Chapitre 5: De la passion
Je ne savais pas si tout cela était réel. J'avais surgit ici, dans cette forêt où les arbres, au lieux d'être verts, étaient blancs, où la terre était grise et où les oiseaux ne chantaient pas. Un silence pesant flotter, je n'entendais que mes propres sanglots et ma respiration saccadée. La lumière éclata devant mes pupilles et m'aveugla, mon corps bascula vers l'arrière et je sentis le sol tapé mon dos.
« Comment as-tu osé ? »
Cette voix transperça mes entrailles, semblable à une lame tranchante. Ma mère. J'avais reconnue sa voix, même si elle n'était qu'un murmure. Un murmure à peine audible. Comme une plainte.
Mes yeux s'ouvrirent net et le visage de ma mère vint flotter devant moi. Pâle, cadavérique, avec pour seul couleur, une tache rouge sang étincelante sur son front.
Je sentie deux bras serraient ma gorge et un couinement sortie de ma bouche, des bras rugueux et forts.
« Nous n'y sommes pour rien, tout est de ta faute »
Cette voix était grave et rauque, dur comme du marbre, celle de mon père.
« Pourquoi es-tu née ainsi ? »
Des larmes chaudes parcoururent mes joues et ma vision se brouilla en un flot d'eau salée.
« Nous n'avons rien demandé. Tu es née sorcière, c'est par ta faute que nous sommes morts, il ne nous aurait jamais recherché si tu avez étais une humaine normale »
Le cris que je voulue lancé ne sortit pas de ma bouche, les mains de mon père resserrent leur étreinte. Ma mère leva ses mains et tira mes cheveux, me les arrachant presque. La douleur était insoutenable, invivable, tant physique que morale.
Mon sang se figea et les battements de mon coeur cessèrent. Un soupir serait sortit de ma bouche si j'avais été capable de respirer.
Je me réveiller en sursaut, la peau moite et les yeux humides. Mes mains avaient arrachés le tissus de mes draps. Jane était face à moi, complètement apeurée. Je ne me souvenais d'aucune partie de mon cauchemar, seulement de la douleur qu'il m'avait procuré. J'avalais ma salive plusieurs fois de suite, la respiration toujours haletante et le corps recouvert de sueur. Jane s'approcha et prit ma main entre les siennes.
« Lily, il faut faire quelque chose. Cela fait presque une semaine que tu es dans cet état là. »
Je hochais la tête, en signe de dénégation, comme à chaque fois qu'elle me posait cette question, comme après chaque tortures que je vivais chaque nuit. Je n'avais pas reparlé, Jane et Ben ne posaient aucune questions concernant la mort de mes parents et sur mon attitude, pensant sans doutes que se ne serrait que de courte durée. Je les avaient entendu débattre à ce sujet il y trois jours, Jane voulait me faire réagir et m'obliger à reparler et Ben préféré me laissé du temps. Le temps d'accepter ce qu'il s'était passer. La mort de mes parents et l'accident dans la forêt.
Chaque nuit depuis maintenant une semaine, je veillais le plus tard possible pour éviter les cauchemards, je finissais toujours par m'endormir mais les nuits étaient très courtes et très fatiguantes. Le simple fait de dormir m'effrayait. Pendant la journée, le supplice était d'autant plus insoutenable.
Les regards étaient braqués sans cesse dans mon dos, les chuchotements flotter sur chacun de mes pas, les questions étaient toujours les mêmes. Tous les élèves se demandaient se qu'il m'était arrivé dans la forêt mais aussi pourquoi mon état empirés à se point.
« Lily, s'il te plait. »
Elle sera ma main, je la regardais droit dans les yeux pour essayer de lui faire comprendre que je n'accepterais pas que l'on m'aide. J'avais l'impression que l'on me prendrait pour une folle.
Je me levais en radoucissant mon regard puis partie vers la salle de bain.
« Lily Evans, très bien. Comme d'habitude. »
Le professeur McGonagal déposa les résultats des examens sur mon bureau et s'attarda un plus qu'a son habitude devant ma table. Elle essaya de dire quelque chose mais se ravisa et continua de distribuer les résultats d'examens.
Une chaise racla le sol et je sentie une main serrait mon bras.
« Evans »
C'était lui. James Potter avec son tact habituel, cette façon si douce de m'appeler par mon nom et cette manière si délicate de serrer mon poignet. Il s'attendait sans doutes à se que je me tourne vers lui pour engager la conversation, mais je ne souhaitais pas lui parler. Absolument pas. Je ne savais pas pourquoi mais le simple fait de le voir, me metter dans un état de rage effrayant. Il n'avait pas fait attention à moi, et pire j'avais l'impression qu'il me détester plus qu'avant. La raison m'échappait évidement, comme tous ce qui le concerné en général.
« Evans, tu es muette mais pas sourde que je sache. »
Il secoua mon bras avec plus de force, ce qui m'arracha une grimace.
« Potter, on est dans un cours. D'ailleurs, vous feriez mieux d'écouter ce que je vais vous dire au lieux de vous acharner sur Miss Evans. Vos résultats sont bons, mais si vous y mettiez un peu plus du votre, mes collègues pourraient enfin vous voir comme quelqu'un de doué, et qui c'est, peut-être doté d'une quelconque intelligence. Je pense que de répondre à un examens de divination, par « Je ne vois pas l'intérêt de tous ce charabia, je suis née il y a 16 ans et je mourrais quand je l'aurais décider. Le reste n'a aucune importance » n'est pas la meilleur manière de réussir un examen. Pourquoi donc avez-vous choisit cette matière si vous la jugez inutile ?
-Vous l'avez dit vous-même Professeur, je ne suis pas doté d'une quelconque intelligence. »
Les rires fusèrent et le professeur les fit taire en un quart de seconde.
« Très bien. Mr Potter, j'espère que vous changerais d'avis un jour. Elle regarda la classe avec son habituelle expression sévère. Vous pouvez sortir. Excepter vous Miss Evans et vous Potter »
Mon ventre se contracta. Les élèves sortirent bruyamment à leur habitude dans une attitude infantile pour des adolescents de 16 ans. J'eus à peine le temps d'entrevoir Sirius prendre la main de Jane. Leurs rapports étaient de plus en plus intimes depuis quelques jours et la situation devenait critique. Si Jane sortait avec Sirius Black, on allait droit vers le massacre.
Mon professeur nous fit signe d'approcher, Potter effleura volontairement mon bras du siens et je m'immobilisait. Que me voulait-il encore ?
« Bien le sujet vous concerne tous les deux. Votre tante, Amèlia Potter a accepter d'accueillir pour les vacances Miss Evans. Comme vous le savez ses parents... »
Elle me fixa et baissa les yeux, jugeant inutile de rappeler les faits.
« Enfin. Miss Evans n'étant pas majeure et sa soeur non plus il lui faudra un tuteur jusqu'à ses 17 ans, sois dans un an, et donc un foyer. Votre tante étant elle-même, votre tutrice, vous devrez donc cohabiter pendant au moins deux mois dans la même maison. Potter vous devrez accompagnée Miss Evans demain à Pré-au-lard, où votre tante vous attend tous les deux. »
Potter me fixa, complètement ahuris par la tournure que prenaient choses puis quand il eut finalement saisie l'ampleur de la situation un sourire machiavélique apparut sur son visage. Je ne m'étais pas souciée de mes vacances, à vrai dire si je m'en étais préoccupé j'aurais penser rentrer chez moi, comme avant. Mes parents seraient venus me chercher à la gare avec leurs sourires bienveillants, ma soeur n'aurait pas daignés m'adresser un mot ou un regard, puis je les aurais pris dans mes bras et nous serions rentrer en voiture, dans notre maison.
Ces vacances promettait d'être assez mouvementées, mais je ne protester pas, j'en étais incapable.
« Quant à votre soeur, elle est en ce moment même placée dans un foyer, je pense que vous savez ce que c'est. »
J'acquiesçais sous le regard interrogatif de Potter.
« Bien, puisqu'il n'y a pas d'objections, vous pouvez sortir. »
Je pris mon sac, dans une attitude lente et amorphe comme d'habitude. Potter me suivie avec sa démarche désinvolte et son habituel mouvement de tête pour ébouriffer davantage ses cheveux. Il me rattrappa trop vite à mon goût et je me préparais mentalement à faire face à ses sarcasmes.
« Evans, on va être obligé de cohabiter on dirait. Je suis content. »
Je me retournais pour lui faire face, la bouche entre-ouverte. Il était heureux que nous cohabitions ?
« Heu... je veux dire... Je vais pouvoir te matter dans la douche et venir dormir avec toi. Je sens qu'on va bien s'amuser. »
Je lui donner un coup sur l'épaule, mais il sembla n'éprouver aucune douleur.
« Dis donc, Miss, j'adore quand vous êtes aussi dominante. Je me demandais quand j'allais enfin retrouvé Evans la Tigresse. Tu sais je pense que tu vas dormir dans la chambre où le lit n'est qu'a une place, ce n'est pas très amusant pas vrai ? Mon lit est assez grand pour nous deux et les murs sont suffisamment épais pour couvrir nos ébats lorsqu'on fera des galipettes, je propose donc que tu t'installe dés ton arrivée dans ma chambre. Perspective beaucoup plus attrayante, n'est-ce-pas ? »
Il tourna la tête comme pour juger la situation totalement banale, mais il n'aurait jamais dû baisser sa garde. Ma main vola sur sa joue et laissa une trace anormalement rouge. Très satisfaite, je remis mon sac en place et partie en direction de la salle commune.
« Tellement de passion Evans, ca m'excite de plus en plus. »
Je ne prêtais pas attention à cette dernière phrase car je savais que si je revenais en arrière, je céderais.
