Chapitre 6: Changements d'humeurs

Nous y voici, le commencement d'un cauchemar, le début d'un destin tragique, le tournant de mon existence. Potter avait tenter de multiples approches pour me faire dormir dans sa chambre, dans son lit, sous ses draps, avec lui. Et même après de nombreux refus il ne m'avait pas lâchée, les baffes semblaient désormais impuissantes. Il s'était pour l'instant éloigné pour réfléchir à une nouvelle stratégie. Je l'observais, avec sa moue boudeuse et ses bras croisés. On aurait dit un enfant de huit ans, et je faillis pendant un instant céder. C'est à ce moment là que Amélia Potter choisit son moment pour arrivée. Cette femme semblait illuminé la rue entière à elle seule. Dire qu'elle était belle était trop faible. Il semblait qu'elle ne soit pas humaine, ses traits fins et ses cheveux blonds lui donnaient une allure de créature mythologique. Elle se déplaçait avec tellement de grace que même les nymphes en aurait été jalouse. Jeune et mince, il semblait qu'une aura protectrice flotter autour d'elle. Un sourire apparut malgrès moi sur mes lèvres et je me détendis presque aussitôt, elle serra James dans ses bras et lui ébouriffa les cheveux alors qu'il grognait qu'il n'était plus un enfant.

« Dis donc, il semblerait que tu ais encore grandit toi pendant ces derniers mois et tu commence à devenir sacrément mignon. »

Il se gratta l'arrière de la tête d'un aire gêné et tourna le regard vers moi.

« Lily Evans »

Sa tante se tourna vers moi et avança de quelques pas. A mon plus grand étonnement elle me prit dans ses bras, je ne savais pas très bien pour quelles raisons mais j'acceptais cette étreinte.

« Dumbledore m'a parlé de toi, tu as l'air d'être une personne admirable »

Je rougis.

« Oui, c'est la meilleure élève de mon année. Elle est naturellement folle de moi » s'écria Potter, très satisfait de lui-même.

« Dis donc, Mr Le Prétentieux, tu ferrais bien de ne pas trop la ramener, Dumbledore m'as dit qu'elle t'en faisait voir des vertes et des pas mûres. »

Pour le coup, il devint lui-même vert.

« Très bien allons-y »

Elle me prit la main et je transplanais pour la première fois de ma vie.

La sensation était au delà de l'atrocité, en fait, j'aurais préféré monter sur un balai plutôt que de transplaner. Nous étions arrivées en catastrophe, j'avais presque hurler de joie en sentant mes pieds se posaient sur le sol et James s'était carrément aplatit par terre. Amèlia nous avait regardé, le sourire au lèvre.

« Alors James, on dirait que ça ne s'arrange pas beaucoup », puis elle s'était tournée vers moi en me chuchotant « Il y a quand même un léger progrès, il ne sait pas évanouie ». J'avais eu tellement envie de rire qu'un son étrangement rauque sortie de ma bouche, mais personne n'y fît attention.

Elle dût partir presque aussitôt, et quand elle me l'annonça tout mes espoirs de sécurité s'étaient envolé avec elle. James et moi dans la même maison, seuls. Je n'aimais pas du tout la situation.

« Je te montre ta chambre » avait grogné James, sans doutes toujours vexé d'avoir attérie sur les fesses. Son honneur en avait pris un sacré coup.

La maison était grande et spacieuse, ce n'était pas un manoir austère et froid, comme je me l'étais imaginé. En fait, les pièces étaient très colorés et privilégiaient l'or. Le mobilier était moderne et James m'avait expliqué que sa tante pêchait ses idées décos dans les magazines moldus. Le jardin, si on pouvait appeler cela un jardin, n'était lui aussi, pas à l'image que je m'en étais faite. Le style était particulier, les herbes folles envahissaient la moindre parcelle de terre et les arbres n'avaient pas étaient taillés depuis un bon moment.

Un immense lac s'était planté au milieux de toute cette cohue de flore. Immense, des roseaux l'entouraient, tels de parfait soldat. Il y régnait une atmosphère mystérieuse, le silence flotter et n'était déranger que par quelques oiseaux. James dut me tirer par le bras pour m'empêcher de camper dans le jardin. Il m'amena dans le salon et sortie deux bières au beurre. Il comptait faire la conversation comment ?

« Bon, puisque tu ne parles pas, je vais me contenter de faire un monologue. »

Il me fixa un moment et je soutins son regard, c'était une sorte de provocation. Avant, lorsqu'il me regardait de cette façon, je baissais toujours le regard, mais les choses avaient changées depuis et j'étais bien décider à le lui montrer. Notre petit jeu dura bien cinq minutes et il baissa finalement le regard.

« Très bien tu as gagné. Tu as vus que ma tante est un peu spéciale...

Je le fixait. Comme cela, il n'avait toujours pas remarquer que c'était lui le plus spécial ?

-Elle ne sera pas souvent là, elle travaille au ministère. Elle est aurore. La maison sera loin d'être vide, Sirius habite depuis pas longtemps avec nous, il est partie de chez lui. Et il se trouve qu'il a invité cette fille qui te tient lieux de meilleure amie, celle qui n'a aucune forme... Jane, je crois ?

J'acquiesçais en tentant avec tous le courage du monde de ne pas m'énerver et de ne pas le tuer sur place.

-Ensuite, Remus et Peter arriveront dans une semaine. Voila, et il y aura sans doutes beaucoup de filles qui défileront. Ne m'en veut pas Lily chérie, mais tant que tu ne couches pas avec moi, il faut bien que je m'occupe.

Mes pieds se levèrent d'eux même, et je sautais sur lui pour le frapper avec toute la force dont j'étais capable.

Lorsqu'il me vit arriver sur lui, très heureux de la position dans laquelle nous étions, il attrappa mes bras pour m'immobiliser. Et me voilà dans le rôle parfait de la femme soumise, à califourchon sur lui, les bras derrière mon dos et mon menton reposant sur son torse.

« De la passion, chérie. J'adore. »

Je roulais des yeux, ce mec était un idiot fini et même avec toute l'aide qu'on pourrait lui apporter il ne changerait pas. Aucune améliorations n'étaient à prévoir. Je remuait tant bien que mal pour qu'il me lache, mais le problème c'était que ces mouvements, censés me libérer, provoquèrent une autre réaction de sa part et qui n'était sans toute pas prévue. Je m'arrêtais de gigoter en sentant quelque chose de dur contre ma cuisse. Avec une grimace, je fixais la chose puis son visage, et fit l'allée retour ving fois de suite, complètement choquée. Il libéra mes mains, rouge pivoine et me fixa, je n'osais pas bougée.

« Ha, désolé Lily, ce sont des choses qui arrivent, tu veux bien continué. »

Je voulue me libérer, mais il retint mes cuisses. L'ennuie c'était que mes bras étaient à présent libres et que ma mains se colla sur sa joue pour laisser une belle marque rouge.

Pourquoi ces choses n'arrivaient qu'a moi ? Je n'avais même pas fait exprès. Je m'éloignais à reculons et trébuchait à cause du tapis. Je m'aplatit par terre avec la grâce d'une vache.

« Je te trouble autant »

Je me relevais dans une position plus descente. Cet idiot était accroupie devant moi, le sourire aux lèvres et je ne pus m'empêcher de baisser la tête vers son pantalon.

« Tu as un vrai problème avec mes érections, Lily. Évite de me chauffer comme ça, c'est vraiment cruel. Ma pauvre, il va vraiment falloir que je t'explique les rapports homme/femme. »

Il me croyait aussi idiote ? «... que je t'explique les rapports homme/femme ». Le cas du problème mental était de plus en plus évident.

Je me levais, avec ma grace naturelle et sortie en courant dans le jardin. Potter ne me suivit pas, sans doutes occupé à se soulager. En y repensant, je rougie.

La nuit tomba, je m'étais assis en face du lac. Il semblait que ce genre d'endroits soit devenue mes préférés. Mes pieds trempaient dans l'eau et je m'amusais à perturber le silence en remuant mes jambes. L'habituel semi-coma dans lequel je me plongeais pour échapper à l'ennuie perpétuel s'était emparé de moi. J'aimais ne pensait à rien, faire le vide en moi en ressentant cette habituelle douleur au ventre qui me rappelait que j'étais toujours vivante, malgrès moi. Une barrière de béton empêchait tous bon ou mauvais souvenir de surgir dans ma tête et laisser le vide inconnue et douloureux s'emparé de mon esprit. Mes jambes devenaient lourdes et me faisaient mal, presque comme si j'avais courut pendant des mois sans jamais m'arrêter, ma peau devenait moite et mes paupières étaient tellement alourdis par la douleur qu'elles se fermaient.

Malgrès des heures et des nuits de méditation, je n'avais pas trouvé le réel but de ma présence sur terre. J'avais réalisé que la disparition d'êtres chers nous amené à réfléchir sur notre existence. J'en étais arrivé à ce point là. Je n'avais pas beaucoup agis depuis leur mort, j'avais juste réfléchis et j'avais décider d'être désormais active et surtout utile. Mais utile comment ? Un hurlement sortie de ma gorge. Il était idiot que je puisse être utile, comment une sorcière de 16 ans pouvait-elle être utile à la société en temps de guerre ? C'était idiot et désespéré de penser cela. Pourquoi avais-je la sensation de me noyer en y pensant ?

J'ouvris les yeux, l'étendue parfaitement plate du lac était une tentation bien trop grande. Je me laissais glisser dans une tentative désespérée vers le fond noir de l'eau. C'était une sensation agréable de délivrance, l'impression agréable d'être libéré de toutes mes souffrances, l'agréable caresse de l'eau froide sur ma peau. Et encore le silence.