, sans dimension ; car dans ce nouvel ici, les paroles n'avaient pas plus de consistance que la gloire, les titres, le monde. La chaleur de l'intérieur du corps, premier enfant de l'autre, né de leur union, dimension fœtale au milliard de possibilité, l'un ne prenait de valeur que par la présence de l'autre, dans toute l'infinie de leur renaissance.
Dimension 0
Bon ok c'est pas un vrai lemon, mais je varis quoi... J'espère que vous aurez aimé, j'avous pour une fois être contente de mon travail (ce qui est vraiment rare) enfin trève de bavardage (tout le monde s'en fout en plus)
Et reviews????????????? zviouplééééé ^^
