Chapitre 4: « Les temps sont noirs et la situation périlleuse»
L'esprit humain est une chose complexe et incontrôlable, il en est encore pire lorsqu'il devient démoniaque. On ne peut pleurer éternellement les morts, chaque seconde passée à verser les larmes est une perte de temps à la vengeance. Les temps nous obligent à souffrir; les morts ne doivent plus être pleurer; il est inutile de se cacher. Il faut agir au plus vite et les destins seront héroïques pour chacun d'entre eux. Aujourd'hui les sorciers se battront pour une cause qui leur est chère: venger les morts et rétablir la paix.
« Lily ?
-Laisse moi ! Murmurais-je.
-Mais enfin qu'est-ce-que tu as ?
-Laisse moi dormir.
-Il est 9 heure !
-On est Dimanche.
-Tu n'as pas dormit de la nuit et tu es rentrée complètement perdue hier, je veux savoir ce qui se passe. »
Elle tira sur mes draps et je sus qu'il fallait me lever, elle n'arrêterait pas de m'embêter de toute manière. Elle voulait savoir se qu'il s'était passé hier; je ne pouvais pas lui raconter, j'avais trop honte de moi et trop honte de mes sentiments. Même si je savais qu'elle ne me jugerait pas, le fait de lui avouer que j'étais une voyeuse et que je désirais plus que tout que Potter me saute m'insuportait. Je me prenais déjà pour une folle et elle le penserait au fond d'elle même.
Je détestais cette periode de ma vie. Ma mère m'avait toujours dit que l'adolescence était une periode de recherche et de changement: on découvrait la vraie vie avec ses bons et mauvais côtés. On apprenait à grandir et à mûrir, à être responsable de nos actes; on découvrait le sexe.
Mes yeux étaient rouges et mon teint blafard. J'ignorais la vrai raison de mes pleurs, j'avais toujours un mauvais pré sentiment et depuis quelques temps des cauchemars atroces peuplés mes nuits. Je me jetais un rapide sort au visage et mon teint redevint frais. Je me félicitais mentalement de connaître de tels sorts. Après une rapide toilette et m'être habillé, je descendis affronter le début de la journée. Et ce n'était pas peu dire.
« Mademoiselle Evans, suivez-moi dans mon bureau. »
Le professeur McGonagal était venus me voir durant le petit déjeuner. Elle avait laisser son air sévère et ses tics désagréables, elle avait même affiché un sourire triste. Dés lors j'avais sut qu'elle allait m'annonçer une mauvaise nouvelle et mon ventre s'était contracté et la douleur était maintenant insoutenable. Les yeux étaient braqués sur moi; les chuchotements m'assourdissait alors que je regardais Jane, qui affiché un air d'incompréhension et que je partais hors de la grande salle.
Je n'avais pas bouger; je n'avais pas pleurer; mes yeux étaient restés immobile; mes bras tremblés.
« Mademoiselle Evans, vos parents sont morts ». Avais-je bien entendu ? Cette phrase résonnait sans cesse dans ma tête entrecoupés d'horribles bourdonnements. Morts. J'étais en enfer. Ils étaient morts. Je n'arrivais pas à croire que plus jamais je ne les reverrais. J'aurais voulu ne plus exister; ne plus respirer; ne plus pouvoir vivre. Mes parents étaient morts.
« Miss Evans ?! »
Elle me fixait depuis déjà quelques minutes en se mordillant nerveusement l'intérieure de sa joue. Elle se leva de son siège et posa une main compatissante sur mon épaule.
« Je suis désolée. Personne n'est éternel, vos parents ne méritez pas de mourir aussi jeune mais sachez qu'il se sont battus jusqu'au bout. Mais ses pouvoirs étaient trop puissant. Pleurez si vous en avez envie mais il vous faudra vous ressaisir bien assez tôt; les temps sont sombre et je ne peux pas garantir que vous ne souffrirais pas davantage. Chacun devra laisser quelque chose »
« C'est lui qui les as tuer. L'homme qui est responsable de tous les meurtres récents ? chuchotais-je
-Il n'est pas un homme. Mais c'est belle est bien cet être démoniaque qui est responsable du meurtre de vos parents.
-Pourquoi eux ?!
-Ce sont des moldus et ils ont enfantés une sorcière. Pour lui et comme pour beaucoup d'autres ; les moldus sont considérés comme étant de race inferieure. Ils pensent être en droit de gouverner ces gens et aussi ceux qui, selon eux, sont des voleurs de magie.
-Vous voulez dire... les enfants de moldus... les sang de bourbe ?
-Exactement.
-Pourquoi personne n'est au courant de ce qu'ils entreprennent ?
-Les journaux ne veulent pas trop ébruiter l'affaire. Des temps très sombre nous attendent. Voldemort...
-Voldemort ? C'est ainsi qu'on le nomme ? crachais-je
-Oui. Il a déclaré la guerre et prend de plus en plus de puissance. Mais je ne voudrais pas trop vous garder dans mon bureau allez donc rejoindre vos amis. »
Mes jambes étaient lourdes et j'avais l'impression que mon coeur allait éclaté. J'avais une envie folle de crier à m'en arracher les cordes vocales. L'air que je respirais meurtrissait mes poumons . J'étais face au lac, qui était paisible. Il n'y avait pas le moindre souffle de vent, pas le moindre bruit même les oiseaux avaient renoncer à chanter.
Jane devait me chercher à l'heure qu'il était, j'avais passer la journée à errer dans le parc pour tenter de la fuire. J'avais vu Ben mais dés qu'il s'était approcher de moi, j'étais partie en courant.
Il devait être près de minuit, je ne savais pas quoi faire. J'étais toujours en face du lac, à l'endroit même où j'avais déraper avec Potter. Tiens Potter... Quelle idiot, en y pensant.
Et ce Voldemort. Quel con. Quel con. Je ne savais pas à quoi il ressemblait mais je me promis d'ambler que la première fois que je le verrais je lui ferrais payer. Il fallait prendre les choses en mains, l'arrêter. Arrêter tous ce massacre une bonne fois pour toute, tant qu'il en était encore tant, tant qu'il n'avait pas encore trop d'importance. Pourquoi personne ne faisait quelque chose ? Je regardais une dernière fois la lune. Tiens c'était la pleine lune, je venais à peine de m'en apercevoir. Soupir. Je serrais tellement fort mon poignet que mes ongles s'enfoncèrent dans ma peau et quelques infimes gouttelettes de sang scintillèrent. Soupir. Je le hais. Les yeux toujours fixés sur les quelques les taches rouge, je trempais mes autres doigts puis serrer les poings. Moi, Lily Evans, jure aujourd'hui que ce Voldemort paiera pour se qu'il a fait, moi, d'une façon ou d'une autre je participerai à sa destruction. Je le jure.
Il faudrait peut-être pensé à rentrer. C'est drôle, ça fait le deuxième soir en une semaine que je pense sérieusement à camper à l'orée de la forêt. Pourquoi était-elle si calme et si sombre ? Il n'y avait pas le moindre nuages dans le ciel et pourtant les rayons de lune n'arrivaient pas à transpercer l'obscurité du bois. Trop calme. A peine suis-je arrivée à cette conclusion qu'une brindille craque. Un bruit assourdissant le suis. Un hurlement à déchirer les entrailles. Un liquide froid coule le long de ma colone vertébrale, mes jambes claques l'une contre l'autre, mes yeux s'humidifient. Deuxième hurlement. Je vais mourir. Une masse sombre s'approche, d'une taille à peine croyable. La bête se tenait sur ses pattes arrières. Elle me fixait. J'aurais dû partir, prendre mes jambes à mon cou. Mais elles refusaient d'obéir. Quelques secondes après deux autres animaux sortirent de l'ombre. Un énorme chien et un cerf. Peut-être que le loup s'attaquerait au cerf ? Mais il n'en avait pas l'intention puisqu'il commença à avancer vers moi. Mes doigts serraient de toutes leurs forces ma baguette, et je savais que je ne pouvais utiliser aucun sort pour le combattre. Ils ne seraient pas assez puissant. Troisième hurlement. Je fermais les yeux, les poings serraient, attendant ma mort. Un violent coup à la tête. Trou noir.
C'était donc ça mourir ? Était-ce aussi douloureux ? Je pensais que justement on mourrait pour ne plus souffrir.
« Tu crois qu'elle se réveille ?
-Elle bouge.
-Allez-vous en bande de braillard ! »
Pourquoi ne pouvait-on pas faire taire toutes ces voix. Non, je n'étais pas au paradis, en fait je n'étais pas morte. J'ouvris les yeux, puis les refermé aussitôt. J'étais à vivante, à Poudlard, à l'infirmerie. Ouf ! Le sang battait mes tempes et j'avais un mal de chien au crâne. La scène dans la forêt me revint et j'ouvris définitivement les yeux.
« Ha, Miss Evans ! Comment vous sentez-vous ?
-J'ai...
-Mal au crâne, et c'est normal. Après le coup que vous vous êtes pris. Une licorne n'agit pas ainsi d'habitude.
Je lui lançais un regard interrogatif. N'était-il pas question d'un loup garou, plutôt ?
Elle soutint mon regard un moment, et je ne tentais aucune question. Elle me donna un verre dans lequel un liquide verdâtre bouillonné. Génial. L'aspect était moins pire que le gout. J'avais l'impression que des cloques allaient apparaître dans ma gorge.
« Heu, Lily. »
Jane, baissait les yeux, elle se mordait sa lèvre nerveusement.
« Je suis désolé pour tes parents »
La douleur revînt. J'avais presque oublier qui j'étais, où j'étais, et voilà que la réalité éclater devant mes yeux.
Silence pendant un moment puis pendant plusieurs jours.
